28 octobre 2016
Escapade catalane

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A une heure trente de Paris, Barcelone offre un mélange inédit de ville du design, cité balnéaire, temple de l’organic food et royaume de Zara et autres Mango. Le bas des Ramblas, avec ses petites ruelles est toujours aussi touristique tout comme les abords de la Sagrada Familia, encore en travaux-on annonce 2030…Ce n’est pourtant pas là que vous entendrez parler le plus français mais dans le quartier de Saria où le Lycée Français attire tous les expatriés de l’Hexagone avec de beaux immeubles avec piscine qui n’ont rien à envier à ceux des hauteurs de Cannes. Et l’avantage de pouvoir s’y garer sans mal, la maire de la capitale catalane, Ana Colau élue avec le soutien de Podemos, ayant imposé une politique en matière de stationnement qui fait passer Anne Hidalgo pour une grande libérale. Elle a d’ailleurs prévu de réduire à 30 kilomètres heure la vitesse sur ces Carrer qui quadrillent le haut de la ville, véritables autoroutes urbaines qui font se rabattre le citadin et le touriste sur les terrasses de Ramblas, bien plus calmes, pour y goûter quelques tapas et autres crèmes catalanes que l’on nomme de l’autre côté des Pyrénées, crème brulée.

De Zaraland à boboland

Des cafés avec des mini terrasses à quasiment chaque coin de rue, des supermarkets tenus par des Pakistanais, des bazars regorgeant de made in China, la ville est cosmopolite, envahie le soir par les shoppers qui trouvent la plupart des magasins ouverts jusqu’à 22 heures;moins chère que Paris, Barcelone jouit par ailleurs d’ infrastructures impressionnantes comme son métro, héritage des JO de 1992, mais également de jolis restes anciens comme ces petits pavés qui émaillent tous les trottoirs,  avec leur motif de fleur.

Le quartier de Gracia immortalisé par L’Auberge Espagnole de Klapish, est devenu le paradis du bobo, avec magasins de décoration, d’articles pour chien et d’épiceries bio- de quoi rappeler férocement le Marais, la douceur du climat en plus. Car, en cette fin octobre, malgré un ciel gris, le manteau reste des plus superflus et la baignade délicieuse avec une eau à 20 degrés. La plage de Barceloneta accueille ainsi quantité de barcelonais et de touristes, avec des sénégalais qui y vendant faux Vuitton et maillots du Barça tandis que d’autres passent sur la sable pour proposer bières fraiches ou Mojitos. Des palmiers, des clubs de natation, un megastore Desigual, la vraie attraction de la pointe du Port de Barcelone demeure cet hôtel W, gratte-ciel en forme de nageoire imaginé par Ricardo Boffil qui offre près de 500 chambres et une vue à couper le souffle sur la mer et Barcelone de son bar Eclipse situé au 26 ème étage.

La culture? Bof…

Côté culture, le MACBA réalisé par le célèbre architecte américain Richard Meier est le nouveau rendez-vous de l’Art Contemporain, musée blanc immaculé installé depuis 1995 dans le bas de Barcelone. Il propose des expositions temporaires avec des oeuvres pas toujours vraiment remarquables mais en plus grand nombre qu’à la Fondation Tapiès qui n’offre actuellement que quelques toiles du célèbre artiste catalan. Quant au Liceu, l’Opéra de Barcelone, n’attendez rien sensationnel dans les mises en scène plutôt destinées à la bonne bourgeoisie catalane qui déserte certains soirs leur appartement avec terrasse pour aller écouter Mozart et Rossini en ce mois de novembre.

LM

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs