22 mars 2016
Malala, la jeune fille et la mort

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“Mieux vaut vivre une journée comme un lion qu’un siècle comme un esclave”. A l’âge de 15 ans, le visage de Malala, une jeune Pakistanaise est devenu celui de la résistance aux Talibans. Une balle dans la tête pour avoir voulu continuer à aller à l’école, elle a été sauvée par des chirurgiens anglais avec désormais un retour impossible au Pakistan; sa nouvelle vie en Angleterre, son combat à travers le monde-Kenya, Syrie- pour que les filles aient accès à l’éducation ont fait d’elle une icône mondiale au point d’être reçue par Elizabeth II et Barack Obama. Puis en 2014, le prix Nobel de la paix lui a été remis, la reconnaissance d’un destin au long duquel son père, professeur et “âme complice” n’a cessé de l’accompagner comme le dévoile ce documentaire de Davis Guggenheim  qui l’a suivi pas à pas dans son quotidien jusqu’à  ses discours enflammés à l’’ONU, en passant par des moments de sa vie quotidienne auprès de sa famille avec . “Celui qui a tiré n’était pas un homme, mais une idéologie”. La jeune fille se dit sans colère malgré son visage à jamais marqué, tout en revenant sur la montée de l’islamiste radical dans son village, les délations à la radio, les exécutions arbitraires en place publique, les bûchers de livres, de CD et de postes de télévision. Les écoles vinrent après, avec près de 400 qui furent détruites tandis que les petites filles n’avaient plus le droit d’ y aller. Une plongée dans la violence d’un pays et une nouvelle vie que Malala décrit comme un “cadeau” malgré le mal du pays et la difficile réinsertion dans un pays totalement étranger.

LM

Le Monde en face, diffusé sur France 5 le 29 mars à 20 h 40 suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse

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