10 juillet 2016
Vive les trois A!

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AAA. Ni de l’ andouillette, ni une quotation boursière mais les trois villes magiques du festivalier juilletiste qui descend chaque année dans la Cité des Papes puis enchaîne avec Arles et Aix en Provence comme JimlePariser depuis plusieurs années. Après un printemps des plus pluvieux, voilà donc la chaleur, le soleil et les moustiques en Camargue, plus les mêmes têtes que l’on retrouve chapeautées d’un Panama,  ou toujours avec leur écharpe comme Christophe Barbier de l’Express, croisés tout comme Laurent Ruquier dans l’exquis hôtel de la Mirande à Avignon. Un festival qui a démarré en beauté avec Les Damnés et s’est vu la veille, au Cloître des Carmes, proposer tout ce qui peut faire détester le “in”avec la création d’Angelica Lidell de plus de quatre heure en espagnol : des jeunes filles nues se roulant par terre ou se caressant avec des pieuvres plus très fraiches, après qu’Angelica elle même ait, les jambes écartées, “su cogno” rasée offert aux yeux des spectateurs de longues minutes, raconté combien elle rêvait de se faire violer après sa mort. Olivier Py, directeur du festival croisé plus tard dans la soirée assurait qu’il avait ADOREEE, confirmant que la liberté au théâtre rime désormais avec nudité, comme le confirme Denis Podalydes, acculé au plus simple appareil dans Les Damnés, mais pour des raisons plus justes…

De la Camargue aux fashionistas

A Arles, Edouard Baer était, lui,  Place du Forum comme la moitié de la ville pour assister au France/ Allemagne dans une ambiance de fêtes à gogo pour cette semaine d’inauguration où François Hollande n’a pas quitté, malgré la chaleur, son costume cravate. Chemise Soleïado, Borsalino, crème solaire et anti-moustique, Maya Hoffman, la papesse milliardaire d’Arles a convié ses invités dont Vincent Perez et sa femme, Karine Sylla à sa traditionnelle Ferrade en ses terres; l’occasion d’assister au marquage au fer d’un taurillon- et accessoirement découpe de son oreille dont les morceaux porteraient chance pendant dix ans, après une cavalcade de chevaux camarguais, les Gipsy king locaux à la guitare pour un déjeuner de pâté de taureau et de paella géante avant de se perdre dans les expositions au travers de la ville-on vous en reparlera tout comme Aix en Provence où nous assisterons à Cosi Fan Tutte version Christophe Honoré puis Haëndel avec Sabine Devieilhe, revu et corrigé par Warlikovski.

Mais n’oublions pas Paris où l’on peut aller se rafraichir dans les salles de cinéma ou voir le retour en beauté de William Forsyth à Garnier après avoir découvert sur des jeunes femmes toujours aussi jeunes et longilignes ce que les créateurs de mode ont imaginés pour cet hiver alors que cet été commence enfin…

Par Laetitia Monsacré

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