30 septembre 2017
Télérama reçoit au Rond Point

Pour sa cinquième édition, “Télérama Dialogue”, accueillait pas moins de 36 artistes, intellectuels, chercheurs en tout genre et de tous âges, dans les quatre salles possibles du Théâtre du Rond-Point ! De 10h à 22h, ces personnalités ont répondu aux questions de cet hebdomadaire. Avant chaque rencontre, le rituel est le même, un journaliste vient sur scène, nous demande d’éteindre nos portables, présente son collègue et l’invité et annonce que la rencontre va durer 45 minutes, ce qui laisse quinze minutes pour les questions du public.

Mais la plus importante des questions que se pose le public est : qui aller voir ? Avec quatre rencontres en même temps, il faut faire des choix et ils s’avèrent souvent compliqués surtout quand vous avez envie d’écouter deux intervenants qui passent en même temps.
Nous avons opté pour les échanges avec Rachida Brakni, Delphine Ernotte, François Ozon, Agnès Varda, André Dussollier, Audrey Fleurot, la chanteuse Camille, Agnès Jaoui et Marion Cotillard. Chacun et chacunes sont revenu(e)s brièvement (en une heure, il est compliqué de parler de tout surtout pour les plus anciens) sur leurs parcours, leurs expériences artistiques comme intellectuelles.

Chez Rachida Brakni, nous avons aimé la passion de cette femme pour notre langue qu’elle qualifie de celle de « l’intelligence ». De Delphine Ernotte, nous avons été impressionné par cette rigueur et cette volonté de féminiser le journal télévisé, d’y mettre plus de culture, de tenter des succès compliqués comme récemment le viol ou la pédophilie et enfin, de vouloir défendre la créativité française en Europe. Avec François Ozon, c’était plus en douceur. Il nous a parlé de son plaisir de tourner un film par an, de celui d’arriver à mettre en scène l’artifice tout en étant compris par tous. Agnès Varda nous a offert une ode à la vie peuplée d’anecdotes succulentes sur le monde du cinéma et du documentaire. « Le cinéma est un échange de regard » dit-elle. André Dussolier, lui s’est dit sensible aux autodidactes car ils ont « une liberté avec les œuvres ». Audrey Fleurot, connue pour ses rôles dans Intouchables et les séries Un village français et Engrenages, nous a envouté par sa voix et sa plastique impeccable. Que dire de la chanteuse Camille qui par sa spontanéité, sa fraîcheur et ses deux improvisations, nous a fait chavirer de bonheur. Dans un tout autre registre, la débordante et généreuse Agnès Jaoui a fait rire la salle quand elle a parlé de sa rencontre avec le « beau » Will Smith alors qu’elle était jury au festival d’Angoulême. Pour finir cette journée, la radieuse Marion Cotillard s’est montrée d’une grande simplicité quand il a été question de parler de son parcours, de ses rencontres, de sa méthode de travail et de ses films.

Une journée pleine, enrichissante et frustrante où nous avons raté Pierre Christin, le scénariste de Valérian, Caryl Férey, Pierre Niney, Marie-Agnès Gillot, Guillaume Meurice, Christine Taubira…. Et bien d’autres encore.

Vivement l’année prochaine avec son lot de belles rencontres et de frustrations. Au vu du succès public, 7 000 spectateurs contre 6 000 l’année dernière, il faudra s’y prendre à l’avance et encore plus jouer des coudes entre deux interventions !

Par Frédéric Bosser

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