22 mai 2012
Sur la route…

 

Et pour ces cinq heures de TGV…Marion Cotillard, en couverture de TGV Magazine, cette fois bien coiffée et bien maquillée. Cannes est décidément omniprésente sauf dans les conversations avec depuis le départ, dans cette voiture 13, une amie des bêtes qui monologue des heures durant avec sa voisine laquelle, a pour son malheur, un chien. Par la fenêtre, des prairies plongées dans le gris ce qui est définitivement l’événement à Cannes depuis trois jours, le mauvais temps qui y règne. Une plage sous la pluie- même si tout le monde oublie que c’en est une pendant le festival- c’est toujours plombant. Rajoutez que si pour y échapper, vous allez dans des salles où on vous montre de vieux couples sur le déclin-Amour de Haeneke, des films où il ne se passe rien –In another country, voilà qui plombe l’ambiance. Et ce n’est pas les commentateurs sur place qui y changeront quelque chose. Prenez Paris Première et son émission “2X Cannes” avec Audrey Diwan, qui sur un genre “Friends” se la joue bonne copine avec tous les gens qu’elle rencontre- essentiellement des filles dans des chambres d’hôtel, les garçons répondant rarement à ses questions, ce qui donne des séquences lancées sur le mode “on va tout vous raconter”aussi captivantes qu’un article de Voici. Eric Naulleau,  de son côté, joue les nounours et parle de cinéma, donnant son avis comme une valeur universelle-la routine du métier. De quoi regretter Elizabeth Quin qui manque cruellement à cette édition-la chaine sans doute consciente, l’attend samedi sur le plateau en “guest star”. Le Grand Journal offre quant à lui, toujours son grand barnum, avec Ariane Massenet aussi piquante qu’un éléphant, Beigbeder qui fait du Beigbeder et Elise Chastaing qui tente sa chance au milieu de touT cela, c’est à dire des invités en veux-tu en voilà en promo et donc parfaitement ennuyeux tout comme le maitre de cérémonie dont le détachement ressemble de plus en plus à de l’affliction.

Twetter or not twetter

Avec “Cannes Inside”, Henry Michel a choisi lui de traiter “Cannes by tweet”, avec une vingtaine de journalistes, professionnels du cinéma et autres clubbers pour rendre compte de Cannes de l’intérieur. Le tweet est en effet le moyen en salle de projection de donner son avis avant même la fin du film…Et griller la concurrence, genre j’en sais plus que toi; car après la “compét” au niveau des couleurs de badges qui hiérarchisent les journalistes-du blanc, le nirvana au jaune-admissible en passant par le rose-ça va tu comptes-chacun essaye ici d’avoir un avis avant les autres et de pouvoir ensuite le donner!Ce qui au final, ne permet pas une seconde de savoir si le film est bon entre les pour/contre. Pour cela, il faut cependant entrer avant tout le monde dans la salle, voir y entrer tout court vu les files d’attente, et donc retour à la problématique des badges. Reste que pour l’instant, avec le peu d’activités à cause du temps, l’émission d’Arte a montré hier comment les casiers qui renferment les dossiers de presse fonctionnent. Fascinant…tout comme les tweets sur la météo- heureusement, il n’y a que 140 signes!D’ailleurs, de l’autre côté de la fenêtre du TGV, ce mardi midi, il pleut. Bon je ne vais pas m’y mettre! Suite à l’arrivée, où je suis attendue à la plage de la Quinzaine des réalisateurs pour déjeuner et j’espère pas trop, en nouvel arrivant, me faire bizuter…

 

Par Jim

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