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	<title>Orchestre national de Lille | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Mendelssohn sans chef à Lille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 23:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[David Grimal]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau Siècle]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre national de Lille]]></category>
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<p align="JUSTIFY">L&rsquo;ouverture à un large public, et plus particulièrement celui de demain, donne lieu à des initiatives et des incitations diverses, souvent axées autour de l&rsquo;accessibilité tarifaire. Pour le programme Mendelssohn de David Grimal, l&rsquo;Orchestre national de Lille et son association de mécènes et de partenaires, Arpège, ont invité 700 étudiants dans l&rsquo;auditorium du Nouveau Siècle – qui fermera en mars pour un an de travaux de rénovation. Si certains assistent sans doute à leur premier concert en salle, ils ne seront pas les seuls à faite une expérience inédite. Car, dans la lignée de ce qu&rsquo;il pratique avec d&rsquo;autres formations où il est invité, David Grimal prolonge avec les pupitres lillois l&rsquo;expérience qu&rsquo;il mène depuis une dizaine d&rsquo;années avec Les Dissonances, celle d&rsquo;un orchestre sans chef, favorisant la construction collective de l&rsquo;interprétation – en rupture avec une certaine culture hériarchique sinon démiurgique dans la pratique musicale.</p>
<p align="JUSTIFY">En réunissant trois des œuvres les plus connues de Mendelssohn, le programme que le soliste propose permet de mesurer ce que ce dispositif orginal apporte en regard des habitudes traditionnelles de jeu et d&rsquo;écoute. Avec ses ondoiments tempétueux, l&rsquo;ouverture <em>Les Hébrides</em> n&rsquo;est peut-être pas la page la plus propice à ce dispositif. La vigilance que l&rsquo;absence de baguette impose aux pupitres lillois conduit à une modération du tempo adoucissant de la sauvagerie des éléments. L&rsquo;évocation d&rsquo;une nature hostile se dessine avec une netteté plus proche de l&rsquo;équilibre du pastel que des contrastes à la Turner.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Un jeu frémissant de&nbsp; sensibilité</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Avec le <em>Concerto pour violon n°2 en ré mineur</em>, David Grimal entre en scène avec son archet frémissant, pour lequel l&rsquo;orchestre se fait un écrin délicat. Le chatoiement des couleurs et l&rsquo;allant du jeu imprime, dès les premières mesures de l&rsquo;<em>Allegro molto appassionato</em>, une sensibilité volubile qui ne verse jamais dans l&rsquo;exhibition. Cette sincérité dans le jeu se confirme avec un <em>Andante</em> au lyrisme naturel et bien calibré qui laisse s&rsquo;épanouir une ligne de chant souple, filée attacca vers le finale, ainsi que l&rsquo;exige la partition, un finale enlevé et aérien, aux allures de feu d&rsquo;artifice. En bis, le violoniste français fait rayonner la douloureuse intériorité de la <em>Melodia</em> de la <em>Sonate pour violon</em> que Bartok composa pour Menuhin, œuvre testamentaire du compositeur hongrois alors exilé aux Etats-Unis où il meurt en 1945.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais c&rsquo;est sans doute, après l&rsquo;entracte, la <em>Symphonie n°4 en la majeur</em>, dite « <em>Italienne »</em>, pour son inspiration puisée dans les images transalpines, que le travail de David Grimal livre le mieux ses fruits. L&rsquo;Allegro vivace augural résonne avec une fraîcheur et une vitalité que l&rsquo;on retrouve dans la tendresse nonchalante de l&rsquo;<em>Andante con moto</em> et du <em>Scherzo</em>. Ce sens de la caractérisation éclôt tout à fait dans les rythmes du saltarello final, scandé par les cordes sur le chevalet, en un contagieux bonheur mimétique de la danse, formant un viatique pour la fin de soirée.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</h6>
<p>Orchestre national de Lille, février 2025</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/mendelssohn-sans-chef-a-lille/">Mendelssohn sans chef à Lille</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Tristan et Isolde à Lille : Wagner par Tiago Rodrigues</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/tristan-et-isolde-a-lille-wagner-par-tiago-rodrigues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2024 03:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Cornelius Meister]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre national de Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Tiago Rodrigues]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48024" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/05/Tristan_et_Isolde_JeanLouisFernandez2.jpg 980w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Créée à Nancy en 2023, la mise en scène de Tiago Rodrigues de <i>Tristan et Isolde </i>signait les débuts du nouveau directeur du Festival d&rsquo;Avignon depuis septembre 2023 dans le répertoire lyrique. Si, avec ses 947 pancartes qui se substituent aux habituels surtitres et permettent au public français de suivre l&rsquo;action, le procédé, plus littéral par rapport au texte allemand dans les deux derniers actes, restitue efficacement la dialectique amoureuse et philosophique de l&rsquo;ouvrage de Wagner. Certes, le dispositif, assumé par deux danseurs, Sofia Diaz et Vitor Roriz, doubles du couple de l&rsquo;histoire, qui tirent les cartons de la bibliothèque, n&rsquo;évite pas certaines pesanteurs relatives, liées, à l&rsquo;exception de l&rsquo;incipit silencieux, à la dimension plus physique qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît de la performance. Mais le décor dessiné par Fernando Ribeiro – et habilement mis en valeur par les variations lumineuses de Rui Monteiro, entre la chaleur de serre du deuxième acte et les tonalités plus blafardes du troisième – accompagne avec une évidente poésie scénographique la dévolution des sentiments et du drame, avec des étagères qui se vident au fil du spectacle, parsemées de verdure dans le duo d&rsquo;amour et réduites à une carcasse à l&rsquo;heure de la mort.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la reprise par Laurent Delvert se distingue un plateau vocal de premier plan, même si sa physionomie ne correspond pas toujours aux archétypes attendus. Face à l&rsquo;Isolde d&rsquo;Annemarie Kremer dont l&rsquo;engagement expressif n&rsquo;est pas altéré par la blessure au pied l&rsquo;obligeant à s&rsquo;adosser parfois à une canne, Daniel Brenna campe un Tristan qui, s&rsquo;il investit moins la vaillance que d&rsquo;autres ténors plus héroïques, parvient au terme du dernier acte – et de son long monologue – sans accuser la fatigue, ni en sacrifiant ce qui précède par un contraste trop patent de moyens qui ont la vertu d&rsquo;une certaine homogénéité – et sont pétris d&rsquo;une indéniable humanité.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Des pancartes et un orchestre au sommet</b></p>
<p align="JUSTIFY">Marie-Adeline Henry affirme une Brangräne de belle tenue, qui s&rsquo;appuie sur un médium à la coloration dense, avec une réserve à laquelle s&rsquo;oppose la franchise d&rsquo;Alexandre Duhamel, dont le Kurwenal n&rsquo;omet pas la plénitude dans la trivialité de certains accents. David Steffens endosse l&rsquo;autorité meurtrie du roi Marke, aux côtés du Melot vengeur de David Ireland. Kaëlig Boché se glisse dans les mélopées élégiaques du berger et du marin, quand Laurent Bourdeaux s&rsquo;acquitte de celle du timonier. Préparé par Louis Gal, le Choeur de l&rsquo;Opéra de Lille contribue, en salle et surtout en coulisses, à l&rsquo;immersion dans ce drame romantique porté par la baguette de Cornelius Meister.</p>
<p align="JUSTIFY">Car le chef allemand est la clef de voûte de la réussite de ce <i>Tristan</i>. A la tête de l&rsquo;Orchestre national de Lille, dont il calibre les pupitres avec une science instinctive, il se confirme comme l&rsquo;un des meilleurs wagnériens du moment – voire plus. Sa direction d&rsquo;une grande clarté laisse s&rsquo;épanouir le discours avec une souplesse naturelle, qui n&rsquo;hésite pas à s&rsquo;articuler autour de rubatos ça et là inattendus mais toujours dénués de gratuité et de lourdeur dramatique. Sa lecture confirme que l&rsquo;allant des tempi n&rsquo;est pas une simple question de chronomètre. Sans doute, après le remarquable <i>Parsifal</i> à Anvers il y a quelques années, l&rsquo;un des plus beaux <i>Tristan</i> qui nous ait été donnés d&rsquo;entendre à l&rsquo;orchestre&nbsp;: Lille a visé on ne peut plus juste.</p>
<h6 align="JUSTIFY">Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Tristan et Isolde</i>, Opéra de Lille, mars 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/tristan-et-isolde-a-lille-wagner-par-tiago-rodrigues/">Tristan et Isolde à Lille : Wagner par Tiago Rodrigues</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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