25 juin 2013
Vanity est à Paris !

 

Les semelles d’Anne Boulay, la rédactrice en chef,  sont assorties au rouge du magazine -forcément. On ne saurait lancer Vanity Fair version française sans porter des Louboutin… A côté d’elle, Michel Denisot reste la star malgré son air de chien battu, s’excusant presque d’être là. Rien ne tient pourtant au hasard avec le groupe Condé Nast qui à l’image du Huffington Post avec Anne Sinclair a recruté une star, vers laquelle se tournent tous les objectifs. Si l’animateur du Grand Journal avait gardé sa quotidienne dans la galaxie Canal Plus, il est évident que l’on aurait imaginé qu’il ne soit qu’un prête-nom au magazine américain qui a fêté ses 100 ans, mais là, il est à parier qu’il sera parti prenante dans cette rédaction de 30 personnes qui a eu les moyens avec un investissement de 15 millions d’euros de faire quatre numéros zéro. Et de pouvoir tabler sur trois ans de pertes sans que le groupe ne lui en tienne rigueur…

Balthus et Lakshmi Mittal

400 000 exemplaires pour le premier -80 000 ensuite avec un prix de lancement de 2 euros( 3,95 euros ensuite) et 93 pages de pub pour ce  numéro 1 avec un financement qui devrait être à hauteur de 70 % des ressources (600 pages attendues sur l’année). A voir maintenant si le mélange d’infos avec comme recrue le journaliste enquêteur Hervé Gattegno, venant du Nouvel Obs et de Glamour, représenté par Virginie Mouzat, ex du Figaro, saura convaincre les Français qui auront avec ce premier numéro 500 000 signes revenant aussi bien sur  l’affaire Bettencourt que les aciers Mittal, un long portrait de Scarlett Johansson ou encore Balthus qui revisite les pages de mode. A première vue, on est un peu submergé par la maquette très américaine et hyper solliciteuse… Heureusement les pubs sont là pour se reposer saurait-on tenté de se dire… Vous aurez en tous les cas du mal à échapper au rouleau compresseur Condé Nast qui va diffuser 8000 affiches sur les supports publicitaires et dispose d’un confortable budget publicitaire de 5 millions d’euros. Quant à Internet, on promet un site qui sera le quotidien du mensuel avec 500 000 visiteurs uniques par mois avec l’idée de faire du limité très qualifié. “Vanity Fair nécessite un effort de la part de son lecteur” comme le précise son directeur Xavier Romatet, avant de distribuer avec Anne Boulay à l’humour très pète-sec et Michel Denisot, le numéro un tant attendu dans les rangs des journalistes présents à ce lancement presse. Nous voilà prévenus…

LM

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