4 juin 2014
Roland garros/ Un village nommé désir

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To be or not to be. Chaque mois de juin, on “existe” à soi-même (pour les cas désespérés) et aux autres si l’on reçoit son invitation pour le village de Roland Garros. Vous n’y croiserez pas des paysans mais un concentré d’égos que seul le Festival de Cannes concurrence. Tout commence par un accueil personnalisé à la porte D qui évite de patienter avec le vulgus pecum pour entrer dans le stade. Là, on vous offre le couvert avec un plan de table savamment établi, un concierge qui veille à tous les caprices et drames existentiels comme un talon qui se casse et accessoirement, un passage dans les tribunes pour aller voir un match, accompagné d’une hôtesse nécessairement jeune et jolie. Au total,  19 tentes louées par Lacoste, Lagardère, Longines, Orange, Perrier, Peugeot ou encore Moet-Henessy qui accueillent du people, du présentateur TV, anciens sportifs, meilleurs clients venus spécialement de leur province et le “CAC 40 détendu”. Un temps fort: la soirée blanche qui aura lieu ce jeudi soir avec du champagne et le staff relations publiques de chaque entreprise sur son 31, dans un modèle qui s’est exporté partout dans le monde depuis 1980, date de la création de ce juteux concept. Le ticket d’entrée n’est en effet pas donné que ce soit pour les entreprises ou les invités qui doivent le mériter, d’une façon ou d’une autre, avec l’assurance, s’ils déméritent, d’avoir le droit de voir les matchs l’année d’après devant leur poste de télé…

AW

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