29 avril 2017
Pauvre Marine

 

Françoise Dolto a écrit que l’on choisit ses parents. De quoi se responsabiliser lorsque l’on n’est pas vraiment convaincu d’avoir fait le bon choix comme doit l’être à l’heure actuelle Marine Le Pen devant les positions effrayantes de son géniteur. De lui, elle a hérité la fibre politique, un parti, même si les deux se sont déjà déchirés pour en assurer la présidence. Reste que le patriarche vient une seconde fois en une semaine cruciale d’entre deux tours de savonner la planche de sa fille dans sa course à la présidence. Après sa saillie sur l’homosexualité du policier tué sur les Champs Elysées, en voilà une nouvelle sur Brigitte Macron, qualifiée de “cougar”. Si l’attaque ne frôlait pas le ridicule absolu-pour une fois que c’est dans ce sens il a plutôt de quoi applaudir- on serait en droit de se demander ce que cherche le père vis à vis de sa fille. La torpiller? La rendre sympathique à tous ceux et celles- et j’en fais partie- qui pourront s’identifier dans le fait d’avoir un géniteur pour le moins inélégant, voire minable? Voilà une chose à laquelle Marine Le Pen n’a pourtant point besoin, sachant parfaitement mettre en avant ses qualités certaines de battante, mère, et femme qui s’est faite toute seule comme elle a excellé à la faire dans l’émission Confessions intimes de Karine Lemarchand sur M6 en octobre dernier; et si on peine à partager ses idées, il faut avouer qu’à côté d’elle, les hommes, de Fillon à Montebourg, faisaient bien pâle figure, tout aussi inconséquents  que son père qui mériterait ô combien aujourd’hui d’être bâillonné. 

LM

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