15 avril 2013
Salgado remonte aux origines

Même les meilleurs ont besoin de chance. Celle de Sebastião Salgado fut la malchance de Reagan. Le 30 Mars 1981, il était le photographe en charge du Président lorsque celui-ci fut l’objet d’une tentative d’assassinat. Ses photos firent le tour du monde et lui offrirent sa liberté. Peu de temps après, basé à Paris, le photographe brésilien débuta alors un long périple de par le monde pour témoigner des vestiges de l’industrialisation, La Main de l’homme. Puis, il se consacra à un autre projet, Exodes, toujours inscrit dans la durée, s’intéressant cette fois aux mouvements humains, notamment des réfugiés avec à la clé un livre et une exposition qui firent le tour du monde.

Une ode à la nature

Dans son dernier projet, Génésis (La Genèse ), Salgado s’est cette fois intéressé à la nature, recherchant paysages, animaux ou hommes ayant été le moins possible « impactés » par la civilisation. Entre 2004 et 2012, il a ainsi effectué une trentaine de voyages du sud de la Géorgie à la Sibérie, de l’Amazonie au Kamtchaka, de l’Alaska à la Namibie. Le résultat est éblouissant: un iceberg ressemblant à une cathédrale en Antarctique; des chasseurs nus de la tribu des Zo’é au Brésil, des gorilles dans les collines rwandaises ou encore les déserts de dunes au sud de l’Algérie, s’étendant à l’infini.

Bientôt à Paris

Organisée autour de cinq thèmes -Sanctuaires, Sud de la planète, Espaces Nordiques, Afrique et Amazonie, l’exposition présente plus de 200 photographies au Museum d’histoire naturelle à Londres jusqu’au 8 septembre. Inaugurée par l’ancien président brésilien, Luis Inácio Lula da Silva, vous pourrez la retrouver le 25 septembre à la Maison européenne de la photographie et dans un livre magnifique paru chez Taschen. De quoi découvrir ce travail que Salgado a nommé « sa lettre d’amour » à la planète.

AW

 

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