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	<title>Tiago Rodrigues | Jim le Pariser</title>
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		<title>Tristan et Isolde à Lille : Wagner par Tiago Rodrigues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2024 03:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Cornelius Meister]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre national de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Tiago Rodrigues]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48024" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2.jpg 980w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Créée à Nancy en 2023, la mise en scène de Tiago Rodrigues de <i>Tristan et Isolde </i>signait les débuts du nouveau directeur du Festival d&rsquo;Avignon depuis septembre 2023 dans le répertoire lyrique. Si, avec ses 947 pancartes qui se substituent aux habituels surtitres et permettent au public français de suivre l&rsquo;action, le procédé, plus littéral par rapport au texte allemand dans les deux derniers actes, restitue efficacement la dialectique amoureuse et philosophique de l&rsquo;ouvrage de Wagner. Certes, le dispositif, assumé par deux danseurs, Sofia Diaz et Vitor Roriz, doubles du couple de l&rsquo;histoire, qui tirent les cartons de la bibliothèque, n&rsquo;évite pas certaines pesanteurs relatives, liées, à l&rsquo;exception de l&rsquo;incipit silencieux, à la dimension plus physique qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît de la performance. Mais le décor dessiné par Fernando Ribeiro – et habilement mis en valeur par les variations lumineuses de Rui Monteiro, entre la chaleur de serre du deuxième acte et les tonalités plus blafardes du troisième – accompagne avec une évidente poésie scénographique la dévolution des sentiments et du drame, avec des étagères qui se vident au fil du spectacle, parsemées de verdure dans le duo d&rsquo;amour et réduites à une carcasse à l&rsquo;heure de la mort.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la reprise par Laurent Delvert se distingue un plateau vocal de premier plan, même si sa physionomie ne correspond pas toujours aux archétypes attendus. Face à l&rsquo;Isolde d&rsquo;Annemarie Kremer dont l&rsquo;engagement expressif n&rsquo;est pas altéré par la blessure au pied l&rsquo;obligeant à s&rsquo;adosser parfois à une canne, Daniel Brenna campe un Tristan qui, s&rsquo;il investit moins la vaillance que d&rsquo;autres ténors plus héroïques, parvient au terme du dernier acte – et de son long monologue – sans accuser la fatigue, ni en sacrifiant ce qui précède par un contraste trop patent de moyens qui ont la vertu d&rsquo;une certaine homogénéité – et sont pétris d&rsquo;une indéniable humanité.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Des pancartes et un orchestre au sommet</b></p>
<p align="JUSTIFY">Marie-Adeline Henry affirme une Brangräne de belle tenue, qui s&rsquo;appuie sur un médium à la coloration dense, avec une réserve à laquelle s&rsquo;oppose la franchise d&rsquo;Alexandre Duhamel, dont le Kurwenal n&rsquo;omet pas la plénitude dans la trivialité de certains accents. David Steffens endosse l&rsquo;autorité meurtrie du roi Marke, aux côtés du Melot vengeur de David Ireland. Kaëlig Boché se glisse dans les mélopées élégiaques du berger et du marin, quand Laurent Bourdeaux s&rsquo;acquitte de celle du timonier. Préparé par Louis Gal, le Choeur de l&rsquo;Opéra de Lille contribue, en salle et surtout en coulisses, à l&rsquo;immersion dans ce drame romantique porté par la baguette de Cornelius Meister.</p>
<p align="JUSTIFY">Car le chef allemand est la clef de voûte de la réussite de ce <i>Tristan</i>. A la tête de l&rsquo;Orchestre national de Lille, dont il calibre les pupitres avec une science instinctive, il se confirme comme l&rsquo;un des meilleurs wagnériens du moment – voire plus. Sa direction d&rsquo;une grande clarté laisse s&rsquo;épanouir le discours avec une souplesse naturelle, qui n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;articuler autour de rubatos ça et là inattendus mais toujours dénués de gratuité et de lourdeur dramatique. Sa lecture confirme que l&rsquo;allant des tempi n&rsquo;est pas une simple question de chronomètre. Sans doute, après le remarquable <i>Parsifal</i> à Anvers il y a quelques années, l&rsquo;un des plus beaux <i>Tristan</i> qui nous ait été donnés d&rsquo;entendre à l&rsquo;orchestre&nbsp;: Lille a visé on ne peut plus juste.</p>
<h6 align="JUSTIFY">Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Tristan et Isolde</i>, Opéra de Lille, mars 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/tristan-et-isolde-a-lille-wagner-par-tiago-rodrigues/">Tristan et Isolde à Lille : Wagner par Tiago Rodrigues</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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