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	<title>Le writer | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Aller au salon ou lire?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2014 12:44:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/03/Oreccio-acerbo_affiche_salondulivre1-500x707.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-34701" alt="Oreccio-acerbo_affiche_salondulivre1-500x707" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/03/Oreccio-acerbo_affiche_salondulivre1-500x707-e1395665073456.jpg" width="436" height="401" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/03/Oreccio-acerbo_affiche_salondulivre1-500x707-e1395665073456.jpg 436w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/03/Oreccio-acerbo_affiche_salondulivre1-500x707-e1395665073456-300x275.jpg 300w" sizes="(max-width: 436px) 100vw, 436px" /></a></p>
<p>Après les vaches et les poules, voilà les livres qui ont investi ce week-end la Porte de Versailles, avec à la clé 198 000 visiteurs (8 000 de plus que l&rsquo;an dernier). On y trouvait comme dans la plus grande ferme de France, des poids lourds-le taureau de plus d&rsquo;une tonne étant ici remplacé par la frange blonde de Katherine Pancol ou tant d&rsquo;autres écrivains bankables (Michel Drucker a fait un carton-sic) édités sur des stands loués 40 000 euros par les grosses maisons d&rsquo;édition; la chasse à la tranche de saucisson gratuite fait alors place à une dédicace que certains attendront des heures, gribouillis plus ou moins indéchiffrables et personnalisés que l&rsquo;on ne manquera pas de combiner avec un selfie. De quoi satisfaire l&rsquo;égo de ce lecteur anonyme qui aura pu voir en vrai ces pauvres auteurs attablés sous les néons comme les charolaises ou autres lapins géants. Maintenant, qui parmi eux s&rsquo;en plaindrait? Etre reconnu, n&rsquo;est-ce pas le but de chacun d&rsquo;eux qui vivent pour la plus grande majorité si mal de leur métier?</p>
<p><strong>Et la littérature dans tout ça?</strong></p>
<p>Il faut dire qu&rsquo;avec plus de 70 000 titres publiés en 2012, des ventes en recul de 4 %, un tirage moyen autour de 7000 exemplaires-en recul de 4% et dix auteurs qui ont en 2013, réalisé presque un quart des ventes en littérature française soit 7 millions d&rsquo;exemplaires pour Guillaume Musso, Marc Levy ou <em>50 Nuances de Grey</em> et autres romans de gare, il y a de quoi pour certains écrivains d&rsquo;être tenté de se reconvertir dans l&rsquo;élevage de chèvres dans le Larzac-pas plus rémunérateur mais sans doute moins déprimant que bosser deux, trois ans sur un livre qui, s&rsquo;il a déjà la chance d&rsquo;être publié,  a de bonnes chances d&rsquo;être mort-né. Mais ne gâchons pas la fête, avec cette idée que chaque année, loin des travées de la porte de Versailles placées sous la férule du tentaculaire groupe Reed (organisateur également de la FIAC) , vous pouvez aller chez votre libraire préféré découvrir des livres qui vous feront voyager de la Roumanie des Ceaucescu-admirable <em>Petite Communiste qui ne souriait jamais</em> de Lola Lafon chez Actes Sud; « sentir » la guerre de 14-18 à travers un récit des plus originaux, <em>Le collier Rouge</em> de Jean-Christophe Rufin chez Gallimard à moins que cela ne soit celle d&rsquo;Afghanistan dans<em> Voir du pays</em> de Delphine Coulin chez Grasset, sans oublier les beaux livres comme ce sublime ouvrage consacré à <em>Jean Patou, une vie sur mesure</em> d&rsquo;Emmanuelle Polle chez Flammarion. A préférer largement à ces petits carrés en papier qui fleurissent avec plus ou moins de bonheur sur les présentoirs et que l&rsquo;on ne peut décemment plus nommer livres vu leur contenu à l&rsquo;image de <em>100 bonnes raisons d&rsquo;avoir un chien plutôt qu&rsquo;un homme</em>, (éditions Cherche Midi)-un dessin, une pensée( idiote) qui, si elle est un peu plus élevée chez Karl Lagarfeld-<em>Le Monde selon Karl</em> (Flammarion) ne vous offriront qu&rsquo;un énième exemple de totale et désespérante vacuité.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/salon-du-livre-le-grand-barnum/">Aller au salon ou lire?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>A mon Cher Opéra</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/a-mon-cher-opera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2014 18:56:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-34078" alt="Les adieux de Manuel Legris à l'Opéra Garnier" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-620x465.jpg" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-79x60.jpg 79w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/02/Les_adieux_de_Manuel_Legris_à_lOpéra_Garnier_2-150x112.jpg 150w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Pour tous ceux qui vont régulièrement à l&rsquo;Opéra, il est peu de spectacles vivants qui créent autant d&rsquo;émotions qu&rsquo;un aria qui s&rsquo;élève, fait vibrer chacune de vos cellules et contente vos deux cerveaux &#8211; le cérébral et celui qui se situe dans votre ventre, aussi important sinon plus comme l&rsquo;ont récemment montré des études très sérieuses (lire article). C&rsquo;est donc une initiative particulièrement heureuse qu&rsquo;a eue l&rsquo;Opéra de Paris que d&rsquo; inviter le public à témoigner dans une nouvelle de la <em>« plus belle émotion lyrique ou chorégraphique »</em> que les deux salles &#8211; le Palais Garnier ou à l’Opéra Bastille &#8211; aient pu donner à chacun de nous.  Une première pour un établissement culturel et l&rsquo;occasion de rendre ainsi hommage à ses millions de spectateurs; adultes mais aussi juniors (il y a deux catégories), amateurs éclairés, spectateurs d’un soir, ils seront départagés par un jury composé de Claire Chazal ( que l&rsquo;on voit souvent à l&rsquo;orchestre de deux salles &#8211; eh oui, on peut s&rsquo;échapper de TF1!), Eric Emmanuel Schmidt, ou encore Alain Duault, avec pour les gagnants, la publication de leur nouvelle sur le site Internet de l&rsquo;Opéra de Paris et deux places en première catégorie pour six spectacles (un beau cadeau quand on sait que la place est a près de 200 euros!) . Alors, sortez vos plumes et ne tardez pas avant le 16 février) à tenter cet exercice auquel certaines personnalités se sont déjà pliées; l&rsquo;occasion de savoir que PPDA a vu Callas à Garnier, Rémi Pfimlin son fils chanter à Bastille et que Karine Deshaye (membre du jury) regrette qu&rsquo;on n&rsquo;envoie plus de roses &#8211; sans épines &#8211; pendant le salut final&#8230;</p>
<p>Infos à retrouver sur le site de l&rsquo;<a href="http://www.operadeparis.fr/l-opera-et-vous/jeu-concours-ma-plus-belle-emotion/">Opéra de Paris </a></p>
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		<title>Books, books, books</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/books-books-books/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2014 12:33:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-33990" alt="25369" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369.jpg" width="600" height="449" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369.jpg 600w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369-300x224.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369-187x140.jpg 187w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369-100x74.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2014/01/25369-150x112.jpg 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p>A peine digérée la rentrée de septembre, voilà pour les mois de janvier et février 2014 quasiment autant de romans qui arrivent -plus de 500, avec « of course » de grandes têtes d&rsquo;affiche et une très nette domination française. Alors, qui pour tenter de refaire le très beau coup littéraire de septembre de La Dilletante et son fakir coincé dans l&rsquo;armoire? Un premier roman, édité à 2000 exemplaires qui se vend 100 fois plus et dans 35 pays, voilà qui a de quoi faire envie dans un business où à 5 000 exemplaires, on s&rsquo;estime plutôt content.<br />
Vous n&rsquo;entendrez bien sûr parler que d&rsquo;une vingtaine de romans, poussés par les attachés de presse et qui trustent pages et autres espaces littéraires, tous médias confondus. Ainsi, grande gagnante de ces premières semaines, Maylis de Kérandal pour <i>Réparer les vivants </i>(éditions Verticales), superbe récit sur ce que c&rsquo;est que donner son cœur-littéralement. Autre auteur plébiscité en ce début d&rsquo;année &#8211; en plus c&rsquo;est un parfait inconnu ce dont les médias raffolent pour se donner bonne conscience par rapport aux auteurs « passage obligé » &#8211; Edouard Louis <a href="https://www.jimlepariser.fr/edouard-louis-pauvre-france/">(lire article)</a> qui signe un roman âpre que POL a refusé en le trouvant trop caricatural et romancé -malheureusement <em>Eddy Bellegueule</em> publié au Seuil, qui décrit la bêtise crasse d&rsquo;une certaine France est sans doute un des romans les plus autobiographiques de la rentrée.</p>
<p><strong>La guerre, la Grande et la Seconde</strong></p>
<p>Jean Rouaud, dont toutes les écoles de France devraient faire lire à leurs élèves <i> Les champs d&rsquo;honneur </i>en cette année de centenaire de la guerre 14-18, revient avec son écriture ample et magnifique dans <i>Un peu la guerre, </i>publié chez Grasset: troisième volet de <i>La Vie poétique</i>, où l&rsquo;auteur poursuit sa restitution sociale et littéraire de la France post 1968. Côté belle écriture, Andreï Makine est lui de retour avec <i>Le Pays du lieutenant Schreiber </i> (Grasset), narrant son amitié avec Jean-Claude Servan-Schreiber, héros oublié de la Seconde Guerre mondiale; les amoureux de Christian Bobin retrouveront sa douce petite musique dans <em>La Grande Vie</em> (Gallimard), un manifeste qui appelle, une fois encore, à rétablir le lien perdu avec le passé, à jouir des mots et à lutter contre un monde moderne, électronique et amnésique.<strong>  </strong></p>
<p><strong>Du Mali à Venise</strong></p>
<p>Viennent aussi les habituels poids lourds comme, en février<strong>, </strong>Erik Orsenna, avec <i>Mali, ô Mali </i>(Stock), suite de  <em>Madame Bâ</em>, l&rsquo;institutrice malienne, pour tenter de décrire de l&rsquo;intérieur le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Michel Field devient à son tour amoureux des mots dans <em>Le soldeur</em> chez <strong></strong>Julliard, afin de savoir si vider sa bibliothèque libère ou est au contraire le signe ultime de renoncement.  Côté blockbuster, et femme! Katherine Pancol est de retour avec <i>Muchachas, <strong></strong></i>mais on n&rsquo;a pas besoin de lui faire la réclame&#8230; Pareil pour <strong></strong>Philippe Sollers , <i> Médium </i>(Gallimard), et ses aficionados qui seront ravis de le retrouver à Venise, Marc Lambron, <i> Tu n&rsquo;as pas tellement changé </i>(Grasset) où il rend hommage à son frère disparu, Philippe Besson, <i>La Maison Atlantique </i> (Julliard), un huis-clos étouffant entre un père et son fils ou encore David Foenkinos et sa<em> Tête de l&#8217;emploi.<br />
</em></p>
<p><strong>Faits divers et nouvelles</strong></p>
<p>Du sulfureux en perspective avec Régis Jauffret et sa<i> Balade de Rikers Island </i>qui, après le banquier Stern, s’intéresse à un autre fait divers qui provoqua la chute à New York d&rsquo;un certain DSK. Rajoutez le témoignage de Tahar Ben Jelloun, L<em>&lsquo;ablation, </em>Pierre Assouline, qui revient sur la fuite de Céline en Allemagne dans<i> Sigmaringen </i>(Gallimard), Dominique Fernandez, sur l&rsquo;engagement auprès des communistes pendant l&rsquo;entre-deux-guerre dans <em>On a sauvé le monde </em> chez Grasset ou encore les souvenirs de Daniel Rondeau, <i>Vingt Ans et plus </i> (Flammarion). Denis Podalydès, vous fera lui rire dans<i> Fuir Pénélope </i> au Mercure de France et Nathalie Rheims, frémir avec <i>Maladie d&rsquo;amour (</i>Léo Scheer) où elle décrit très habilement le vertige de la passion amoureuse. Enfin, la nouvelle est  également à l&rsquo;honneur avec Sylvain Tesson qui, après son aventure sibérienne revient chez Gallimard pour des récits sur une plateforme pétrolière russe, les sans-papiers ou la vie dans une ville-champignon aux confins de la Sibérie ainsi que Pascale Roze dans  <i>Passage de l&rsquo;amour publié chez </i>Stock fin janvier. Côté étranger, on vous en reparlera quand on aura fini les 800 pages du dernier Donna Tartt, <em>Le Chardonneret</em>, vertigineux&#8230;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/books-books-books/">Books, books, books</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Salut les copains</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/salut-les-copains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2013 15:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-32677" title="Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main.jpg" alt="" width="475" height="324" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main.jpg 475w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main-300x204.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main-87x60.jpg 87w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main-205x140.jpg 205w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main-100x68.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/11/Le-prix-Interallie-a-Nelly-Alard-pour-Moment-d-un-couple_article_main-150x102.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 475px) 100vw, 475px" /></a></p>
<p>Novembre s&rsquo;achève et avec lui, les expositions photos un peu partout dans Paris (restent Brassaï et Depardon) et&#8230; la distribution des prix littéraires. Le Groupe Lagardère ayant presque tout raflé, le dernier prix de la liste -l&rsquo;Interallié dont le jury est constitué de journalistes et écrivains dont Éric Neuhoff, Florian Zeller, Christophe Ono-dit-Bio- tous deux publiés chez Gallimard,  et dont Philippe Tesson est le président-là, c&rsquo;est le fiston, Sylvain qui écrit dans la fameuse collection blanche- a « honoré », vu qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucun chèque à la clé hormis un déjeuner le jour même chez Lasserre (et évidemment des ventes censées s&#8217;emballer), Nelly Allard, pour <em>Moment d&rsquo;un couple</em> publié chez&#8230; Gallimard. Un roman paraît-il à « clé » pour les milieux autorisés comme l&rsquo;on dit , que nous résumerons, pour l&rsquo;avoir lu, ainsi: Olivier aime sa femme Juliette. Ils forment un couple de quarantenaires tous deux actifs, avec deux enfants en bas âge, des copains et une vie tranquille dans le XIX ème, seul arrondissement encore accessible lorsque l&rsquo;on n&rsquo;a pas un salaire mirobolant -merci de l&rsquo;info. Dès la première page, ce journaliste de gauche apprend à sa femme qu&rsquo;il la trompe. Eh oui, la chair est faible comme chacun sait et il a cédé à une élue qu&rsquo;il était allé interviewer: elle s&rsquo;appelle Victoire et tient à ce que la sienne -sa victoire- soit totale. A travers des dialogues anodins puis une situation qui s’envenime, le livre devient <em>Liaison fatale chez les bobos,</em> avec une maîtresse devenue hystérique qui harcèle entre appels, SMS, et mails, allant même jusqu&rsquo;à le poursuivre dans sa résidence secondaire -quelle audace. Un homme, décrit avec toutes ses petites lâcheté, pris entre son désir et la trouille de tout perdre et une femme qui joue gros et supporte la folie de sa concurrente en faisant vaillamment l&rsquo;amour à son mari pour le retenir. Rien de très original donc pour un ensemble qui, à moins de mettre des noms propres dessus, devient très vite lassant, car répétitif. Seul intérêt: en refermant le livre, les célibataires auront envie de le rester et les couples de ne pas aller voir ailleurs. Les amateurs de bons livres se diront pour leur part  que la NRF était autrefois plus sélective et que les prix littéraires sont décidément l&rsquo;occasion d&rsquo;un Roux et Combaluzier (renvoi d&rsquo;ascenseur) certain….</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/salut-les-copains/">Salut les copains</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Jamais sans mon livre</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/jamais-sans-mon-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 10:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-25633" title="livres" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres.jpg" alt="" width="530" height="358" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres.jpg 530w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-300x202.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-88x60.jpg 88w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-207x140.jpg 207w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-100x67.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/livres-150x101.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px" /></a></p>
<p>Près de 500 livres sont sortis pour cette deuxième rentrée littéraire de janvier, alors que les 650 de septembre ne sont toujours pas digérés&#8230;Et que les ventes de livres sont en baisse avec des libraires qui tentent de survivre face à la chute du volume, la multiplication des titres et la concurrence proche du dumping d&rsquo;Amazon. Bref, la situation du livre est rude, heureusement protégée par le prix unique et la TVA à 5,5% mais seulement jusqu&rsquo;à avril où elle passera à 7%. Déjà que beaucoup de lecteurs le trouvent trop cher; quant à savoir où les ranger si on est un gros consommateur&#8230;En ce mois de janvier, les maisons d&rsquo;édition affûtent leurs programmes avec une visibilité jusqu&rsquo;en avril. Vous aurez donc d&rsquo;ici là l&rsquo;occasion de fêter comme il se doit le dixième anniversaire de la disparition de la grande Françoise Giroud avec un inédit chez Gallimard, <em>Histoire d&rsquo;une femme libre</em>, manuscrit que l&rsquo;on croyait perdu et qu&rsquo;Alix de Saint André a débusqué dans un carton à l&rsquo;Institut Mémoire des Archives Contemporaines. L&rsquo;occasion de retrouver la superbe plume de celle qui fut sans doute la plus grande journaliste du XX ème siècle, une femme libre à défaut d&rsquo;être heureuse et où elle revient sur ce <em>« jour où j&rsquo;ai voulu abréger ma vie pour sortir de ce camp de concentration où je m&rsquo;étais enfermée, et dont je ne trouvais pas l&rsquo;issue. »</em></p>
<p><strong>La grande Françoise Giroud</strong></p>
<p>Un texte fort, magnifique qui sort en même temps que la réédition du merveilleux <em>Françoise Giroud vous présente tout Paris</em>, galerie de portraits à l&rsquo;écriture brillante-de quoi donner une leçon à tous les scribouillards se réclamant du journalisme&#8230;Alix de Saint André rend aussi hommage avec sa plume vive et enlevée à la grande dame du journalisme qu&rsquo;elle a rencontrée en 1987, dans son roman <em>Garde tes larmes pour plus tard</em>, se mettant en scène comme une Sherlock aidée par une détective nommée Caroline (comme Eliacheff, la fille de Françoise Giroud) Watson&#8230;Emmanuèle Bernheim évoque, elle, l&rsquo;euthanasie de son père dans <em>Tout s&rsquo;est bien passé</em>, Marie Nimier devient un homme qui entend trop bien dans <em>Je suis un homme</em>, Catherine Cusset raconte le voyage de quatre &lt;français en Inde dans <em>Indigo</em> et David Foekinos suit un un homme victime de mal de dos dans <em> Je vais mieux</em>.</p>
<p><strong>Chacun ses guerres</strong></p>
<p>En février, c&rsquo;est toujours dans la collection blanche que Camille Laurens revient avec un essai <em>Encore et Jamais</em> sur la répétition dans les oeuvres d&rsquo;art et la vie, Jérôme Garcin sur un jeune poète mort en 1914 avec <em>Bleus horizons</em>. Nouveaux livres de Marie Ndiaye, Eric Fottorino, Philippe Labro, Tonino Benaquista, un inédit d&rsquo;Hervé Guibert  ou Amos Oz prévu également pour mars. Chez Albin Michel, Eric-Emmanuel Schmitt signe un nouveau roman,<em> Un homme trop facile</em>, tout comme Didier Van Cauwelaert avec <em>La femme de nos vies</em>, et Stephen King avec un titre énigmatique <em>22/11/63</em> ; <em>Park Avenue</em>, un thriller au vitriol de Cristina Alger est annoncé comme le nouveau <em>Bûcher des vanités</em> du XXIème siècle&#8230;Chez Fayard, la peinture est à l&rsquo;honneur avec Renoir vu par son petit fils, Jacques ou Manet sous la plume de Frédéric Vitoux, <em>Voir Manet.</em> Le journaliste Aymeric Caron signe un essai sur la viande et ceux qui ont arrêté d&rsquo;en manger-<em>No steak.</em> Les éditions Stock continuent elles,  de donner leur chance à de nouveaux auteurs comme Sébastien Berlendis <em>Une dernière fois la nuit</em>, Aude Le Corff avec <em>Les arbres voyagent la nuit</em> ou confirmés avec Blandine Le Gallet qui revient avec dix nouvelles, <em>Dix rêves de pierre</em> ou des auteurs étrangers que l&rsquo;on ne présente plus, Jorge Amado et Joyce Carol Oates. Marie Frayssac signe un essai sur <em>Ma vie chez les milliardaires russes</em> qui promet d&rsquo;être croustillant et Eric Orsenna signera le dernier opus de son hommage à la grammaire française avec <em>La fabrique des mots</em>.</p>
<p><strong>De l&rsquo;amour et des morts</strong></p>
<p>Yasmina Reza reste fidèle à Flammarion  avec <em>Heureux les heureux,</em> roman sur l&rsquo;amour, l&rsquo;amitié, la famille avec des dialogues inspirés; Philippe Sollers fait sa rentrée avec  des <em>Portraits de femmes</em> et Fanny Taillander, <em>Les confessions d&rsquo;un monstre</em> promis à un bel avenir. Le prix Nobel de littérature Doris Lessing est à l&rsquo;honneur avec deux livres, un roman d&rsquo;amour <em>L&rsquo;histoire du Général Dan</em> et <em>Mara et Dann</em> tandis que chez Grasset, Joan Didion revient sur la mort de sa fille avec <em>Le bleu de la nui</em>t. Toujours chez Grasset, Pascal Bruckner livre un polar « de bitume » avec<em> La maison des anges</em> et Charles Dantzing pour un essai sur les chefs-d&rsquo;oeuvre. Philippe Vilain signe lui un roman sur l&rsquo;infidélité féminine, <em>La femme infidèle</em>, et Tancrède Voituriez sur les pauvres /riches avec <em>L&rsquo;invention de la pauvreté</em>. Chez Robert Laffont, seront publiés en ce début d&rsquo;année, un recueil de nouvelles inédites d&rsquo;Arthur Miller, <em>Enchanté de vous connaître</em>, et <em>Démocratie</em>, roman de Joan Didion sur une riche famille détruite par la soif du pouvoir. Patrick Besson signe deux livres-un essai, un roman chez Fayard qui publie également les essais de Claude Allègre et Jean-François Kahn. Après le<em> Millefeuille</em> de Nelly Kaplan, c&rsquo;est Julie Wolkenstein avec <em>Adèle et mo</em>i, un récit sur son arrière grand-mère Adèle dans le Paris de 1871 que l&rsquo;on retrouve chez POL en janvier et aux éditions de Minuit, deux auteurs fidèles à cette exigeante et belle maison d&rsquo;édition<em>, </em>Hélène Lenoir avec<em> La crue en juillet</em> et Yves Rayet,<em> Un notaire peu ordinaire.</em></p>
<p><strong>Duras et Desproges</strong></p>
<p>Enfin, chez Julliard, Tristane Banon fera l&rsquo;événement médiatique en février avec son roman<em> Le début de la tyrannie</em>, sur un couple mère/fille tandis que Jean Teulé revient avec un roman historique <em>Fleur de Tonnerre</em> en mars. Chez Plon, Hallyday sera à l&rsquo;honneur en février avec son autobiographie revu par Amanda Sthers à la plume gracieuse ou encore Andy Warhol, tandis qu&rsquo;au Seuil, c&rsquo;est Andreï Makine, le plus français des écrivains russe qui revient avec un beau livre <em>La femme aimée</em> en ce début 2013 tout comme Alain Mabanckou et sa <em>Lumière de la pointe noire</em> ou encore l&rsquo;humoriste Pierre Desproges dans <em>Tout Desproges</em>, à paraître en avril. En mai, c&rsquo;est au tour d&rsquo;Aimée Césaire et un recueil de poésies, après ce mois de janvier, Duras et sa correspondance avec une jeune journaliste italienne-de quoi en savoir plus sur celle qui hante à jamais la littérature française. Des valeurs sûres donc, mais aussi des premiers romans, sachant qu&rsquo;il sera impossible à chacun de faire un « succès d&rsquo;édition ». Alors, à vous de lire&#8230;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/jamais-sans-mon-livre/">Jamais sans mon livre</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Bernard Pivot et moi</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bernard-pivot-et-moi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 10:52:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-25229" title="Sur l'Estrade de Thuir 4 01 13 Photographe Etienne Perra" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-300x199.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-210x140.jpg 210w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-100x66.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1-150x100.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2013/01/Sur-lEstrade-de-Thuir-4-01-13-Photographe-Etienne-Perra1.jpg 915w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a><br />
Ce vendredi 04 janvier 2013, je voyage dans un train en direction de Perpignan. En face de moi Bernard Pivot lit  <em>Au pays des kangourous</em>, mon dernier roman, paru il y a presque un an. Une coïncidence heureuse ? Pas tout à fait. J’aimerais sortir mon i Pad et immortaliser cet instant, je suis trop bien élevé, hélas. En ce début d’année, Bernard Pivot a accepté d’être le parrain du 2 ème<em> Prix Folire 2012</em> qui me sera remis aujourd’hui au Centre Hospitalier de Thuir. Un prix littéraire pour le moins original, à l’initiative du Centre Méditerranéen de Littérature, présidé par André Bonet, en association avec le Centre Hospitalier de Thuir, où les patients votent. Oui, les patients. J’ai été lu d’ailleurs par une petite centaine d’entre eux, dont certains relèvent du Centre Pénitencier de Perpignan. Le vendredi 23 novembre dernier, le verdict tombe au matin. Sur les trois finalistes,<em> Notre nuit tombée</em> de Julie de la Patelière, <em>Dans le square</em> de Martin Belskis, mon roman,  <em>Au pays des kangourous</em> remporte 62% des voix. Je dois dire un mot au téléphone et je remercie les patients. Je pense à tous ceux que j’ai connus dans les années noires, celles où j’arpentais les établissements psychiatriques de Sainte-Anne, Enghien-les-Bains, ou la Lironde, près de Montpellier, entre autres. Ces patients, dont certains ont contribué à ma guérison, par des mots simples et réconfortants, de vrais-faux amis jamais revus mais qui restent en moi comme les meilleurs antidépresseurs jamais tentés. Et aujourd’hui, ce vendredi 4 janvier 2013, je vais vers eux, tandis que Bernard Pivot tourne les pages de mon histoire. Il s’arrête de lire un instant, regarde par la fenêtre, feuillette un magazine et s’en retourne « au pays des kangourous ». J’aimerais lui demander s’il aime ce qu’il a déjà lu, mais son visage est indéchiffrable, et malgré le mètre qui nous sépare, j’ai l’impression qu’il est loin, peut-être en Australie. Alors je retourne au <em>Paradoxe des jumeaux</em> de René Zazoo et je note des phrases qui me serviront pour le prochain roman sur lequel je travaille depuis quelques mois.</p>
<p><strong>Une version inédite d’ « Apostrophes »</strong></p>
<p>A Perpignan, nous sommes accueillis par André Bonet et Philippe Banyols, le directeur du Centre Hospitalier de Thuir. A huit heures, le matin même, André Bonet m’a téléphoné pour me demander de lui adresser un texto quand je serai avec Bernard Pivot dans le train. Je ne suis pas le seul à imaginer les pires catastrophes, un parrain se trompant de jour, voire un train bloqué par les neiges nous empêchant d’arriver à Perpignan. La neige est pourtant au sommet des montagnes tandis que nous roulons vers Thuir. Mais il fait plus de vingt degrés à l’extérieur, seule région de France ensoleillée ce week-end. Le Centre Hospitalier de Thuir est à vingt minutes de la gare. Cet établissement psychiatrique s’étale sur trente-cinq hectares, deux cent patients y dorment, douze mille y bénéficient d’une consultation à l’année. Les membres de la direction y ont même leur villa, protégée par des sas que nous passons l’un après l’autre. Nous entrons par la cafétéria jusqu’à la salle pleine de monde et l’estrade occupée par des divans et des fauteuils en cuir noir. Les discours se succèdent, j’essaye d’être attentif, mais je suis un peu ailleurs, je pense à tout ce chemin parcouru depuis huit ans, à ce lithium que j’avale chaque nuit pour ne plus connaître la dépression, à ma vie d’aujourd’hui, plus heureuse, plus humaine. Je suis assis près d’André Bonet, le président du CML, je sens son regard sur moi, bienveillant, et même si je sais que je dois ce Prix au vote des patients, je ne peux que m’incliner devant sa volonté à œuvrer pour que Bernard Pivot devienne le parrain du Prix et moi le lauréat. Le Centre Hospitalier de Thuir et le CML ont reconstitué un plateau d’ « Apostrophes ». L’émission béni des dieux de l’édition, à jamais enfuie. Quel présentateur aujourd’hui s’efface devant ses invités et transmet à ce point la passion de ses lectures, faisant même ouvrir un livre à ceux qui ne lisaient pas ? Il m’est difficile de retranscrire ce que Bernard Pivot a dit de mon roman. La situation m’a paru à la fois insolite et surréaliste. Je me suis retenu de ne pas pleurer et j’ai maitrisé au mieux ces émotions qui débordent parfois et que je laisse apparaître face à un film, protégé, il me semble par l’obscurité des salles. J’entends les applaudissements, je souris, ma meilleure arme, pour ne montrer qu’une part des émotions qui m’ont traversé de toute part sur cette estrade. Je reçois un diplôme, une gerbe impressionnante de fleurs tropicales, les interviews se succèdent, en alternance avec Bernard Pivot, <em>L’Indépendant, France 3 , La semaine du Roussillon</em>. La salle s’est vidée, quelques personnes m’attendent avec des piles de livres à dédicacer. Je m’exécute.</p>
<p><strong>Une cafétéria pour dédicacer et se souvenir</strong></p>
<p>André Bonet me fait signe, je suis attendu à la cafétéria pour d’autres dédicaces. J’adorerais sortir, respirer l’air du dehors, fumer surtout une cigarette comme pour mieux expulser la tension qui s’est accumulée. La cafétéria. C’était le lieu pour se poser, justement, quand j’étais un patient. Une part de tarte, un soda, quelques mots échangés avec mes visiteurs quand j’en avais. Aujourd’hui je vais y dédicacer les trois livres que j’ai publiés en vingt ans. Sur l’estrade, Bernard Pivot m’a demandé, entre autres, si je n’avais pas eu peur de chuter à nouveau. Comme si en parler, à travers toutes ces conférences, pouvait raviver les démons. Non, je ne crois pas. Je ne jure de rien. J’ai appris à me protéger. De moi. Des autres. Il me semble qu’une page est bien tournée. Je ne suis ni plus fort, ni plus faible qu’avant. Toujours aussi fragile. Mais cette fragilité m’a permis d’écrire un livre grave et léger sur la dépression. Elle m’a construite et façonnée différemment depuis que je m’en suis sorti. Je me dirige vers la cafétéria où je suis attendu. Derrière une table recouverte d’une nappe rouge, j’attrape les livres qu’on me tend. Je prends mon temps pour faire une dédicace. Je dessine ma petite vache porte-bonheur. Je souris aux patients, aux lecteurs qui m’entourent. Une patiente me demande avec insistance si je fais bien régulièrement mes prises de sang tous les deux mois, à cause du lithium. Je la regarde avec douceur et la rassure. Bernard Pivot, à la table d’à côté, signe son dernier livre « Oui, mais quelle est la question ? » chez Robert Laffont. C’est un homme doux, réservé, mais qui ne manque pas d’humour. Sur les photos qui m’ont été envoyées depuis, j’aime ce regard qu’il pose sur moi à la remise du diplôme. Ce regard qui m’avait échappé. Personne ne pensait qu’il accepterait d’être le parrain de ce Prix, trop sollicité, trop occupé par une vie bien remplie. Et pourtant le vote des patients l’a touché pour des raisons sûrement personnelles. N’a-t-il pas préféré Lily, la petite fille autiste de mon roman, celle qui dit tout, qui sait tout, et va conduire le père de Simon vers la guérison ? Pourtant Lily, dans le roman, est une fée, un ange gardien, elle n’existe pas. Et si cette journée va rester longtemps gravée en moi, comme le plus joli rêve jamais fait, il m’a semblé, ce jour-là, que j’avais beaucoup d’anges gardiens présents au Centre Hospitalier de Thuir. Et quand la cafétéria se vide, juste avant de se rendre à la mairie de Thuir, et au Conseil Général des Pyrénées Orientales où d’autres signatures nous attendent, je prends enfin le temps de faire quelques pas dehors et j’allume une cigarette, la meilleure de la journée.</p>
<h6 style="text-align: right;">par Gilles Paris</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/bernard-pivot-et-moi/">Bernard Pivot et moi</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La tente aux écrivains</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/la-tente-aux-ecrivains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 11:36:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/la-tente-aux-ecrivains/laura/" rel="attachment wp-att-23137"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-23137" title="laura" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-620x1102.jpg" alt="" width="496" height="882" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-620x1102.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-168x300.jpg 168w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-60x106.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-33x60.jpg 33w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-78x140.jpg 78w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-100x177.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-150x266.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura-600x1066.jpg 600w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/laura.jpg 1728w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p>Radio France aime le livre. Avec plus de 25 heures de programmes hebdomadaires et 55 émissions littéraires toutes radios confondues (France Inter, France Info, France Culture, France Musique, Fip, France Bleu, et Le Mouv’), de nombreux évènements littéraires pendant l’année, des prix reconnus (Prix du Livre Inter, Prix France Info de la BD de reportage et d’actualité, Prix France Culture Télérama), elle joue un véritable rôle dans la démocratisation de la lecture. Ce compagnonnage culturel méritait donc bien une célébration publique ! Pour la seconde année consécutive, ce samedi 24 et dimanche 25 novembre, une grande tente abritait ainsi un salon du livre chaleureux en face de la Maison de la Radio, rassemblant les écrivains que journalistes, animateurs et producteurs du groupe radiophonique ont sélectionné  comme leurs « coups de cœur »<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Echanges et dédicaces</strong></p>
<p>L’occasion pour les lecteurs de rencontrer leurs auteurs favoris, parmi lesquels de grands noms de la littérature, tels que Jean-Christophe Ruffin-invité d’honneur et plus jeune membre de l’Académie Française-Tahar Ben Jelloun, Paul Veyne, Patrick Deville, Françoise Héritier, Amin Maalouf, ou encore Nicolas d’Estienne d’Orves. La liste serait bien longue à énumérer puisque près de 200 auteurs étaient présents à l’événement. Les auteurs confirmés croisent ici la relève comme Bruno Clément Petremann, directeur de prison et lauréat 2012 du prix « Première Impression » (crée par Le Mouv’ et les Editions La Tengo) pour son premier roman<em> Strumerville</em>. En même temps que se déroulait à Blois le 29ème Festival de bande dessinée, une large place lui fut consacrée dimanche après-midi.  L’occasion pour les visiteurs parisiens et habitués du quartier d’acheter cadeaux de Noel dédicacés. <em>« J’en connais un qui sera heureux de découvrir un dessin personnalisé de Bilal en ouvrant sa BD »,</em> confie Juliette, trentenaire dont le compagnon est un inconditionnel d’Enki Bilal. Mais la file d’attente est longue et ne désemplira pas de l’après-midi ! Outres de pouvoir échanger avec les écrivains, les visiteurs ont pu assister à des conférences dans studio radio créé pour l’occasion, découvrir les livres sonores de FIP, la collection <em>Les Grandes Heures</em> de Radio France, ou encore <em>The Foxy Lady Project</em>, le plus grand livre jamais édité à ce jour et présentant des guitares grandeur nature. Des associations étaient également présentes avec toutefois un regret: des écrivains qui ne sont pas restés tout le temps d&rsquo;ouverture, ce qui en a déçu plus d&rsquo;un&#8230;Reste qu&rsquo;avec plus de 5500 visiteurs cette année-soit près de 2500 de plus que l’an dernier- cette seconde édition a été un succès dans un quartier où le pouvoir d&rsquo;achat semble ne pas avoir trop diminué à en juger les piles de livres que certains visiteurs ont achetés.</p>
<h6 style="text-align: right;">
<p>Par Laura Baudier</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-tente-aux-ecrivains/">La tente aux écrivains</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>De l&#8217;Académie au Lycée</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/de-lacademie-au-lycee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 18:05:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ce soir on peut rentrer chez nous et dire : rêvons ! ». Joël Dicker ne cachait pas sa joie et son émotion hier dans les salons du Ministère de l&#8217;Education nationale, rue de Grenelle, où Alexandre Bompard, président de la Fnac lui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><img decoding="async" id="media-28613" title="" src="http://static.blog.leparisien.fr/media/30/471096184.3.JPG" alt="photo5.JPG" /><br />
<em>« Ce soir on peut rentrer chez nous et dire : rêvons ! »</em>. Joël Dicker ne cachait pas sa joie et son émotion hier dans les salons du Ministère de l&rsquo;Education nationale, rue de Grenelle, où Alexandre Bompard, président de la Fnac lui remit son prix tandis que Vincent Peillon avait le bonheur de répondre aux journalistes sans la moindre tension. Le discours politique restait toutefois bien présent; on sut tout de même que jeune, le Ministre de l&rsquo;Education nationale se rêvait écrivain, qu&rsquo;il avait eu peu de temps pour lire mais que le livre de Dicker, oui, il était dedans, appréciant particulièrement <em>« ce plaisir d&rsquo;écriture qu&rsquo;il communique. Je pense que les élèves l&rsquo;ont choisi pour cela »</em>. Avec 700 pages, il y aurait des craintes de penser qu&rsquo;il ne le finirait pas sauf que le livre est de ces « page turner », hypnothique et à de quoi vous réconcilier avec la lecture. Voilà donc un vraiment beau Goncourt lycéen qui créé par la Fnac, permet à élèves et professeurs de lire et voter pour leurs livres préférés, dont Joy Sorman et son Comme une bête qui a été particulièrement apprécié cette année. Dans le salon où les discours se suivaient, ce qui ne fut le cas pour aucune autre remise de prix à l&rsquo;exception du prix de Flore à l&rsquo;ambiance très différente <a href="https://www.jimlepariser.fr/flore-un-jour-flore-toujours/">(voir article),</a></p>
<p><strong>Un Goncourt beaucoup moins médiatisé, et beaucoup plus agréable&#8230;</strong></p>
<p>Edmonde Charles-Roux, 92 ans, présidente de l’Académie Goncourt depuis 1983, avait l&rsquo;air remise du tsunami de cameras et photographes qui avait envahit il y a tout juste une semaine le salon rond de chez Drouant pour le Goncourt des « grands » tandis que nouveau lauréat du Goncourt des lycéens, s&rsquo;adressa à eux avec beaucoup d&rsquo;élan  : <em>« vous êtes en train de créer l’avenir, vous aller être les décideurs du monde ».</em> Ajoutant qu&rsquo;il était à leur place il y a seulement huit ans! Joël Dicker rendit aussi hommage, à son premier éditeur Suisse, tandis que son petit éditeur de Fallois tente de faire face au succès du livre, pas loin d&rsquo;être introuvable sur Fnac.com et Amazon. Cécile Delacotte-Hibon,  élève de Terminale L, qui a eu l’honneur de lui annoncer la nouvelle par téléphone, ne cachait pas son bonheur : <em>« Je suis tellement heureuse qu’il ait gagné : son roman représente une nouvelle génération, pleine d’espoir pour la littérature, avec un style proche de nous ».</em><br />
De l’Académie Française au Goncourt des Lycéens,  Dicker a ainsi fait le grand écart. Mais aussi au dessus de l&rsquo;Atlantique comme en témoignaient cinq jeunes québécois accompagnés de leur professeur de français: <em>« Il nous a fait vibrer. Il raconte tellement bien les histoires… J’étais comme devant une série à suspens! »</em><br />
Puis, à l’étage, dans le luxueux salon officiel, on pouvait voir les élèves souffler les bougies du gâteau d’anniversaire-25 ans déjà, presque l&rsquo;âge du lauréat- avec ce dernier tout en se lançant quelques plaisanteries. De quoi lui faire dire avec son air enfantin que ce moment était <em>« presque plus fort que le grand prix de l’Académie. »</em> En tous cas, l&rsquo;ancienne ou la nouvelle génération, Joël Dicker n&rsquo;a pas eu à choisr: il a eu les deux. Bravo! La chose est mérité et le livre à acheter sans tarder.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Elodie Terrassin et LM</h6>
<p>La vérité sur l&rsquo;Affaire Harry Québert aux éditions de Fallois-l&rsquo;Age d&rsquo;Homme-22 euros</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/de-lacademie-au-lycee/l1080165/" rel="attachment wp-att-22297"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22297" title="L1080165" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080165-150x112.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Champagne, beaujolais nouveau et petits fours bien meilleurs qu&rsquo;au Ministère de la Culture&#8230;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/de-lacademie-au-lycee/">De l’Académie au Lycée</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les prix littéraires, suite et fin&#8230;</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/les-prix-litteraires-suite-et-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 17:46:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rumeur court pour Joël Dicker et sa Vérité sur l&#8217;affaire Harry Quebert pour le Goncourt des lycéens-ils auraient adoré le livre et ne sont pas les seuls. François Busnel, Alexandre Jardin, Laurent Ruquier, ils sont unanimes pour célébrer ce » [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/moscou-entre-tradition-et-modernite/bolchoi/" rel="attachment wp-att-22125"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22125" title="L1080118" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080118-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" /></a></p>
<p>La rumeur court pour Joël Dicker et sa <em>Vérité sur l&rsquo;affaire Harry Quebert</em> pour le Goncourt des lycéens-ils auraient adoré le livre et ne sont pas les seuls. François Busnel, Alexandre Jardin, Laurent Ruquier, ils sont unanimes pour célébrer ce » page turner », qui commence-rançon du succès à être critiqué. On verra si elle a raison ce jeudi, avec la fin de la saison des prix littéraires qui aura vu cette semaine Philippe Djian enfin récompensé. C&rsquo;était dans les salons feutrés de chez Lassere ce mercredi où, contrairement à chez Drouant pour le Goncourt, il n&rsquo;y avait que des gens civilisés. Et une ou deux caméras plutôt polies qui ne firent aucun bleu comme celui que me montra cette pauvre journaliste belge, par ailleurs jurée invitée du Flore cette année, lors de la remise lundi du Prix Wepler. C&rsquo;est en effet la célèbre brasserie de la place Clichy qui a ouvert le bal des bouchons qui sautent pour fêter sa quinzième édition de prix littéraire décerné par des jurés non professionnels dont une femme en prison. Michel Bessière, le patron, recevait donc auteurs et compagnie, enfin rive droite, avec du coup des têtes bien différentes que la semaine passée. Seule Anne Garreta semblait avoir traversé la Seine depuis la remise du prix Médicis pour offrir ses talents de DJ, tandis qu&rsquo;un magicien génial régalait la compagnie, allumant même une cigarette dans la brasserie pour un tour, ce qui semblait en l&rsquo;état être déjà de la magie&#8230;C&rsquo;est Nelly Kaplan et son <em>Millefeuille</em> qui furent récompensés ainsi que Jakuta Alikavazovic pour <em>La blonde et le bunker</em>-racontant un trio infernal, la femme fatale, le mari, l&rsquo;amant- et offrant son deuxième prix à sa maison d&rsquo;édition, L&rsquo;Olivier après Emmanuel Pireyre, prix Médicis pour <em>Féerie générale</em>.</p>
<p><strong>Encore du champagne!</strong></p>
<p>Encore marqués par les agapes de Brive la Gaillarde<a href="http://www.thepariser.fr/un-paris-brive-svp/"> (lire article),</a> certains sont désormais passés à l&rsquo;eau mais pas tous, à l&rsquo;image de Morgan Sportes, qui un verre de Bourgogne à la main, commenta la victoire de Djian :<em> « Moi, j&rsquo;avais voté pour Nicolas d&rsquo;Estienne d&rsquo;Orves, car il écrit en bon français. »</em> Philippe Djian répondait, lui, de bonne grâce aux questions, précisant <em>« qu&rsquo;il lâcherait n&rsquo;importe quel prix pour 100 000 exemplaires »</em>. Et qu&rsquo;il a toujours refusé d&rsquo;être <em>« quelqu&rsquo;un qui attend quelque chose qui ne vient pas. » </em>Voilà en tous cas qui est fait, même si la livre a déjà eu sa belle vie avec des ventes importantes comme celui de Sportes l&rsquo;an dernier qui précise que « <em>si ce prix a maintenu mon livre Le gang des barbares dans les ventes il l&rsquo;a pas vraiment aidé à vendre plus ».</em> Alors que la cloison se relevait tandis que nous étions invités à laisser Philippe Tesson, Eric Neuhoff et ses autres messieurs-aucun femme juré- découvrir la carte, c&rsquo;est chez Gallimard que l&rsquo;événement se fêta le soir même avec encore des petits fours- bien meilleurs que chez Grasset, et dans un salon aux lambris dorés donnant sur les jardins- très collection blanche&#8230;Là, Djian, toujours aussi aimable et disponible-cet homme est vraiment un « chic type », mais aussi Christophe Ono dit Biot, Directeur adjoint de la rédaction de l&rsquo;Express et ce qu&rsquo;on nomme le petit monde littéraire parlaient de livres et autres sujets fondamentaux. Voilà en tout cas de quoi satisfaire Antoine Gallimard qui fut cité le soir même au journal de 20h sur France 2, non comme heureux éditeur récompensé mais comme une des grandes fortunes françaises avec 160 millions d&rsquo;euros, désormais derrière le gagnant de l&rsquo;Euromillion de mardi soir en France. Dont acte.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/moscou-entre-tradition-et-modernite/22124-revision/" rel="attachment wp-att-22126"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22126" title="L1080063" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080063-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" /></a></p>
<p>Nelly Kaplan et Jakuta Alikavazovic à la brasserie Wepler</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/moscou-entre-tradition-et-modernite/22124-revision-2/" rel="attachment wp-att-22127"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22127" title="L1080058" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080058-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" /></a></p>
<p>Le magicien qui allume une cigarette dans un restaurant, un vrai tour de magie!</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/?attachment_id=22128" rel="attachment wp-att-22128"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22128" title="L1080115" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/L1080115-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" /></a></p>
<p>La cloison remonte, il est temps de se quitter&#8230;à l&rsquo;année prochaine!</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/les-prix-litteraires-suite-et-fin/">Les prix littéraires, suite et fin…</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Un Paris-Brive, svp</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/un-paris-brive-svp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2012 01:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sachant que j’étais invité parmi 400 auteurs à la 31ème Foire du livre de Brive, présidée cette année par Erik Orsenna, j’ai mis mon régime entre parenthèses. Départ à 8h30 vendredi dernier dans le train du livre, dûment nommé train [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><a href="https://www.jimlepariser.fr/cliquez-ici/22009-revision/" rel="attachment wp-att-22011"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-22011" title="foire-du-livre-train_892103" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/foire-du-livre-train_892103.jpeg" alt="" width="600" height="399" /></a></p>
<p dir="ltr">Sachant que j’étais invité parmi 400 auteurs à la 31ème Foire du livre de Brive, présidée cette année par Erik Orsenna, j’ai mis mon régime entre parenthèses. Départ à 8h30 vendredi dernier dans le train du livre, dûment nommé train du « cholestérol « par la profession. Cette année l’Orient-Express devançait les trois wagons du Corail et des écrivains triés sur le volet s’engouffraient avec leurs bagages dans leurs cabines luxueuses, tandis que d’autres, comme Grégoire Delacourt et moi-même, rejoignaient le Corail. Allez, en première classe tout de même, ce n’est pas comme aller à la la mine, et puis plus de place pour les jambes à glisser sous les tables déjà dressées. Au menu, dès 11h30, après des toasts feuilletés au foie gras, du cou de canard farci aux pistaches accompagné d’une purée de céleri, et une exquise tarte-aux-pommes. J’oublie les vins et la vieille Prune, je ne bois que du Coca-Light. Au hasard des wagons de l’Orient Express, où la célèbre voiture Taurus a souvent abrité un certain Hercule Poirot, on y croise Antoine Gallimard en pleine conversation avec Florian Zeller, tandis que Bernard Pivot feuillette la presse aux côtés de Jean Teulé et apprécie le voyage jugé romanesque.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un casting à faire rêver</strong></p>
<p dir="ltr">Amélie Nothomb qui fête ses vingt ans d’édition, garde son chapeau. Editeurs, attachées de presse, auteurs et écrivains s’égrènent tout au long de ce train littéraire et me vient à l’idée que si ce convoi déraillait, c’est toute l’édition qui disparaitrait en un froissement de tôle. Imaginez : Olivier Adam, Yannick Grannec, Jean-Noël Pancrazi, Gilles Lapouge, Laurent Binet, Joy Sorman, Joël Dicker, Christine Angot, Felicity Herzog, Fabrice Humbert, Gérard de Cortanze, Serge Joncour, Véronique Olmi, Serge Bramly, Alexandre Jardin, Amin Maalouf, Barbara Contantine, Bernard Werber, Aurélien Bellanger, Jérôme Ferrari, Nicolas d’Estienne d’Orves, Mazarine Pingeot, Jean Teulé&#8230; Nenni, nous arrivons à la gare de Brive sous l’œil amusé des curieux et une nuée de portables qui photographient le train et tous ceux qui en sortent. Le temps de déposer nos sacs à l’hôtel, et de pénétrer dans le saint du saint, par l’entrée des artistes, où des vigiles fouillent chaque auteur comme un éventuel terroriste, <em>Charlie Hebdo</em> étant à l’honneur du forum des lecteurs ce jour-là. Mission pour chaque écrivain : trouver son stand dans une foule déjà compacte qui force le ralenti. Sur mon stand, la délicieuse Gwenaëlle de la librairie Chapitre m’accueille avec gentillesse, et m’offre café, eau et sourires avant de m’installer devant des piles impressionnantes de livres. Trois titres déjà, en vingt ans tout de même. Je suis à peine assis qu’une dame aux cheveux bleus me tend un livre et réclame une signature. Je tourne la tête, Lorraine Fouchet vient d’arriver au stand de Robert Laffont et signe déjà un exemplaire de son dernier roman <em>Couleur Champagne</em>. A ses côtés deux amies, Anne Goscinny, toujours aussi frêle et fragile, venue dédicacer <em>Le bruit des clés</em> chez Nil et Eve de Castro, tête penchée et gracile, s’appliquant sous sa signature, avant de tendre <em>Le roi des Ombres</em> à une lectrice ravie.</p>
<p dir="ltr">Sur mon stand Annie Duperey vient d’arriver sous son prénom scandé par des dizaines de fans qui l’attendent avec impatience. Plus discret, Patrick Deville signe son nouveau roman paru au Seuil <em>Peste et choléra</em> qui, après le prix Fnac (des lecteurs et libraires) vient d’obtenir le Fémina. <em>« Nous étions ensemble au Mans, n’est-ce pas ? »</em> me glisse l’écrivain à la belle chevelure argentée, avant de prendre le livre d’un lecteur en mal de dédicaces. Une cohorte monte dans les allées bondées, j’aperçois la première dame de France entourées de gardes du corps se diriger d’un pas ferme vers son stand afin de signer le livre qu’elle a légendé François Hollande Président. La rumeur enfle, chacun essaye de la photographier, Valérie Trierweiler sourit, visiblement à l’aise dans ce bain de foule qui s’arrêtera en arc de cercle face à sa table… Présente aussi à l’inauguration, notre ministre de la culture Aurélie Filippetti a salué la diversité des auteurs et les réseaux de librairies<em> « une résistance à toute forme de formatage ».</em> Diner chez Francis le soir, une institution à Brive. C’est simple, pour espérer avoir une table le week-end du salon, mieux vaut réserver au mois de juin. Sur les murs des dessins d’auteurs célèbres comme Grzegorz Rosinsk et Wolinski. Philippe Geluck, venu dédicacer<em> le Chat Erectus</em> chez Casterman ajoute le sien sous le regard bienveillant de la patronne, Dominique, qui connaît ce milieu comme un chat sa gamelle. Le lendemain soir, Emmanuel Chaunu, sur une échelle, soutenu par plusieurs fans, s’exécutera au plafond du restaurant sous le regard vif d’Harlan Coben, l’empereur du polar avec des lecteurs qui se sont déplacés de la France entière pour obtenir une dédicace.</p>
<p dir="ltr"><strong>Jusqu&rsquo;au bout de la nuit</strong></p>
<p>Brive, c’est Gala et les Inrockuptibles réunis, la crème de l’édition et son lait. Des auteurs régionaux aux stars de l’édition, des premiers romans aux vedettes du petit écran, chaque lecteur y trouve son choix, exigeant, littéraire ou non, juste pour un petit papier de Noël signé par une star, ou LA dédicace attendue depuis un an par son auteur fétiche. Les lecteurs sont fidèles et curieux à Brive, les échanges sont souvent longs et il n’est pas rare qu’ils repartent avec plusieurs livres du même auteur. Et de nombreux éditeurs se déplacent sur le terrain. Antoine Gallimard, Léonello Brandolini et Nicole Lattès (Robert Laffont), Francis Esménard (Albin Michel), Héloïse d’Ormesson, pour ne citer que quelques uns qui ne sont pour la plupart présents sur aucun autre salon de Province en dehors d’Héloïse d’Ormesson. La rumeur parisienne dans la cohorte des prix littéraires a placé ce salon en ligne de mire des maisons d’éditions qui se doivent d’y être. Le soir, après un diner à la Truffe Noire (autre restaurant et hôtel culte de Brive), tout ce petit milieu interlope se retrouve au Cardi, la boite de nuit où chacun jouera le jeu de la merveilleuse grande famille et où personne ne se risquera à piquer l’auteur de la maison d’édition concurrente&#8230;</p>
<p><strong>A l&rsquo;année prochaine</strong></p>
<p>Sur la deuxième piste de danse (la première étant réservée aux locaux), un spectacle étonnant, des écrivains et éditeurs se déhanchant sur des tubes des années 80. Bernard Pivot, restera sur trois titres, dans le rythme, sous le regard amusé des connaisseurs. Des journalistes se débraillent torse nus, c’est la fête, et Mimi la propriétaire, nous fait passer par la cuisine pour pouvoir fumer dans un local dit V.I.P. On se raconte des secrets d’édition qui n’en sont plus. On se retrouve sur la piste et j’entraine une amie de l’Express, Delphine Péras, dans un rock endiablé. Je partirais bien plus tôt que la plupart des couches tard de l’édition. Je veux être en forme, le dernier jour, pour les lecteurs qui viendront me demander une dédicace de mon dernier roman <em>Au pays des kangourous</em>. Je croiserais vers 14h00 Grégoire Delacourt parti déjeuner en 15 minutes, le temps autorisé par ses lecteurs, sous peine de le menotter à sa chaise&#8230;Je plaisante bien sûr. A 17h00 le dimanche, c’est le temps des adieux, quelques photos avec le libraire, un clin d’œil à mon charmant voisin Régis de Sa Moreira venu dédicacer notamment son dernier roman <em>La Vie</em> au Diable Vauvert et de nouveau le train corail (je refuse même l’Orient Express afin de ne pas attendre mon bagage à l’arrivée), où nous attendent une délicieuse soupe au potiron, une omelette aux cèpes, un Cabécou et une tarte Tatin.</p>
<p>Depuis ce jour, régime sec, salade et eau minérale. J’ai envoyé sur ma page Facebook les quelques photos prises à Brive et jeté à la corbeille le badge qui me permettait d’entrer à la Foire du livre de Brive par l’entrée des Artistes. Rideau.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Gilles Paris</h6>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/un-paris-brive-svp/22026-revision/" rel="attachment wp-att-22027"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-22027" title="photo avec libraires(1)" src="http://www.thepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/photo-avec-libraires1-620x826.jpg" alt="" width="620" height="826" /></a></p>
<p>Votre serviteur, bien entouré&#8230;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-paris-brive-svp/">Un Paris-Brive, svp</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le Goncourt sort de la bouche des lycéens</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-goncourt-sort-de-la-bouche-des-lyceens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 09:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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<p>Après les « professionnels de la profession » comme on dit, voilà les lycéens! Jeudi 15 novembre, à la Fnac de Rennes, là où tout a commencé il y a 25 ans, et huit jours après la proclamation du Goncourt 2012, ce sera au tour des 15-18 ans de désigner l’élu de leur « cœur », entre les onze romans en lice – les mêmes que pour l&rsquo;avant dernière liste de leurs ainés.<br />
Le résultat de deux mois de lecture, un vrai « marathon » littéraire qui a été autant vécu par les enseignants que par leurs élèves! Les établissements scolaires sont d’ailleurs sélectionnés par le rectorat en fonction de l’entrain des professeurs&#8230; `</p>
<p>A l&rsquo;arrivée, quarante cinq lycées sélectionnés dans la France entière,  généraux ou techniques, de villes ou de campagnes, avec à la clé pour ces 2000 jeunes lecteurs, sept rencontres régionales pour rencontrer des auteurs encore bien vivants, une fois n’est pas coutume&#8230;et au final, choisirent  leurs trois livres préférés. L&rsquo;occasion, comme le confirme Isabelle Savean, enseignante au lycée Emile Zola de Rennes<em>« de créer une émulation dans les débats sur les livres, et surtout de forger un sentiment d’appartenance au « groupe-classe », chaque élève, d’une façon ou d’une autre, se trouvant impliqué dans le projet avec fierté ».</em> La solution miracle pour susciter à nouveau l’envie de lire chez les jeunes ?</p>
<p><strong>Défendre son tiercé gagnant</strong></p>
<p>Le « combat » régional a lieu mardi 13 novembre, dans six villes de France; chaque clan devra plaider pour son tiercé gagnant et convaincre les autres. Au sortir de cette » joute » verbale, le meilleur orateur sera nommé porte-parole pour proclamer le lauréat 2012 à 12h30-comme chez Drouant, sauf que là ce sera le jeudi 15, à Rennes, où le lauréat viendra rencontrer les lycéens le lendemain.<br />
Mais plus qu&rsquo;un énième prix, ce Goncourt des lycéens sous le parrainage de Pierre Assouline, membre du jury des « grands « par ailleurs, est pour beaucoup d’élèves, l&rsquo;occasion de découvrir que les écrivains sont  des « vrais gens ». Damien Lagarde, élève de Première S au Lycée La Providence  en Seine Maritime, s&rsquo;étonne ainsi: <em>«Je  les imaginais beaucoup moins humains. Je pensais qu’ils vivaient, en quelque sorte, dans un monde parallèle ».</em><br />
Quant à savoir comment ils évaluent leur capacité à juger d&rsquo;un livre, Cecile Delacotte, élève de Terminale Littéraire , répond avec assurance que comme elle,<em>« la plupart des lecteurs de ces auteurs sont des gens comme nous qui lisent par passion, et non des experts de la littérature»</em>. Pour elle comme pour tout lecteur lambda, l’important c’est de ressentir des émotions : <em>« Un livre c&rsquo;est un voyage, on apprend à connaître des personnages, et ce que j&rsquo;apprécie particulièrement c&rsquo;est d&rsquo;avoir les larmes aux yeux ou d&rsquo;avoir envie de rire seule grâce à eux. »</em></p>
<p><strong>Les qualités humaines des auteurs</strong></p>
<p>Les prendre au sérieux, soit. Plus encore, ils peuvent être révélateurs de vérité. <em>« Les élèves posent des questions plus inattendues et décomplexées que les adultes »</em>, confie Ophélie Surelle, responsable de ce projet à la Fnac.<em> « Les écrivains, touchés, avouent ne jamais s’être posés de telles questions »</em>. Lors de la rencontre à la BNF à Paris le 22 octobre dernier, un élève n’a ainsi pas hésité à demander à Joy Sorman, auteur de Comme une bête qui raconte le quotidien d&rsquo;un boucher si elle était <em>« dingue de viande ».</em> Ainsi, <em>« ce ne sont plus des « auteurs », mais des personnes qui deviennent réelles pour les élèves, et ils en parlent à la fin comme d’un ami, avec sympathie ou antipathie ! »</em> confie un professeur de français de Rennes. Ainsi, ce seront peut être plutôt les valeurs humaines et la capacité à  expliciter son œuvre qui vont faire pencher la balance&#8230;Et élire celui ou celle qui remplacera Carole Martinez et son très beau domaine des Murmures, lauréat de l&rsquo;an dernier.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Elodie Terrassin</h6>
<p>Infos sur<a href="http://www.fnac.com/prix-goncourt-des-lyceens-2012/ct40415/w-4"><cite> <strong>fnac.com-goncourt lycéens</strong></cite></a> avec interview des auteurs de la dernière sélection</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-goncourt-sort-de-la-bouche-des-lyceens/">Le Goncourt sort de la bouche des lycéens</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Vive le numérique?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2012 11:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[youboox]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/dessin-100423-ipad-livre-ame/" rel="attachment wp-att-21523"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-21523" title="dessin-100423-ipad-livre-ame" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame.jpg" alt="" width="340" height="400" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame.jpg 486w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-255x300.jpg 255w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-60x70.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-51x60.jpg 51w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-119x140.jpg 119w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-100x117.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-150x176.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></p>
<p>Qu’est ce qu’un livre ?  Loin d’être nouvelle, la question reste toutefois actuelle.<em> « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire ».</em> Difficile aujourd’hui d’ouvrir « tout grand », comme le préconisait Victor Hugo, I-pad, Kobo, Smartphone, Kindle Fire, et autres supports numériques. La dématérialisation est pourtant bel et bien en marche depuis une dizaine d’années. Preuve en est le succès planétaire du livre de E L James,  <em>Fifty shades of grey</em>-tout d&rsquo;abord lancé sous la forme de e-book et le prix du livre numérique organisé par <em>Youboox</em>, plateforme communautaire lancée en mars 2012 par Hélène Mérillon, Fabien Sauleman et Vincent Daubry, permettant de lire des ebooks gratuitement et légalement en streaming. C’est l’assurance d’échapper aux sanctions d’Hadopi ! Avec 2200 titres  en catalogue, les 18000 lecteurs peuvent échanger sur le forum, l’accès est simple et rapide, la lecture illimitée, de quoi constituer sa bibliothèque (numérique il va sans dire !).</p>
<p><strong>Vers la mort de l’imprimé ?</strong></p>
<p>Huit livres ont été présélectionnés pour leur <em>« capacité à captiver le lecteur »</em> et leur <em>« caractère novateur »</em> : <em>La vie de Régis</em> de Sà Moreira, <em>Dans l’œil du gabian</em> de Françoise Laurent, <em>Autour du fauteuil</em> d’Anthony Galifot, <em>Organes à tous les coups</em> de Denis Alamercery, <em>Je suis comme vous, unique !</em> d’Astrid El Chami, <em>Quelque chose de l’oiseau</em> de Patrice Dufetel, <em>Syndrome de la page noire</em> de Jacques Fuentealba, <em>La pile du pont</em> d’Audrey Betsch. Le concours est ouvert jusqu’au 4 novembre, avec deux prix qui seront décernés : celui du jury, composé de 14 personnalités du web, du livre et des médias, et celui des lecteurs, invités à voter sur Facebook afin de <em>« promouvoir les nouveaux usages et formats de lecture »</em>. Les puristes auront sans doute du mal à lire sans effleurer, toucher, tourner, sentir le papier sous leurs doigts. Dépourvu de toute corporalité physique, le livre électronique change indéniablement les pratiques de lecture. Que l’on soit un fervent défenseur du livre papier ou adepte du numérique, il n’empêche que ce concourt pousse à la réflexion.  Tandis que certains arguent que la généralisation de la numérisation freinerait la déforestation, Apple, Amazon et consorts continuent de creuser leur sillon au détriment des petites librairies qui se meurent peu à peu. D’autres problématiques existaient toutefois avant même l’invention du numérique (plagiat, piratage, censure). Electronique ou imprimée, la culture littéraire semble avoir encore de beaux jours devant elle, et ce n’est pas l’attribution des prix Goncourt, Médicis ou Youboox, la semaine prochaine, qui prouveront le contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laura Baudier</h6>
<p>Prix du livre numérique, ouvert jusqu’au 4 novembre 2012 sur<a href="http://www.youboox.fr"> Youboox</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/">Vive le numérique?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>J&#8217;édite donc je suis</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/jedite-donc-je-suis-fanzine-festival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 12:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/jedite-donc-je-suis-fanzine-festival/fanzine/" rel="attachment wp-att-20958"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-20958" title="fanzine" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine.jpg" alt="" width="450" height="613" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine.jpg 450w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-220x300.jpg 220w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-60x81.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-44x60.jpg 44w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-102x140.jpg 102w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-100x136.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/fanzine-150x204.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p>Fanzine ? Vous avez dit fanzine ?! Contraction des mots « fan » et « magazine », ce terme désigne des petites revues à faible diffusion, institutionnellement indépendantes, réalisées par des amateurs sur des thèmes qui les passionnent. Et font l&rsquo;objet jusqu&rsquo;au 4 novembre d&rsquo;un festival à la Médiathèque Marguerite Duras. Arrivés en France à la fin des années 60, les fanzines musicaux naissent réellement avec le mouvement Punk mais vont très vite se multiplier en dehors de celui-ci (qui fut réellement actif de 1976 à 1978). Ils conserveront de ce dernier son éthique « Do It Yourself » ! Les années 2000 ont vu la naissance de zines en ligne, les e-zines, tel que <em>Crumb</em>. Objet dynamique et éphémère tout à la fois, rares sont les titres qui perdurent encore aujourd’hui : <em>New Wave</em> (crée en 1980) et <em>ChériBib</em>i (crée 1981) font offices de références de longévité dans l’univers du fanzinat français.</p>
<p><strong>Un instrument de résistance face à la presse traditionnelle ?</strong></p>
<p>Les créateurs de fanzines, espèces non conformistes en voie de disparition, continuent d’œuvrer en marge de l’édition traditionnelle. L’absence de capital économique et de professionnalisation caractérise ce média. Concernant le circuit de distribution, c&rsquo;est l&rsquo;indépendance et donc l&rsquo;assurance d&rsquo;échapper aux tarifs prohibitifs de PRESSTALIS, société qui détient un quasi monopole sur la distribution en kiosque. Le fanzine lui, se vend par correspondance, dépôt, vente directe, bouche à oreille ou encore dans des espaces consacrés comme la fanzinothèque de Poitiers ! Le concepteur est tour à tour rédacteur, correcteur, graphiste, éditeur, imprimeur voire distributeur. Et comme on est jamais mieux servi que par soi même, le fanzine est réalisé chichement, avec les moyens du bord puis vendu à un prix excédant rarement les 5 euros (3 euros pour <em>A Bloc</em> et <em>SBS</em>, 5 euros pour <em>ChériBibi)</em>. Le langage graphique brise les conventions et les principes de mise en page traditionnels et conventionnels. Les fanzines sont écrits par de vrais passionnés ayant accumulé une grande quantité de connaissances sur un monde, un thème, une musique particulière; c’est une culture de spécialiste agrémentée d’une expertise d’historien. S’adressant tout particulièrement à un public de connaisseurs, on ne tombe pas par hasard sur un disquaire et encore moins sur un fanzine ! Il y a donc peu de visibilité pour le grand public du fait d’une audience dépassant rarement le cercle des initiés. En tant que publications indépendantes et autoéditées, les fanzines sont devenus des véhicules d’une communication contre-culturelle et détachée des impératifs de vente ou des désiratas des annonceurs&#8230;</p>
<p><strong>Une indépendance à toute épreuve ?</strong></p>
<p>En étant passés, pour certains d’entre eux, d’une version papier à une version numérique le fanzine n’aurait-il pas alors perdu de son âme puisque dépourvu de toute corporalité physique ? Le Net a toutefois su créer un nouveau langage numérique grâce, notamment, aux caractères de l’ASCII, ce jeu de caractères codés qui nous vient des Etats-Unis<em></em>. Que penser également des créateurs de zines qui utilisent les réseaux sociaux comme arènes promotionnelles, cela ne va-t-il pas à l’encontre de l’éthique Underground, marginale, et anticonsumériste revendiquée par le fanzine… ? Bien que se dressant contre la grande presse, le fanzine ne peut qu’exister que grâce/à cause de cette dernière. Le média traditionnel justifie et offre une légitimité au média alternatif : on n’est pas alternatif dans l’absolu, mais forcément par rapport à un référent. En outre, certains de ceux qui créèrent des fanzines en critiquant la presse traditionnelle ont néanmoins fini dans ses rangs (preuve en sont Jon Savage ou encore Danny Baker qui a travaillé pour Sniffin’Glue avant d’entrer à la BBC). Si le fanzine se veut être en dehors des circuits traditionnels, certains d’entre eux sont toutefois déclarés légalement sous la forme d’une association loi 1901. Le fanzine reste néanmoins aujourd’hui encore un média contestataire et atypique, libéré des contraintes financières et affranchi de toutes conventions, qu’elles soient formelles ou relatives au sujet ; en somme un média alternatif. De par tous ces attributs, il possède une place toute particulière dans la presse française opérant une logique de désarticulation formelle et symbolique de la presse traditionnelle. A l’heure de la consommation de masse et d’une culture « passoire », face à l’attitude consumériste du citoyen lambda, une culture qui se veut et se revendique contestataire, protestataire, voire provocatrice continue de tracer son chemin. Le fanzine persiste et signe ! On peut donc espérer encore de beaux jours au fanzine papier, en ne lui souhaitant toutefois pas forcément plus de visibilité de la part du grand public, en ce sens qu’il ne serait alors sans doute plus fanzine…</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laura Baudier</h6>
<p>Fanzines ! Festival de l’autoédition graphique, jusqu’au 4 novembre 2012-Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet, 75020 Paris-De 10h à 18h</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/jedite-donc-je-suis-fanzine-festival/">J’édite donc je suis</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Amélie ou l&#8217;empathie</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Oct 2012 22:34:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=20125</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bluffante. Amélie Nothomb, avec un respect plus germanique que français de l&#8217;horaire, est là à 17 heures pile dans l&#8217;espace Forum de la Fnac Montparnasse;  plein à craquer de lecteurs qui, avec leur exemplaire de  Barbe bleue, sont venus écouter [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/p1010673/" rel="attachment wp-att-20129"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-20129" title="P1010673" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010673-150x112.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Bluffante. Amélie Nothomb, avec un respect plus germanique que français de l&rsquo;horaire, est là à 17 heures pile dans l&rsquo;espace Forum de la Fnac Montparnasse;  plein à craquer de lecteurs qui, avec leur exemplaire de  <em>Barbe bleue</em>, sont venus écouter leur « star » tels des groupies ayant pour les habitués la chance d&rsquo;être reconnus. <em>« Bonsoir Amélie -Bonsoir Florent, Bonsoir Nadia</em>« . On l&rsquo;a vu au  <em>Petit journal</em>, elle est capable de tous les reconnaitre, ces fans qui la suivent livres après livres-on en est au 21 ème&#8230;Vingt ans déjà s&rsquo;étonne-t&rsquo;elle,<em> « dire que certains de mes lecteurs n&rsquo;étaient pas nés quand j&rsquo;ai commencé&#8230; »</em>.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, ils sont une petite centaine à être venus l&rsquo; écouter, elle en collants à rayures, chaussures à grosse semelle et nu-tête, leur raconter son dernier opus qui immanquablement arrive en septembre. Il n&rsquo;y a rien à boire, beaucoup sont debouts, la voix de l&rsquo;intervieweur, Edouardo Castillon, trop monocorde-qu&rsquo;importe, ils sont là, devant « leur » Amélie qui semble pour cette petite heure leur appartenir avant de se plier de bonne grâce à une séance de signature où pour chacun, elle aura un mot, une attention. On ne trompe pas le public; ses lecteurs, elle les aime vraiment, accessible comme rare les écrivains le sont. <em>Barbe bleue</em>-ça tombe bien est dit-elle, son conte préféré. Il y est question de champagne auquel <em>« je me suis mise très sérieusement dans l&rsquo;espoir de me transformer moi-même en or ».</em> Saturnine, son héroïne?<em> « Enfin une femme face à lui fasse le poids! Elle est belge, oui car les femmes belges ne sont pas des chochottes-Y en a t&rsquo;il dans la salle? ».</em></p>
<p><strong>Je vous aime beaucoup</strong></p>
<p>Quant au personnage même de Barbe bleue, elle admet avoir<em> « dû se faire violence car elle a beaucoup de tendresse pour lui, cet assassin extrêmement tendre ».</em> Un serial killer avec<em> « de bonnes valeurs »&#8230;</em>De son lecteur, elle aime qu&rsquo;il » <em>dévore ses livres mais aussi les décortique comme l&rsquo;on mange une pince de homard »</em>. Les appareils photos crépitent, BFM Tv est en embuscade. <em>« Si seulement les photographes ne prenaient qu&rsquo;une ou deux photos&#8230; »</em>Amélie glisse l&rsquo;air de rien sur la dictature de l&rsquo;image-elle qui est désormais mitraillée où qu&rsquo;elle aille, par cette profession qui ne parle jamais <em>« d&rsquo;oeuvre mais de travail »</em>, s&rsquo;amuse-t&rsquo;elle pour souligner leur <em>« fausse humilité »&#8230;</em>Vient alors sa définition du roman <em>« ce miroir que l&rsquo;on promène le long du chemin »</em> puis sa façon d&rsquo;écrire-jamais de corrections<em> » une fois la phrase écrite je ne reviens pas dessus ».</em> Le temps des questions arrive, d&rsquo;abord juste des <em>« je vous aime beaucoup »</em>. On la compare à Woddy Allen, on lui demande si elle aime Tim Burton. une lectrice salue le bonheur d&rsquo;avoir pu grâce aux <em>éditions des Saint Pères</em>, acheter son manuscrit de l&rsquo;<em>hygiène de l&rsquo;assassin</em> en fac similé. Un autre complète en disant qu&rsquo;il l&rsquo;a commandé sur Amazon (sic pour la Fnac dont c&rsquo;est le principal concurrent) et que ça marche très bien pour le recevoir&#8230;</p>
<p>La tyrannie de devoir sortir un livre par an? Non, Amélie s&rsquo;en défend. Elle n&rsquo;écrit pas pour son éditeur Albin Michel.<em> « Tous ses tueurs, est -ce pour l&#8217;empêcher elle même de passer à l&rsquo;acte? « </em>-Oui sans doute répond-t&rsquo;elle. -Alors continuez d&rsquo;écrire, lance avec humour un homme. Et cette drôle de couverture du livre?<em> « La photo a été prise au moment où le chapeau qui ne tenait pas est tombé »</em>. Voilà bien Amélie, comparée à Madonna ou Lady Gaga par un de ses admirateurs,  s&rsquo;amusant de ces hasards telle une sorcière ô combien bienaimée&#8230;Et qui, avant d&rsquo;être assaillie par ses lecteurs pour une dédicace, rendit hommage devant toute la salle à son <em>Empreintes</em> qui sera diffusé ce vendredi sur France 5 à 21h40. D&rsquo;après l&rsquo;intéressée,<em> « un pur bonheur que tous ceux qui l&rsquo;aiment ne devraient pas manquer »</em></p>
<p>LM</p>
<p>Autres rencontres prévues et à venir: la danseuse étoile Marie Agnes Gillot le 12 octobre Bernard Pivot le 26 à Fnac Ternes, Jane Fonda le 25, Frédéric Taddei, les 13 octobre , le photographe Peter Knapp le 16 à Montparnasse, etc&#8230;voir Fnac.com</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/p1010675/" rel="attachment wp-att-20131"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-20131" title="P1010675" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010675-150x112.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Une salle pleine à craquer&#8230;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/p1010680/" rel="attachment wp-att-20132"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-20132" title="P1010680" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-620x465.jpg" alt="" width="372" height="279" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010680-150x112.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a><a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/p1010682/" rel="attachment wp-att-20133"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-20133" title="P1010682" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-620x465.jpg" alt="" width="372" height="279" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/P1010682-150x112.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a></p>
<p>Et chapeautée comme il se doit pour rencontrer mademoiselle Nothomb.</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/l1070872/" rel="attachment wp-att-20134"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-20134" title="L1070872" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-248x140.jpg 248w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/L1070872-150x84.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>tandis que dehors, on imaginait que l&rsquo;on craignait l&rsquo;émeute&#8230;(en fait il y avait non loin de là une manifestation CGT!)</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/amelie-ou-lempathie/">Amélie ou l’empathie</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le  In et le Off</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-in-et-le-off/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2012 12:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les rentrées littéraires, comme chaque année, ont un point commun avec le Festival d’Avignon. In et Off. Côté In, les « incontournables » dont on parle dès le mois de mai, au moment où les journalistes commencent à recevoir les livres déjà [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="s5" style="text-align: -webkit-auto; text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><a href="https://www.jimlepariser.fr/le-in-et-le-off/rentre%cc%81e-litt-2012/" rel="attachment wp-att-18864"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-18864" title="rentrée litt 2012" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-620x447.jpg" alt="" width="620" height="447" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-620x447.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-300x216.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-60x43.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-83x60.jpg 83w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-193x140.jpg 193w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-100x72.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012-150x108.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/09/rentrée-litt-2012.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p class="s5" style="text-align: -webkit-auto; text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><span class="s3">Les rentrées littéraires, comme chaque année, ont un point commun avec le Festival d’Avignon.<em> In</em> et<em> Off.</em></span></p>
<p class="s5" style="text-align: -webkit-auto; text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><span class="s3">Côté <em>In,</em> les « incontournables » dont on parle dès le mois de mai</span><span class="s3">, au moment où les journalistes commencent à recevoir les livres déjà fabriqués et dédicacés</span><span class="s3"> par les écrivains</span><span class="s3">. Les pronostics des Prix cavalent, on est déjà certain que le Goncourt sera attribué à untel, et au cours des déjeuners de préparation de rentrée, entre journalistes et attachées de presse et/ou éditeurs</span><span class="s3">,</span><span class="s3"> tout est joué… Ou presque ! Dès la mi-août ces « must read »  sont en pile dans les meilleures librairies alors que l&rsquo;on est encore allongés dans un transat, loin du tumulte littéraire. Les programmateurs des émissions de radios et de télévisions rentrent après le 15 aout, les animateurs souvent une semaine après. Les mensuels ont été bouclé en juin ; ceux de la rentrée littéraire<em> In</em> qu’on découvre dans les kiosques début septembre affichent déjà le mois d’octobre sur leur couverture. Cette année Amélie Nothomb sort son 21</span><span class="s6" style="vertical-align: super;">ème</span><span class="s3">roman,  <em>Barbe Bleue</em>  chez Albin Michel, Philippe Djian,  <em>Oh</em></span><em><span class="s3">…</span></em><span class="s3"><em> ! </em> chez Gallimard</span><span class="s3">, Pascal Quignard, <em>Les désarçonnés </em> chez Grasset, Lionel Duroy,  <em>L’hiver des hommes</em> chez Julliard et six cent quarante-deux autres romans dont je vous épargne la liste complète sur ce billet. A mon grand plaisir, Grégoire Delacourt demeure n°1 des meilleures ventes dans les listes de l’Express début septembre avec « La liste de mes envies » chez JC Lattès. Un énorme succès en librairie, la surprise et révélation de ce premier semestre. Les scandales littéraires nécessaire au </span><em><span class="s3">In </span></em><span class="s3">passent de Richard Millet <em> Eloge littéraire d’Anders Breivik </em>  à Christine Angot, <em>Une semaine en vacances</em> chez Flammarion, sans le moindre lien, je précise</span><span class="s3">.</span><span class="s3">.</span><span class="s3">. La première liste du Goncourt tombe : on n’y trouve ni Olivier Adam, <em>Les lisières</em> (Flammarion), ni Aurélien </span><span class="s3">Bellanger, <em>La théorie de l’information</em> ( Gallimard), objets pourtant de toute l&rsquo;attention médiatique. </span></p>
<p><strong>Un surhomme pour tout lire</strong></p>
<p>En tant qu’attaché de presse, tous les matins, je <span class="s3">feuillette</span><span class="s3"> la presse dès huit heures. Je porte donc un regard sur tout ce qui parait dans les principaux titres. La rentrée littéraire <em>In</em> y est logiquement bien présente. Trop ? Mais qui lit tous les titres ? Ou même qui regarde toutes les émissions de télévision, JT inclus, et écoute toutes les émissions de radios ? Sur ce point, personne, j’en suis certain. Seule une vingtaine de titres, de la rentrée <em>In</em> sont entrés sur les fameuses listes de l’Express, de Livres Hebdo (la revue professionnelle de l’édition), du Nouvel Observateur et du Point.</span></p>
<p class="s5" style="text-align: -webkit-auto; text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><span class="s3">Tout cela pour vous dire que finalement je suis résolument <em>off</em> sur cette rentrée. Je n’ai </span><span class="s3">parcouru</span><span class="s3"> aucun des livres cités ci-dessus et ne porterais donc aucun jugement quant à leur contenu. Certes, j’ai lu <em>Laisser les cendres s’envoler</em> de Nathalie Rheims</span><span class="s3"> chez Léo Scheer, parce que je participe au lancement de ce beau roman, sombre et pudique. Ou encore celui de Serge Joncour, <em> L’amour sans le faire</em> ( Flammarion) à la si forte plume, parce que j’ai eu la chance de l’avoir pour mes vacances cet été, et ne cesse depuis d’en parler autour de moi. Récemment aussi, j’ai apprécié le roman de Pierre Szalowski, <em>Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?,</em> <em></em> un roman tendre et drôle, aussi parce que nous allons bientôt partager un café littéraire au salon du livre de Nancy où je redeviendrais auteur avec mon livre <em>Au pays des kangourous</em>  (Editions Don Quichotte).</span></p>
<p class="s5" style="text-align: -webkit-auto; text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;"><span class="s3"><em>Off,</em> parce que les romans que je défends en cette rentrée littéraire ont bien été comptés dans les 646 romans de la rentrée, mais les articles, s’il y en a (et il y en aura !) ne tomberont pas avant fin septembre, voire première quinzaine d’octobre. Quel critique littéraire peut se vanter d’avoir lu 646 romans ? Un surhomme ? Allez une cinquantaine, déjà, franchement, c’est pas mal.</span><span class="s3"> L’overdose de lecture peut arriver à chacun de temps à autre. Les phrases se superposent, les yeux se ferment, et puis une bonne série américaine </span><span class="s3">ou n’importe quel autre dérivatif </span><span class="s3">l’emporte sur la lecture. Mais dans ce <em>off</em>, il y a aussi toute l’attention qu’on peut porter auprès des pépites à découvrir, et je ne parle pas des premiers r</span><span class="s3">omans qui font résolument parti</span><span class="s3">s de la rentrée<em> In</em>. Non je parle des romans dont les services de presse viennent tout juste d’arriver dans les rédactions ou dans les boites à lettres des critiques littéraires. Egoïstement, j’aimerais bien que Grégoire Delacourt ne soit pas détrôné d’ici la fin de l’année, tout en espérant qu’à la lecture d’une langue magnifique, d’une histoire qui terrasse, émeut, bouleverse, un auteur puisse émerger par la seule grâce de son talent dans cette rentrée littéraire fracassante et souvent intimidante.</span></p>
<h6 class="s5" style="text-indent: 0px; margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; text-align: right;">Par Gilles Paris</h6>
<div style="font-family: Times; font-size: 18px; line-height: normal; -webkit-tap-highlight-color: rgba(26, 26, 26, 0.292969); -webkit-composition-fill-color: rgba(175, 192, 227, 0.230469); -webkit-composition-frame-color: rgba(77, 128, 180, 0.230469);"><span class="s3" style="line-height: 16px; font-family: 'Times New Roman'; font-size: 14px;"><br />
</span></div><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-in-et-le-off/">Le  In et le Off</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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