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	<title>IL/ELLE | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Bruno Moinard, éloge de l&#8217;épure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 15:55:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="620" height="555" class="wp-image-46408" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-620x555.jpg" alt="" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-620x555.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-300x268.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837-768x687.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/PortraitBruno-Moinard-scaled-e1581171837837.jpg 1280w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ses bureaux sont avenue Montaigne mais c&rsquo;est dans le sixième arrondissement que Bruno Moinard a choisi d&rsquo;installer sa galerie. Des toiles grand format peintes par lui, evoquant Soulage et Bram Van Velde, y côtoient des meubles aux lignes épurées et aux matériaux nobles. Rien de bling bling, on est ici dans le luxe minimaliste et dans une forme d&rsquo;évidence. Pas question pour autant de verser dans l&rsquo; austérité; cet architecte d&rsquo;intérieur qui réalise des boutiques- Cartier dans le monde entier, des musées comme l&rsquo;agencement des collections des Arts Déco rue de Rivoli, le chais du Château Latour, ou encore des villas pour ceux que nommait Edith Wharton les « heureux du monde », semble avoir tout compris: le vrai luxe est celui qui dure et dont on ne se lasse pas, tel un fauteuil du Corbusier. Il est vrai que, major de sa promotion en sortant à 20 ans de l&rsquo;Ecole des Arts appliqués Olivier de Serres, ce fils de tapissiers dieppois, passionné dans son enfance par le dessin, a été à bonne école: quinze ans passés auprès d&rsquo;Andrée Putman, la papesse du design, avec notamment l’aménagement intérieur du Concorde, <em>« une des plus belles heures de ma vie »</em>. Nous l&rsquo;avons d&rsquo;ailleurs rencontré entre deux avions dans sa boutique galerie rue Jacob, le carnet de note posé sur une table aux lignes forcement parfaites.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous parlez dans le livre que les Editions de la Martinière vous ont consacré d&rsquo;<em>« être sur la pointe des pieds »</em> lorsque vous abordez un lieu?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;écoute d&rsquo;abord beaucoup mon client. Je ne fais jamais la même chose même s&rsquo;il y a un petit fil conducteur. Je teste, je fais des dessins en direct, il doit y avoir une alchimie d&rsquo;autant que cela peut être long; il y a des maisons qui me prennent sept ans. Certains clients me demande des dizaines de versions pour leur salle de bain sans compter qu&rsquo;il faut que monsieur et madame soient d&rsquo;accord. La réussite de mes projets, c&rsquo;est qu&rsquo;ils y soient heureux en se disant que c&rsquo;est eux qui ont eu la bonne idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La peinture est-elle l&rsquo;occasion pour vous de ne plus être « au service de »?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, c&rsquo;est évident. Rendez-vous compte: lorsque j&rsquo;ai commencé à faire les boutiques de Cartier, nous étions trois autour de la table. Maintenant, c&rsquo;est soixante dix personnes. Heureusement, j&rsquo;ai une équipe de quarante cinq collaborateurs sur laquelle je peux compter car, physiquement, je n&rsquo;y arriverais plus. C&rsquo;est un métier avec des hauts et des bas; on vend du rêve mais ça a aussi une dimension cauchemardesque avec un budget, un planning à tenir, des entreprises qui n&rsquo;arrivent pas à réaliser les commandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous parlez beaucoup de lumière dans votre travail&#8230;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des quatre années que j&rsquo;ai passées à Olivier de Serres, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;avoir des professeurs « poètes », amis de danseurs et d&rsquo;artistes; ils donnaient de l&rsquo;émotion à une perspective sous forme de taches de lumières dans leurs dessins. Ça m&rsquo;a beaucoup aidé et guidé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes nostalgique de cette époque où le business était moins prégnant?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas vraiment, j&rsquo;essaye de m&rsquo;adapter aux nouvelles situations même si j&rsquo;ai vécu des choses incroyables avec Andrée Putman qui côtoyait notamment Azzédine Alaïa, Yves Saint Laurent ou Karl Lagerfeld. C&rsquo;est là que j&rsquo;ai appris beaucoup; me tenir, faire des choses très différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans vos nombreux voyages n&rsquo;êtes-vous pas non plus choqué par la standardisation de toutes les villes?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr. En 2003, pour les boutiques Cartier, j&rsquo;ai eu l&rsquo;idée de faire comme un hôtel particulier avec des meubles occupant l&rsquo;espace jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un de leur PDG me demande de faire dans toutes les villes la même chose. Depuis, ils sont revenus en arrière, avec une identité propre à chaque pays. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai la chance de travailler avec des gens comme François Pinault avec lequel la décision est immédiate, c&rsquo;est très agréable!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Bruno Moinard de confirmer, en parlant de ces clients fortunés qui, de Martin Bouygues à Bernard Arnault, lui font confiance, que son métier est avant tout une « rencontre » entre un désir et celui qui sait lui donner corps. Ainsi, Raymond Depardon résume-t-il : <em>« Je fais un rêve: donner la clé de ma maison à Bruno Moinard pour que, d&rsquo;un coup de baguette magique, il la transforme. Il prendrait mon passé, mes projets; aidé d&rsquo;un pinceau de lumière, il redéfinirait le cadre, la couleur, les formes (&#8230;)</em>« . On ne saurait mieux dire.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Par Laetitia Monsacré</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



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		<title>Bardot, belle et libre à jamais</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bardot-belle-et-libre-a-jamais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 12:32:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-48626 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-620x394.jpg" alt="" width="620" height="394" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-620x394.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-300x191.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-768x489.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-1536x977.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/02/Jmax-BB-2048x1303.jpg 2048w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Celle que l&rsquo;on surnommait BB, deux initiales que Gainsbourg avait mis comme tant d&rsquo;autres en musique, s&rsquo;en est allée; en plein hiver, avant Noël, ce qui est logique pour cette femme qui savait tout faire, jouer, chanter, se mobiliser, n&rsquo;aimant tant que soleil de Saint Tropez et sa famille d&rsquo;adoption où les fidèles venaient de plus en plus à manquer. Ainsi, c&rsquo;est un petit mois après son « frère », Jean-Max Rivière, qui avait rejoint la bande d&rsquo;amis de la Madrague et en a fait une chanson en 1964, que la plus célèbre blonde au monde, après Marilyne Monroe, a quitté ce monde « dégueulasse ». Loin des plateaux, elle avait choisi de se dévouer aux seuls qui faisaient encore battre son coeur, après de multiples amants, les animaux. Un engagement quotidien, sans réserve, léguant tout à sa fondation, entre sa maison de Bazoche dans les Yvelines, ses effets personnels lors de vente aux enchères et bientôt la Madrague, devenue une infernale attraction touristique qu&rsquo;elle avait depuis longtemps déserté. reste que dans les hommages qui ont suivi, on a évité de rappeler les propos d&rsquo;extrême droite que l&rsquo;ex-star avait pu proférer, vivant avec un homme proche du RN. Des prises de positions qui n&rsquo;avaient pas manquées de choquer à l&rsquo;époque mais qui sont devenus aujourd&rsquo;hui banalisés, voire parfaitement acceptables pour douze millions de Français. Ses cheveux longs teints en blond, devenus gris, elle restait apprêtée pour les rares interviews qu&rsquo;elle donnait encore, devenue une sorte de grande gueule, avec ce côté cash qu&rsquo;elle avait développé au fil de sa carrière; entre des rôles de femme atteignant les sommets de l’érotisme- <em>Et Dieu créa la femme&nbsp;</em>de son premier mari, Roger Vadim en 1956, premier scandale ou <em>le Mépris</em> de Jean-Luc Godard avec la bande-son inoubliable de Georges Delerue et cette scène iconique, <em>« Tu les aimes mes&#8230; »</em>, énonçant une à une les parties de son corps nu allongé sur le ventre à un Michel Piccoli insaisissable.</p>
<p><strong>Les amants, les amis</strong></p>
<p>Habillée et face à Gabin ou une Cour d&rsquo;Assises, elle savait aussi y faire &#8211;<em> En cas de malheur de Claude Autant- Lara, La vérité </em>d&rsquo;Henri-Georges Clouzot, elle tourna avec les meilleurs réalisateurs français comme Louis Malle<em>, Vie Privée, Viva Maria! </em>et aux côtés des comédiens stars des années soixantes, Sami Frey, Jean-Luc Trintignant dont elle avait l&rsquo;habitude de tomber amoureuse. Amants et amis, de Jeanne Moreau, elle aussi chanteuse au talent certain, à ses fidèles, ils se retrouvaient alors chaque été dans ce petit port de la Méditerranée, avant les yachts obscènes de luxe et de longueur ou autres boites de nuits bling bling. Le marché tôt le matin, la Madrague était un lieu de chaleur humaine où<em> « à la perte de l&rsquo;été, on range les vacances dans des valises en carton »,</em>&nbsp; samba lente que Jean-Max Rivière, comme à son habitude (y compris pour Juliette Gréco ou Reggiani) avait trouvé en quelques accords venus tout seuls sous ses doigts de poète des petits rien de la vie. Tout cela semble bien loin&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Laetitia Monsacré</strong></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/bardot-belle-et-libre-a-jamais/">Bardot, belle et libre à jamais</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Taylor Swift, elle en jette plein la vue</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/nouvelle-fan-des-swifties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 14:18:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-48424 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/taylor-620x310.jpg" alt="" width="620" height="310" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/taylor-620x310.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/taylor-300x150.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/taylor-768x384.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/taylor.jpg 1000w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Le 9 décembre 2024, il sera trop tard. L&rsquo;Eras tour, folle tournée à travers le monde de la nouvelle fiancée de l&rsquo;Amérique, Taylor Swift, sera finie. Trois heures de show à la Mylène Farmer, en reprenant l&rsquo;ensemble des tubes de sa carrière. Celle, que les plus de 30 ans ont découverte avec son chat dans les bras; un tweet attendu comme un oracle depuis des semaines, annonçant à mots très choisis qu&rsquo;elle voterait pour Kamala Harris. Avec son demi milliards de followers, on attendait une vague en faveur de la candidate démocrate- la suite a montré le contraire. Sans doute beaucoup de Swifties-ses fans-majoritairement des femmes, ont elles été étonnées que cette jeune fille de 34 ans, blanche, en couple avec le capitaine d&rsquo;équipe de football américain, ne soit pas conforme à son cliché conservateur. Mais non, celle que ses parents ont appelé Taylor, pour que son prénom ne soit pas « genré » si elle avait voulu faire « trader » dans la finance, n&rsquo;en fait qu&rsquo;à sa tête de blonde vraiment « smart ». Interviewée sur un plateau de TV américaine, elle fixe l&rsquo;objectif avec un charisme déroutant. Cette puissance, rapidité- elle ne perd pas de temps, sur scène dès ses huit ans, avec sa grande guitare de country, comme si l&rsquo;urgence s&rsquo;imposait-déjà. Qu&rsquo;il fallait <em>Shake it off</em>.&nbsp; Première présidente des Etats Unis? Il reste aux électeurs et à Taylor, trente ans. De quoi voir si cette gourou pronant l&rsquo;amour, une sorte de Jésus réincarné en femme, s&rsquo;impose un jour, après huit ans de présidence de Donald Trump. La dame a de quoi y arriver;&nbsp; p<span id="snippet-text" class="style-scope ytd-text-inline-expander"><span class="yt-core-attributed-string yt-core-attributed-string--white-space-pre-wrap" dir="auto" role="text"><span class="yt-core-attributed-string--link-inherit-color" dir="auto">op star planétaire, elle a déjà vendu 200 millions d’albums dans le monde et raflé quatorze Grammy Awards en 2024. Bref, au Pariser, on est swifties déclarées, avec hâte de voir la suite.</span></span></span></p>
<p>AW</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/nfWlot6h_JM?si=hnjhprRZcdqyqsJb" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe><br />
Le clip endiablé de Shake it off</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/nouvelle-fan-des-swifties/">Taylor Swift, elle en jette plein la vue</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Benoit Duteurtre, le havrais talentueux</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/benoit-duteurtre-le-havrais-talentueux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 21:21:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48231 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/benoit-duteurtre-portrait-havre-840x479-1-620x354.jpg" alt="" width="620" height="354" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/benoit-duteurtre-portrait-havre-840x479-1-620x354.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/benoit-duteurtre-portrait-havre-840x479-1-300x171.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/benoit-duteurtre-portrait-havre-840x479-1-768x438.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/benoit-duteurtre-portrait-havre-840x479-1.jpg 840w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>La Manche va devoir apprendre à se passer de lui qui l&rsquo;avait si bien décrite dans <em>Les pieds dans l&rsquo;eau,</em> éditions Gallimard. Les auditeurs de France Musique aussi où, depuis 1999, il officiait, interviewant avec malice et générosité son invité chaque samedi matin. Mais, Benoît Duteurtre ne nous étonnera plus. Il est mort d&rsquo;une crise cardiaque ce mardi 16 juillet 2024, Il avait 64 ans mais en faisait dix de moins avec son visage de poupon. Sans doute avait-il encore plein d&rsquo;histoires à raconter, avec sa plume virevoltante comme lorsqu&rsquo;il décrivait ses bains de mer à Etretat. Pas de sable, mais des galets dont il était habitué, lui l&rsquo;enfant du Havre, arrière-petit fils du dernier président de la IVeme République, René Coty. Touche à tout, ses connaissances musicales étaient sans limite, au nom d&rsquo;un éclectisme et d&rsquo;une érudition revigorante, pas prétentieux pour un sou. D&rsquo;ailleurs son cv en témoigne, de chroniqueur pour <em>Le Monde de la musique</em> en passant par <em>Playboy; </em>si <em>Pif gadget </em>avait eu une&nbsp;section musique, il en aurait été aussi.</p>
<p><strong>C&rsquo;était mieux avant?</strong></p>
<p>Côté littérature, il avait tout essayé, romans, nouvelles essais, récits et était admiré par Milan Kundera-excusez du peu. Au total, vingt-cinq romans où il tentait de s&rsquo;amuser de notre époque où la beauté, les petits riens qui donnent du sel à la vie étaient, selon lui, en voie de disparition. Ainsi <em>Tout doit disparaitre</em>, publié en 1992 avait ouvert sa collaboration avec Gallimard, avec un Prix Médicis à la clé, en 2001 pour <em>Le voyage en France. </em>Il était si français que les frontières de l&rsquo;hexagone lui suffisaient comme terrain de jeu, saluant régulièrement sa ville natale, Le Havre; il n&rsquo;y avait que lui pour rendre charmante une ville aux allures stalinienne, quasi entièrement détruite à la seconde guerre mondiale par les bombardements alliés. Monté à Paris avec en poche une licence de musicologie, il avait été vendeur au BHV et pianiste de cours de danse. Le succès venu, il disait pratiquer une « littérature de basse-cour », décrivant les affres de notre époque, en colère contre Anne Hidalgo et ce qu&rsquo;elle faisait à Paris dans&nbsp;<i>Les Dents de la maire&nbsp;: Souffrances d&rsquo;un piéton de Paris,&nbsp;</i>nostalgique de cette France surannée à laquelle il savait si bien rendre hommage. Il va nous manquer.&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Laetitia Monsacré</strong></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/benoit-duteurtre-le-havrais-talentueux/">Benoit Duteurtre, le havrais talentueux</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Françoise Hardy, Partir quand même</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/francoise-hardy-partir-quand-meme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2024 14:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>David Bowie en était fou, Bob Dylan et Mick Jaeger aussi, mais c&#8217;est Jacques Dutronc qui l&#8217;a emporté; il n&#8217;était pas l&#8217;homme d&#8217;une femme, elle si. Fidèle et de ce fait solitaire, Françoise Hardy est morte à 80 ans de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48107 size-full" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/francoise-hardy.jpg" alt="" width="450" height="301" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/francoise-hardy.jpg 450w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/francoise-hardy-300x201.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></p>
<p>David Bowie en était fou, Bob Dylan et Mick Jaeger aussi, mais c&rsquo;est Jacques Dutronc qui l&rsquo;a emporté; il n&rsquo;était pas l&rsquo;homme d&rsquo;une femme, elle si. Fidèle et de ce fait solitaire, Françoise Hardy est morte à 80 ans de ce cancer qui s&rsquo;était abattu sur elle, il y a vingt ans. En était né sa chanson <em>Tant de belles choses </em>dédiée à son fils, Thomas et des magnifiques paroles<em>&#8211;</em> elle écrivait tous ses textes<em>: « L&rsquo;amour est plus fort que le chagrin, L&rsquo;amour qui fait battre mon coeur va sublimer cette douleur ». </em>En 2023, la chanteuse avait confié dans les colonnes de Paris Match son souhait de partir<em> « bientôt et de façon rapide, sans de trop grosses épreuves, comme l’impossibilité de respirer ». </em>La voilà donc délivrée, soixante ans après ses débuts dans la chanson, ravissante et timide jeune fille, baladant son air un peu triste dans son premier tube, <em>Tous les garçons et les filles </em>sorti en 1962 et vendu à un million de copies<em>. </em>Idole du mouvement yéyé dans les années 60, elle avait su durer dans le temps jusqu&rsquo;à être la seule chanteuse française dans&nbsp; le classement des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps du magazine américain Rolling Stone en 2023. Cela malgré son refus de monter sur scène dès 1968 et sa nouvelle passion pour l&rsquo;astrologie avec, en 1980, l&rsquo;animation d&rsquo;une émission sur Radio Monte Carlo. Un an plus tard, elle se marie avec Jacques Dutronc, père de son fils unique, Thomas et qu&rsquo;elle continuera d&rsquo;appeler chaque jour malgré leur séparation. Capricorne ascendant Vierge, son thème astral soulignait son « besoin des autres pour fonctionner, même si assez peu expansive. Vous créez, innovez, pensez, et cela vous importe davantage que tout le reste car cette expression de vous-même vous enrichit et vous suffit à elle-même. » Tout est dit, n&rsquo;est pas? Et pour reprendre ses paroles, la voilà désormais qui <em>« veille d&rsquo;une autre vie (&#8230;), là où se cachent tous les mystères ».</em></p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A réentendre <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/pop-n-co/pop-n-co-du-samedi-18-septembre-2021-4747999"><em>Françoise Hardy, la timide audacieuse</em></a> diffusé sur France Inter en 2021</p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/YmyI8Jlixb0?si=cjV-ecuSWTbdg-Qa" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/francoise-hardy-partir-quand-meme/">Françoise Hardy, Partir quand même</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Nicolas Horvath, Echec et mat</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/nicolas-horvath-echec-et-mat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 01:40:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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<p>C&rsquo;était une nuit blanche. Pas de celles où l&rsquo;on n&rsquo;arrive pas à fermer l&rsquo;oeil mais une nuit blanche officielle où les Parisiens étaient invités jusqu&rsquo;à l&rsquo;aube dans les musées et autres lieux culturels pour s&rsquo;en mettre plein les yeux ou les oreilles. Cette nuit du 6 octobre 2012, au Cloître des Bernardins, on avait eu l&rsquo;idée lumineuse de mettre de larges coussins blancs par terre pour accueillir un public de tous âges, autour d&rsquo;un piano demi-queue noir où un jeune homme jouait Philip Glass, laissant choir à terre les partitions au fur et à mesure des heures. Un pur moment méditatif et une invitation au « lâchez-prise », de celles qui marquent à jamais. Ce jeune homme, c&rsquo;était Nicolas Horvath, adoubé depuis par le compositeur de <em>Métamorphosis </em>et autres <em>Glasswords </em>pour participer à son <em>Philip Glass &amp; Friends</em> à la Philharmonie de Paris<em>, </em>en 2019, après que le public New-yorkais l&rsquo;ait découvert au Carnegie Hall dès <time class="nowrap" datetime="2015-01-09" data-sort-value="2015-01-09">2015 -Le New Yorker titra <em>« un pianiste exceptionnel »-</em> avec</time> la première mondiale du cycle complet des vingt<em> Études</em> pour piano de Glass. Un énième marathon musical comme la version solo non-stop pendant trente cinq heures des <em>Vexations</em> d&rsquo;Erik Satie au Palais de Tokyo en 2012.<em> « Mon père n&rsquo;aimait pas le jeu de dame où l&rsquo;on ne se sert que d&rsquo;un pion, il préférait les échecs où l&rsquo;on avance avec plusieurs pions en même temps pour atteindre son but ». </em>D&rsquo;où l’éclectisme de son répertoire, de Debussy à Satie, en passant par des compositeurs contemporains comme l&rsquo;Estonien Jaan Rääts ou des compositrices méconnues du XVIII ème siècle, Anne-Louise Brillon de Jouy. Touche à tout, il se produit actuellement au Grand Rex avec des musiques de Vladimir Cosma ou en mai prochain, celles de Dany&nbsp; Elfman, compositeur de l&rsquo;ensemble des musiques des films de Tim Burton. Loin du brun ténébreux des photos de ses albums édités chez Naxos Grand Piano, c&rsquo;est avec une décontraction enfantine et désarmante que nous l&rsquo;avons rencontré entre un train et deux avions.</p>
<p><strong>Votre train part dans une heure pour Sens où vous avez installé votre studio, c&rsquo;est la seconde fois qu&rsquo;un pianiste me dit ne pas pouvoir vivre à Paris à cause des plaintes de ses voisins, c&rsquo;est donc une fatalité?</strong></p>
<p>Non, je ne crois pas. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs gardé pendant vingt ans une studette dans le 17ème avec un piano droit que je mettais en « silent », avec la télévision allumée sur des séries B car elle semblait ne pas les déranger! Aujourd&rsquo;hui, en ayant quitté Paris, je suis tranquille; j&rsquo;ai trois pianos, celui de mon enfance, un trois quart de queue Boston, que j&rsquo;ai fait venir de Monaco d&rsquo;où je suis originaire, un Gaveau droit payé à crédit auquel je suis de fait très attaché et mon Steinway de concert datant de 1924 qui me sert pour le studio d&rsquo;enregistrement. La famille d&rsquo;Orléans m&rsquo;a également offert un pianoforte Zumpe de 1786 pour le répertoire baroque et bientôt, je vais y ajouter un Pleyel carré de 1838.</p>
<p><strong>J&rsquo;ai lu que vous aviez été tenté d&rsquo;entrer dans les ordres?</strong></p>
<p>Parfaitement, lorsque j&rsquo;étais adolescent, j&rsquo;ai eu un appel de la foi avec un père défaillant et ma mère qui travaillait comme une dingue pour que nous puissions survivre, même si j&rsquo;étais fils unique-heureusement; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs elle qui m&rsquo;a fait découvrir la musique classique grâce à la série des cassettes <em>Les grands compositeurs </em>comme Beethoven et sa 5 ème par Karayan ou Chopin et Schubert. A cette époque, le piano était juste un passe-temps comme mes cousins, eux, jouaient au foot. Pour mon père, j&rsquo;allais finir comme lui, ouvrier. J&rsquo;en ai gardé un grand respect pour ceux pour lesquels acheter une place de concert est un réel effort financier et qui, s&rsquo;ils arrivent en retard, comme ça m&rsquo;est arrivé dans le passé, ne soient pas condamnés à rater une partie du concert. C&rsquo;est pourquoi, je me suis battu avec la Philharmonie lors de mon intégrale des <em>Etudes</em> de Philip Glass, pour qu&rsquo;on laisse les portes ouvertes.</p>
<p><strong>Vous avez joué et enregistré aussi les oeuvres d&rsquo; Eric Satie, qu&rsquo;est-ce que vous aimez chez lui?</strong></p>
<p>Enfant, je détestais Satie, tout comme Mozart ou Debussy car tout le monde les jouait et, comme j&rsquo;étais un peu rebelle, je ne voulais pas faire comme les autres. C&rsquo;est idiot! Mais, je vous avais dit que j&rsquo;allais vous décevoir! Puis, un de mes élèves est arrivé en ayant choisi d&rsquo;apprendre la première Gnossienne. Et comme je ne voulais pas qu&rsquo;il la joue comme moi, j&rsquo;ai pris la partition en cherchant vraiment à ce que mon élève s&rsquo;éclate avec lui-même;&nbsp; j&rsquo;ai alors trouvé ça génial, ce balancement comme une cloche avec la main gauche.</p>
<p><strong>Vous aviez quel âge?</strong></p>
<p>Vingt-six ans, j&rsquo;ai alors vu qu&rsquo;il y avait tout un monde autour de cette musique et que c&rsquo;était super intéressant; les pièces se sont ensuite rajoutées les unes aux autres. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la même chose qui s&rsquo;est passée avec Philip Glass, là encore, c&rsquo;était la demande d&rsquo;un élève. Je connaissais et aimais beaucoup la musique de Yann Tiersen. Au début, je me suis même dit que Glass avait copié sur lui, puis, j&rsquo;ai compris que c&rsquo;était le contraire. Après, lorsque j&rsquo;ai commencé à gagner des concours internationaux, j&rsquo;ai été vraiment « classique classique », fan de Liszt, Chopin, Scriabine, Beethoven. Et puis, en faisant de l’électro-acoustique, j&rsquo;ai découvert plein de jeunes compositeurs que personne ne jouait.</p>
<p><strong>Comment avez-vous rencontré Philip Glass?</strong></p>
<p>A l&rsquo;occasion du concert <em>Philip Glass and friends</em> à la Philharmonie. J&rsquo;avais déjà joué son intégrale. Il a voulu me rencontrer puis son équipe m&rsquo;a demandé de choisir deux <em>Etudes </em>pour les jouer ce soir-là. Comme je les connaissais toutes, je les ai laissés choisir et je me suis retrouvé à jouer les deux plus difficiles et celles que j&rsquo;aimais le moins! Mais, mon jeu a beaucoup plu à Philip Glass qui m&rsquo;a proposé d&rsquo;écrire une oeuvre spécialement pour moi, sauf que le Covid est passé par là et les producteurs de la première mondiale se sont envolés.</p>
<p><strong>Au vu de votre répertoire, on vous imagine jouer un jour Rachmaninov&#8230;</strong></p>
<p>J&rsquo;adorerais! Je serais aussi vraiment heureux de sortir un disque sur Scriabine, mais ce n&rsquo;est pas jugé assez vendeur par les maisons de disques actuellement.</p>
<p><strong>Jouez-vous au piano chaque jour?</strong></p>
<p>Ça dépend, de l&rsquo;approche des concerts, du temps que j&rsquo;ai avec mon petit garçon de deux ans, des enregistrements. Aujourd&rsquo;hui, par exemple, je n&rsquo;ai pas pu jouer, mais le piano m&rsquo;a accompagné autrement. On m&rsquo;a apprit des techniques pour jouer sans piano; il y a aussi tout le travail mental, visualiser la partition même si je m&rsquo;en passe de plus en plus souvent en concert, intégrer le jeu dans les muscles. C&rsquo;est tout un travail qui se fait en soi.</p>
<p><strong>Vous avez, contrairement à d&rsquo;autres solistes, commencé tardivement à vous produire sur scène&#8230;</strong></p>
<p>Pendant longtemps, un de mes professeurs m&rsquo;a dit que je ne monterai jamais sur scène. Au début, ça a été très dur; on me disait que j&rsquo;étais un « déchet », je suis passé par la dépression pour finir par me dire que j&rsquo;étais un très bon prof et que, comme la composition électro-acoustique marchait bien, j&rsquo;allais me limiter à cela. Et puis, je me suis inscrit au concours Scriabine, deux semaines avant; j&rsquo;ai acheté à manger et pendant quinze jours, je me suis enfermé pour travailler au piano, jouant chaque jour jusqu&rsquo;à m&rsquo;effondrer de fatigue dans mon lit. Il fallait connaître par coeur tout un programme de récital avec des oeuvres de Liszt, Rachmaninov, Chopin, Beethoven que j&rsquo;entendais jouer par les autres candidats, des brutes épaisses que l&rsquo; on entendait trois étages plus bas, en me disant que moi, j&rsquo;avais fait le job, et pour cela, j&rsquo;étais content. Et puis, je me souviens, j&rsquo;étais dans le public, en attendant de voir lequel avait gagné quand un membre du jury, avec un fort accent russe, est venu me voir, en me disant: <em>« Mais, ils ne vous ont pas prévenu? Vous jouez ce soir! ». </em>Alors, je me suis dit, mais si je joue ce soir, c&rsquo;est que j&rsquo;ai un prix! Et il a ajouté: <em>« Bien sûr que vous jouez, vous avez le premier prix! ».</em> J&rsquo;avais trente ans.</p>
<p>J&rsquo;ai ensuite enchaîné quatorze concours, obtenu sept premiers prix, en ai raté deux lamentablement mais c&rsquo;est avec ceux-là que j&rsquo;ai le plus appris. Imaginez qu&rsquo;au Japon, j&rsquo;étais face à deux mille candidats, en ayant payé difficilement mon avion, dormi dans un hôtel miteux car j&rsquo;avais calculé à l&rsquo;époque que passer chaque concours me coûtait deux mille euros! C&rsquo;était cher pour un fils d&rsquo;ouvrier qui n&rsquo;avait pour se financer que les cours particuliers qu&rsquo;il donnait. En plus, j&rsquo;entendais dans ma tête, la voix de ma mère: <em>« Nicolas, tu gaspilles ton argent » </em>et derrière la porte, des candidats qui jouaient comme des dieux. Du coup, dès que j&rsquo;avais joué, je me barrais tout de suite; sinon, vous avez envie de passer par la fenêtre. Ou de vous balancer dans l&rsquo;eau.</p>
<p>Dieu des pianistes merci, Nicolas Horvath n&rsquo;est jamais passé à l&rsquo;acte. Il ne passe plus de concours mais continue de donner des cours lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas à Milan en récital comme le 1er mai prochain ou à Singapour, en mars dernier. Le reste du temps, il pratique l&rsquo;humilité, alternant l’enthousiasme et la sollicitude comme l&rsquo;on jouerait une blanche puis une noire. Sur un clavier après le damier, pour au final, l&#8217;emporter. Echec et mat.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Laetitia Monsacré</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Informations, agenda sur le site <strong>https://www.nicolashorvath.com/</strong></em></p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/-P2nr9XxES8" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Extrait de la Nuit blanche aux Collège des Bernardins</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/nicolas-horvath-echec-et-mat/">Nicolas Horvath, Echec et mat</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Gilles Paris, la sortie de l&#8217;enfance ?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/gilles-paris-la-sortie-de-lenfance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 21:16:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des êtres qui paraissent sans âge. Après son dixième livre , Le bal des Cendres (publié chez Plon), Gilles Paris refuse le mot « d&#8217;oeuvre ». Avec cette impression de ne pas y toucher depuis ses carnets intimes débutés à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="351" height="564" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/06/9782259263740ORI.jpg" alt="" class="wp-image-47042" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/06/9782259263740ORI.jpg 351w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/06/9782259263740ORI-187x300.jpg 187w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est des êtres qui paraissent sans âge. Après son dixième livre , <em>Le bal des Cendres</em> (publié chez Plon), Gilles Paris refuse le mot « d&rsquo;oeuvre ». Avec cette impression de ne pas y toucher depuis ses carnets intimes débutés à 10 ans, l&rsquo;écriture a pourtant été sa plus fidèle compagne pour tenter de vivre.  Mais ne lui parlez pas de résilience, <em> « un mot que je n&rsquo;aime pas »</em> . Il préfère les anti-héros comme les personnages qui peuplent son dernier roman, chacun avec leurs fêlures, à l&rsquo;image du volcan Stromboli et de ses « bouches » qui crachent la lave, un personnage à part entière dans ce roman chorale qu&rsquo;il a mis quatre ans à écrire, l&rsquo;abandonnant parfois pour d&rsquo;autres écrits thérapeutiques comme son livre <em>Certains coeurs lâchent pour rien, </em>un témoignage  sans fard sur ses multiples dépressions. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Michel Audiard disait qu&rsquo;il fallait une fêlure chez les êtres humains pour faire passer la lumière, je suppose que cela vous parle?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m’intéresse surtout dans mes personnages est ce qu&rsquo;ils font de leurs épreuves. Face à elles, on a tous une manière très différente de réagir. Prenez Anton, mon personnage, c&rsquo;est un chirurgien brillant, capable de porter tout le monde sur son dos mais qui, une fois chez lui avec sa femme a besoin d&rsquo;un désir faramineux de donner un sens à sa vie. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tous vos personnages semblent désaxés. Avoir un personnage qui va bien ne vous tente pas? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, je m&rsquo;attache généralement aux « ours », aux personnalités difficiles comme les personnages de Tennessee Williams qui est le premier auteur que, jeune, j&rsquo;ai découvert. C&rsquo;est l&rsquo;écrivain qui m&rsquo;a façonné littérairement et dans ma vie aussi. Après, les épreuves que j&rsquo;ai pu connaître par la suite ont inspiré mes livres, mais je suis davantage attiré par les auteurs marqués par la douleur d&rsquo;être né que par une littérature « feel good ». Elle est toutefois indispensable pour faire vivre les maisons d&rsquo;édition lorsque l&rsquo;on sait que 75 % des auteurs vendent moins de 500 livres! </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel est le moment que vous préférez dans la vie d&rsquo;un livre? L&rsquo;écrire, envoyer le manuscrit une fois fini, le découvrir en librairie ou les signatures? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est bien sûr écrire, je me réveille même la nuit en pensant à mes personnages. Pour les signatures, je suis assez bonne pâte, car entre les gens avec lesquels tu as une vraie rencontre, il y a ceux qui vous demande où sont les toilettes ou de « pitcher » vos livres en quelques minutes puis ensuite se barrent. Et qui recommencent avec mon voisin de table. Reste le plaisir de retrouver les copains alors que l&rsquo;écriture est forcement une activité solitaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et celui que vous détestez le plus? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment où j&rsquo;envoie un manuscrit et que l&rsquo;attente de la réponse de l&rsquo;éditeur se prolonge. Une fois le livre en librairie, je n&rsquo;y met plus les pieds à moins pour une signature ou une rencontre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment gérez-vous  le temps entre votre travail d&rsquo;attaché de presse pour les autres écrivains et celui d&rsquo; écrire?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;écris pendant les vacances et je prend aussi des semaines à l&rsquo;hôtel, seul,  où il m&rsquo;arrive d&rsquo; écrire de huit heures à minuit. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bal des cendres</em> foisonne de descriptions. Vous emmenez toujours un petit carnet de notes? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis allé en quatre ans deux fois à Stromboli et j&rsquo;ai pris une quantité de notes, notamment avec un vulcanologue français qui m&rsquo;a raconté comment cela se passe à l’intérieur du cratère. Et pourquoi le volcan est imprévisible, sauf pour les locaux qui savent en lire les signes. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Savez-vous comme un cinéaste quand le film, le livre est fini? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, j&rsquo;écris vraiment un livre dans la continuité. Ensuite, je vais reprendre tous les chapitres sur un des personnages, les lire les uns derrière les autres pour voir si je n&rsquo;ai pas commis un impair. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arrive-t&rsquo;il que vos personnages vous surprennent, qu&rsquo;ils vous échappent?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je travaille énormément la psychologie des gens. Au début, ce sont juste des personnages de papier mais si tu ne leur donne pas des os, du sang, de la vie, il faut faire un autre métier. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et comment faites-vous pour vos personnages féminins? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;adore me mettre dans la peau des femmes comme  je l&rsquo;avais fait auparavant dans <em>Le vertige des falaises</em>. Là, j&rsquo;ai inventé le personnage d’Helena évoluant dans son palais à Palerme en cherchant à ce que cela soit très visuel. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs plusieurs propositions pour adapter le roman en film. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C&rsquo;est une vraie tendance de s&rsquo;attaquer à l&rsquo;adaptation d&rsquo;un livre dans le monde scénographique, d&rsquo;autant que <em>Le bal des Cendres</em> s&rsquo;y prête particulièrement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai quitté avec ce livre là le monde des enfants et leur façon de s&rsquo;exprimer qui a toujours été chez moi très naturelle, sans effort. J&rsquo;ai fait beaucoup d&rsquo;effort avec ce livre, je m&rsquo;en suis occupé plus qu&rsquo;un autre, d&rsquo;autant que la concurrence n&rsquo;a jamais été aussi rude. Mais j&rsquo;ai toujours tenu à écrire des livres qui font réfléchir. Je veux que le lecteur soit encore hanté après avoir fermé mon livre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nul doute que Giulia, Anton, Thomas, Ethel et tous les autres réussissent ce pari, réunis dans cet hôtel Strongyle, inventé par l&rsquo;auteur, pour livrer un roman entre ombre et lumière qui, à défaut de vous hanter, vous fera vivre cet été un enivrant voyage. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>par Laetitia Monsacré</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> </strong></p>



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		<title>Christian Boltanski, le viager est fini</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/christian-boltanski-le-viager-est-fini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 00:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectionneur tasmanien David Walsh va devoir trouver un nouveau projet. Avec la mort à 76 ans de l&#8217;un des plus célèbres artistes contemporains français, la rente viagère qu&#8217;il lui versait chaque mois contre l’enregistrement vidéo de son atelier 24 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le collectionneur tasmanien David Walsh va devoir trouver un nouveau projet. Avec la mort à 76 ans de l&rsquo;un des plus célèbres artistes contemporains français, la rente viagère qu&rsquo;il lui versait chaque mois contre l’enregistrement vidéo de son atelier 24 heures sur 24 prend fin. Tout comme l&rsquo;oeuvre marquée par des installations où la vie côtoie la mort avec une thématique récurrente, la mémoire. Ainsi, en 1994, Boltanski rassemble dans <em>Menschlich</em>, plus de mille photographies en noir et blanc, résultat de vingt ans de collecte. Des enfants de la fête de Pourim s’y mèlent à ceux d’officiers nazis les portant dans leurs bras. En 2010,  il est invité sous la nef du Grand Palais pour la Monumenta; son œuvre,<em> Personnes,</em> composée d&rsquo;un immense tas de vêtements y est présentée en hiver, un choix voulu par l&rsquo;artiste pour que la lumière y soit la moins forte possible, créant une forme de recueillement comme dans une église. Une référence à la Shoah dont son père, juif, échappa, et qui marqua profondément ses installations, présentées dans le monde entier. En partenariat avec l&rsquo;Opéra Comique, il créé en 2020, <em>Fosse,</em> dans l&rsquo;obscurité du sous-sol du Centre Pompidou une sorte d’oratorio pour soprano<em>,</em> violoncelles, pianos, percussions et guitares électriques où le visiteur déambule entre des voitures où apparaissent derrière les pare brises des visages irréels. Du noir encore et toujours au Japon, où sur l’île de Teshima, il archive dans un bâtiment noir les battements de cœur de plus de 70 000 personnes qui ont accepté, depuis 2005, de participer à son projet <em>Les Archives du cœur</em>.  Passionné par l&rsquo;humain, il n&rsquo;oubliait pas non plus de rendre hommage aux animaux comme, sur la côte de Patagonie, il avait dressé des sortes d’appeaux à baleines, de grands sifflets dans lesquels le vent, en passant, reproduisait le chant des cétacés donnant vie à la légende selon laquelle les baleines sont les seuls êtres vivants ayant conscience de la destinée. Sans doute de quoi le rassurer sur la vie ici bas. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Par April Wheeler</p>



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		<title>Bacri, le doux-amer</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bacri-le-doux-amer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 01:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-gallery columns-1 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="349" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2-620x349.jpg" alt="" data-id="46660" data-full-url="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2.jpg" data-link="https://www.jimlepariser.fr/?attachment_id=46660" class="wp-image-46660" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2021/02/bacri-2.jpg 888w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je préfère faire la gueule, sourire c&rsquo;est fatiguant. Jean Pierre Bacri ne fera plus la gueule; il ne sourira plus non plus. Car il savait faire les deux quoiqu&rsquo;il en dise, de sa voix inimitable, marquant les accents toniques. Une voix de théâtre, une voix scandant son texte, mitraillant son interlocuteur comme pour le forcer à l&rsquo;entendre et l&rsquo;écouter-selon. Avec lui, on se sentait intelligent, en tous les cas essayait-on de l&rsquo;être. Bacri, c&rsquo;était l&rsquo;exigence, vis à vis de lui et en conséquence des autres. Avec Agnès Jaoui, autant dire que ces deux là s&rsquo;étaient trouvés. Et tant pis s&rsquo;ils s&rsquo;étaient séparés vingt cinq ans plus tard- un très long bail. A l&rsquo;image, ils resteront ce couple solaire où chacun rendait l&rsquo;autre meilleur; loin de la fusion, c&rsquo;était d&rsquo;élévation qu&rsquo;il s&rsquo;agissait- d&rsquo;égal à égal. On pense à Beauvoir et Sartre, à Signoret et Montand.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Jabac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> 1992, Jean-Pierre Bacri, né en Algérie quarante et un ans plus tôt, écrit avec Agnès Jaoui, rencontrée en 1987, la pièce de théâtre <em>Cuisine et Dépendances</em>&#8211; un premier Molière les sacre comme le public, déjà au rendez-vous. L&rsquo;adaptation de la pièce au cinéma film révèlera Catherine Frot et son joli « collier pour chien ». S&rsquo;ensuivent en 1994 le scénario à quatre mains de Smoking/non smoking d&rsquo;Alain Resnais et un César. Un autre arrive en 1996 pour<em> Un Air de famille </em>que signe Jabac comme les surnomme leur ami pour très longtemps, Alain Resnais. Car, ces deux-là sont fidèles, à eux-mêmes et aux autres tout comme à leur public auquel ils offriront leur plume douce-amer qui fera leur bonheur et le nôtre. De <em>On connait la chanson</em> à <em>Place publique</em>, pendant plus de dix ans, ils s&rsquo;amuseront de nos travers, de nos bassesses de leurs dialogues étincelants et leur jeu au naturel confondant. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>69 ans et puis s&rsquo;en va</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, Jean-Pierre Bacri sera, par la grâce du réalisateur Michel Leclerc ( <em>Le nom des gens</em> et plusieurs épisodes hilarants de <em>Fais-pas ci/Fais-pas ça</em>), Monsieur Sim, pathétique à en devenir magnifique VRP de brosse à dents qui sillonne la France avec son GPS- une adaptation au cordeau du livre <em>La vie privée de Monsieur Sim</em> de Jonathan Coe. <em>« J&rsquo;ai réalisé que si je mourrais subitement d&rsquo;une crise cardiaque, cela ne boulverserait pas grand monde »</em> s&rsquo;en attristait son personnage. Six ans plus tard, c&rsquo;est une longeu maladie comme l&rsquo;on dit qui l&rsquo;a emporté. Et rassures-toi, Jean-Pierre, nous en sommes tous bouleversés. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Par Laetitia Monsacré</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Vie très privée de Monsieur Sim - Bande-annonce" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/bBS8esnWhVA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>A nos soldats soignants</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/a-nos-soldats-soignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2020 17:58:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publié en mars 2020 et juste laissé en piqure de rappel, car encore actuel, enfin, de mémoire. A part les masques pour cette seconde vague- la Corée du Sud, traçage, dépistage qui lui ont évité des morts, attaque la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="356" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-solidarite-pizzas-caen-854x491-1-620x356.jpg" alt="" class="wp-image-46540" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-solidarite-pizzas-caen-854x491-1-620x356.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-solidarite-pizzas-caen-854x491-1-300x172.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-solidarite-pizzas-caen-854x491-1-768x442.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-solidarite-pizzas-caen-854x491-1.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Article publié en mars 2020 et juste laissé en piqure de rappel, car encore actuel, enfin, de mémoire. A part les masques pour cette seconde vague- la Corée du Sud, traçage, dépistage qui lui ont évité des morts, attaque la troisième vague avec cinq cents contaminés par jour.  Donc, il faudra s&rsquo;habituer car sinon pas grand chose d&rsquo;autre n&rsquo;a été réglé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous sommes en guerre »</em>. Le verbatim choisi par le Président Emmanuel Macron dans son allocution jeudi dernier, suivie par 35 millions de Français, un record historique, ressemblait plus, dans un pays où règne la paix-<a href="https://www.jimlepariser.fr/drole-de-guerre/"> lire notre article Une drôle de guerre-</a> à un pitch de DRH qu&rsquo;à un état de fait militaire. Un aphorisme pour annoncer le confinement de 63 millions de personnes à l&rsquo;aube du printemps. Sauf que moins d&rsquo;une semaine après cette prise de parole, il est devenu évident que certains Français sont effectivement en guerre. D&rsquo;après &#8211; les chiffres datent de 2018, la France compterait 223 571 médecins dont 30 %, environ 67 000, dans les hôpitaux publics et un peu plus de 100 000 dans le libéral auxquels s&rsquo;ajoutent 40 000 internes et 600 000 infirmiers dont un peu plus de 100 000 libéraux. Ce qui offrirait 400 000 lits, dont 250 000 dans le public et 100 000 dans le privé, toutes spécialités confondues. La réanimation, nécessitant 2 à 5 soignants par patient, et des respirateurs coûtant jusqu&rsquo;à 45 000 euros, compte 7 000 lits hexagonaux dans le public et 5000 dans le privé. A Colmar, Strasbourg, Mulhouse, les hôpitaux publics ont été vite saturés alors que des cliniques privées restaient vides comme ces dix lits prêts depuis vendredi<em> </em>dernier à la Fondation Saint-Vincent à Strasbourg. A l&rsquo;image de la Lombardie, on y a pratiqué toute la semaine une médecine de guerre- avec des choix de qui l&rsquo;on met sous respirateur ou pas. On imagine le choc psychologique pour ses soignants tandis que leurs journées sont devenues des gardes sans fin, plus le temps de manger, à peine de dormir, voire d&rsquo;aller aux toilettes comme l&rsquo;explique une infirmière qui a décidé de s&rsquo;arrêter. Ni pour certains de rentrer chez eux, certains l&rsquo;évitant même pour ne pas contaminer leurs proches. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près d&rsquo;un millier de soignants dans les hôpitaux français déjà contaminés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Chine, outre le Docteur Li Wenliang, 34 ans, décédé en février dernier du coronavirus et désormais reconnu mondialement comme un héros, on a compté officiellement cinq décès et 1716 soignants contaminés. En Italie, 6000 médecins sont déjà contaminés  et L&rsquo;Espagne annonce 3500 contaminés dans le personnel médical d&rsquo;après le quotidien La Vanguardia. En France, cinq morts parmi les médecins, rien que dans les hôpitaux parisiens 600 contaminés, des chiffres qui pourraient être bien plus élevés. Surexposés, rarement testés, mal équipés- absence de masques FFP2, seuls protégeant des aérosols du Covid 19, masques de chirurgien non adaptés et changés trop peu souvent,  les gants, les combinaisons, les lunettes, tout manque- le corps hospitalier joue à la roulette russe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si les protéger, c&rsquo;est les équiper; et si les applaudir, c&rsquo;est les encourager, pour tenir, il faut surtout, toute armée ou ONG le sait, bien manger et bien dormir. L&rsquo;USAP-CGT l&rsquo;a dénoncé dans un tweet, l&rsquo;Assistance Publique est en Ile de France indigente en matière de repas pour son personnel, servant une simple « collation ». </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="620" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/ETjwmXoXQAcQuow-620x620.jpg" alt="" class="wp-image-46562" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/ETjwmXoXQAcQuow-620x620.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/ETjwmXoXQAcQuow-300x300.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/ETjwmXoXQAcQuow-150x150.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/03/ETjwmXoXQAcQuow.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption>Tweet envoyé par @USAP CGT- « collation » servie à Hôpital d&rsquo;Avicenne</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des repas livrés gratuits, des logements offerts</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur internet, certains ont donc commencé à réagir comme Guillaume Gomez, accessoirement Chef à l&rsquo;Elysée, qui invite ses pairs à « mitonner » pour les soignants. Il a ainsi créé une plateforme pour s&rsquo;inscrire en tant que restaurateur et hôpital dans toute la France- Les chefs avec les soignants. Plus pragmatique, Domino Pizza a livré des centaines de pizzas au CHU de Montpellier et Hôpital Pompidou, un boulanger des viennoiseries à la Timone. Bref, les initiatives se multiplient, comme le site <a href="https://enpremiereligne.fr/">en premiere ligne,</a> lancé il y a une semaine proposant la mise en relation entre bénévoles et soignants pour la garde d&rsquo;enfants et les courses (et aide aux plus démunis). Quant à Brigitte Macron, elle vient de s&rsquo;engager- un peu tardivement, en tant que Présidente de la <a href="https://www.fondationhopitaux.fr/">Fondation des Hôpitaux parisiens et de France</a> à faire parvenir un millier de tablettes et 10.000 plateaux-repas dans les hôpitaux les plus débordés; et appelle aux dons tout comme la<a href="https://dons.fondationdefrance.org/solidarite-avec-les-soignants-et-les-plus-fragiles/~mon-don?ns_ira_cr_arg=IyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyNYg5lXBJnPxJayFl%2BA5S9H9UBkWFXRmj9eObZ%2Fxt7OIDwTEVOB9tO6DGI%2B7FEJkPAN%2F%2FIz3p0bSKb4%2FDlHIqrjEe7YsIAYS06AgR6ou93QLvysiKaRmZHhShN9Xo8Oh6pMYfvLky6bruLrJ1I%2B5BGQzoz0WO%2Btw1zI2Z%2BqJCWxCdikvbyH05ynCs3%2FGkspfS4Xe6mSUeUKdNFKMwIBlRIu&amp;gclid=CjwKCAjwvOHzBRBoEiwA48i6Aj_c9TOqg6y0jDjzLWeRlf6N-6UhEMN-OFfcswsydZicevcEb4ZAXxoCULEQAvD_BwE&amp;_cv=1"> Fondation de France</a> (grande soirée bisounours mardi sur France 2) pour faire plus, sachant qu&rsquo;un plateau repas revient à environ 10 euros et qu&rsquo;il en faudrait 1500 par jour. Autre problème, les logements; des Alsaciens proposent des gites aux soignants et Airbnb dont les réservations sont quasi-néantes, s&rsquo;est entendu avec le Ministère du logement pour renoncer à ses frais et faire des baux à 50 euros payés par l&rsquo;Etat pendant un mois. Autant d&rsquo;initiatives plus ou moins opportunistes que notre rédaction suivra dans les prochaines semaines à l&rsquo;aide des syndicats SUD, CGT, UNSA bien plus en contacts avec la réalité que les services de communications&#8230;  réjouis de le refaire. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Par April Weeler</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sans-abris et personnes fragiles ont tout autant besoin de solidarité avec le Secours Populaire, Les Restaux du coeur, le Samu Social, Les Glaneurs et Linkee  qui se chargent de la récupérations et redistribution des invendus, sachant que,  après le second confinement, loin de la solidarité du premier, ils sont près de un million de plus, appelés joliment les « nouveaux pauvres » du COVID19. Bref, on va vers les 10 millions de pauvres en France soit un Français sur , on vous laisse calculer&#8230; Benoit Hamon avec une barbe désormais, revient dessus dans son dernier livre, <em>Ce qu&rsquo;il faut de courage</em>. Comme celui de taxer la finance et les robots pour dégager les 500 milliards d&rsquo;euros que coûterai son fameux revenu universel. Un revenu pour un emploi « pas forcement un travail salarié, comme la mère au foyer ou tous ceux qui voudrait changer » On vous en reparle. </p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/a-nos-soldats-soignants/">A nos soldats soignants</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Alain Terzian, tirera-t&#8217;on sur l&#8217;ambulance ?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/tirera-ton-sur-lambulance-terzian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 16:07:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après dix sept ans de sacre, Alain Terzian, président des César vient de tomber. La chute d&#8217;un incontournable du 7eme art français ce vendredi 14 février 2020 a été éclipsé par le GrivauxGate (là aussi, une « ambulance »). Dommage car la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="428" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/813628-alain-terzian-sa-femme-brune-et-leurs-950x0-1-e1581696297946-620x428.jpg" alt="" class="wp-image-46448" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/813628-alain-terzian-sa-femme-brune-et-leurs-950x0-1-e1581696297946-620x428.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/813628-alain-terzian-sa-femme-brune-et-leurs-950x0-1-e1581696297946-300x207.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2020/02/813628-alain-terzian-sa-femme-brune-et-leurs-950x0-1-e1581696297946.jpg 726w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après dix sept ans de sacre, Alain Terzian, président des César vient de tomber. La chute d&rsquo;un incontournable du 7eme art français ce vendredi 14 février 2020 a été éclipsé par le GrivauxGate (là aussi, une « ambulance »). Dommage car la chose est remarquable; c&rsquo;est en effet un abus de position dominante qui s&rsquo;achève dans un milieu où, à l&rsquo;image du sport, l&rsquo;omerta règne. Pour preuve, il y a deux ans, JimlePariser avait publié un <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-cesar-est-attribue-a/">article</a> à charge sur le fonctionnement opaque de l&rsquo;Académie des César et la main mise d&rsquo;Alain Terzian sur la cérémonie; main mise- et des plus leste- selon nos informations à l&rsquo;époque-<a href="https://www.jimlepariser.fr/les-cesar-terzian-a-ose-arborer-le-ruban-blanc/">lire article</a>. A l&rsquo;époque, aucune jeune actrice, forcément muette face à un homme qui pouvait les nommer « Espoir de l&rsquo;année », boosteur évident d&rsquo;une carrière, n&rsquo;avait témoigné, malgré un début de journalisme collaboratif avec une journaliste d&rsquo;une importante chaine de télévision hertzienne. Oui, mais voilà, pour elle aussi, se mettre à dos un moghul du cinéma, cela pouvait avoir des conséquences, à l&rsquo;image d&rsquo;un journaliste du quotidien l&rsquo;Equipe qui « balancerait » sur, tiens par exemple, le tout puissant patron de la Fédération française du patinage, Didier Gailhaguet&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Démission expresse à deux semaines de la cérémonie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, c&rsquo;était sans compter sur la tribune signée par 400 professionnels du cinéma dont des « poids lourds » &#8211; Nicole Garcia, Cédric Klapish, Agnès Jaoui, Omar Sy, Bertrand Tavernier entres autres- qui a, ce mardi,  dénoncé le cooptage, l&rsquo;âge vieillissant et l&rsquo;opacité qui régne dans l&rsquo;Académie des César, à fortiori avec pour cette 45 ème édition, les douze nominations pour le film <em>J&rsquo;accuse</em> de Roman Polanski. Douze nominations comme les douze plaintes pour viol et harcèlement sexuel à l&rsquo;encontre du réalisateur polonais, actuellement sous mandat d&rsquo;arrêt aux Etats-Unis. <em>« Les César ne sont pas le lieu où l&rsquo;on juge de la moralité »</em> avait répondu en janvier dernier Alain Terzian. A la question <em>« En tant que producteur incontournable depuis quarante ans, avez-vous été toujours irréprochable avec les femmes? </em> » qui lui était posée par Sebastien Joly dans le Journal du Dimanche du 9 février dernier, le président des César répondait <em>« Parfaitement »</em>. Pas sûr que cette affirmation tienne dans les prochaines semaines avec plusieurs enquêtes en cours de Médiapart et le Magazine M. D&rsquo;ici le 28 février prochain, date de la cérémonie en direct de la Salle Pleyel où des nommés pourraient briller par leur absence, nous verrons si certaines osent, comme ce fut le cas avec #Metoo aux Etats-Unis contre Harvey Weinstein, « tirer sur l&rsquo;ambulance »&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/tirera-ton-sur-lambulance-terzian/">Alain Terzian, tirera-t’on sur l’ambulance ?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Trio de femmes pour les Noces de Figaro</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/trio-de-femmes-pour-les-noces-de-figaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Dec 2019 14:30:16 +0000</pubDate>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Elles sont jeunes, francophones, et, bien sûr, talentueuses. Et à l&rsquo;affiche de la nouvelle production des <i>Noces de Figaro</i> réglé par James Gray, que le Théâtre des Champs Elysées présente en cette fin novembre et début décembre. Applaudie ici même avenue Montaigne en Violetta l&rsquo;an dernier, Vannina Santoni incarnera la Comtesse, face au Chérubin d&rsquo;Eléonore Pancrazi. La canadienne Florie Valiquette endossera quant à elle la robe de Barberine.</p>
<p>Chanter Mozart, qui plus est un des opéras les plus joués du répertoire, c&rsquo;est d&rsquo;abord un défi, celui de restituer la fraîcheur d&rsquo;un rôle qui est parfois patiné par les traditions. Si Vannina Santoni, qui a déjà trois autres Comtesses à son actif, reconnaît la richesse que constitue l&rsquo;histoire de l&rsquo;interprétation, on ne peut pas faire l&rsquo;économie d&rsquo;un travail personnel. <em>«&nbsp;J&rsquo;ai cherché à contrebalancer une certaine image de maturité et lui redonner sa fraîcheur. Elle n&rsquo;a que dix-huit ans dans le livret de Da Ponte&nbsp;».</em> Les modèles, les habitudes, sinon la routine, surtout quand on est au cœur d&rsquo;une tournée, où l&rsquo;efficacité prime, peuvent parfois prendre le pas. Eléonore Pancrazi, qui a assumé le rôle du page avec la compagnie Opéra éclaté, ne dira pas le contraire. Aussi, est-ce une chance d&rsquo;avoir six semaines de répétition avec un metteur en scène qui invite à sortir des stéréotypes. <em>«&nbsp;Il me demandait d&rsquo;en faire moins, de rapporter mon personnage à mon expérience personnelle, pour le rendre plus proche de ce que je suis, de mon vécu. On a passé beaucoup de temps à parler&nbsp;».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>«&nbsp;Retrouver la fraîcheur de la musique&nbsp;»</b></p>
<p>On associe souvent Mozart avec des solistes en début de carrière, tant pour des questions techniques que budgétaires. Le parcours de nos trois jeunes femmes le vérifie plutôt&nbsp;: l&rsquo;ensemble de la trilogie Da Ponte et la <i>Flûte</i> pour Vannina Santoni, Barberine et l&rsquo;une des trois dames pour Eléonore Pancrazi, en plus de Chérubin. Pour autant, rien n&rsquo;est plus délicat que l&rsquo;apparente facilité mozartienne. Certes, <em>«&nbsp;c&rsquo;est bien écrit pour la voix, pour que le rendu soit souple&nbsp;»,</em> ainsi que le rappelle Vannina. <em>«&nbsp;Il y a un style à respecter&nbsp;: l&rsquo;interprétation n&rsquo;est pas moins libre que dans d&rsquo;autres répertoires. Ce sont d&rsquo;autres codes&nbsp;».</em> Pour une mezzo, la question de la tessiture ajoute une certaine difficulté, car <em>«&nbsp;les parties de mezzo sont en réalité écrites pour soprano « </em>. C&rsquo;est donc souvent sur le passage, et cela demande beaucoup de contrôle technique pour parvenir à quelque chose de fluide et naturel&nbsp;» confie Eléonore. Quant à Florie Valiquette, la brièveté du rôle de Barberine n&rsquo;est pas forcément simple à gérer&nbsp;:<em> «c&rsquo;est plus compliqué de jouer un court moment, qui concentre toute la pression&nbsp;».&nbsp;</em> Chacune se montre cependant unanime pour saluer le travail de Jérémie Rhorer, qui aime revenir aux sources, les a aidées à faire les réajustements pour retrouver la vérité de la musique.<em> «&nbsp;C&rsquo;est comme si cet opéra [Les Noces] coulait dans ses veines&nbsp;»</em>. Une baguette avisée que l&rsquo;on entendre avec un plateau non moins averti dans quelques jours avenue Montaigne.</p>
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<h6 style="text-align: right;">Par Gilles Charlassier</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/trio-de-femmes-pour-les-noces-de-figaro/">Trio de femmes pour les Noces de Figaro</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Jessye Norman, une des dernières géantes de l&#8217;opéra s&#8217;en va</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/jessye-norman-une-des-dernieres-geantes-de-lopera-sen-va/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 20:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-46230 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/10/static.playbill-620x349.jpg" alt="" width="620" height="349" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/10/static.playbill-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/10/static.playbill-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/10/static.playbill-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/10/static.playbill.jpg 970w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Les géants s&rsquo;en vont, ainsi mesure-t-on la fin d&rsquo;une époque. Le jour des obsèques de Jacques Chirac, l&rsquo;un des derniers Mohicans de la politique «&nbsp;d&rsquo;avant&nbsp;», moins pasteurisée par les normes, mais pas nécessairement moins «&nbsp;éthique&nbsp;», disparaît l&rsquo;une des plus grandes cantatrices du vingtième siècle, Jessye Norman. Né en 1945 dans l&rsquo;état de Géorgie aux Etats-Unis, elle a commencé sa carrière en Europe à la fin des années soixante, à Berlin-Ouest, où elle fut, dans <em>Tannhäuser</em>, l&rsquo;une des premières Elisabeth noire de l&rsquo;histoire wagnérienne. Avec sa voix de soprano dramatique, elle aborde un large répertoire, en particulier germanique et français. Défiant les barrières, elle travailla aussi bien avec les grands chefs romantiques que les pionniers du Baroque, à l&rsquo;exemple de John Eliot Gardiner, dans<em> Hippolyte et Aricie</em> au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence, sans oublier le jazz, les spirituals ou la mélodie, jusque dans la création, commandant en 2000 pour le Carnegie Hall un cycle de pièces sur des textes de trois auteures américaines.</p>
<p><strong>Une diva au-delà des frontières</strong></p>
<p>Personnage de diva qui avait progressivement délaissé la scène pour le concert et le récital, Jessye Norman ne s&rsquo;est jamais enfermée dans la tour d&rsquo;ivoire des théâtres d&rsquo;opéra. Elle a porté la voix du grand art lyrique au-delà des cénacles habituels, lors de manifestations publiques, investitures de présidents américains ou jubilé du soixantième anniversaire d&rsquo;Elisabeth II, et surtout le bicentenaire de la Révolution Française, où elle entonne, Place de la Concorde, <em>La Marseillaise</em>, drapée dans une robe aux couleurs du drapeau tricolore. Cette présence imposante et irrésistible, à la voix opulente a représenté, pour le grand public, le monde de l&rsquo;opéra, jusqu&rsquo;à inspirer, semble-t-il le film de Jean-Jacques Beineix, Diva. Si le disque et les vidéos, références non pléthoriques, conservent le témoignage de celle que c&rsquo;est fan surnommaient «&nbsp;Just Enormous&nbsp;», c&rsquo;est une figure d&rsquo;un monde désormais révolu, où la langue de bois n&rsquo;était pas encore en contreplaqué industriel, qui s&rsquo;en est allée.</p>
<p>GC</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/jessye-norman-une-des-dernieres-geantes-de-lopera-sen-va/">Jessye Norman, une des dernières géantes de l’opéra s’en va</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Stephane Udovitch, le piano libérateur</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/stephane-udovitch-le-piano-liberateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 04:57:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cerise sur le piano, le nom de son école de piano; l&#8217;idée a jailli de la tête de Stéphane Udovich comme une étincelle, une « fulgurance avec cette impression que ma vie se déroule et que j&#8217;en tire le fil », [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-46162 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/09/IMG_2729-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/09/IMG_2729-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/09/IMG_2729-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/09/IMG_2729-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>La Cerise sur le piano, le nom de son école de piano; l&rsquo;idée a jailli de la tête de Stéphane Udovich comme une étincelle, une <em>« fulgurance avec cette impression que ma vie se déroule et que j&rsquo;en tire le fil »</em>, la même fulgurance qui, à 27 ans, lui fit quitter un bon job dans une multinationale pour se donner corps et âme au piano et saxophone.&nbsp; A raison de dix heures par jour pour s&rsquo;imposer face a ceux qui sortent du conservatoire, Stéphane Udovich va ensuite entrer dans un trio de jazz comme saxophone. Le piano, il est tombé dedans comme démonstrateur dans un magasin spécialisé ce qui le conduit à donner des cours <em>« malgré lui »</em> comme professeur particulier, écrivain à ses heures de repos avec la publication de <em>Je veux être un homme heureux </em>aux éditions L&rsquo;Harmattan. Un clin d&rsquo;oeil à William Scheller? Toujours&nbsp; est-il que celui qui repond à nos question à cette terrasse face à l&rsquo;Ecole Polytechnique semble bien dans ses baskets qu&rsquo;il a blanches et classiques, imposant à son interlocuteur un charme certain.&nbsp;</p>
<p><strong>« Je veux être une homme heureux », en voilà un programme! De quoi s&rsquo;agissait-il exactement? </strong></p>
<p>Après des études supérieures avortées, quelque chose trainait en moi, j&rsquo;étais très asocial. J&rsquo;avais un projet d&rsquo;écriture mais tout autre. Et puis,&nbsp; il m&rsquo;est arrivé un jour en voiture une sorte de tremblement de terre intérieur avec une modification de conscience; une vision a 360°, un truc fou, il n&rsquo;y avait plus rien. Ça a bouleversé ma vie avec un sentiment d&rsquo;appartenance « au tout », un sentiment d&rsquo;amour infini sans objet. Après cela s&rsquo;est recompliqué, l&rsquo;ego est revenu, un psychiatre m&rsquo;a mis sous une dose de cheval de calmants puis la psychanalyse s&rsquo;est imposée à raison de plusieurs tranches de sept et huit ans , allongé trois fois par semaine avec un mec qui parle pas dans le dos.</p>
<p><strong>Comment la PNL, Programmation neuro-linguistique s&rsquo;est-elle imposée à vous?</strong></p>
<p>La psychanalyse m&rsquo; a ouvert a une meilleure perception de l&rsquo;autre alors il est vrai que mes cours se transformaient en psychanalyse sauvage. Les gens me disaient d&rsquo;aller dans cette direction, mais je ne me voyais pas comme psychanalyste; j &lsquo;ai alors cherché des moyens de comprendre l&rsquo;autre. Et puis je suis tombé sur internet par hasard sur la PNL qui m&rsquo;a semblé être un outil de bon sens sachant qu&rsquo;il y a plein de gens qui ne sont pas fait pour la psychanalyse pour laquelle j&rsquo;ai un DU à Diderot auquel j&rsquo;ai ajouté un Master de coaching et développement personnel&nbsp; passé à la Faculté d&rsquo;Assas, le seul en France diplôme de troisième cycle étatique.</p>
<p><strong>Et cette école de cours collectif que vous dirigez aujourd&rsquo;hui?&nbsp;</strong></p>
<p>J&rsquo;aimais bien écrire, je tenais la page musique d&rsquo;un magazine pour&nbsp; parents,&nbsp; puis je me suis mis à écrire mon livre comme un accouchement- j&rsquo;ai d’ailleurs mis neuf mois à me raconter, l&rsquo;éveil résultat d&rsquo;une promenade a travers 20 ans. J&rsquo;ai&nbsp; envoyé le manuscrit à l&rsquo;Harmattan qui m&rsquo;a envoyé un contrat dix jours après jour et c&rsquo;est lors d&rsquo;une signature chez eux que j&rsquo;ai flashé sur la cave avec cette idée de groupe, avec chacun sur un clavier avec un casque; ça ressemblait à un bide au début et puis une société m&rsquo; a contacté&nbsp; pour proposer cela à ses salariés entre midi et deux heures</p>
<p><strong>Qu&rsquo;apporte le groupe? </strong></p>
<p>Il permet de casser le code formel et l&rsquo;effet&nbsp; « psychanalyse hebdomadaire » que l&rsquo;on peut avoir&nbsp; avec un unique élève. Les salariés ont beaucoup aimé se retrouver dans ces moments de partage, même si mon public est surtout féminin. Quant au piano , comme je l&rsquo;explique dans mon livre <em>Les pouvoirs du piano</em>, les principales difficultés sont des&nbsp; blocages intérieurs: en jouant, on découvre vers quoi la fréquentation de l&rsquo;art peut nous conduire, et&nbsp; la réponse est: très loin.&nbsp;</p>
<p><strong>C&rsquo;est quoi un bon pédagogue?</strong></p>
<p>C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui écoute, afin de cerner l&rsquo;autre pour se mettre à sa place et&nbsp; voir ce qu&rsquo;il a compris ou pas. L&#8217;empathie aussi est&nbsp; indispensable. Il faut que ça circule.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est que la musique vous apporte?</strong></p>
<p>Si elle ne m&rsquo;est pas essentielle, j&rsquo;aurai pu vivre sans, je joue du piano tous les jours car je suis toujours en quête de progresser techniquement, et&nbsp; assez perfectionniste, cela pendant deux heures le matin, après mon café.</p>
<p>On devine à l&rsquo;entendre qu&rsquo;un cours de piano avec lui doit être de ces moments rares, confirmé par le fait qu&rsquo;il dit garder « très longtemps » ses élèves en cours particulier. L&rsquo;occasion sur fond de notes noires et blanches de voir le ying et le yang en chacun&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
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<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/stephane-udovitch-le-piano-liberateur/">Stephane Udovitch, le piano libérateur</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Michel Aumont, un comédien stakhanoviste</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/michel-aumont-le-comedien-sen-est-alle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2019 16:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Je veux toujours recommencer comme si j’étais un petit élève d’un cours de théâtre.» Ainsi Michel Aumont a-t&#8217;il, sociétaire honoraire de la Comédie-Française où il était entré à moins de 20 ans,&#160; joué plus de 200 fois les grands rôles [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-46153 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/08/1246859-000_1ju8dj-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/08/1246859-000_1ju8dj-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/08/1246859-000_1ju8dj-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/08/1246859-000_1ju8dj-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/08/1246859-000_1ju8dj.jpg 975w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p><em>«Je veux toujours recommencer comme si j’étais un petit élève d’un cours de théâtre.» </em>Ainsi Michel Aumont a-t&rsquo;il, sociétaire honoraire de la Comédie-Française où il était entré à moins de 20 ans,&nbsp; joué plus de 200 fois les grands rôles du répertoire classique comme Cyrano de Bergerac ou encore Harpagon. Celui qui vient de rejoindre les étoiles à 82 ans savait tout faire du commissaire véreux devant la camera de Claude Zidi au grand frère mal aimé de la délicieuse Sabine Azéma avec Bertrand Tavernier dans&nbsp; <i>Un dimanche à la campagne</i> en 1984, un film pour lequel il fut nommé aux César. Mais c&rsquo;est plutôt sur les planches que les honneurs vinrent avec quatre Molière dont deux du meilleur comédien.&nbsp;<em>«Je suis un acteur, je joue des rôles. Moi, je n’existe pas. Je suis les rôles que je joue. Moi, je ne suis rien.»</em> disait-il de lui, pourtant à la présence magnétique dès qu&rsquo;il était sur les planches. Ce sont des centaines de rôles joués autant de fois que l&rsquo;on compte, avec le souvenir d&rsquo;un gentilhomme qui quitte la scène au moment de la reprise de la saison théâtrale qui sans lui, aura le parfum des regrets. Et de celui qui servit si bien la scène qui fut la grande histoire de sa vie.</p>
<p>AW</p>
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<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/michel-aumont-le-comedien-sen-est-alle/">Michel Aumont, un comédien stakhanoviste</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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