30 août 2019
Michel Aumont, un comédien stakhanoviste

«Je veux toujours recommencer comme si j’étais un petit élève d’un cours de théâtre.» Ainsi Michel Aumont a-t’il, sociétaire honoraire de la Comédie-Française où il était entré à moins de 20 ans,  joué plus de 200 fois les grands rôles du répertoire classique comme Cyrano de Bergerac ou encore Harpagon. Celui qui vient de rejoindre les étoiles à 82 ans savait tout faire du commissaire véreux devant la camera de Claude Zidi au grand frère mal aimé de la délicieuse Sabine Azéma avec Bertrand Tavernier dans  Un dimanche à la campagne en 1984, un film pour lequel il fut nommé aux César. Mais c’est plutôt sur les planches que les honneurs vinrent avec quatre Molière dont deux du meilleur comédien. «Je suis un acteur, je joue des rôles. Moi, je n’existe pas. Je suis les rôles que je joue. Moi, je ne suis rien.» disait-il de lui, pourtant à la présence magnétique dès qu’il était sur les planches. Ce sont des centaines de rôles joués autant de fois que l’on compte, avec le souvenir d’un gentilhomme qui quitte la scène au moment de la reprise de la saison théâtrale qui sans lui, aura le parfum des regrets. Et de celui qui servit si bien la scène qui fut la grande histoire de sa vie.

AW

 

 

 

Articles similaires



Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs