12 septembre 2013
Spécial Venise/ Prego

Voilà le mot que vous entendrez le plus ici. “Je vous en prie”…La politesse est de mise, le service aussi, même si celui-ci coûte dans les restaurants entre deux à trois euros pour avoir le “couvert”-des gressini ou du pain selon. Avec des pizzas en dessous de dix euros servies sur nappe blanche dans la multitude de trattoria qui couvrent Venise, il est ici un constat fort agréable : impossible de mal manger, qui plus est à des tarifs fort raisonnables. La ville est ultra touristique mais tout y est savoureux, servi prontissimo, à toute heure de la journée. On peut s’arrêter le long d’un canalleto, sur une petite place ou opter pour une des très belles adresses de la Cité des doges qui compte un nombre imposant de palaces. Ambiance marine pour la terrasse d’un des plus beaux hôtel de la ville, le Palais Gritti au raz du Grand Canal ou plus design, près de l’église de la Salute au Centurion Palace hôtel ou encore au Aman Canal Grande, tout juste ouvert et décoré par l’architecte Jean Michel Gathy. A moins de préférer une fois encore le style de Stark qui a décoré le Palazzina G non loin du Palais Grassi. De quoi faire concurrence aux palaces traditionnels, le Danieli qui comporte désormais trois bâtiments face à l’ile de San Giogio Maggiore et de la Guidecca qui accueille le Cipriani, autre institution vénitienne luxueuse mais excentrée. Celui-ci jouit d’une piscine et d’une terrasse sur son toit tout comme le Danieli, sans doute le meilleur endroit pour diner le soir avec là encore, des tarifs très raisonnables-risotto autour de 25 euros. N’espérez en revanche faire aucune économie sur le prix des chambres; Venise est une ville où dormir coûte très cher avec aucun espoir de trouver à moins de 150 euros une chambre double. Et souvent de mauvaises surprises, la fenêtre ouvrant sur un mur…Le meilleur rapport qualité de la ville est sans nul doute la Pensione de l’Academia, ravissant trois étoiles quasiment sur le Grand Canal, avec un jardin mais les réservations sont à faire six mois à l’avance…Quant à se déplacer, le vaporetto est l’unique moyen économique- environ dix euros par jour pour un usage illimité ou la gondole pour traverser le Canal-2 euros. Si vous voulez vous offrir le romantisme de vous balader avec un gondolier, le tarif est partout le même, 80 euros tandis que le taxi reste très cher- 70 euros pour aller au Lido ou Murano. C’est sur cette ile-très provinciale en comparaison à Venise même que demeurent les rares dernières fabriques de verre dont vous trouverez d’horribles souvenirs aux formes et couleurs criardes à chaque coin de rue du côté de Saint Marc; le centre de la ville, noir de monde où vous pourrez écouter la musique des orchestres du café Florian et de ses concurrents-le café est ici à 6 euros et le tiramisu à 10 euros…C’est également sur cette place que la boutique Venini offre les seuls exemplaires de verres Murano- vases, coupes et autres objets très design mais à des prix en conséquence. Quant à la mode, le cuir est ici roi avec certaines très belles boutiques comme Barena qui présente ce qui se fait de plus chic en matière de mode vénitienne. Attention cependant à ne pas acheter trop de choses si vous ne voulez pas avoir un solide excédent de bagages sur les compagnies low cost qui, comme Transavia desservent très honnêtement la ville-départ Orly arrivée aéroport Marco Polo pour moins de cent euros l’aller retour en une heure vingt de vol. Et un bon cinq heures porte à porte: la Sérénissime se mérite…

LM

Le restaurant de l’hôtel Cipriani

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