25 novembre 2012
Les « causes de bonheur » d’ Edmonde Charles-Roux

« Je suis contre la main mise ». Edmonde Charles-Roux est « l’indocile » dans cet Empreintes signé par Laure Adler et Dominique Gros. Novembre 1966, celle qui siège aujourd’hui au jury du Goncourt reçoit le prix ô combien illustre pour Oublier Palerme. Fille d’ambassadeur de France, son enfance est privilégiée entre chevaux et vacances au ski. « Les gens sont méchants » dit-elle, accusée d’être fille à soldats puis communiste, car « elle n’avait pas épousé un banquier ». La réalisation est très classique, un peu lisse mais le personnage tellement attachant et romanesque que l’on se laisse séduire par celle qui fut infirmière sur le front puis résistante. « J’ai eu une veine incroyable » commente-t’elle à propos de sa rencontre avec Hélène Lazareff qui créa le magazine Elle, où elle se retrouve journaliste. Elle sera modèle pour le peintre Derain, lancera le festival lyrique d’Aix en Provence puis deviendra rédactrice en chef de Vogue jusqu’à en « être vidée », ce qui fera d’elle un écrivain. Elle n’aura pas d’enfants, de peur d’avoir une « entrave à sa liberté », adorant toutefois les bébés. Elle écrira sur Chanel, rebaptisée « l’Irrégulière« -qu’elle n’aimait pas ou Isabelle Eberhardt, « une solitaire, une errante »...Elle évoque également ses hommes, dont Gaston Defferre avec lequel elle vivra « en politique » dans son magnifique salon rempli de gravures ou de sculptures. Voilà qui ne restera pas un grand Empreintes sur une femme qui elle, reste toutefois une grande dame.

AW

Empreintes-Edmonde Charles-Roux sur France 5 vendredi 30 novembre à 21h30

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