18 juin 2019

Un homme a été tué quai Voltaire il y a quelques semaines. Un chauffeur de car touristique l’a écrasé après une altercation. Ce drame résume le climat qui règne dans les rues de Paris avec des automobilistes excédés par les travaux qui font de Paris un gigantesque gruyère. Il y a en effet des trous partout dans la chaussée parisienne; la voiture devient un lieu de souffrance tandis que les autre moyens de transports peinent à se mettre en place. Les scooters sont hors service depuis que des câbles ont été coupés par malveillance, les trottinettes frôlent l’anarchie et confirment avec un premier mort qu’elles sont périlleuses. Utilisées sans casque, elles frôlent les 25 km avec des freins dignes d’un vélo. Les mêmes deux roues qui d’ailleurs dépassent à Paris les autos comme dit la chanson. La chose n’est en effet pas difficile au vu des embouteillages qui ne participent pas vraiment à une baisse de la pollution. La chose est sûre, Paris cherche à chasser les automobilistes avec des places “résident” qui disparaissent comme peau de chagrin. Les chaussées rétrécissent en effet avec  des trottoirs qui s’élargissent de plus en plus pour confirmer que le marcheur est celui qui l’emporte sur celui qui conduit, avec à terme de moins en moins de places de stationnement en surface. Une bonne affaire pour le groupe Vinci et autres qui commercialisent les places en sous sol où l’automobiliste est soumis à un racket légal. Face à cela, le Parisien n’a d’autre choix que de pester après Anne Hidalgo qui, loin de sa victoire en remportant les JO de 2024 a réussi à mettre d’accord une majorité des parisiens contre elle. Sans compter les chauffeurs de bus et autres taxis qui doivent subir avec les usagers des heures supplémentaires pour aller d’un point A à un point B. Ne reste plus à se transformer en rat et aller dans les profondeurs de la ville, à condition d’accepter d’être collé à son voisin. Rajoutez des prix au m2 exorbitants avec les taux d’intérêts au plus bas, la gentrification de Paris ne cesse de s’imposer à ses habitants qui peuvent difficilement se souvenir que la mairie est actuellement socialiste. Voilà qui promet pour 2020…

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs