27 mars 2015
PAD, les Tuileries grand luxe

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Black is beautiful. A n’en pas douter, pénétrer dans la tente habillée de noir du Pavillon des arts décoratifs et du design aux Tuileries confirme que la crise ne passe pas par tout le monde. Stands au luxe inouï, prix en conséquences, un bar Ruinard pour se désaltérer-à défaut de toute fontaine d’eau gratuite, sans doute pas assez chic ni rentable (rappelons que l’entrée est toutefois de 20 euros)- on est ici entre happy few ce qu’à bien compris le partenaire officiel qui n’est autre que HSBC!

Des moutons et des carats

Des clients qui, lorsqu’ils ne pratiquent pas l’optimisation fiscale pour rester poli, sont capables de s’offrir un tapis avec des moutons en laine tuffetée du célèbre couple Lalanne à 120 000 euros.   Du design, du style et des pièces uniques dans un milieu où l’on ne peut tolérer d’avoir la même chose que son voisin; le stand La joaillerie selon Mazlo l’a bien compris en proposant des bagues toutes uniques pour des prix démarrant à 5 000 euros jusqu’à 120 000 euros pour un modèle avec une turquoise- aucune pierre précieuse ici. Pour les diamants, c’est chez Karry Berreby qu’il faut aller pour s’offrir un solitaire de 13 carats pour 350 000 euros tandis que le designer américain Thomas Pheasant propose une belle paire de chauffeuses avec piétement en bronze à 28 000 euros chacune, édité à moins de 20 exemplaires. Du meilleur effet face au canapé signé par le couturier Rick Owens,  contreplaqué et cuir gratté pour 54 000 euros à la Galerie Carpenter.

Du berceau au robot

La mode étant à la vidéo et musique à la demande, le salon s’ouvre sur un superbe stand signé Elle décoration qui présente Keecker, un fort joli robot blanc avec des bandes noires forcément design qui projette images et musiques sur n’importe quel mur de la pièce, à diriger avec une télécommande. Un beau joujou pour les grands a quand même 3000 euros…Art Africain, art Chinoin ou ethniques, scupltures- objet comme un berceau monumental ou animalières avec Pompon ou les Lalanne qui monopolisent à eux deux moutons, grenouille et oies- il y en a pour tous les goûts ici mais vous l’aurez compris, pas tout les budgets…

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs