13 février 2012
William Moreau

Un train de Paris l’emmène jusqu’en Perse. Un sac à dos avec deux appareils photo argentiques, un carnet et un stylo à plume en poche, William Moreau part à la conquête de la Route de La Soie. Voici le récit en images d’une des étapes,  l’Iran d’aujourd’hui :

آزادی, La nuit tout est permis,
آزادی, Poètes interdits,
آزادی, Je cris ton nom, ils pleurent le tiens,
آزادی, Nous vivons tous pour vivre avec toi dans nos mains.

آزادی, Danser la musique interdites,
آزادی, La lune te reflète au loin,
آزادی, Se baigner dans la mer chaude du Golfe Persique,
آزادی, La chaleur latente, l’amour les unie au petit matin.

آزادی, Le son du Daf vibrent dans chacun de nos pas,
آزادی, Cherche le désir d’être libre là où il ne faut pas.

آزادی, Mon amour.

Trempe tes pieds assis sur les tapis,
Apprécie le temps silencieux de l’infini,
Oublie que la vie est passée par ici,
La mort est belle et nous sourit.

Que chercher d’autre que le partage d’une simple vie, une vie similaire à tout un chacun. La musique et le frappement des mains dans les voitures nous emportaient dans les jardins de Téhéran pour un repas en famille. Un regard vous sourit, un poème est prononcé en persan et me berce, je m’endors. Allongé sur un tapis, l’eau chauffe pour le thé préparé au bord de la route ou du chemin, le temps lui-même se repose avec une chaleur qui emporte chaque après-midi les iraniens dans les songes. Au même moment, dans une ville lointaine du sud, dans le calme embaumé d’une musique reposante, sur un banc caché par quelques arbres du jardin, un amour interdit  se dévoile au côté du tombeau d’Hafez.

 par William Moreau

 

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