4 juin 2016
Roland Garros, en panne ou en forme?

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Les serres historiques ne disparaitront pas, c’est la promesse faite par une affiche dans le stade Roland Garros qui accueille les internationnaux de tennois jusqu’à demain, finale homme qui opposera le numéro un mondial Djokovic à Andy Murray après celle des femmes ce samedi où Seran Williams en collant pas très seyant devrait logiquement l’emporter contre l’Espagnole Garbine Muguruza à partir de 15 heures sur le court Philippe Chatrier. Comme chacun sait, celui-ci n’est pas couvert, ce qui a entrainé, en cette belle semaine automnale de crue historique de la Seine transformée en attraction pour tous les touristes et Parisiens, des sarcasmes et pas mal d’énervements pour les joueurs et le public. Une joueuse polonaise n’a d’ailleurs pas hésité à comparer notre cher tournoi à une rencontre de troisième zone malgré l’organisation au cordeau qui règne du côté de la Porte d’Auteuil…

Superbe organisation

C’est pourtant une mécanique des plus huilées au charme so french qui se déploie sur quinze jours avce quantité d’animations bien chauffées- et donc bienvenues comme dans le RG Lab où le public pouvait mesurer la vitesse de son service, jouer contre un robot lanceur de balles ou découvrir le prototype Fractral mis au point par Peugeot avec ses dizaines de haut parleurs embarqués, y compris dans le siège de cette voiture autonome connectée qui a déjà fait plus de 30 000 km sur nos routes. Le futur, tout comme ces lunettes qui offrent sur le stand Perrier un voyage jubilatoire en montgolfière à 360 ° ou les photos souvenirs chez Orange, à moins que l’on ne préfère revenir avec sa balle gravée RG ou un autre article griffée vendus au prix exorbitants de 45 euros le parapluie!

Des invités plus sensibles à leur estomac qu’au tennis

Mais revenons sur les courts où le trophée des légendes a offert un bonheur de jeu et de spectacle comme avec Yannick Noah toujours aussi élancé et cabotin, Mats Wilander, Michael Chang, John Mac enroe ou encore Navratilova. De quoi faire oublier le froid combattu à coup de café et thé Lavazza, avec des gobelets consignés pour que les poubelles ne débordent. Et oui, le développement durable est passé par le stade et c’est tant mieux, même s’il est dommage que les courts n’aient été à moitié remplis-c’est pourtant pas cher, 10 à 20 euros la place achetable jusqu’au dernier moment sur internet à moins que vous ne soyez invités par Lacoste, Moët Hennessy ou France Télévisions dans le village ou dans la Tour TV. Alors, à l’année prochaine…

LM

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Noah en jaune poussin et Pioline, deux copains…

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs