5 décembre 2023
Gaza, la honte pour les médias français

 

En pleine guerre israélo-palestinienne, France 2, rappelons-le chaîne de service publique, a préféré lors de son journal de 13 heures présenté par Leila Kaddour et du 20 heures de Laurent Delahousse faire une édition totalement consacrée aux inondations, récolte des châtaignes ou ce week-end l’attentat au couteau à Paris, alors que l’armée israélienne a pilonné sans relâche le nord de Gaza après avoir réduit à néant le sud, provoquant l’exil de plus d’un million de palestiniens dont près de 15 000 civils d’entre eux ont été sacrifiés pour venger l’attaque du Hamas du 7 octobre dernier. Pour rappel, même le journal de la télévision suisse ou de la RTBF ont traité ce massacre concernant des femmes et des enfants mais également plus de 50 journalistes palestiniens en second sujet de leurs journaux respectifs. Quant à BBC News, le drame palestiniens fait l’ouverture quotidienne de toutes leurs éditions avec des images filmées à l’intérieur de la bande de Gaza, rappelons-le interdite d’accès aux médias occidentaux ce qui constitue une violation du droit international. Quant à Al Jazzira, chaîne qatari, elle est la seule a diffuser les reportages insupportables des journalistes palestiniens qui filment quotidiennement l’anéantissement de la bande de Gaza, immeubles et habitants compris.

Propagande israélienne

En marge de cette tuerie, la question des otages israéliens libérés est traitée sur les chaînes françaises à renfort d’images de propagande et de détails sur leur « effroyable » condition de détention comme cette femme affirmant n’avoir eu que du pain à manger. Un luxe que les gazaouis, privée d’eau, d’électricité et de nourriture n’ont plus depuis un mois; pareil pour les peluches offertes aux enfants juifs libérés, conduits dans des hôpitaux ultra équipés avec soutien psychologique comme s’ils revenaient de l’enfer. Alors soyons clair, loin des récits de captivités racontés en détail par Le Parisien ce week-end, l’enfer existe mais il est de l’autre côté, entre une bande de terre à la densité de population parmi les plus fortes au monde et la Cisjordanie où les colons juifs jouent au ball trap avec comme cible de pacifiques Palestiniens. Les mêmes dont les enfants sont amputés de pied ou de jambe pour éviter la gangrène faute de médicaments lorsqu’ils ne sont pas emprisonnés, sans jugement ni date annoncée de remise en liberté, à l’âge de 14 ans comme cette jeune fille dont le crime a été de jeter des pierres sur une voiture de colons. Une actualité qui semble sans doute compter moins que les châtaignes et autres mets pour Noël du coté de France 2.

Par Laetitia Monsacré

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