3 octobre 2012
The Last day

Les traits sont tirés comme cette pauvre Suzy Menkes qui hurle « stop stop » aux caméras qui la filment en train de pianoter sur son ordinateur.Vraiment,  il est temps que tout cela s’arrête, ces meutes de photographes qui attendent les mannequins et les stars devant chaque lieu de défilé, cette course pour aller de l’un à l’autre et toutes ces soirées… Cette exposition permanente, ce champagne, on ne ne peut plus…Pour cette dernière journée, Vuitton dont c’ est la tradition de défiler le dernier jour  a débuté ce matin pile à l’ heure-personne n’y est ici habitué-  dans une gigantesque tente à damiers tout comme les modèles qui descendaient  des escalators sur des mannequins allant deux par deux; un show dans la Cour carrée du Louvre qui a du alourdir la facture du million d’euros qu’a coûté celui devant les Invalides pour le défilé Dior, marque également propriété de qui l’on sait.

À  quelques mètres de là, au Grand Hôtel, Talbot Runhof montre ses 37 modèles d’une collection baptisée Take the money and run, des élégantes, cette fois non plus inspirées par Dickens comme l’an dernier, mais par Grace Kelly. Lunettes noires, talons hauts, robes à paillettes, elles marchent sur le tapis dont on a oublié de retirer la pellicule de plastique, avec des chaussures que certaines ont rechigné back stage à mettre trop à l’avance, « 20 minutes debout, I’m gonna die » ...Dernières retouches, avec une demie heure de retard, les voilà sous les sunlights, dans des tenues bien peu recommandées sur la plage, mais plus idoines pour une montée des marches cannoise.

Elie Saab, au top

Les robes du soir, voilà aussi la specialité d’Elie Saab qui n’a décidemment pas de chance pour ses défilés-à chaque fois il pleut. Et comme les chauffeurs ne peuvent pas conduire ces dames jusque devant la tente des Tuileries, les « Louboutin à 3200 », comprenez euros bien identifiées par ce connaisseur-semelle rouge et ourlé en vison, eh bien, elles souffrent un peu…Alain Delon, Judith Godrèche, Virginie Ledoyen, Clotilde Coureau sont au premier rang, prêts à voir passer des filles aux cheveux lissés, impeccables, toutes en bleu pour ce début de défilé, chaussures et sacs coordonnés. Les jupes sont aériennes, en mousseline, pour des silhouettes de rêve, la grande classe façon Faye Dunaway dans L’affaire Thomas Crown; robes tantôt graphiques, tantôt fluides et vaporeuses, particulièrement appréciées as usual par ces dames riches en pagaille dans la salle, peu enclines toutefois à se glisser dans cette ravissante combinaison blanche prêt du corps. Tissus brodés très « Moyen-Orient », la robe de soirée reste définitivement la spécialité de ce créateur libanais aux modèles ultra féminins. Puis, les lumières s’éteignent, les photographes remballent avec un léger spleen de quitter cette grande famille qui a vécu dans une promiscuité totale dix jours durant, les uns sur les autres, criant et râlant comme il se doit et qui va maintenant pour six mois, devoir se séparer. La fatigue? « Le creux, on l’a traditionnellement chez Gaultier (défilé de Jean Paul-ce samedi soir à 19 heures) commente cette jeune fille en train de ranger son matériel, niant toute lassitude. Pourtant ne voir que des filles faire des allers retours pendant dix jours, poirauter des heures et trimbaler sa valise dans tout Paris, cela demande assurément ce qu’on appelle la foi…

LM

Relire The Fashioner du mardi 25 septembre,du mercredi 26 septembre, du jeudi 27 septembre,

Vuitton en toute discrétion dans la Cour Carrée du Louvre…

…avec un défilé qui casse le Mall

Talbot Runhof, ambiance cocktail et evening dress au Grand Palais

Chez Elie Saab, des lignes impeccables avec Alain Delon juste derrière, accompagné de Anouschka avec laquelle il s’est apparemment réconcilié. Ouf une bonne nouvelle!

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