29 janvier 2015
The imitation game, la patrie bien peu reconnaissante

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14 millions de vies sauvées et deux années de guerre gagnées. Et pas une statue ni une médaille. Alan Turing est un héros qui n’a jamais pu jouir de la reconnaissance de sa patrie, ni du monde. En ayant créé une machine capable de casser le code de la fameuse Enigma, machine allemande chargée de coder les milliers de messages quotidiens que l’armée d’Hitler diffusait pendant la Seconde guerre mondiale, ce professeur de mathématique virtuose a pourtant remporté une plus grande victoire que bien des généraux. Oui, mais voilà, pas question que cela se sache…Le secret défense a eu beau jeu de laisser cet homme dans l’ombre, lequel n’était déjà pas très communicatif dans une Angleterre des plus puritaine.

Honnête, sans plus

Benedict Cumberbatch trouve ici un rôle à sa mesure; avec son physique ambivalent qu’il qualifie lui-même de « loutre », il joue ce misanthrope homosexuel avec justesse face à une Keira Knightley, impeccable as usual. Les dialogues font mouche ce qui, malgré les reconstitutions très « carton pâte » et un scénario un peu bancal avec ce brigadier zelé qui conduira Alan Turing à la castration chimique, assure le spectacle d’un film résolument grand public et pas inoubliable.

AW

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