12 novembre 2016
Lucia di Lammermoor, la folie contagieuse

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Après le sacre de la sud africaine Pretty Yunde dans le rôle titre, c’est au tour de Nina Minasyan d’affronter la scène de la Bastille dans l’opéra de Donizzeti et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas démérité tout comme Rama Lahaj dans cette reprise de la mise en scène d’Andrei Serban, qui date de plus de vingt ans. Projetée dans un univers des plus masculins, Lucia aime Edgardo mais doit épouser Arturo pour sauver son frère. Elle cédera mais plongera dans la folie avec un homicide à la clé ce qui vaut un air aux aigus stratosphériques qui a marqué à jamais le répertoire du bel canto; armée d’une hache , plongée dans le foin, Lucia dialogue avec une flute, pensant avoir retrouver son amant, sa robe de mariage maculée de sang. Le public est conquis, les bravos fusent, Lucia peut mourir, son amoureux aussi.

LM

Lucia di Lammermoor à l’Opéra Bastillle, jusqu’au 16 novembre 2016

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