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	<title>exposition | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Cité de la Musique/ Dylan par Kramer</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/dylan-par-kramer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 04:24:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[Blowin' in the wind]]></category>
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<p><em>« Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons &#8211; s&rsquo;ils savent où regarder ».</em> L’homme à l’harmonica reste pourtant une légende folk –bien que paradoxalement toujours vivant- difficile à percer, un personnage dont les facettes sont aussi multiples que les accords de sa guitare. A travers l’exposition « Bob Dylan, l’explosion rock 61-66 » la cité de la Musique met en avant une série de soixante clichés pris par le talentueux photographe Daniel Kramer durant la période 1964-65. Celle où un petit gars du Minnesota est devenu un symbole folk à New York et dans le monde entier,  sous le nom de Bob Dylan, hommage au poète gallois Dylan Thomas. On le voit alors sous ses traits angéliques et son physique juvénile, les cheveux en broussaille, derrière des  Ray Ban, en train de se concentrer sur un échiquier ou de chanter avec son harmonica. Toujours une clope à la main, dans l’obscurité de la scène. Daniel Kramer, fasciné par <em>« le jeune âge de Bob Dylan et le courage qu’il faut avoir pour monter sur scène en chantant des chansons aux paroles contestataires</em> » –comme lorsqu’il interprète » The Lonesome Death of Hattie Caroll », sur le meurtre d’une serveuse noire par un blanc éméché- livre un petit bout d’intimité de l’insaisissable icône folk.</p>
<p><strong>Clichés sur le vif</strong></p>
<p>Dylan est alors  le poète qui fait résonner les injustices de la société américaine des années 60 au son de sa guitare, avec sa voix trainante et nasillarde. <em>« Je ne lui ai jamais demandé de poser, chaque prise est naturelle, même si au début il se sentait obligé de faire des choses stupides. »</em> Comme cette photo où il est perché dans un arbre.</p>
<p>Pris sous son aile par Joan Baez, ami d’Allen Ginsberg, Dylan relance la « protest song » -incarnée par son idole le chanteur folk américain Woody Guthrie dans les années 30- et s’engage dans le mouvement des droits civiques, contre la guerre du Vietnam. <em>« How many roads must a man walk down</em><em>/</em><em>Before you call him a man ? « </em>Blowin’ in the Wind est devenu un hymne intemporel, à la fois chanson poétique et déclaration de foi. A cette époque Bob Dylan, fraîchement débarqué à Greenwich, vivait la bohème, buvant des expressos, lisant des poèmes et écrivant des chansons<em>.</em> Le vagabond juif a posé ses valises au cœur de la plus importante sphère artistique du moment.</p>
<p>I<strong>nfluences et métamorphoses</strong></p>
<p>Au-delà des photographies noir et blanc de Bob Dylan, l’exposition a réuni une collection impressionnante de guitares. De la gratte de Dylan à celle d’Elvis Presley en passant par celle de Woody Guthrie où est gravé <em>« cette machine tue les fascistes »</em>.<em> « Du jamais vu »</em> s’enthousiasme Bob Santelli, le commissaire de l’exposition- directeur du Grammy Museum de Los Angeles. Ce Bob qui adolescent voulait <em>« devenir Dylan »</em>, lui a consacré un livre et plusieurs expositions. En déambulant parmi les trois pièces de l’exposition, on découvre ou l&rsquo;on redécouvre la métamorphose qu’a subie Dylan. Ses influences –Little Richard, Odetta, Woody Guthrie- de sa transition folk à un son plus électrique –qui décevra certains fans- jusqu’à son mystérieux accident de moto en 66, après quoi il ne réapparaitra sur scène que deux ans plus tard. Et le phénix renaîtra à nouveau de ses cendres. Retour également sur ceux qu’il a inspiré -The Mama’s and Papa’s, les Byrds, et même les Beatles.</p>
<p>Tellement de choses ont été rapportées et racontées à son propos qu’on se demande ce que Bob Dylan –ou plutôt Robert Zimmerman- penserait de toute cette agitation autour de sa personne et de son entrée au musée. <em>« Il est conscient d’avoir un héritage à transmettre » </em>explique Daniel Kramer. <em>« Même s’il n’a jamais mis les pieds dans une exposition lui étant consacrée. </em>» Le chanteur –qui a fêté ses 70 ans l’année dernière- doit bien s’amuser de nous voir essayer de percer le mythe de ce « caméléon ». Et de se remémorer ses paroles, révélatrices ou non, <em>« But it ain&rsquo;t me, babe,<strong>/</strong>No, no, no<strong>/</strong>It ain&rsquo;t me you&rsquo;re looking for, babe ». </em>Il vaut en tous cas mieux voir désormais ses photos ou écouter ses disques que d&rsquo;aller à ses concerts, où malheureusement sa voix l&rsquo;a abandonnée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>Bob Dylan, l&rsquo;exposition rock jusqu&rsquo;au  15 juillet à la <a href="http://www.citedelamusique.fr/minisites/1203_dylan/index.aspx" target="_blank">Cité de la musique</a><br />
<em></em></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/dylan-par-kramer/">Cité de la Musique/ Dylan par Kramer</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Quai Branly/ Patagonie: au bout du monde</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/au-bout-du-monde-la-patagonie-exposee-au-quai-branly/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 08:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Barthe]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fautine Ferhmin]]></category>
		<category><![CDATA[Patagonie]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[quai Branly]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigo Gomez Rovira]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14362" title="la patagonie" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie.jpg" alt="" width="340" height="148" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie.jpg 340w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie-300x130.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie-137x60.jpg 137w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie-60x26.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/la-patagonie-321x140.jpg 321w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></p>
<p>Patagonie, contrée lointaine et désolée. Terre mythique et enchanteresse. C’est cet univers mystérieux que présente la dernière exposition « Images du bout du monde » au Quai Branly. Un petit parcours agréable et instructif. La Patagonie a toujours fait parler d’elle comme d’un territoire mystérieux –entre Rio Grande et Argentine se prolongeant jusqu’au Cap Horn. A l’époque nos ancêtres ont cherché à la conquérir, aujourd’hui elle reste une source d’inspiration pour les photographes. Comme pour Hugo Aveta, dont les magnifiques clichés débutent le parcours de l’exposition. De ces paysages aux sommets enneigés baignés de nuages vaporeux, où l’air frais est pur, à son plateau désertique et son panorama à couper le souffle. Déjà nos aïeuls la racontaient comme un territoire sauvage aux contours flous. Les premiers témoignages illustrés par les cartes géographiques datent de 1525, au moment où l’Italien Antonio Pigafetta a livré son récit du tour de monde de Magellan. C’est amusant de voir que des dessins de monstres ou de caricatures illustrent les cartes représentant ces régions du Nouveau Monde. Il n’y a pas de frontière entre la science et les croyances, la fiction et le réel. De retour de leurs voyages, les explorateurs renforcèrent le mythe d’une terre sauvage peuplée par des géants. Peut-être que rentrer dans son pays en racontant avoir croisé des hommes de trois mètres de haut était plus glorieux ? En tout cas, les extraits des manuscrits qui suivent au fil de l’exposition comme des années passées à explorer cette terre mythique témoignent de l’infime frontière entre le réel et l’imaginaire. Le nom de Patagonie tiré lui-même d’un roman de chevalerie du XVIeme siècle, « Primaléon », résonne encore comme un fantasme de notre imagination.</p>
<p><strong>Retour aux sources</strong></p>
<p>Comme chaque terre découverte par les Occidentaux, elles se transforment ensuite en une conquête du territoire sans merci où les autochtones –après avoir fait l’objet de curiosités- sont étudiés et ramenés dans les capitales européennes pour être exhibés –le Quai Branly y a consacré l’exposition « Exhibition du sauvage ». Et ce nouveau territoire exploitable devient alors le lieu du massacre génocidaire des Indiens, au détriment des chercheurs d’or et des éleveurs de moutons venus par bateaux. Quelques photographies jaunies par le temps témoignent du dédain des hommes blancs, se tenant armés de leur fusil, à côté des cadavres nus des Indiens. Le mythe laisse place à la réalité- qui évoluera au cours des siècles. Une quarantaine de clichés exposés pour la première fois montre le rituel initiatique de la cérémonie du Hain, photographiée par le premier anthropologue à avoir pu observer la tribu Kawésquar et Selk’Nam. Un retour aux sources. Comme celui des photographies contemporaines qui sacralisent la beauté de la nature patagonienne. Des étendues inhabitées de la Terre de feu, à ses montagnes en passant par la fosse muraille naturelle –en la voyant un voyageur a pensé avoir découvert la frontière de l’Eldorado. Jules Verne avait raison de dire que <em>« tout est extrême en Patagonie, les paysages, le climat, orageux et très froid et les sentiments qu’elle inspire : inoubliable. On est au bout de la route ».</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exposition « Patagonie », au <a href="http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/patagonie.html">Quai Branly </a>jusqu&rsquo;au 13 mai</p>
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		<title>Esprits convoqués à Beaubourg</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/les-esprits-convoques-au-centre-pompidou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 09:40:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[The Arter]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Bernard]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-13989" title="Vue de l'exposition" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Vue-de-lexposition-186x140.jpg 186w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>« Un nouveau festival », c’est le nom de la troisième édition de cette manifestation au Centre Pompidou. Jusqu’au 12 mars, de multiples événements vont se succéder dans l’espace du musée. Dans la galerie sud, quatre propositions d’expositions, de conférences, de performances sont proposées par des artistes et des historiens de l’art. « La voix dissociée » est le titre de l’exposition proposée par le critique d’art Paul Bernard. Elle s’articule autour de la figure du ventriloque et questionne le trouble que provoque cette dissociation entre la voix et le corps. Parmi les œuvres, celles de Philippe Parreno, de Marnie Weber, de Samuel Beckett et la photographie de Jeff Wall, A ventriloquist at a bithday party in october 1947, illustrent le propos du critique d’art. « W, Sebald Fiction » est une programmation imaginée par l’artiste Valérie Mréjen autour de l’oeuvre littéraire de W.G. Sebald. Sous forme d’enquête, elle a réuni des artistes qui s’intéressent à la photographie anonyme comme Tacita Dean ou Sebastian Lifshitz et propose par des lectures performées des rapprochements avec les écrits de l’auteur. L’historien de l’art Pascal Rousseau présente une odyssée spatio-temporelle à partir d’un épisode de la célèbre série des années 60 « Les mystères de l’Ouest ». Entre le western et la science-fiction, la série donne l’occasion de revisiter l’utopie et l’abstraction. Dans cet accrochage on retrouve les oeuvres de Frantisek Kupka, de Jean Painlevé, de Marcel Duchamp, ou de Robert Breer et celles de jeunes artistes comme Maï-Thu Perret et l’artiste américain Christian Sampson.</p>
<p><strong>Inquiétante mélancolie</strong></p>
<p>Invitée d’honneur du festival, la chorégraphe Gisèle Vienne propose avec l’écrivain Dennis Cooper, l’exposition « Read into my black holes » qui rappelle le dispositif imaginé pour l’espace 315 « Teenage Hallucination ». Présenté pour la première fois dans le cadre d’une installation, les poupées qui habitent et hantent les spectacles de la chorégraphe sont présentées assises en rangs serrés sur des bancs. Au mur, face à ces mannequins d’adolescentes, leurs portraits photographiques plongent le spectateur dans une inquiétante mélancolie. Quelques mètres plus loin, au Forum –1, la figure de proue de la scène artistique de Winnipeg, le cinéaste Guy Maddin invite les curieux à assister au tournage de son film. Tous les matins, avec l’aide de ses acteurs, il convoque dans une séance de spiritisme l’esprit de films perdus ou jamais tournéspar Lubitsch ou von Stroheim. Une chance d’assister à un tournage avec un pareil casting, Géraldine Chaplin, Amira Casar ou Mathieu Amalric… S’ajoute à cela, tous les jours, une programmation enthousiasmante de conférences, de performances, de rencontres et de projections de cinéma. Le programme détaillé est consultable sur le site internet du Centre Pompidou et chose rare et très appréciable, l’accès aux espaces d’expositions et aux séances de cinéma est libre.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Dominique Pineau</h6>
<p>Jusqu’au 12 mars 2012, Galerie sud, Espace 315, Forum –1, Cinéma 1 et 2, Petite et Grande salles, de 11h à 21h au Centre Pompidou</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/les-esprits-convoques-au-centre-pompidou/">Esprits convoqués à Beaubourg</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Mauvaise graine pour Pékin</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/mauvaise-graine-pour-pekin-ai-weiwei-jeu-de-paume/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 08:57:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ai Weiwei au Jeu de Paume ! L’histoire est capable de jolis clins d’œil. Il n’est pas anodin que la première exposition importante en France de l’artiste chinois qui incarne aujourd’hui le combat pour la liberté et le respect des personnes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-13972" title="ai weiwei Jeu de paumes" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-620x231.jpg" alt="" width="620" height="231" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-620x231.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-300x112.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-160x60.jpg 160w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-60x22.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe-374x140.jpg 374w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/ai-weiwe.jpg 650w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Ai Weiwei au Jeu de Paume ! L’histoire est capable de jolis clins d’œil. Il n’est pas anodin que la première exposition importante en France de l’artiste chinois qui incarne aujourd’hui le combat pour la liberté et le respect des personnes se tienne dans un lieu dont le nom rappelle le serment que se firent, le 17 juin 1789 (à Versailles), les députés réunis pour les États généraux, de ne pas se séparer avant d’avoir élaboré une Constitution. Ce serment fut le prélude à l’abolition des privilèges de la noblesse, le 4 août suivant, et à la proclamation de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, trois semaines plus tard.</p>
<p>Les visiteurs qui se pressent pour visiter <em>Entrelacs</em> font-ils ce rapprochement ? Pas sûr. Cependant, il est impressionnant de voir qu’ils prennent le temps de détailler méticuleusement les œuvres présentées. Or celles-ci ne trouvent leur sens que dans la perspective qui habite l’artiste : Ai Weiwei pose la question de la liberté et du respect de l’individu dans un régime oppresseur. Il y répond en tissant des liens par l’utilisation des images et des réseaux, par la mise en jeu des marges de manœuvre qu’il identifie et fait jouer jusqu’à leur extrême limite, mettant ainsi le pouvoir à l’épreuve. Les autorités chinoises, elles, ont bien compris que le serment intime que s’est fait l’artiste de pousser le bouchon aussi loin que possible les met en situation de fragilité.</p>
<p><strong>Le pouvoir défié</strong></p>
<p>Invité en 2007 à la Documenta 12 de Kassel, en Allemagne (l’une des plus grandes expositions d’art contemporain au monde), Ai Weiwei imagine d’y présenter une installation vivante : il veut y faire venir 1 001 Chinois. Quand on sait la difficulté pour un Chinois d’obtenir un passeport puis un visa pour l’étranger, on prend la mesure du défi qu’il relève, mais aussi celui qu’il lance au pouvoir, pour réaliser ce <em>Conte de fée</em>. Les personnes recrutées représenteront toutes les couches de la société, et l’artiste n’oubliera ni les policiers, ni les gardiens de prison. Par ce geste artistique documenté dans toutes ses différentes phases (photos, enregistrements vidéo), il va évidemment chercher les limites du régime et en montre les contradictions à travers les personnes mêmes qu’il invite.</p>
<p>Après le séisme qui a ravagé le Sichuan faisant au moins 69 000 morts et près de cinq millions de sans-abri en 2008, Ai Weiwei se rend sur place. En voyant des centaines de cartable joncher le sol, il prend immédiatement conscience que la corruption et l’affairisme des pouvoirs publics sont responsables de la mort des milliers d’écoliers sur qui se sont effondrées les écoles construites à la va-vite. Il décide de tenter d’établir une liste des enfants victimes. Avec quelque deux cents volontaires, il en identifiera 5 212. Rien de politique, assure-t-il. Mais les autorités vont réagir brutalement, car une telle liste constitue en elle-même un désaveu formidable. Elles s’en prendront aux volontaires, aux assistants de l’artiste, puis à Ai Weiwei lui-même. En 2009, lorsqu’il viendra assister au procès de Tan Zuoren qui a commis le crime de créer un mémorial pour les enfants, il sera violemment agressé, frappé à la tête, au point de devoir être opéré en Allemagne car le coup aurait pu être fatal !</p>
<p>Comment le pouvoir de Pékin et ses satrapes provinciaux pourraient-ils tolérer cet homme qui ne cesse de mettre le doigt là où cela fait mal ? N’a-t-il pas dénoncé la transformation des JO en opération propagande alors qu’il était l’un des concepteurs du fameux stade en nid d’hirondelle ? Mais d’où lui vient cette insolence à l’égard des pouvoirs établis, des systèmes de pensées, des références supposées incontestables ? Il en donne toute la mesure dans la série des <em>Études en perspective</em> (1995-2010), dont la première se situe Place Tiananmen, en 1995. Au centre de l’image : un bras tendu, poing fermé à l’exception du majeur dressé vers le haut !</p>
<p><strong>Les inquiétudes de la dynastie rouge</strong></p>
<p>Son père sans doute, y est pour quelque chose. Grand poète chinois, Ai Qing fut lui-même condamné, sous Mao, à la relégation et à la rééducation dans des conditions profondément humiliantes. Toute la famille avait alors connu l’exil au Xinjiang. Il y avait déjà là de quoi nourrir une révolte. Cependant, il fallut attendre qu’Aï Weiwei fût rentré d’un long séjour aux États-Unis où il avait fréquenté Allan Ginsberg, découvert l’œuvre de Marcel Duchamp et le pop art, pour que cette « mauvaise graine » se révèle. Cette année-là, en 1993, Ai Qing, mourant, dit à son fils qu’il trouvait trop timide : « Weiwei, tu es ici chez toi. Tu n’es pas obligé d’être si poli. Fais ce que tu as envie de faire. » Le propos éclaire les œuvres qui vont suivre, comme la fameuse photo <em>June 1994</em>, où la future femme de l’artiste soulève sa jupe place Tiananmen, devant le portrait de Mao, ou <em>Droping a Han Dynasty Urn </em>(1995), une série de trois photos où l’on voit Ai Weiwei laisser tomber un vase qui se brise à ses pieds. On imagine sans peine que la « dynastie » rouge de Pékin s’est, elle aussi, sentie « lâchée »…</p>
<p>L’internet et le numérique ont donné à l’artiste les outils d’une extension de son œuvre. L’exposition du Jeu de Paume y accorde une large place en exposant une partie des milliers de messages et de photographies qu’Ai Weiwei a mis en circulation. C’est un esprit de liberté que distille ainsi l’artiste. Les autorités n’ont pas manqué d’y voir un ferment de rébellion. Aux yeux de beaucoup, en effet, l’artiste est devenu la voix des sans-voix, et à ce titre on lui rend hommage. D’où cette façon de l’appeler « oncle », de la part de nombre de ceux qui se sont adressés à lui sur Twitter…</p>
<p>Rarement les Chinois se sont reconnus dans un artiste. Mais lorsqu’après avoir été arrêté en avril dernier, et détenu quatre-vingt-un jours au secret, Ai Weiwei est condamné à une amende monumentale de 15 millions de yuans (1,8 million d’euros) pour une prétendue fraude fiscale, il verra affluer quelque 30 000 dons pour l’aider à verser un dépôt de 9 millions de yuans qui lui permet de contester la sanction. Le voilà devenu une figure populaire. C’est bien ce qui fait trembler Pékin, au point de tenter de le réduire au silence. La bataille est inégale, mais l’artiste n’a pas dit son dernier mot : le sort qui lui est fait contribue directement à la dénonciation du régime. Ainsi, le pouvoir lui-même devient-il le ferment de la révolution de jasmin dont il craint que de mauvais esprits ne la suscitent.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Jean-François Bouthors</h6>
<p>&nbsp;</p>
<div>Exposition au <a href="http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&amp;idArt=1500&amp;lieu=1">Jeu de Paumes</a>, Ai Weiwei : Entrelacs, du 21 février au 29 avril 2012</div><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/mauvaise-graine-pour-pekin-ai-weiwei-jeu-de-paume/">Mauvaise graine pour Pékin</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Depardon new yorkais</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/depardon-new-yorkais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 15:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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		<category><![CDATA[Depardon]]></category>
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		<category><![CDATA[Libération]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-13344" title="PHOTO1" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO1-186x140.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>On a visité l’expo New York de Depardon. On a bravé le froid, on a marché sur les pavés, on est arrivé à l’Alcazar, un restaurant chic du 6e arrondissement (Métro Odéon). On s’est approché, on a ouvert la porte et on a demandé : <em>“C’est bien ici, l’expo Depardon?”</em> Et un serveur d’1m90 nous a dit : <em>“Oui oui, c’est là. Je vous laisse regarder.”</em> D’un bras, il nous désigne le mur et sa série de 32 cadres blancs. On s’approche, obligé de chausser ses lunettes. Une rangée de tablées nous barre l’accès. Heureusement qu’on n’est pas venu un midi, vous imaginez-vous regarder les clichés new-yorkais par-dessus la tête de Monsieur Grandugion (nom inventé), le nez sur ses cheveux blancs et ses pellicules ? Pendant que lui est en train de manger&#8230; Non, ce ne serait pas très raisonnable ni confortable. Essayez donc de venir en dehors des heures de repas.<br />
Malgré cet inconfort -les tableaux sont là comme pour faire décor-, l’on se plonge dans l’histoire linéaire, de droite à gauche. Car c’est bien d’une histoire, dont il s’agit. Celle de Raymond Depardon, le légendaire photographe des campagnes et de la France profonde. Catapulté pour un mois dans les rues grises de la Grosse Pomme. C’était en 1981. Le journal “Libération” avait eu cette idée : l’envoyer du 2 juillet au 7 août à New York, en lui proposant de faire parvenir au journal une photo légendée par jour. Une chronique d’été, en somme. Sauf que le reporter semble perdu. Et que sous son oeil, New York n’est pas la ville grouillante et bruyante possiblement attendue, mais une mégalopole que la solitude intérieure rend fantômatique et déroutante.<br />
Extraits :<br />
<em>2 juillet 1981. “Le matin, la direction du New York Times me donne l’autorisation de suivre les photographes et de développer mes films au journal. Je suis très impressionné par ma première visite. Personne ne semble connaître Libération. Il y a des ordinateurs partout.” (Paru le 6 juillet)</em><br />
<em>4 juillet 1981. “J’ai envie de rentrer en France, de tout laisser tomber. Je me force à faire une photo. Je me demande ce que je fais ici.”</em><br />
<em>10 juillet 1981. “Nous croisons Mia Farrow dans la Rolls de Woody Allen et Mick Jagger en bermuda rose avec un talkie-walkie.” (Paru le 14 juillet)</em><br />
<em>11 juillet 1981. “Times Square. Je ne sais ce qu’il dit, je suis attiré par la jeune femme noire contre le mur. Je viens de trouver le seul Libération de New York. Je vais le montrer au New York Times.” (Paru le 16 juillet)</em><br />
<em>15 juillet 1981. “J’erre dans les rues, plus seul que jamais. Je suis comme un touriste. Vers la 5e Avenue en passant devant le métro Goldwyn Mayer, je pense au désert, je pense à un film, à un film épique avec plein de figurants, de vieux forts, du sable et beaucoup de chameaux.” (Paru le 18 juillet)</em><br />
(&#8230;)<br />
Au fil des rues,  des toilettes d’hôtel, ou des anonymes Américains croisés qu’il fixe sur le film avec son Leica&#8230; se dessine une silhouette émotionnelle,  le fil d’une conscience sans fard, un esprit libre en escapade . Depardon ne s’embarrasse pas de “faire” style, ou de choisir un angle pour sa mission picturale, il laisse le hasard des jours faire chemin.  L’exercice imposé de la légende-photo, concise, à l’encre noire, la mue en ancêtre involontaire des tweets. Chacune d’elles nous rejoint frontalement comme un exercice chez l’opticien, en plein dans une cantine où l’on se tord le cou.  Depardon aura été pour ce Diary d’une fidélité presque woolfienne aux pensées intérieures et inclinaisons du regard.  De cette démarche il évoque lui même le “flip”(sic) affaissant qui lui a traversé l’esprit : <em>“tout ce que je fais n’a aucun intérêt.”</em><br />
En ressort une image de New York inhabituelle, en chromie de grisaille, ni pittoresque ni revancharde. Improbable et décalée. Les espaces vides d’un New York insonorisé par la conscience qui parle. Pendant ce temps, à l’Alcazar, les préposés au service mettent le couvert et vous demandent de vous pousser. Le maître d’hôtel de l’établissement -où officient certains talents de l’émission Top Chef- s’égosille : <em>“Pour information tout le monde, vous m’écoutez ! Les menus du soir, pastille noire. Midi, orange. Brunch, pas de pastille !”</em> Une bien curieuse mais sympathique (si si) expérience de visite artistique, moins guindée, plus informelle, qui se termine par le retour au terroir du preneur d’épreuves : sa mère, sur la tombe de son père ; sa nièce, à Villefranche sur Saône. Comme une cérémonie familiale retenue qui ferme les lèvres, et le voyage. Raymond Depardon si fidèle à l’âme humaine,  la sienne, sans sur-jeu. Comment fait-il ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par  Noélie Viallet</h6>
<p>“Correspondance new-yorkaise”. Jusqu’au 5 mars au restaurant L’Alcazar. 62, rue Mazarine. 75006 Paris. Tel. : 01 53 10 19 99. Métro Odéon. Tous les jours de 10h à 1h du matin. Entrée Libre.</p>
<p>À noter : Alain Bergala aux “Cahiers du cinéma”, flaira cette année là l’intérêt du concept (à cette époque, la démarche était génialement novatrice!) et décida de s’associer de biais au projet : il récupéra clichés et légendes qu’il annota avec son esprit de critique aiguisé. S’en suivit un dialogue croisé avec le photographe que l’histoire retiendra comme une des premières publication livre des “Cahiers du cinéma” inaugurant une série d’ “Écrits sur l’image”. L’ouvrage est épuisé mais depuis, une nouvelle édition augmentée de cet ouvrage a été publiée aux éditions des Cahiers du Cinéma : “New York” de Raymond Depardon et Alain Bergala -125 pages, 25 €.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-13343" title="PHOTO4" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/PHOTO4-186x140.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/depardon-new-yorkais/">Depardon new yorkais</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Supérieure, notre civilisation?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/superieure-notre-civilisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:43:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[civilisations]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12519" title="Folies bergères exhibitions" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Folies-berg%C3%A8res-exhibitions.jpg" alt="" width="195" height="259" /></p>
<p><em>« Est-ce que monsieur Guéant est venu faire un tour au musée du Quai Branly ? »</em> Un anonyme s&rsquo;interroge dans le livre d’or de l’exposition « Exhibition : l’invention du sauvage » actuellement présentée au Musée du quai Branly, lieu né du désir de Jacques Chirac de faire découvrir les collections d&rsquo;art premier et de civilisations « indigènes ». Une exposition qui revient sur un pan de notre histoire peu glorieux : celui de l’invention du sauvage à travers les colonisations. Un sujet toujours aussi sensible comme le montre le dernier tollé dans les médias et la classe politique à la suite des dernières déclarations du Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant : <em>« Contrairement à ce que dit l&rsquo;idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas »</em>. Voilà qui fait suite au discours à Dakar du Président Sarkozy soulignant au début de son mandat, avec une maladresse certaine,  que  <em>« l’Afrique n’a pas d’Histoire »</em>.</p>
<p>Petit rappel, le racisme est né de cette idée qu’une « race » est supérieure à une autre à l’époque où les Occidentaux commencèrent à découvrir des terres inconnues et les peuples qui y habitaient avec Christophe Colomb au XV ème siècle. Parce qu’ils étaient différents, il fut déduit qu’ils étaient inférieurs. Après avoir tourné en bêtes de foire des personnes au physique singulier – des nains, aux femmes à barbe, en passant par les enfants difformes- l’homme de l&rsquo;époque  s’amusa devant cette nouvelle tendance : l’exhibition des sauvages dits « exotiques ». Par curiosité d’abord, puis avec un sentiment de puissance face à ces étrangers qui n’étaient pas « évolués », ni civilisés. Les Occidentaux –l’Angleterre, la France et l’Allemagne principalement- ont ramené au total 30 000 personnes par bateaux pour les introduire dans des foires, des zoos, et toutes sortes de spectacles. Et pas moins d’ 1,5 milliard de visiteurs ont assistés aux exhibitions entre le 19<sup>e</sup> siècle et les années 1930 ou 1940. Un franc succès pour cette industrie du spectacle.</p>
<p><strong>Hiérarchiser, premiers pas vers le racisme</strong></p>
<p>Cartes postales, peintures, photographies. Autant de traces d’une mise en scène horrifiante dont l’homme blanc était le chef d’orchestre. Parallèlement, des études scientifiques ont été menées sur ces personnes différentes dont les cultures restaient si éloignées des nôtres. Ils effectuaient des moulages de leur buste, répertoriaient la pigmentation de leurs peaux, les disséquaient. Victime de ces pratiques, la « Vénus Hottentote » &#8211; une femme originaire du Cap Oriental avec une hypertrophie des hanches et des fesses, dont l&rsquo;histoire « la Venus noire » fut portée l&rsquo;an dernier à l&rsquo;écran &#8211; est devenue le symbole du traitement affligé aux « races inférieures ». C’est le début d’un mouvement de pensée –apparemment toujours présent dans notre société- quant à la hiérarchisation des civilisations. La théorie de Darwin est de vigueur. Les noirs sont alors considérés comme le chaînon manquant entre l’évolution du singe et de l’homme.</p>
<p>Le Commissaire général de l’exposition, qui n’est autre que le célèbre footballeur Lillian Thuram, souhaitait <em>« mener une réflexion sur notre société pour mieux comprendre les préjugés et les dépasser »</em>. Pour cela, il serait déjà nécessaire de reconnaître les atrocités commises dans ce passé – pas si lointain, les exhibitions ont pris fin vers 1940 comme celles du Jardin d’Acclimatation de Paris qui fut le théâtre d&rsquo;expositions de « sauvages » parqués comme des bêtes. Un trou colossal au sein de notre mémoire collective&#8230; Aucune plaque commémorative, aucune croix, aucun renseignement n’indique à ce jour le passé de ce zoo humain et la présence des morts qui y sont enterrés. Place désormais à la rivière enchantée et à Guignol, le propriétaire Bernard Arnault ne tient-il pas là un paradis pour les enfants? Ainsi le président Sarkozy n&rsquo;a -t&rsquo;il pas eu un mot sur cet ancien lieu de honte lors de son voyage en Guyane il y a quelques semaines. Quant à Claude Guéant qui compare une civilisation par rapport à une autre, affirmant que<em> « celles qui défendent la liberté, l&rsquo;égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la haine sociale ou ethnique »</em>, il est regrettable qu&rsquo;il ne se soit pas remémoré des conséquences qu&rsquo;a eues ce genre de raisonnement  au cours des siècles derniers&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>« Exhibition : l’invention du sauvage » au <a href="http://www.quaibranly.fr/">Musée du Quai Branly</a> présentée jusqu’au 3 juin 2012.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le ventre disparu de Paris</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Emile Zola]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; « La musique des Halles, c’est le fracas de tous les diables dans l’opéra de tous les jours.»  Jacques Prévert Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’évite de passer par les Halles. Le lieu ne m’attire pas, bondé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12269" title="La marchande de fleur, 1968, Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg" alt="" width="347" height="463" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-225x300.jpg 225w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-60x80.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 347px) 100vw, 347px" /></a></p>
<p><em>« La musique des Halles, c’est le fracas de tous les diables dans l’opéra de tous les jours.»</em>  Jacques Prévert</p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’évite de passer par les Halles. Le lieu ne m’attire pas, bondé de monde, des flics qui contrôlent des jeunes de banlieues, un centre commercial sans aucun charme. Pourtant jusqu’à la fin des années 60, les Halles étaient le cœur vivant de Paris avec son marché couvert, ses étalages de fleurs, de légumes, les bistros où tout le monde se retrouvait. Une vie se déroulait à l’intérieur et autour des Halles. Les jeunes y trouvaient du travail à transporter des cageots de fruits et légumes, le chasseur du coin ramenait son gibier pris la veille ou au matin, les fêtards y venaient manger un morceau. Robert Doisneau était un amoureux de ce quartier, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là qu&rsquo;il fit sa toute première photo, en 1933. Une histoire d’amour entre un photographe comme le confirme son ami Pierre Delbos, <em><em>«</em>il y avait une ambiance fabuleuse, et lui, il avait du flair, vous auriez vu sa façon de les regarder, il les aimait!</em><em>»</em> et un lieu de vie que retrace cette exposition-au total 200 photos dont fait rare, quelques unes en couleur, le tout présenté à l’Hôtel de Ville à partir du 8 Février. Un plongeon dans la vie des années 50 et 60, et de quoi donner envie d’aller acheter des fleurs  fraichement cueillies, de prendre des légumes de marché et  de discuter autour d’un bon verre de vin rouge avec le boucher qui vous offre quelques morceaux de viandes non vendus. Un Paris de jadis sous l&rsquo;objectif d&rsquo;un des plus grands photographes du siècle-on fêtera en avril le centenaire de sa naissance-et l&rsquo;occasion de faire découvrir  les Halles de demain qui, si vous ne l’avez pas remarqué, sont en travaux depuis un an. Un projet ambitieux qui verra sa livraison en 2016 après moult controverses- on nous promet une clairière au milieu de la ville et une canopée <em>«immense feuille translucide ondoyant à la hauteur de la cime des arbres<em>»</em>.</em></p>
<p>Ce retour dans le passé permet en tous cas de comprendre ce lieu, autrefois le « ventre » de Paris, si bien décrit par Emile Zola. Le premier marché, les Champeaux, fut construit en 1135. Puis c’est en 1543 que François 1<sup>er</sup> décida de construire ce qu’on appelle encore aujourd’hui Les Halles et dont l&rsquo;activité -plus de 5000 personnes y travaillaient- fut transférée à Rungis en 1969. Autre photographe du courant humaniste et de la même génération que Doisneau, Sabine Weiss était présente au vernissage à l’Hôtel de Ville, regardant avec nostalgie les photos de ce dernier, se souvenant sans doute que pour  beaucoup, la fermeture du marché des Halles a été vue comme <em>« un assassinat » </em>, ainsi que pour de nombreux intellectuels. <em>« Il y a eu une mobilisation énorme pour sauver le marché des Halles »</em> explique d&rsquo;ailleurs Annette Doisneau, la fille du photographe. En vain<em>. « Le lieu préféré de Doisneau » </em>qu&rsquo;il venait photographier une fois par semaine, se levant à 3 heures du matin, avec ses « forts  » des Halles, capable de soulever 200 kilos sur leur dos a bien disparu dans le béton de Rungis.<em> «Je savais que cela allait disparaitre, je voulais absolument en fixer le souvenir<em>»</em>.</em> Voilà qui est réussi et à ne pas manquer&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Doisneau, Paris Les Halles, jusqu&rsquo;au 28 avril, exposition gratuite à la Mairie de Paris, de 10h à 19 h, sauf le dimanche et jours fériés.</p>
<p>A découvrir aussi des photos de Doisneau sur les murs de la station de métro Hôtel de Ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12356" title=" Les Halles printemps 1964 © Atelier Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg" alt="" width="434" height="568" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-60x78.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg 1090w" sizes="auto, (max-width: 434px) 100vw, 434px" /></a></p>
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		<title>Le Paris de jadis</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:18:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg-2/" rel="attachment wp-att-11823"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11823" title="med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1.jpg" alt="" width="500" height="384" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-300x230.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-78x60.jpg 78w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/med_16-mai-gardes-nationaux-et-curieux-au-pied-de-la-colonne-vendome-renversee-bhvp-roger-viollet-jpg1-60x46.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Êtes-vous prêt pour un bond dans le temps de trois siècles en arrière ? Oublier le Paris tel que vous le connaissez aujourd’hui, avec ses grands boulevards et ses bouchons ? Et vous laissez porter par les cris caractéristiques des vendeurs ambulants qui sillonnaient la capitale –porteurs d’eau ou vendeurs de friandises ? Voilà ce que propose l’exposition au Musée Carnavalet, un voyage dans l’histoire du « Peuple de Paris au XIX ème siècle ». Repasseurs de couteaux, empailleurs, blanchisseurs,  autant de noms de métiers disparus, dont les sonorités nous évoquent les souvenirs d’une époque bien lointaine. Celle d’une capitale où les trois-quarts des habitants étaient des ouvriers et où le prolétariat constituait le peuple. Des pauvres aux marginaux en passant par les « petits métiers », cette classe n’en restait pas moins hétérogène face à la diversité de statuts qu’elle comprenait. C’était aussi un Paris communautaire, où l&rsquo;on retrouvait <em>« toute la France à la capitale »</em>. Les migrants venaient des quatre coins des campagnes pour chercher du travail dans la cité. Soit des petits boulots journaliers ou un travail d’ouvrier –comme en témoigne la lettre raturée, écrite à la plume, d’un jeune maçon à ses parents. Les savoyards chargés de leurs longs balais-brosse devenaient des petits ramoneurs, quant aux auvergnats, ils se sont spécialisés  dans la brocante, mais restent surtout réputés pour avoir tenu des commerces de vente de charbon et de vins. Nommés les « bougnats », ils sont aujourd’hui éparpillés dans Paris à la tête d’enseignes de cafés et de brasseries florissantes.</p>
<p><strong>Des écrits rares</strong></p>
<p>L’explosion démographique qu’a subi la capitale en cette période s’explique plus dans l’afflux des provinciaux que par le taux de natalité. D’autant qu’en 1861, les frontières de la ville se sont élargies à l’enceinte –dite de Thiers- pour passer de 3 441 hectares à 7 802 avec l’annexion des communes limitrophes. Paris n’en est pas moins restée constituée de « petits villages », Belleville se transformant par exemple en cité ouvrière. Une série de photographies apporte la vision d’un quartier populaire et d’une ambiance vivante. Pour le reste, des aquarelles ou des caricatures racontent cette époque où les<em> « témoignages populaires sont rares »</em>&#8211; seules les élites étaient capables d’écrire, de transmettre et conserver des observations sur leur période -dans les enquêtes consacrées aux conditions de travail dans les usines, les ouvriers n’ont pas le droit de parole face à celle de leur patron.</p>
<p style="text-align: left;">Quelques clichés de Charles Nègre, Charles Marville, Léon et Lévi offrent la vision d’un Paris en noir et blanc. Des femmes à genoux sur les lavoirs du Canal Saint Martin, des chiffonniers transportant avec labeur leur sac sur un dos déjà courbé par la fatigue et non par le poids de l’âge, d’une partie de pêche immortalisée sur les bords de la Seine – un dimanche après-midi, jour de repos des travailleurs. Il est écrit que<em> « l’heure à laquelle l’homme a coutume de se lever révèle la place du Parisien dans la stratification sociale »</em>. Au petit jour, pour le peuple. L’auteur Jules Michelet -1798-1874, livrait un regard pertinent sur son époque, celui d’un <em>« sentiment profond pour le peuple, et la pleine connaissance qui est en lui : celle de la vertu du sacrifice ». &#8211;</em><em><br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exposition « <a href="http://carnavalet.paris.fr/fr/expositions/le-peuple-de-paris-au-xixe-siecle" target="_blank">Le peuple de Paris</a> » au musée Carnavalet jusqu&rsquo;au 26 février 2012.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/musee-carnavalet-le-paris-de-jadis/">Le Paris de jadis</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Chasseuse de regard</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 14:39:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Arbus]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/diane-arbus/" rel="attachment wp-att-11679"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11679" title="Diane-Arbus" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus.jpg" alt="" width="328" height="410" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus.jpg 328w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-240x300.jpg 240w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-48x60.jpg 48w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Diane-Arbus-60x75.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px" /></a></p>
<p>Dépêchez-vous, il vous reste jusqu&rsquo;à seulement dimanche pour aller voir la très belle rétrospective-certaines photos sont totalement inédites- consacrée à Diane Arbus, cette photographe américaine au Musée du jeu de Paume. Adepte de la différence et de l&rsquo;étrangeté, elle passa sa vie-courte, et à laquelle elle choisit de mettre un terme en 1971- à la traquer où qu&rsquo;elle soit; jumelles, transexuels, travestis, obèses, monstres, trisomiques, nains, naturistes, c&rsquo;est définitivement aux acteurs « en marge » par la volonté ou à leur corps défendant qu&rsquo;elle s&rsquo;est intéressée. De tous ces gens, <em>« chaque différence est ressemblance », </em>elle saisit les grimaces, les traits, les corps mais surtout les regards. Car Diane Arbus avait ce talent unique, accompagné par un cadre parfait, de capter l&rsquo;âme des êtres qu&rsquo;elle photographiait, ironique dans les titres de ses photos comme pour « la débutante de l&rsquo;année »-une femme fanée allongée dans un lit, ou laissant juste l&rsquo;extra-ordinaire fait une irruption dans cette Amérique des années 60 qu&rsquo;elle immortalisa en faisant des séries exposées de son vivant dans les plus grande collections. Telle une anthropologue, <em>« je vois la divinité dans des choses ordinaires « </em> disait-elle,  cette femme avait à coeur de célébrer les choses telles qu&rsquo;elles sont, faisant sienne la phrase de la grande photographe Bérénice Abbott<em> « plus on est précis, plus on devient général »</em>. De quoi méditer pour beaucoup&#8230;</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/chasseuse-de-regard/">Chasseuse de regard</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Deux femmes, trois jours</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/deux-femmes-trois-jours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 23:15:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
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		<category><![CDATA[Dominique Issermann]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Maison Européenne de la photographie]]></category>
		<category><![CDATA[nue]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Le nu féminin a toujours fasciné les photographes, condamnés bien souvent à vivre grâce à ce qui le masque: les vêtements de mode. Alors, quand les années ont passées et que la renommée est enfin là, ils sont nombreux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/deux-femmes-trois-jours/casta-issermann-mep-vue-generale1/" rel="attachment wp-att-10796"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10796" title="casta-issermann-mep-vue-generale(1)" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/casta-issermann-mep-vue-generale1.jpg" alt="" width="620" height="349" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/casta-issermann-mep-vue-generale1.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/casta-issermann-mep-vue-generale1-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/casta-issermann-mep-vue-generale1-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/casta-issermann-mep-vue-generale1-103x57.jpg 103w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nu féminin a toujours fasciné les photographes, condamnés bien souvent à vivre grâce à ce qui le masque: les vêtements de mode. Alors, quand les années ont passées et que la renommée est enfin là, ils sont nombreux à s&rsquo;y adonner; cela donne souvent des clichés d&rsquo;affamés, enfin libres de se nourrir. Et là, quelle nourriture rêvée que celle du corps de Laetitia Casta&#8230;On a vu, revu celui-ci et pourtant c&rsquo;est une  impression absolue de redécouverte que d&rsquo;entrer dans cette salle de la Maison Européenne de la photographie; 33 photos en noir et blanc et en argentique prises sur trois jours que tel un ange, Dominique Issermann offre aux regards des terriens. Il y est question de surfaces brutes créées par l&rsquo;architecte Peter Zumthor et d&rsquo;eau jaillissante. C&rsquo;est en effet dans les thermes de Vals en Suisse, au graphisme et à l&rsquo;épure sublime que la photographe et son modèle ont « dialogué » pour atteindre une grâce rare que seul l&rsquo;abandon offre dans les portraits, a fortiori de nu. Liane ou vestale, main ou sein, silhouette ou gros plan, ombre ou lumière, souveraine ou fugitive, Casta s&rsquo;étale, respire, inonde celui qui la regarde avec une pureté irréelle. C&rsquo;est renversant de beauté et cela laisse sans mot. Il n&rsquo;y en a d&rsquo;ailleurs quasiment aucun pour présenter l&rsquo;exposition, qui ressemble à un rêve éveillé- celui de deux femmes qui se sont  rencontrées.</p>
<p>LM</p>
<p>Maison Européenne de la Photographie jusqu&rsquo;au 25 mars 2012- Des photos à retrouver dans un très beau livre grand format publié aux éditions Xavier Barral</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><a href="https://www.jimlepariser.fr/deux-femmes-trois-jours/laetitia-casta-par-dominique-issermann/" rel="attachment wp-att-10795"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10795" title="Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann.jpg" alt="" width="320" height="480" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann.jpg 320w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann-200x300.jpg 200w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann-40x60.jpg 40w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Laetitia-Casta-par-Dominique-Issermann-103x154.jpg 103w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/deux-femmes-trois-jours/">Deux femmes, trois jours</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La France en maquettes</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/la-france-en-miniature/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:56:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Lorsqu&#8217;on a vu une maquette, on les a toutes vues », déplore une visiteuse dépitée devant les plans en relief de la France présentés à la Nef du Grand Palais de Paris. L’exposition « La France en Relief » [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/la-france-en-miniature/france-en-relief-3/" rel="attachment wp-att-11235"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11235" title="France en relief" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/France-en-relief2.jpg" alt="" width="400" height="257" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/France-en-relief2.jpg 400w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/France-en-relief2-300x192.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/France-en-relief2-93x60.jpg 93w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/France-en-relief2-103x66.jpg 103w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a><br />
<em>« Lorsqu&rsquo;on a vu une maquette, on les a toutes vues »</em>, déplore une visiteuse dépitée devant les plans en relief de la France présentés à la Nef du Grand Palais de Paris. L’exposition « La France en Relief » revisite le pays à travers des œuvres réalisées depuis le règne de Louis XIV-sous la demande de Louvois, son ministre de la guerre, pour offrir une vision globale à son monarque- jusqu’au XIXème siècle. Réalisée par la Maison de l’histoire de France avec le concours de la Rmn, elle souhaite apporter au public un tour de l&rsquo;histoire du patrimoine français en 3D.</p>
<p>Si le jugement un peu hâtif de cette visiteuse est quelque peu partagé, il doit cependant être nuancé. Les cartes en reliefs qui s’étalent sous la splendide verrière du Grand Palais sont remarquables, faites de bois recouvert de toile et de sable collé et coloré. Arbres miniatures, maisons aux toits en tuiles rouges, petits sentiers, nul détail qui ne soit laissé au hasard. La carte de Grenoble compte 126 513 espèces d’arbres différentes et 372 272 pieds de vignes. Derrière la vue de ces maquettes, ils faut s&rsquo;imaginer le travail réalisé par des équipes d&rsquo;ingénieurs et des topographes de l&rsquo;époque qui devaient parcourir le territoire avec les moyens du bord. L&rsquo;objectif était de prendre des mesures pour reproduire les villes sur des cartes destinées à être utilisées pour mettre en place des stratégies militaires. Au fil du temps, ces plans-reliefs sont devenus les témoignages de l&rsquo;évolution de notre histoire.</p>
<p>En déambulant parmi les plans reliefs, dont certains mesurent jusqu’à 160 m<sup>2</sup>, on se retrouve plongé dans l’histoire de France. Sa géopolitique, sa géographie en passant par ses aménagements structurels. Un peu plus loin, les sons de bombardements d’avions de la Seconde Guerre mondiale nous tirent de notre rêverie pour accompagner la vue du plan relief de la ville de Brest, mélangeant histoire moderne et contemporaine. <em>« C’est vraiment bien agencé »</em>, s’extasie Chantal, pour qui, les grands miroirs placés derrières les maquettes <em>« permettent de voir le travail réalisé sous un angle encore nouveau », </em>à condition toutefois de prendre garde,  la tête en l&rsquo;air, à ne pas louper les petites marches autour de chaque ensemble.</p>
<p>Les plans font état de villes modelées et améliorées par des aménagements généralement militaires. Sous le Second Empire, Strasbourg a ainsi  subi l’ajout de chemin de fer et d’usines à gaz. On apprend que Napoléon Ier avait coutume de dire,<em> « il n’y a pas de meilleures cartes que ces plans reliefs » </em>même si le visiteur d&rsquo;aujourd&rsquo;hui semble , lui, prêter plus d&rsquo;attention à l’immense carte de la France de 650 m2 à même le sol. Là, chacun se penche, cherche à trouver sa région, prend une photo et se prend au jeu,  avec cette idée que ce qui plait le plus aux gens est finalement lorsqu&rsquo;on  leur parle d&rsquo;eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">                                                                                                                                                                                                                    Par Sarah Vernhes</h6>
<p>Exposition «<a href="http://www.rmn.fr/la-france-en-relief"> La France en Relief </a>» Chefs-d’œuvre de la collection des plans-reliefs de Louis XIV à Napoléon III au Grand Palais jusqu&rsquo;au 17 février 2012</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-france-en-miniature/">La France en maquettes</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Galilée, Newton et les autres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/galilee-newton-et-les-autres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:54:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Cartier]]></category>
		<category><![CDATA[Galilée]]></category>
		<category><![CDATA[mathématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« L’univers est écrit avec la langue des mathématiques » expliquait déjà Galilée au XVIème siècle.  Une affirmation validée avec succès  à la Fondation Cartier pour l’art contemporain où est présentée l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain ».  Pour tous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/galilee-newton-et-les-autres/math/" rel="attachment wp-att-11011"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11011" title="math" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/math.jpg" alt="" width="283" height="178" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/math.jpg 283w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/math-95x60.jpg 95w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/math-103x64.jpg 103w" sizes="auto, (max-width: 283px) 100vw, 283px" /></a></p>
<p><em>« L’univers est écrit avec la langue des mathématiques »</em> expliquait déjà Galilée au XVIème siècle.  Une affirmation validée avec succès  à la Fondation Cartier pour l’art contemporain où est présentée l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain ».  Pour tous ceux pour lesquels les chiffres et autres formules évoquent des souvenirs douloureux de cours de mathématiques laborieux, n&rsquo;ayez crainte, la Fondation a choisi d’aborder cette science avec un approche artistique propre à vous réconcilier avec cette discipline.</p>
<p>Le but n’est pas tant de faire des maths que de comprendre à quoi ils servent. <em>« A tout »</em>, répond un guide de la Fondation. <em>« Tout s’explique, grâce aux mathématiques nous pouvons comprendre le monde »</em>. De la simple question<em> « pourquoi un oiseau peut voler »</em> à «<em> la formation des rayures du zèbre</em> » en passant par «<em> la couleur du ciel</em> ».</p>
<p>Comme Newton frappé par la chute d’une pomme &#8211; d’où son interrogation pourquoi la pomme tombe-t-elle? &#8211;  l’exposition a pour objectif-rempli- d’éveiller notre curiosité. Une salle scénographiée par le célèbre réalisateur américain David Lynch met en scène les quatre mystères du monde &#8211; la nature des lois de la physique, la Vie, le rôle du cerveau, et la structure des mathématiques. Et ce, sous la voix envoutante de la chanteuse emblématique Patti Smith,  récitant un poème dédié aux mathématiques via un haut parleur.</p>
<p><em>« La musique est une mathématique sonore, la mathématique une musique silencieuse »</em> commentait Edouard Herriot. Pour les mathématiciens, il s’agit d’un art destiné à comprendre cet univers dont parlait Galilée. <em>« Je me considère comme un explorateur »</em>, sourit le mathématicien anglais, Michael Atiyat dans le film réalisé par Raymond Depardon,  projeté à la Fondation.  Comme lui, d’autres amoureux des mathématiques reviennent sur leur rapport à cette science. Entre passion et curiosité, ils se considèrent comme des artistes jouant avec les chiffres comme un peintre le fait avec son pinceau.</p>
<p>De Descartes à Aristote en passant par Newton, on repense à ces mathématiciens qui ont voulu résoudre les mystères de la vie. Un peu comme Alice au Pays des Merveilles qui découvre dans le livre de Lewis Caroll, 36 choses insoupçonnées, l’exposition de la Fondation nous laisse pensif sur des milliers de questions à venir.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>Exposition « Mathématiques : un dépaysement soudain » à la <a href="http://www.fondation.cartier.com/">Fondation Cartier </a>pour l’art contemporain jusqu’au 18 mars 2012.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/galilee-newton-et-les-autres/">Galilée, Newton et les autres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Boutique Sonia Rykiel/ Eva fait un carton</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/eva-fait-un-carton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 20:11:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Electra]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Jospin]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Rykiel]]></category>
		<category><![CDATA[Parcours Saint Germain]]></category>
		<category><![CDATA[Sonia Rykiel]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050567.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-1300" title="L1050567" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050567-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050567-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050567-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>C&rsquo;est au cours d&rsquo;un déménagement qu&rsquo;Eva Jospin découvrit le carton. Par hasard dit-elle, semblant oublier que c&rsquo;est par ces rencontres avec l&rsquo;imprévu que naissent bien souvent les œuvres d&rsquo;art. C&rsquo;est par hasard également que Nathalie Rykiel découvrit son travail il y a à peine un an à l&rsquo;<a href="http://fondation.edf.com/edf-fr-accueil/edf-fondation/les-domaines-d-intervention/culture-histoire-patrimoine/les-espaces-culturels-de-la-fondation/espace-fondation-edf-106800.html">Espace Electra</a>. Un coup de foudre; dans le cadre du<a href="http://www.parcoursaintgermain.com"> Parcours Saint Germain</a> qui propose d&rsquo; exposer des artistes dans une vingtaine de lieux jusqu&rsquo;au dimanche 23 octobre, la maison <a href="http://www.soniarykiel.fr">Sonia Rykiel</a> a ainsi demandé à cette  jeune artiste diplômée des Beaux arts de poser ses cartons dans la boutique amiral du boulevard Saint Germain. Le résultat est spectaculaire avec des tableaux en relief qui semblent avoir été faits sur mesure tant couleurs et matières se fondent dans les vitrines. Il faut voir de jour les forêts imaginaires faites de découpes, perspectives et collages invisibles prendre comme vie et épouser les vrais arbres du boulevard qui se reflètent dans le verre des vitrines. Le soir venu, la forêt se fait chaude et lumineuse sous des éclairages qui tout au long de la nuit magnifient l&rsquo;installation. Ainsi, l&rsquo;on aimerait s&rsquo;y égarer ou passer des heures à observer ce luxe de détails, ce miracle de minutie, cet art du relief-de la haute sculpture. En juin dernier, c&rsquo;était la galerie <a href="http://www.galeriepieceunique.com">Pièce Unique</a> qui avait révélé ces oeuvres si particulières qui, une fois qu&rsquo;on les a vues, restent imprimées dans la mémoire. Et si Eva est fille de&#8230;, on imagine presque comme une offense de l&rsquo;écrire tant son talent semble être sa meilleur carte de visite. <em>« Depuis qu&rsquo;elle est toute petite, elle dessine, peint ou réalise des objets avec ses mains</em>« , raconte son père venu la soutenir le soir du vernissage et apparemment impressionné par sa virtuosité et patience « <em>une centaine d&rsquo;heures me semble t&rsquo;il « .</em> Placés dans l&rsquo;entrée de la boutique, les petits formats-des arbres pris entre deux carrés de verre -ont hasard encore, trouvé des colonnes aux proportions parfaites pour leur offrir un socle et réussir ainsi un des plus beau duo artiste/boutique de la manifestation.</p>
<p>LM</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050570.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-1302" title="L1050570" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050570-620x826.jpg" alt="" width="496" height="661" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050570-620x826.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/L1050570-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
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