15 avril 2016
Nanterre sur pointes à Garnier

Paris-Piege_de_lumiere

Les petits rats devront un peu attendre; la légendaire ponctualité de l’Opéra de Paris est désormais mise à mal avec les portiques de sécurité bien peu assortis à l’architecture Napoléon III de Garnier. Qu’importe, parents et enfants patientent sous la pluie pour cette première du spectacle de l’Ecole de l’Opéra de Paris, désormais délocalisée à Nanterre,  qui a cette année vu les choses en très grand-peu de très jeunes danseurs. Et pour tous le goûts afin de montrer l’excellence de cette école où l’internat est de mise et la sélection redoutable pour avoir la chance de fouler une fois l’an la scène en pente de Garnier. Degas s’invite dans le premier tableau, avec un décor et des tutus directement inspirés de ses tableaux sur une chorégraphie très classique datant du XIX ème siècle d’August Bournonville, Conservatoire, qui comme son nom l’indique montre une salle de répétition permettant aux élèves d’enchainer arabesques et pirouettes sans aucune dramaturgie. Pour cela, il faudra attendre Roland Petit et Les Forains, le plus joli moment de la soirée avec notamment la petite Gloria Poubeau, ballerine de douze ans, à la fraîcheur déconcertante. Un entracte plus tard où les plus jeunes spectateurs multiplient les entre chats dans les couloirs de Garnier et voilà Piège de Lumière de John Taras, ballet fantastique de John Taras Piège de lumière, récit merveilleux de la rencontre de bagnards en fuite avec des créatures mi-humaines, mi-papillons où les costumes rendaient bien méconnaissables les progénitures des nombreux parents présents. A 21 heures 30, c’était plié, de quoi aller coucher des enfants dont plus d’un se serait bien vu sur scène…

AW

Spectacle Ecole de danse jusqu’au lundi 18 avril 2016, Opéra Garnier

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