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	<title>photos | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Cité de la Musique/ Dylan par Kramer</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/dylan-par-kramer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 04:24:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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<p><em>« Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons &#8211; s&rsquo;ils savent où regarder ».</em> L’homme à l’harmonica reste pourtant une légende folk –bien que paradoxalement toujours vivant- difficile à percer, un personnage dont les facettes sont aussi multiples que les accords de sa guitare. A travers l’exposition « Bob Dylan, l’explosion rock 61-66 » la cité de la Musique met en avant une série de soixante clichés pris par le talentueux photographe Daniel Kramer durant la période 1964-65. Celle où un petit gars du Minnesota est devenu un symbole folk à New York et dans le monde entier,  sous le nom de Bob Dylan, hommage au poète gallois Dylan Thomas. On le voit alors sous ses traits angéliques et son physique juvénile, les cheveux en broussaille, derrière des  Ray Ban, en train de se concentrer sur un échiquier ou de chanter avec son harmonica. Toujours une clope à la main, dans l’obscurité de la scène. Daniel Kramer, fasciné par <em>« le jeune âge de Bob Dylan et le courage qu’il faut avoir pour monter sur scène en chantant des chansons aux paroles contestataires</em> » –comme lorsqu’il interprète » The Lonesome Death of Hattie Caroll », sur le meurtre d’une serveuse noire par un blanc éméché- livre un petit bout d’intimité de l’insaisissable icône folk.</p>
<p><strong>Clichés sur le vif</strong></p>
<p>Dylan est alors  le poète qui fait résonner les injustices de la société américaine des années 60 au son de sa guitare, avec sa voix trainante et nasillarde. <em>« Je ne lui ai jamais demandé de poser, chaque prise est naturelle, même si au début il se sentait obligé de faire des choses stupides. »</em> Comme cette photo où il est perché dans un arbre.</p>
<p>Pris sous son aile par Joan Baez, ami d’Allen Ginsberg, Dylan relance la « protest song » -incarnée par son idole le chanteur folk américain Woody Guthrie dans les années 30- et s’engage dans le mouvement des droits civiques, contre la guerre du Vietnam. <em>« How many roads must a man walk down</em><em>/</em><em>Before you call him a man ? « </em>Blowin’ in the Wind est devenu un hymne intemporel, à la fois chanson poétique et déclaration de foi. A cette époque Bob Dylan, fraîchement débarqué à Greenwich, vivait la bohème, buvant des expressos, lisant des poèmes et écrivant des chansons<em>.</em> Le vagabond juif a posé ses valises au cœur de la plus importante sphère artistique du moment.</p>
<p>I<strong>nfluences et métamorphoses</strong></p>
<p>Au-delà des photographies noir et blanc de Bob Dylan, l’exposition a réuni une collection impressionnante de guitares. De la gratte de Dylan à celle d’Elvis Presley en passant par celle de Woody Guthrie où est gravé <em>« cette machine tue les fascistes »</em>.<em> « Du jamais vu »</em> s’enthousiasme Bob Santelli, le commissaire de l’exposition- directeur du Grammy Museum de Los Angeles. Ce Bob qui adolescent voulait <em>« devenir Dylan »</em>, lui a consacré un livre et plusieurs expositions. En déambulant parmi les trois pièces de l’exposition, on découvre ou l&rsquo;on redécouvre la métamorphose qu’a subie Dylan. Ses influences –Little Richard, Odetta, Woody Guthrie- de sa transition folk à un son plus électrique –qui décevra certains fans- jusqu’à son mystérieux accident de moto en 66, après quoi il ne réapparaitra sur scène que deux ans plus tard. Et le phénix renaîtra à nouveau de ses cendres. Retour également sur ceux qu’il a inspiré -The Mama’s and Papa’s, les Byrds, et même les Beatles.</p>
<p>Tellement de choses ont été rapportées et racontées à son propos qu’on se demande ce que Bob Dylan –ou plutôt Robert Zimmerman- penserait de toute cette agitation autour de sa personne et de son entrée au musée. <em>« Il est conscient d’avoir un héritage à transmettre » </em>explique Daniel Kramer. <em>« Même s’il n’a jamais mis les pieds dans une exposition lui étant consacrée. </em>» Le chanteur –qui a fêté ses 70 ans l’année dernière- doit bien s’amuser de nous voir essayer de percer le mythe de ce « caméléon ». Et de se remémorer ses paroles, révélatrices ou non, <em>« But it ain&rsquo;t me, babe,<strong>/</strong>No, no, no<strong>/</strong>It ain&rsquo;t me you&rsquo;re looking for, babe ». </em>Il vaut en tous cas mieux voir désormais ses photos ou écouter ses disques que d&rsquo;aller à ses concerts, où malheureusement sa voix l&rsquo;a abandonnée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>Bob Dylan, l&rsquo;exposition rock jusqu&rsquo;au  15 juillet à la <a href="http://www.citedelamusique.fr/minisites/1203_dylan/index.aspx" target="_blank">Cité de la musique</a><br />
<em></em></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/dylan-par-kramer/">Cité de la Musique/ Dylan par Kramer</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le Paris de jadis</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:18:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg-2/" rel="attachment wp-att-11823"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11823" title="med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1.jpg" alt="" width="500" height="384" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-300x230.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-78x60.jpg 78w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-60x46.jpg 60w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Êtes-vous prêt pour un bond dans le temps de trois siècles en arrière ? Oublier le Paris tel que vous le connaissez aujourd’hui, avec ses grands boulevards et ses bouchons ? Et vous laissez porter par les cris caractéristiques des vendeurs ambulants qui sillonnaient la capitale –porteurs d’eau ou vendeurs de friandises ? Voilà ce que propose l’exposition au Musée Carnavalet, un voyage dans l’histoire du « Peuple de Paris au XIX ème siècle ». Repasseurs de couteaux, empailleurs, blanchisseurs,  autant de noms de métiers disparus, dont les sonorités nous évoquent les souvenirs d’une époque bien lointaine. Celle d’une capitale où les trois-quarts des habitants étaient des ouvriers et où le prolétariat constituait le peuple. Des pauvres aux marginaux en passant par les « petits métiers », cette classe n’en restait pas moins hétérogène face à la diversité de statuts qu’elle comprenait. C’était aussi un Paris communautaire, où l&rsquo;on retrouvait <em>« toute la France à la capitale »</em>. Les migrants venaient des quatre coins des campagnes pour chercher du travail dans la cité. Soit des petits boulots journaliers ou un travail d’ouvrier –comme en témoigne la lettre raturée, écrite à la plume, d’un jeune maçon à ses parents. Les savoyards chargés de leurs longs balais-brosse devenaient des petits ramoneurs, quant aux auvergnats, ils se sont spécialisés  dans la brocante, mais restent surtout réputés pour avoir tenu des commerces de vente de charbon et de vins. Nommés les « bougnats », ils sont aujourd’hui éparpillés dans Paris à la tête d’enseignes de cafés et de brasseries florissantes.</p>
<p><strong>Des écrits rares</strong></p>
<p>L’explosion démographique qu’a subi la capitale en cette période s’explique plus dans l’afflux des provinciaux que par le taux de natalité. D’autant qu’en 1861, les frontières de la ville se sont élargies à l’enceinte –dite de Thiers- pour passer de 3 441 hectares à 7 802 avec l’annexion des communes limitrophes. Paris n’en est pas moins restée constituée de « petits villages », Belleville se transformant par exemple en cité ouvrière. Une série de photographies apporte la vision d’un quartier populaire et d’une ambiance vivante. Pour le reste, des aquarelles ou des caricatures racontent cette époque où les<em> « témoignages populaires sont rares »</em>&#8211; seules les élites étaient capables d’écrire, de transmettre et conserver des observations sur leur période -dans les enquêtes consacrées aux conditions de travail dans les usines, les ouvriers n’ont pas le droit de parole face à celle de leur patron.</p>
<p style="text-align: left;">Quelques clichés de Charles Nègre, Charles Marville, Léon et Lévi offrent la vision d’un Paris en noir et blanc. Des femmes à genoux sur les lavoirs du Canal Saint Martin, des chiffonniers transportant avec labeur leur sac sur un dos déjà courbé par la fatigue et non par le poids de l’âge, d’une partie de pêche immortalisée sur les bords de la Seine – un dimanche après-midi, jour de repos des travailleurs. Il est écrit que<em> « l’heure à laquelle l’homme a coutume de se lever révèle la place du Parisien dans la stratification sociale »</em>. Au petit jour, pour le peuple. L’auteur Jules Michelet -1798-1874, livrait un regard pertinent sur son époque, celui d’un <em>« sentiment profond pour le peuple, et la pleine connaissance qui est en lui : celle de la vertu du sacrifice ». &#8211;</em><em><br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exposition « <a href="http://carnavalet.paris.fr/fr/expositions/le-peuple-de-paris-au-xixe-siecle" target="_blank">Le peuple de Paris</a> » au musée Carnavalet jusqu&rsquo;au 26 février 2012.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/">Le Paris de jadis</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Chasseuse de regard</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 14:39:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/diane-arbus/" rel="attachment wp-att-11679"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11679" title="Diane-Arbus" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus.jpg" alt="" width="328" height="410" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus.jpg 328w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-240x300.jpg 240w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-48x60.jpg 48w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-60x75.jpg 60w" sizes="(max-width: 328px) 100vw, 328px" /></a></p>
<p>Dépêchez-vous, il vous reste jusqu&rsquo;à seulement dimanche pour aller voir la très belle rétrospective-certaines photos sont totalement inédites- consacrée à Diane Arbus, cette photographe américaine au Musée du jeu de Paume. Adepte de la différence et de l&rsquo;étrangeté, elle passa sa vie-courte, et à laquelle elle choisit de mettre un terme en 1971- à la traquer où qu&rsquo;elle soit; jumelles, transexuels, travestis, obèses, monstres, trisomiques, nains, naturistes, c&rsquo;est définitivement aux acteurs « en marge » par la volonté ou à leur corps défendant qu&rsquo;elle s&rsquo;est intéressée. De tous ces gens, <em>« chaque différence est ressemblance », </em>elle saisit les grimaces, les traits, les corps mais surtout les regards. Car Diane Arbus avait ce talent unique, accompagné par un cadre parfait, de capter l&rsquo;âme des êtres qu&rsquo;elle photographiait, ironique dans les titres de ses photos comme pour « la débutante de l&rsquo;année »-une femme fanée allongée dans un lit, ou laissant juste l&rsquo;extra-ordinaire fait une irruption dans cette Amérique des années 60 qu&rsquo;elle immortalisa en faisant des séries exposées de son vivant dans les plus grande collections. Telle une anthropologue, <em>« je vois la divinité dans des choses ordinaires « </em> disait-elle,  cette femme avait à coeur de célébrer les choses telles qu&rsquo;elles sont, faisant sienne la phrase de la grande photographe Bérénice Abbott<em> « plus on est précis, plus on devient général »</em>. De quoi méditer pour beaucoup&#8230;</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/">Chasseuse de regard</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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