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	<title>zCULTURE | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>RasPoutine, la naissance d&#8217;un tsar</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/raspoutine-la-naissance-dun-tsar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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<p>Le grand gagnant de ces dernières années est assurément le fake, entre filtres sur les applications mobiles, réseaux sociaux entretenant rumeurs et complotismes, avec comme champions les « trolls russes » et leur emojis pathétiques. Mais, il est plus grave avec l&rsquo;invention de la fake democratie. Là où <em>The Appentrice </em>nous avait offert l’ascension de Trump et comment celui-ci s&rsquo;était servi d&rsquo;un puissant avocat retord, homme de l&rsquo;ombre qui en avait fait son poulain pour son premier mandat, on est frappé dans <em>le Mage du Kremlin</em>, à quel point les mêmes mécanismes se reproduisent, l&rsquo;élève finissant toujours par dépasser son maître, le pouvoir absolu étant synonyme de Moscou à Washington, de virages autocratiques où en Russie, <em>« les choses tournent plutôt bien, mais lorsqu&rsquo;elles tournent mal, elles tournent vraiment mal ». </em></p>
<p>Olivier Assayas livre dans son envoûtant dernier long métrage au casting international- Jude Law en Vladimir Poutine, méconnaissable et d&rsquo;une justesse de jeu bluffante et Paul Dano, à la timidité magnétique dans son rôle de conseiller du prince, un récit captivant qui débute à la fin de l&rsquo;URSS avec un Eltsine mourant sous la coupe d&rsquo;un des premiers oligarques que sera Boris Beresovski; à l&rsquo;origine de l&rsquo;intronisation dans la politique de <span class="BxUVEf ILfuVd" lang="fr"><span class="hgKElc pOOWX">Vladislav Sourkov, un amateur de rap, metteur en scène de théâtre d&rsquo;avant-garde, écrivain et homme d&rsquo;affaires, tous deux vont alors choisir un inconnu, introverti, pour être leur « homme de paille » et,&nbsp; après le tsunami capitaliste qui a enrichi certains mais en a appauvri tant d&rsquo;autres <em>« les Russes ont grandi dans une motherland et se retrouvent dans un supermarché »</em>, siffler la fin de la récré. L&rsquo;histoire contemporaine montrera comment l&rsquo;ancien directeur du KGB dépassera les attentes, n&rsquo;hésitant devant rien, comme tuer ses compatriotes dans des attentats à Moscou pour lancer sa guerre sanglante en Tchétchénie, envoyer des snipers à Kiev, ou ses forces de libérations en Crimée et dans le Donbass.<br />
</span></span></p>
<p><strong>Le pouvoir plutôt que les dollars</strong></p>
<p>La neige est omniprésente, la datcha isolée avec un feu de bois, celui qui a conseillé pendant 20 ans le Tsar est devenu un jeune retraité, père d&rsquo;une petite fille; son cynisme s&rsquo;est poli; il se raconte calmement, pris dans cet irrésistible proximité avec le pouvoir, entre New York et Sotchi que l&rsquo;écrivain italo-suisse <span class="LrzXr kno-fv wHYlTd z8gr9e">Giuliano da Empoli, auteur du livre éponyme, a su remarquablement saisir, avec à la clé 500 000 exemplaires vendus en 2022 et un Grand Prix de l&rsquo;Académie Française. Emmanuel Carrère, co-scénariste offre une séquence clé avec la figure de Limonov qualifiant le post communisme de « version low cowt de l&rsquo;hospice que sont devenues les USA ». Car, si Trump et Poutine sont les purs produits de notre époque quasiment dystopique, dont les peuples sont prêts à sacrifier leur liberté au nom des valeurs que leur dirigeant véhiculent, bruyamment pour Trump, avec mutisme pour Poutine, il est une différence de taille entre la Russie et les Etats-Unis, c&rsquo;est que la première ne le fait pas pour l&rsquo;argent. Poutine veut retrouver la grandeur de la Russie de Tsars, « à la hache » tandis que Trump restera toujours un promoteur immobilier qu&rsquo;un prix Nobel fait rêver. Voilà qui donne une idée duquel est le plus fort, entre un bonimenteur milliardaire présentateur de TV et un homme qui, préfère aux bavardages des dirigeants occidentaux lors des sommets, encourager son armée après des heures de route- s&rsquo;interdisant de trinquer tant que la victoire ne sera pas acquise.<br />
</span></p>
<p>Les deux heures 25 du film passent un traité de géopolitique incarné et d&rsquo;une finesse dans les dialogues et le récit que regarder ensuite les éditorialistes sur les chaines d&rsquo;informations continues discourir en satisfecit commun sur Davos et comment les Européens ont « imposé » leur union, confirme que la fiction peut saisir la réalité grâce à une hauteur de jugement et d&rsquo;analyse bien plus prégnante et incisive chez un cinéaste qu&rsquo;un énième éditorialiste.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/4gF5UiIjpzA?si=oFd8W963RZ45qcj4" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/raspoutine-la-naissance-dun-tsar/">RasPoutine, la naissance d’un tsar</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Des rêveurs à l&#8217;Etranger, les victimes de la société</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/48618-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 16:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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<p>L&rsquo;une est trop sensible, l&rsquo;autre pas. Isabelle Caré, actrice sensible s&rsquo;il en est, adapte son livre <em>Les rêveurs, </em>inspiré de sa propre histoire-une tentative de suicide à 14 ans suivie de son hospitalisation en service psychiatrique adolescents à l&rsquo;hôpital Necker; elle y côtoiera des enfants blessés d&rsquo;être nés ou par leur famille, la vie, décrivant le quotidien de ce qui devient leur prison, avec ses petits bonheur comme une cigarette fumée en cachette ou des écouteurs de walkman partagés avec celle qui deviendra son amie. De retour dans le service, devenue comédienne et repassée du côté des vivants, son film s&rsquo;attache à montrer les progrès réalisés dans la prise en charge de la santé mentale des jeunes, où la coercition a fait place à l&#8217;empathie et la bienveillance.</p>
<p><strong>L&rsquo;anti-héros camusien</strong></p>
<p>L&#8217;empathie, voilà bien ce qui est étranger au personnage imaginé par Albert Camus dans une Algérie encore colonisée, 1938, où les lois françaises s&rsquo;appliquent comme en Métropole- ce qui changera radicalement pendant la guerre d&rsquo;indépendance- avec pour tout criminel, y compris en tuant un arabe, la tête tranchée. <em>« Aujourd&rsquo;hui, Maman est morte »</em>. On se souvient tous de cette phrase qui ouvre le livre, sujet, verbe, complément. Pour Meursault, la trentaine, la vie est un enchainement de faits, où l&rsquo;émotion n&rsquo;a pas sa place, ni le plaisir, qu&rsquo;il fasse l&rsquo;amour à Marie qui se verrait bien devenir sa femme, jouée par la ravissante Rebecca Marner, qu&rsquo;il enterre sa mère. D&rsquo;où l&rsquo;ennui de la première partie de cette adaptation en film noir et blanc par Christophe Honoré. L&rsquo;esthétique bien trop léchée des plans de baignade ressemblent bien plus à une publicité Armani parfum ou des clichés mode sortis d&rsquo;un Vogue qu&rsquo;une réflexion philosophique sur la vie lorsque l&rsquo;on ôte, par désœuvrement ou aveuglement. C&rsquo;est avec cette scène du couteau sur la plage,&nbsp; ce soleil écrasant que le film commence enfin à prendre ampleur et consistance jusqu&rsquo;au monologue révolté sous forme de profession de foi que lance Meursault au curé venu le convertir dans sa cellule avant son exécution.&nbsp; La beauté parfaite de Benjamin Voisin-trop?-&nbsp; se dissout alors dans sa rage, servie par la force des mots et de la pensée du roman d&rsquo;Albert Camus- l’altérité face à la norme, la peur/défiance de ce qui est étranger, la condamnation de la peine de mort- offrant au comédien l&rsquo;occasion de révéler la qualité de son jeu ainsi que de récompenser le spectateur qui a résisté à l&rsquo;envie de partir à la première heure.</p>
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		<title>Un simple accident ou l&#8217;islamisme entre drame et comédie</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/un-simple-accident-ou-lislamisme-entre-drame-et-comedie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 13:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palme d&#8217;Or ô combien méritée, Un simple accident tiurné clandestinement à Téhéran par le réalisateur Jafar Panahi, emprisonné à plusieurs reprises, propose non seulement une immersion dans l&#8217;Iran d&#8217;aujourd&#8217;hui, régime autoritaire s&#8217;il en est « Tu tues, sinon tu es tué », [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48613 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-620x342.jpg" alt="" width="620" height="342" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-620x342.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident-300x165.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/accident.jpg 746w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Palme d&rsquo;Or ô combien méritée, Un simple accident tiurné clandestinement à Téhéran par le réalisateur Jafar Panahi, emprisonné à plusieurs reprises, propose non seulement une immersion dans l&rsquo;Iran d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, régime autoritaire s&rsquo;il en est <em>« Tu tues, sinon tu es tué »</em>, mais une réflexion philosophique du rapport bourreau/victime, avec cette idée que ceux qui torturent ou tuent finissent par l&rsquo;assimiler à un travail comme un autre; gagner sa vie en obéissant au régime. Responsable mais pas coupable comme Egbal, le boiteux, que par pur hasard, une de ses victimes retrouve, décidé à se venger en l&rsquo;enterrant vivant. Oui, mais voilà, il n&rsquo;est pas vraiment sûr et veut ses aveux. Commence alors un road trip movie en van, avec des scènes truculentes comme ces vigiles qui pour obtenir leur bakchich sortent une machine pour prendre aussi les cartes de crédit, à la recherche de ses autres victimes pour l&rsquo;aider à l&rsquo;identifier. Salam, le sage, répond qu&rsquo;il ne faut pas répondre à la violence par la violence. Une autre, à nouveau intégrée a choisi d&rsquo;oublier. Mais Bidal, à la veille de son mariage, n&rsquo;oublie pas le déshonneur suprême qu&rsquo;il lui a imposé: la priver de sa virginité en la violant, après l&rsquo;avoir laissé trois jours sur une estrade lui faisant craindre à tout moment la pendaison.&nbsp;</p>
<p><strong>Regrets et pardon</strong></p>
<p>Loin d&rsquo;être soumises, on découvre à travers ces deux femmes de caractères combien la femme iranienne refuse la soumission, bien plus proche du modèle occidentale que musulman. Et n&rsquo;hésitant pas à tenir tête à son futur mari, parfaitement émancipé dans un pays où d&rsquo;autres portent encore le hijab, enfermées dans le radicalisme religieux des Mollahs et des Frères musulmans. L&rsquo;après Daesh en Syrie, les croyances inspirées d&rsquo;une interprétation mortifère du Coran, « mourir pour aller au Paradis », les aveux du tortionnaire aident à comprendre ces « fous de Dieu » que le quatrième comparse, sanguin et refusant d&rsquo;en faire un cas de conscience, achèverait volontiers comme un chien. Même si celui qui a détruit leur vie et celles de milliers d&rsquo;autres est devenu un père de famille et pourrait se venger. Car, le pardon peut-il être réciproque? C&rsquo;est tout l&rsquo;objet de la scène finale qui laisse à chaque spectateur sa propre réponse.</p>
<p>AW</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-simple-accident-ou-lislamisme-entre-drame-et-comedie/">Un simple accident ou l’islamisme entre drame et comédie</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Valeur sentimentale, l&#8217;ogre et ses filles</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/valeur-sentimentale-logre-et-ses-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 14:08:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« On n&#8217;écrit pas Ulysse quand on emmène ses enfants au foot ou qu&#8217;on paye les assurances de ses bagnoles ». Gustav Borg a choisi sa carrière de réalisateur de film à sa vie privée, le quotidien entre une femme psychologue dépressive [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48616 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-620x335.jpg" alt="" width="620" height="335" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-620x335.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-300x162.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs-768x415.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2026/01/vs.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p><em>« On n&rsquo;écrit pas Ulysse quand on emmène ses enfants au foot ou qu&rsquo;on paye les assurances de ses bagnoles ». </em>Gustav Borg a choisi sa carrière de réalisateur de film à sa vie privée, le quotidien entre une femme psychologue dépressive et ses deux filles, Nora et Agnes. Il a aussi choisi la vie, entre le champagne, les femmes non sans atteindre la grâce dans ces oeuvres et rester résistant à l&rsquo;air du temps. Au contraire de sa fille ainée, Nora qui, devenue comédienne de talent, lutte pour rester en vie, avec le sentiment d&rsquo;avoir tout raté en comparaison à sa jeune soeur, mariée et mère. Et pour laquelle, tout parait simple et facile à accepter comme la mort de leur mère dont la réception après l&rsquo;enterrement ouvre le film. En préambule de ce film Grand prix à Cannes et nommé pour le meilleur film aux Oscars, le spectateur a pu découvrir le gouffre qui menace d&rsquo;aspirer Nora; visage fermé, elle est en lutte permanente contre elle-même en y ayant associé ce père, déserteur lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas destructeur. Alors, lorsqu&rsquo;il lui propose de jouer dans ce qui sera son dernier film, <em>« un rôle écrit pour elle »,&nbsp;</em>Nora refuse net, flairant le danger de renouer avec ce père avec lequel elle n&rsquo;arrive même pas à parler.&nbsp;</p>
<p><strong>De la dépression à la renaissance</strong></p>
<p>A la suite d&rsquo;une rétrospective de son oeuvre au Festival de Deauville, offrant de magnifiques plans sur la plage déserte scellant l&rsquo;amitié entre ce réalisateur norvégien d&rsquo;un autre âge et une jeune actrice américaine en vogue-renversante Elle Fanning- cornaquée par ses agents, Gustav découvre le nouveau visage du cinéma, entre Netflix et photocall, non sans cynisme et rébellion-<em> « satanés trolls Tik-tok ».</em> Rachel, la jeune star montante américaine sera donc cette femme inspirée par la mère de Gustav, torturée pendant la guerre et ayant mis fin à ses jours lorsqu&rsquo;il avait sept ans. <em>« Parlez-moi de votre mère que je cerne mieux mon personnage »</em> réclame Rachel; <em>« Ce n&rsquo;est pas elle mon personnage »</em> répond Gustav. En demandant à Rachel de teindre ses cheveux en brun, elle finira par comprendre que le scénario parle en fait de sa fille ainée, et sa difficulté de vivre, entre états dépressifs et une tentative de suicide. <em>« On ne prie pas pour chercher Dieu, mais pour accepter son désespoir »</em>. Et demander de l&rsquo;aide, comme celle que Nora a offert sans compter à sa jeune soeur, accomplissant tous les gestes d&rsquo;une mère lorsque la leur était déficiente et que la maison de famille « s&rsquo;effondrait doucement ». Laquelle finira vendue, rénovée façon minimaliste luxueux et sans âme pour sceller la renaissance de Nora auprès de son père qui même absent, était conscient de sa souffrance<em>, « On est pareils toi et moi »</em>. Cut.</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/valeur-sentimentale-logre-et-ses-filles/">Valeur sentimentale, l’ogre et ses filles</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Claudel, Shakespeare et Brecht</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/claudel-shakespeare-et-brecht/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 10:22:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans, et puis s&#8217;en va. Vers où? Le Pariser espère pouvoir le demander l&#8217;oeil dans l&#8217;oeil à Eric Ruf, administrateur général de la Comédie Française depuis 2015, où il avait annoncé un programme ambitieux-voir article, tout en continuant ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48516 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/songe-620x414.jpg" alt="" width="620" height="414" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/songe-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/songe-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/songe-768x513.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/songe.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Dix ans, et puis s&rsquo;en va. Vers où? Le Pariser espère pouvoir le demander l&rsquo;oeil dans l&rsquo;oeil à Eric Ruf, administrateur général de la Comédie Française depuis 2015, où il avait annoncé un programme ambitieux-<a href="https://www.jimlepariser.fr/?s=eric+ruf">voir article</a>, tout en continuant ses mise en scène inspirées d&rsquo;opéras au Théâtre des Champs Elysées. Comme grands moments entre autres, à son actif, la Cour d&rsquo;honneur du Palais des Papes au Festival d&rsquo;Avignon, avec toute la troupe du Français pour <em>Les Damnés</em> de Visconti. Pour finir en beauté, voilà <em>Le soulier de Satin</em> de Paul Claudel, avec Marina Hands qui reprend le rôle de Prouhèze tenu en 1987 sous la direction d&rsquo;Antoine Vitez, par sa mère, Ludmila Mickaël, Laurent Stocker, Florence Viala, compagne d&rsquo;Eric Ruf et Suliane Brahim, une des actrices pépite du Français. Comptez huit heures de jeu, avec deux entractes et une pause, pour un drame d’amour sur vingt ans, condensé en quatre journées. Complet, il faudra compter sur les places de dernières minutes et apporter de quoi soulager son estomac, pour cette pièce fleuve entrée au répertoire en 1943 et très peu jouée depuis.</p>
<p><strong>De Shakespeare à Brecht</strong></p>
<p>Le Théâtre de la ville, un peu oublié depuis ses travaux, s&rsquo;attaque à la fable à voir et à revoir, écrite par Shakespeare au 16eme siècle,<em> Le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été. </em>Emmanuel Demarcy-Mota et sa troupe revisitent ce classique qui, comme tous les chefs d&rsquo;oeuvres conserve toute sa modernité dans une pièce jonglant entre le réel et l’illusion. L&rsquo;histoire?&nbsp; À Athènes, Thésée s’apprête à célébrer ses noces avec Hippolyta, la reine des Amazones. Dans la forêt avoisinante, Obéron, roi des fées, se dispute avec Titania, sa femme, au sujet de leurs nombreuses conquêtes passées et présentes. Ajoutons deux couples d’amoureux contrariés – Hermia, qui est amoureuse de Lysandre mais promise à Démétrius, lequel est aimé d’Héléna-vous suivez? Plus des artisans partis répéter une tragédie pour les noces de leur roi, sous la baguette du truculent Bottom. Un chassé croisé amoureux, à l&rsquo;image du livret de Da Ponte pour Mozart, <em>Cosi Fan Tutte </em>dans le cadre d&rsquo;une forêt magique , où les sortilèges d’Obéron, aidé par le lutin Puck, vont semer la confusion au cours d’une nuit dont personne<br />
ne saura si elle est un rêve, un jeu ou un fantasme.</p>
<p><strong>L&rsquo;extrême droite de retour</strong></p>
<p>Quant au Théâtre de l&rsquo;Odéon, voilà Brecht et G<em>rand-peur et misères du IIIe Reich</em>, pièce écrite entre 1935 et 1938 et ici, mise en scène par Julie Duclos, qui s&rsquo;est attachée à voir comment <em>“le fascisme s’infiltre peu à peu dans la vie quotidienne, ordinaire”</em>-un sujet très actuel. Les vingt-quatre scènes qui composent la pièce dressent un portrait de la société allemande depuis l’avènement d’Hitler jusqu’aux prémices de la guerre sans toutefois suivre une chronologie rigoureuse. Brecht s’est directement inspiré de récits de témoins oculaires et d’extraits de journaux pour composer ce texte qui montre l’enracinement profond du régime nazi dans toutes les sphères du peuple allemand. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les prisonniers évoluer face au régime. Ou encore les enfants comme dans Le mouchard, histoire d&rsquo;un couple allemand qui est persuadé que leur enfant est parti les dénoncer à la Gestapo car le père, bien que patriote, vient de formuler quelques critiques envers le régime. Au détour d’une parole, d’un regard, d’un silence, le mensonge et la peur s’insinuent dans la chair des gens et modifient leurs relations, dans l’intimité d’une cuisine, d’une chambre ou d’un bureau. La mise en scène axée sur le jeu d’acteur, et la scénographie épurée rappelle l&rsquo;Histoire, et “à nos portes”.</p>
<p>GC</p>
<p><em>Le Soulier de satin</em> jusqu&rsquo;au 23 avril 2025- Comédie Française<br />
L<em>e Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em> jusqu&rsquo;au 10 février 2025 au Théâtre de la Ville<br />
<em>Grand-peur et misères du IIIème Reich</em>, jusqu&rsquo;au 7 février 2025 au Théâtre de l&rsquo;Odéon</p>
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<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/IPc2QKllq8g?si=Q3RD6erHvrVva-De" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/claudel-shakespeare-et-brecht/">Claudel, Shakespeare et Brecht</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Garnier ou Châtelet ?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/garnier-ou-chatelet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 10:42:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48500 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/IMG_2311-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/IMG_2311-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/IMG_2311-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/IMG_2311.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Soirée anniversaire et de gala, ça sentait très fort l&rsquo;AROP, à l&rsquo;Opéra Garnier ce vendredi 24 janvier 2025 pour les 150 ans de cette salle dont les productions, à majorité des ballets et quelques opéras baroques, sont enviées dans le monde entier, tant par leur distribution-le corps de ballet de l&rsquo;Opéra de Paris tend à la perfection- que leur mise en scène. Sur cette scène légendaire et en pente, le spectacle fut aussi sage que les deux enfants, tout beaux, tout blancs, fil rouge de la soirée. Les extraits lyriques furent un peu ennuyeux, la mise en scène, soignée mais attendue, voilà qui ne risquait pas de choquer l&rsquo;invité de marque, la reine Sophie d&rsquo;Espagne ni le parterre de touristes fortunés ou patrons du CAC 40. Hugo Marchand dans le <em>Boléro</em> de Ravel et Léa Desandre, dans une somptueuse robe tutu rouge, furent les temps forts de la soirée qui confirma que l&rsquo;inclusivité et la mixité ne sont pas encore légion sous le plafond de Chagal et les ors du Palais construit sous Napoléon III.</p>
<p><strong>Des enfants et des animaux</strong></p>
<p>Non loin de là, l&rsquo;ambiance était bien différente au Théâtre du Châtelet avec un public composé d&rsquo;enfants, de mélomanes et d&rsquo;autres, moins. Devant une salle pleine et d&rsquo;humeur joyeuse, l&rsquo;Orchestre de chambre de Paris dirigé par le facétieux chef d&rsquo;orchestre Gábor Takács-Nagy, évoquant dans ses déhanchés les pantomimes, débuta le concert par deux morceaux de Satie, le premier,&nbsp; pas&nbsp; vraiment inoubliable au contraire de la <em>Gnossienne n°3</em> transcrite pour orchestre. Puis ce fut Francis Poulenc-sans plus-avant que la voix de Swan Arlaud (l&rsquo;avocat dans<em> Anatomie d&rsquo;une chute</em>) ne mette en parole, chaque tableau du <em>Carnaval des Animaux</em> de Camille Saint-Saëns, entre kangourou, tortue, lion et l&rsquo;incontournable aquarium ou le cygne. La salle était conquise, notamment par les illustrations pleine de poésie de Sandra Albukrek et le jeu à deux pianos des mains virevoltantes de Lise de la Salle et de l&rsquo;impeccable David Kadouch.</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/garnier-ou-chatelet/">Garnier ou Châtelet ?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Variations autour de la Shoah</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/variations-autour-de-la-shoah/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 17:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48496 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/ausc-620x349.jpeg" alt="" width="620" height="349" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/ausc-620x349.jpeg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/ausc-300x169.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/ausc.jpeg 750w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Alors que l&rsquo;on a pu entendre, cette semaine commémorant les 80 ans de la libération du camp d&rsquo;Auschwitz, un proche de l&rsquo;ex-otage franco-israélien du Hamas, Ofer Calderon, comparer sa détention au calvaire des déportés juifs en camp de concentration/d&rsquo;extermination (vive CNews !), les chaînes « normales » de télévision ont été plus ou moins inspirées pour <em>« ne pas oublier l&rsquo;indicible ». </em>Quitte à troquer, paresseusement, l&rsquo;information pour l&rsquo;émotion. France 2 a choisi les témoignages jusqu&rsquo;à près de deux heures du matin, tout comme LCP, <em>« pour la postérité ». </em>Pas facile, en effet, de prendre la parole sur un sujet qui apparait comme être devenu la propriété exclusive des juifs, à l&rsquo;exclusion des historiens ou des artistes comme le génial réalisateur italien Roberto Benigni qui signa, en 1997, un pur chef d&rsquo;oeuvre, <em>La vie est belle. </em>Soumis aux critiques d&rsquo;avoir pu tenter de faire rire sur un sujet aussi tabou et barbare, c&rsquo;est pourtant avec beaucoup de prescience que France 3 a choisi de diffuser ce long métrage vendredi 31 janvier 2025, en plein conflit isréalo-palestinien- lire <a href="https://www.jimlepariser.fr/gaza-lempathie-a-deux-vitesses/">notre Une</a>. Car, si la fiction peut être aussi marquante que la réalité-citons <em>Le Choix de Sophie</em>, adapté du roman de William Styron, ou plus récemment, <em>La zone d’intérêt </em>de Jonathan Glazer, il est regrettable que la télévision française n&rsquo;ai pas donné la parole à des historiens dans notre époque gagnée par la désinformation.</p>
<p><strong>L&rsquo;impasse à l&rsquo;information</strong></p>
<p>Ou l&rsquo;oubli, tout en le condamnant. Quelle place a-t&rsquo;elle été ainsi faite aux déportés roms et tziganes, 1,1 millions de morts tout de même, et aux autres victimes du nazisme, homosexuels ou malades mentaux, également exterminés. Et que dire des chiffres qui varient en nombre de victimes, de trois millions sur Wikipédia à 5 ou 6 millions- un million de morts en plus ou en moins, ce n&rsquo;est pas un détail&#8230;On aurait souhaité, par exemple, pour prévenir toute récupération négationniste ou complotiste, qu&rsquo;un programme rétablisse la réalité des chiffres (il est convenu que les nazis étaient très méticuleux) et recense toutes les communautés victimes de cette solution finale imaginée de façon industrielle, ce qui exclu à priori « l&rsquo;à peu près », source d&rsquo;interprétations que l&rsquo;information a pour vocation de faire taire.</p>
<p>AW</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/variations-autour-de-la-shoah/">Variations autour de la Shoah</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le quatrième mur, le choc frontal de l&#8217;année</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-quatrieme-mur-le-choc-frontal-de-lannee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 16:13:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48493 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4-620x259.jpg" alt="" width="620" height="259" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4-620x259.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4-300x125.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4-768x321.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4-1536x642.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/02/4.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Une voiture avance sur une route, en plan large. Très vite, on devine que l&rsquo;on est de l&rsquo;autre côté de la Méditerranée; nulle végétation, que des cailloux et un immeuble planté là, comme une anomalie. Un écart à la normalité qui préfigure tout le film <em>Le quatrième mur</em> de David Oelhoffen, adapté du livre éponyme de Sorj Chalandon, ancien reporter de guerre, devenu un remarquable romancier tout en continuant à écrire dans <em>Le Canard Enchaîné. </em>Quoi de plus anormal, en effet, qu&rsquo;une guerre qui s&rsquo;abat sur un pays, à fortiori le Liban, surnommée la « Suisse » du Moyen Orient? Et que dire de Guillaume, ce metteur en scène français, Laurent Laffite, renversant, qui débarque en 1982, en pleine guerre civile-<em>« Le Liban qui tire sur le Liban »-</em> pour tenir une promesse: monter la pièce de Jean Anouilh, <em>Antigone, </em>avec des acteurs de toutes les confessions, druze, chrétien, chiite plus une Palestinienne et une Arménienne. La tragédie est en place. Guillaume va devoir renoncer à ses idéaux-la culture plus forte que tout- et de pouvoir <em>« soulager sa conscience »</em> d&rsquo;occidental- à l&rsquo;économie. Venu en « spectateur », comme ceux dans la salle de cinéma, rien ne lui sera épargné; la peur omniprésente dans Beyrouth devenue une ville fantôme où des hommes en armes sont partout, visibles ou invisibles; l&rsquo;absurdité oppressante des checks points avec pour chaque zone, son laisser-passer et les vies qu&rsquo;on ôte en récitant un poème de Victor Hugo.</p>
<p><strong>De la Grèce antique à Chatila</strong></p>
<p>Les personnages inventés par Anouilh deviennent des otages fictifs, objets de négociations interminables entre des acteurs soumis à leur communauté respective. Pas question pour les chrétiens de jouer les seconds rôles, impossible pour cette femme chiite de se suicider sur scène, les répétitions vont dans le mur jusqu&rsquo;à ce que bâtiment lui même explose. La fiction devient la réalité, Antigone, <em>« celle qui dit non », </em>jouée par une Palestinienne, mourra, non pas sur l&rsquo;ordre du roi Créon, mais violée et égorgée, avec toute sa famille, dans le massacre bien réel des camps de Sabra et Chatila. Comme en 2024, les Isréaliens bombarderont Beyrouth, semant la terreur et la mort chez les civils, tout en étant, à l&rsquo;époque, les complices des chrétiens, avec un objectif, à nouveau d&rsquo;actualité: décimer les Palestiniens. Comme dans la pièce de théâtre, la mort sera la grande victorieuse de ce film dont on sort en état de choc, témoin d&rsquo;une tragédie dans laquelle les acteurs ne se relèvent pas, à la fin, pour venir saluer.</p>
<p>LM</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-quatrieme-mur-le-choc-frontal-de-lannee/">Le quatrième mur, le choc frontal de l’année</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Bach forever</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/bach-forever/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 16:06:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous l&#8217;avez raté en novembre, revenez à Pâques! Une saison au Théâtre des Champs Elysées ne saurait exister sans donner les Passions de Bach; pour le départ de son directeur en poste depuis quinze ans, Michel Franck, c&#8217;est dès [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48392 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/11/passion-1170x658-1-620x349.jpg" alt="" data-wp-editing="1" width="620" height="349" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/11/passion-1170x658-1-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/11/passion-1170x658-1-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/11/passion-1170x658-1-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/11/passion-1170x658-1.jpg 1170w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Si vous l&rsquo;avez raté en novembre, revenez à Pâques! Une saison au Théâtre des Champs Elysées ne saurait exister sans donner les<em> Passions </em>de Bach; pour le départ de son directeur en poste depuis quinze ans, Michel Franck, c&rsquo;est dès l&rsquo;automne, que la salle de l&rsquo;avenue Montaigne a offert une version inédite car mise en scène de la <em>Passion selon Saint Jean,</em> (<a href="https://www.jimlepariser.fr/waltz-on-bach/">lire article</a>). Une semaine après, voilà la <em>Passion selon Saint Matthieu </em>écrite trois années plus tard, en 1727, où Bach va encore plus loin en la composant intégralement pour deux choeurs, deux orchestres et en associant aux récitatifs de l&rsquo;évangeliste, des strophes de cantique et une poésie libre<em>. </em>Elle sera aussi mal accueillie par les fidèles de Leipzig qui y voient trop de dramaturgie et d&rsquo;émotion-on est sous Luther! Depuis, entre les solos d&rsquo;instruments comme le violon qui s&rsquo;élève telle une plainte dans le sublime<em>« Erbame dich »,</em> évoquant le remord de Pierre après son reniement de Jésus, et les choeurs comme celui d&rsquo;ouverture <em>« Kommt, irh Töchter, helft mir klagen » </em>ou final <em>« Wir setzen uns mit Tränen nieder »</em> , impossible de rester insensible au génie mélodique et la modernité de Bach<em>. </em></p>
<p><strong>De Klemperer à Castellucci</strong></p>
<p>Quitte à la réinventer à l&rsquo;image d&rsquo;Otto Klemperer avec ses tempi longs qui ont rallongé l&rsquo;oeuvre d&rsquo;une demi-heure. Entendue autrefois à la Chapelle Royale de Versailles, on ne peut s&#8217;empêcher de regretter la spiritualité et la gravité qu&rsquo;une église ajoute à l&rsquo;oeuvre; le décor plat du Théâtre des Champs Elysées, l&rsquo;éclairage trop fort-on rêverait que Vincent Dumestre et son Poème harmonique s&rsquo;en empare avec un éclairage aux bougies- et les gesticulations du chef d&rsquo;orchestre originaire de Stuttgart ne laisseront pas un souvenir impérissable d&rsquo;autant qu&rsquo;à l&rsquo;invitation de Sir John Elliot Gardiner, il serait de bon ton que les chanteurs se débarrassent des partitions et qui sait, voir un jour cette <em>Passion</em> mise en scène. Référence en la matière, Roméo Castellucci s&rsquo;y est déjà risqué en 2016, résolument sans l&rsquo;objectif de séduire le public de notables de ce samedi 16 novembre 2024.</p>
<p>LM</p>
<p><em>La Passion selon St Matthieu</em>, au TCE le 9 avril 2025</p>
<p>A écouter dans la version inégalée d&rsquo;Harnoncourt ou du jeune et talentueux Raphaël Pichon</p>
<p><iframe loading="lazy" title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/uoLvufnj_VU?si=FVsDC0dG1k_Wvoiy" allowfullscreen="allowfullscreen" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/bach-forever/">Bach forever</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Intemporelle Coco Chanel sur Arte</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/intemporelle-coco-chanel-sur-arte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 14:51:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Une couturière en révolte ». Voilà comment se définissait Gabrielle Chanel, dite Coco. Le prénom a disparu, le nom est resté à l&#8217;image de Saint Laurent, Dior, Balenciaga. Tous ont eu leur heure de gloire, Christian Dior avec son New look, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48314 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/09/Chanel-palais-royal-620x414.jpg" alt="" width="620" height="414" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/09/Chanel-palais-royal-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/09/Chanel-palais-royal-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/09/Chanel-palais-royal.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p><em>« Une couturière en révolte ». </em>Voilà comment se définissait Gabrielle Chanel, dite Coco. Le prénom a disparu, le nom est resté à l&rsquo;image de Saint Laurent, Dior, Balenciaga. Tous ont eu leur heure de gloire, Christian Dior avec son New look, la taille marquée pour une femme fleur après-guerre; Chanel a failli ne jamais s&rsquo;en relever, elle qui avait été la première à libérer les femmes de leur corset, peu avant la première guerre mondiale. Un vestiaire emprunté aux hommes, comme le jersey, le tweed que Mademoiselle Chanel réinventera en tailleur&nbsp; à son grand retour en 1954. Chanel a traversé les temps depuis sa mort en 1971; aujourd&rsquo;hui, un livre de développement personnel a même paru, reprenant les principes de vie énoncés par celle qui ne cessa de rechercher son autonomie. C&rsquo;est ce que le couple Anne Fontaine, à la réalisation et Audrey Tautou, dans le rôle de Coco, montre avec justesse. Loin du biopic, <em>Coco avant Chanel,&nbsp; </em>s’intéresse avec justesse à la première vie de Chanel; celle d&rsquo;une orpheline grandie dans un monastère qui va se hisser dans la « haute société » par sa détermination.</p>
<p><strong>La seconde vie de Coco</strong></p>
<p>Au début, il y aura les chapeaux puis viendra le stylisme et la fameuse petite robe noire. Mais c&rsquo;est dans sa seconde vie que Coco Chanel, alors âgée de 71 ans, inventera le tailleur tweed, le sac matelassé, les escarpins beige et noir,&nbsp; parachevant le style Chanel. <em>Coco, une vie de légende, </em>documentaire anglais de 2023, multiplie les témoignages, notamment de l&rsquo; ancienne assistante de Gabrielle Chanel, d&rsquo;une cliente Haute Couture ou encore Jerry Hall qui racontent comment les défilés étaient, au début de simples présentations avec un numéro pour chaque mannequin, sans musique. Loin des show imposants du Grand Palais, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs au Palais Garnier que la Haute couture a défilé, en janvier dernier,&nbsp; offrant comme un retour aux sources. Lesquelles sont inépuisables, même si le prêt-à porter demeure inaccessible pour la plupart des femmes; reste les parfums, bien qu&rsquo;ils ne laissent plus, derrière eux, de sillage. Voilà qui est dommage.</p>
<p>AW</p>
<p><iframe loading="lazy" style="transition-duration: 0; transition-property: no; margin: 0 auto; position: relative; display: block; background-color: #000000;" title="Coco Chanel - Une vie de légende" src="https://www.arte.tv/embeds/fr/116874-000-A?autoplay=true&amp;mute=0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen" width="100%" height="100%" frameborder="0"></iframe>A revoir en replay sur Arte à l&rsquo;occasion de la Fashion week PAP printemps-été 2025</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/intemporelle-coco-chanel-sur-arte/">Intemporelle Coco Chanel sur Arte</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>De l&#8217;exclusion culturelle</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/de-lexclusion-culturelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 16:21:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Combien sont-ils les Français, parmi les dix millions qui ont voté pour le Rassemblement National au second tour des législatives ce dimanche 7 juillet, à se sentir des laissés pour compte? Des oubliés comme cette mère et ses enfants qui [&#8230;]</p>
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<p>Combien sont-ils les Français, parmi les dix millions qui ont voté pour le Rassemblement National au second tour des législatives ce dimanche 7 juillet, à se sentir des laissés pour compte? Des oubliés comme cette mère et ses enfants qui découvrent pour la première fois la mer grâce à un billet de train à un euro? Le sable qui glisse sur la peau, les vagues qui chatouillent les pieds; voilà enfin l&rsquo;occasion de s&rsquo;éloigner d&rsquo;un écran et du supermarché qui les exclut de plus en plus tôt dans le mois. Et ce n&rsquo;est pas la culture qui leur offre un refuge- au contraire. <em>« On a lâché le peuple »</em> s&rsquo;est exclamé Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil dans <em>Libération</em>. &nbsp;Billets de cinéma ou de musées à plus de dix euros, la culture est devenue un luxe quand elle n&rsquo;exclut pas. <em>« Une secte qui rejette les grands textes »</em>, se désolait dès 2011 Fabrice Luchini à propos du Festival d&rsquo;Avignon; avec&nbsp;13 millions d&rsquo;euros de subventions ce qui en est fait le festival le mieux doté en France, son actuel directeur Tiago Rodrigues a choisi pour cette édition 2024 de proposer un tiers des spectacles du « in » en espagnol. Ce qui n&rsquo;a pas semblé déranger le public qui a applaudit longuement dans la Cour d&rsquo;honneur du Palais des papes,&nbsp;<em>Damon</em> d&rsquo;Angelica Liddell.</p>
<p><strong>Provocation subventionnée</strong></p>
<p>Il faut dire que le festivalier du « in », à 45 euros le billet, a l&rsquo;habitude de « performances » qui associent nudité à scatologie comme le versement d&rsquo;excréments sur le portrait de Jesus en 2011 imaginé par l&rsquo;italien Roméo Castellucci. Olivier Py n&rsquo;a pas été en reste tandis que ce jeudi 4 juillet 2024, sur une scène drapée de rouge et ornée de WC, Angelica Liddel a donné tout son sens à l&rsquo;expression <em>« gueuler comme une vache espagnole » </em>le sexe à l&rsquo;air pendant près de 45 minutes, après avoir uriné cul nul devant le public. Le pape fut ensuite branlé mais ça on ne l&rsquo;a pas vu, déjà parti comme d&rsquo;autres spectateurs, refusant toute forme de masochisme (reprise de ce <em>Dämon</em>, tout en espagnol, durée deux heures sans entracte, au Théatre de l&rsquo;Odéon, Paris, jusqu&rsquo;au 6 octobre 2024) . Fort d&rsquo;études supérieures comme 78% des festivaliers-les ouvriers représentent 2,4% (ils étaient 1% en 1968) du public et les employés, 7%, nous nous imaginions pourtant dans le coeur de cible d&rsquo;un spectacle interdit au moins de 16 ans-tant pis pour les plus jeunes. De toutes les façons, comme l&rsquo;a dénoncé la Cour des comptes en mars 2023, seuls la part des festivaliers les plus âgés augmente face au coût des hébergements. Quant aux jeunes localiers, encore faudrait-il qu&rsquo;ils puissent s&rsquo;offrir le parking de cette ville fortifiée ou bénéficier de bus de nuit pour rejoindre la banlieue sud ou autres lieux de vie hors du centre ville historique d&rsquo;Avignon. Avec 25 millions d&rsquo;euros de retombées financières, selon France 24, pour la ville à l&rsquo;occasion du Festival « in » et « off », le « ruissellement » devrait être envisageable, non?&nbsp;</p>
<p><strong>Mise en scène sans risque</strong></p>
<p>D&rsquo;autant que le Festival d&rsquo;Avignon constitue avec celui d&rsquo;Aix en Provence, un quart de budget total du Ministère de la Culture. Deux festivals hyper-subventionnés qui n&#8217;empêche pas le Festival Lyrique aixois de faire appel pour un tiers de son budget au mécénat. Espace VIP avec coupe de champagne, places de premier choix à 300€ tristement laissées libres, pas question ici de choquer, à l&rsquo;image de la très consensuelle-et économique- mise en scène d&rsquo;Andréa Breth pour <em>Madama Butterfly</em>, en ce centenaire de la mort de Puccini. Une création qui ne marquera pas les annales mais a offert au public de l&rsquo;Archevêché l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre l&rsquo;albanaise Ermonela Jaho dans le rôle titre. Sa voix aux multiples couleurs, accompagnée avec bonheur par l&rsquo;Orchestre de Lyon dirigé par Daniele Rustoni, a enchanté cette soirée à la belle étoile.<em>« Une nuit étoilée »,</em> le chef d&rsquo;oeuvre de Van Gogh qui appartient au Musée d&rsquo;Orsay a également fait le voyage dans le Sud, à Arles. C&rsquo;est autour de cette toile que se décline l&rsquo;exposition présentée cet été à la Fondation qui porte son nom, et compte à la présidence de son conseil d&rsquo;administration une certaine Maya Hoffmann. Passé le Rhône et les remparts qui encerclent Arles, nul n&rsquo;ignore le nom de cette mécène suisse qui suit les traces de Bernard Arnault, à son échelle. Quoique. En 2021, elle a ouvert sa Fondation dont l&rsquo;architecte est un certain Frank Gehry. Trois ans plus tard, les jardins l&rsquo;environnant sont terminés, arborant un gazon bien peu écologique et le Parc des Ateliers n&rsquo;est plus qu&rsquo;un souvenir pour les visiteurs des Rencontres photographiques d&rsquo;Arles à l&rsquo;exception du Magasin général. Finis ces hangars alliant fraîcheur et poésie, pour expérimenter jusqu&rsquo;à l&rsquo;ivresse la magie de la photographie. La soif d&rsquo;art contemporain de la nouvelle propriétaire l&rsquo;a emporté.&nbsp;</p>
<p><strong>Des photos pas inoubliables</strong></p>
<p>Alors, il faut emprunter un chemin de terre peu engageant pour se retrouver dans le noir d&rsquo;un bâtiment rattaché au Monoprix, accueillant les photos des lauréats 2024 de la Fondation Roederer- plutôt décevant. A côté, des clichés montrent une ville-décor où s&rsquo;entraînent l&rsquo;armée américaine, avec faux tanks, faux sangs et « faux-arabes ». Le « fake » que l&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;exposition<em> Le fermier du futur</em> où Bruce Eesly s&rsquo;est amusé, avec une vingtaine de photos couleurs générées par l&rsquo;IA, à donner vie au mythe américain des années 60 d&rsquo;une agriculture flamboyante, quitte à donner à une citrouille la taille d&rsquo;un éléphant ( ce qui est désormais possible en vrai!). Des expositions dans leur totalité inaccessibles aux handicapés, à l&rsquo;image de l&rsquo;installation de Sophie Calle dans les sous-sol de l&rsquo;Hôtel de ville. Star de l&rsquo;art contemporain, la plasticienne y propose une installation de clichés peu remarquables tout comme ceux présentés dans les salles du Palais de l&rsquo;Archevêché, sans autre thématique que celle, fourre-tout, de clichés pris par des photographes japonaises de 1950 à aujourd&rsquo;hui.&nbsp;</p>
<p>A l&rsquo;honneur de l&rsquo;espace Van Gogh, la photographe américaine Mary Ellen Mark donne à voir-avec une préférence affichée pour le noir et blanc- l&rsquo; Amérique des »humbles » observée au gré de ses cinquante années de carrière mais également les mouroirs de Calcutta ou, comme Diane Arbus, les jumeaux. Dans le même lieu, le séisme du 11 mars 2011&nbsp;qui dévasta la région de Fukushima au Japon se rappelle aux mémoires sous l&rsquo;objectif de ceux qui en ont été témoins. Un exercice où les Rencontres d&rsquo;Arles- comptez plus de 30 euros le pass journée- pêchent, plus à l&rsquo;aise dans le décalé que le témoignage. Dommage, car des pays en guerre à l&rsquo;instar de l&rsquo;Ukraine et la bande de Gaza méritent bien d&rsquo;autres clichés que ceux de corps ensanglantés et de bâtiments en ruine. Mais peut-être ne faut-il pas désespérer Arles dont ce festival est majoritairement financé par la billetterie? L&rsquo;exposition <em>Viser juste,&nbsp;</em>sous l&rsquo;oeil inspiré de Hans Silvester, et présentée au récent Musée de Provence a de quoi ravir ceux qui le pensent; il y est question de pétanque.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Laetitia Monsacré&nbsp;</strong></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48208 size-full" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1021-rotated.jpg" alt="" width="480" height="640" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1021-rotated.jpg 480w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1021-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></p>
<p>Quand l&rsquo;AI flirte avec les années 60, Bruce Eesly aux Rencontres d&rsquo;Arles</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48207 size-full" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1048.jpg" alt="" width="320" height="240" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1048.jpg 320w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1048-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></p>
<p>Eloge du sport provençal, Hans Silvester</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48209 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1036-620x465.jpg" alt="" width="620" height="465" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1036-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1036-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/IMG_1036.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Visiter une exposition ou voter, à chacun sa pancarte</p>
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		<title>Vivaldi et l&#8217;Olympisme</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/vivaldi-et-lolympisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 08:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_48189" style="width: 630px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-48189" class="wp-image-48189 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/olimpiade-1-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/olimpiade-1-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/olimpiade-1-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/olimpiade-1-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/07/olimpiade-1.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /><p id="caption-attachment-48189" class="wp-caption-text">&nbsp;</p></div>
<p>Si la dernière production scénique de la saison du Théâtre des Champs Elysées, <i>L&rsquo;Olimpiade</i> de Vivaldi, a été conçue en lien avec la prochaine actualité sportive de l&rsquo;été – qui va fortement perturber le quotidien des Parisiens et des Franciliens –, c&rsquo;est pour une tout autre, et bien plus triste, nouvelle que Michel Franck, le directeur du théâtre, prend la parole avant le lever de rideau. La soprano belge Jodie Devos, l&rsquo;une des plus belles personnalités vocales de la nouvelle génération, vient de s&rsquo;éteindre le 16 juin dernier à seulement 35 ans, emportée par un cancer foudroyant. Elle devait chanter dans ce nouveau spectacle qui est dédiée à sa mémoire. Un hommage lui a été rendu, silencieusement, par le public debout, avant le lever de rideau sur la mise en scène d&rsquo;Emmanuel Daumas.</p>
<p>Les intrigues des opéras baroques ont la réputation d&rsquo;être un peu alambiqués – en général une rivalité amoureuse avec un arrière-fond politico-militaire plus ou moins vague dans une époque antique. Ce n&rsquo;est pas la présente lecture de <i>L&rsquo;Olimpiade</i> certes très festive, qui viendra démêler l&rsquo;écheveau, sur fond de scénographie passablement kitsch, dessinée par Alban Ho Van et habillée par les costumes de Marie La Rocca, avec pastiche d&rsquo;architecture grecque, masques, combinaisons d&rsquo;athlètes, pectoraux de silicone et numéros de breakers, dans une superposition entre l&rsquo;ancien et le contemporain fort coloré, à défaut d&rsquo;une cohérence dramaturgique immédiatement saisissable. Du moins comprendra-t-on le dénouement où le roi Clistene retrouve en Licida le fils qu&rsquo;il avait abandonné – sorte de tragédie d&rsquo;Oedipe qui se finirait bien, avant le parricide et l&rsquo;inceste.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p><b>Du kitsch et des voix</b></p>
<p>Mais au fond, ce n&rsquo;est pas pour les lettres que les spectateurs se sont déplacés, mais bien pour les voix, enfin surtout celle de Jakub Orlinski, dont la carrière a été propulsée par un habile marketing. Son Licida, avec quelques pirouettes de break, plutôt anecdotiques au regard des professionnels engagés sur la production avec une chorégraphie de Raphaëlle Delaunay, aux dires des connaisseurs, peut laisser l&rsquo;authentique amateur de lyrique sur sa faim, tant la couleur vocale semble aussi filiforme que le physique – même si les applaudissements n&rsquo;en tiennent aucune rigueur. C&rsquo;est plutôt Marina Viotti qui retient l&rsquo;attention de l&rsquo;oreille, avec un Mégacle virtuose, généreux et à l&rsquo;expression nourrie – on ne dira jamais assez combien les mezzos peuvent ressusciter la puissance des castrats. Si la méforme de Delphine Galou en Argene attriste, voire inquiète, Ana Maria Labin démontre une intelligente musicalité dans le rôle d&rsquo;Aminta que devait faire rayonner Jodie Devos. Caterina Piva s&rsquo;acquitte des répliques d&rsquo;Aristea, quand les deux tessitures graves, Clistene et Alcandro, le souverain et son confident, sont assumées efficacement par Luigi De Donato et Christian Senn. Quant à la direction très énergique de Jean-Christophe Spinosi, elle surprend agréablement par un retour à une relative sobriété qu&rsquo;on ne lui connaissait plus – mis à part quelques effets chromatiques appuyés. Une première scénique français de <i>L&rsquo;Olympiade</i> qui a<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>trouvé son public, à défaut de rester dans les mémoires.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Gilles Charlassier</strong></p>
<p><i>L&rsquo;Olympiade</i>, Théâtre des Champs Elysées, juin 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/vivaldi-et-lolympisme/">Vivaldi et l’Olympisme</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Armide, ça sent la fin de saison</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/armide-ca-sent-la-fin-de-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 11:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une tragédie à l&#8217;Opéra Comique, voilà le choix de programmation de la salle Favart pour cette fin de saison qui donne Armide de Lully dans la mise en scène de Lilo Baur. Ambroisine Bré remplace Véronique Gens dans le rôle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48151 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/Armide2-620x349.jpg" alt="" width="620" height="349" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/Armide2-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/Armide2-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/Armide2-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/Armide2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Une tragédie à l&rsquo;Opéra Comique, voilà le choix de programmation de la salle Favart pour cette fin de saison qui donne <em>Armide </em>de Lully dans la mise en scène de Lilo Baur. Ambroisine Bré remplace Véronique Gens dans le rôle titre; le velouté de la voix et la majestuosité du personnage a disparu face à Cyrille Dubois qui revêt le costume de Renaud avec plus de bonheur. Enfin, costume s&rsquo;il l&rsquo;on veut tant ceux-ci sont « casual » à la différence de la production en 2022 de l&rsquo;<em>Armide</em> de Gluck. Devant des rideaux lamés puis un majestueux arbre nu, les choeurs omniprésents <em>les Eléments </em>font penser à un groupe de développement personnel. Il ne se passe vraiment pas grand chose sur la scène contrairement à la fosse où l&rsquo;orchestre <em>Les Talens lyriques </em>enlevé par Christophe Rousset sauve la soirée. Le livret en cinq actes manque de souffle même si cet opéra baroque en français réserve quelques conseils avisés comme faire sa <em>« félicité de l&rsquo;amour d&rsquo;un amant fidèle ». </em>Devant une salle comble confirmant que la musique baroque reste une valeur sure pour échapper au chaos ambiant, la meilleur façon de profiter de ce spectacle est encore de fermer les yeux.</p>
<p>LM</p>
<p><em>Armide</em> de Lully, Opéra Comique jusqu&rsquo;au 25 juin 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/armide-ca-sent-la-fin-de-saison/">Armide, ça sent la fin de saison</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les Paravents, aux marches de l&#8217;ennui</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/les-paravents-aux-marches-de-lennui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 10:15:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un immense escalier blanc occupe toute la scène du Théâtre de l&#8217;Odéon; quatre heures de spectacle à voir les acteurs apparaitrent puis descendre les marches-les faibles en bas, les puissants en haut- en récitant leur textes sans queue ni tête. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48123" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-620x465.jpg" alt="" width="471" height="353" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-768x576.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-1536x1152.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/odeon-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 471px) 100vw, 471px" /></p>
<p>Un immense escalier blanc occupe toute la scène du Théâtre de l&rsquo;Odéon; quatre heures de spectacle à voir les acteurs apparaitrent puis descendre les marches-les faibles en bas, les puissants en haut- en récitant leur textes sans queue ni tête. Les amoureux de Beckett seront à la fête, mais les autre risquent de rester sur le quai, en l’occurrence un fauteuil en velours bordeaux. Rien à redire sur les comédiens, tous excellents, mais Jean Genet n&rsquo;est pas à la portée de tous, dans son ode aux parias. Créée en 1966 dans ce même théâtre, la pièce avait fait scandale , accusée par les milieux d&rsquo;extrême droite-déjà-de ridiculiser l&rsquo;Armée française dans la guerre d&rsquo;Algérie. Un texte relevant de la poésie selon son metteur en scène Arthur Nauzyciel; pas évident pour le spectateur de la déceler dans un texte fourre-tout peu évident à comprendre. Le phrasé si singulier de Genet exclut en effet dès le début de la pièce qui, à l&rsquo;origine, durait neuf heures-sic.</p>
<p>AW</p>
<p><em>Les Paravents</em> de Jean Genet, Théâtre de l&rsquo;Odéon jusqu&rsquo;au 19 juin 2024.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/les-paravents-aux-marches-de-lennui/">Les Paravents, aux marches de l’ennui</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>De Versailles à la Villette, Bartabas lasse</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/de-versailles-a-la-villette-bartabas-lasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 20:33:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.jimlepariser.fr/?p=48097</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créé aux grandes écuries de Versailles, le spectacle de Bartabas, Noces de crins, à découvrir dans la grande halle de la Villette, a des airs de déjà-vu. Et de quoi nourrir une certaine frustration avec une petite heure de reprise [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-48098 size-large" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/bartabas-620x414.jpg" alt="" width="620" height="414" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/bartabas-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/bartabas-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/06/bartabas.jpg 664w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Créé aux grandes écuries de Versailles, le spectacle de Bartabas, <em>Noces de crins,</em> à découvrir dans la grande halle de la Villette, a des airs de déjà-vu. Et de quoi nourrir une certaine frustration avec une petite heure de reprise où l&rsquo;on regarde évoluer des cavalières ou des chevaux en liberté bien moins mis en valeur que dans le superbe manège de Versailles. <em>« Il arrive un moment où il faut revenir aux origines », </em>Bartabas en fait ici la démonstration; le cheval tantôt piaffe, tantôt semble danser lorsqu&rsquo;il fait des changements de pied à chacune de ses foulées de galop; il se plie sous les aides, contraint à se placer pour attaquer les appuyés dans les diagonales du manège aux sons de chants tziganes ou de Bach. Voilà l&rsquo;art équestre et sa poésie mais qui reste sans l&rsquo;élan d&rsquo;une véritable oeuvre; on est loin du <em>Requiem</em> de Mozart donné ici en 2018 puis l&rsquo;an dernier, à la Seine Musicale avec le choeur de Radio France ou des spectacles imaginés par la troupe Zingaro à Aubervilliers. Le cadre noir de Saumur est annoncé sans que l&rsquo;on ne puisse l&rsquo;identifier. Voilà qui ne vaut pas les 45€ pour une place! Reste les effluves d&rsquo;odeur de crottin sur l&rsquo;esplanade de la Villette, dès plus inattendues dans Paris et ce cheval qui refuse de se mettre en rond avec ses camarades, rappelant que s&rsquo;il cède à la main de son cavalier, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il le veut bien à la différence de l&rsquo;homme qui, lui, s&rsquo;offre à son public sans réserve.</p>
<p>LM</p>
<p><em>Noces de crins</em> à la Grande halle de la Villette, jusqu&rsquo;au 26 juin 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/de-versailles-a-la-villette-bartabas-lasse/">De Versailles à la Villette, Bartabas lasse</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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