18 juin 2016
Les 24 heures du Mans, le pied ! …et les pneus

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Cocorico! Nul ne sait jusqu’où ira l’équipe de France pour l’Euro 2016, mais une chose est sure, Fabien Barthès, ancien goal du Mondial de 1998 est prêt dans son écurie Panis Barthès Compétition pour attaquer le circuit Bugatti rallongé de la célèbre ligne droite des Hunaudières- quinze kilomètres en 3minutes 20 pour les meilleurs- qui font du Mans la course qui remporte selon toutes nationalités confondues tous les superlatifs. Mythique, Fantastique et humaine, ne serait-ce de voir la gentillesse des Mansois-les habitants du Mans et la superbe organisation laquelle débute avec le tramway, meilleur moyen d’accéder à Antares;  Daytona semble à côté le Macdo de l’endurance malgré la belle montre Rolex-sponsor officiel- qui porte son nom, d’ailleurs vendue au village de la course-comptez 30 000 euros… Au total cinq jours avec les essais, sous un soleil rare et beaucoup de pluie qui ne décourage aucune des familles ni passionnés qui se pressent autour des chicanes dans une ambiance bon enfant sans policier visible tous les mètres-ça fait du bien!-et qui devient hallucinante lorsque la nuit tombe. Le bruit des moteurs, les phares qui strient la piste, la tension qui monte dans ce marathon crépusculaire où le le lever du soleil ou son coucher, ainsi que “lorsqu’il est deux heures du matin et que la bataille fait rage avec cette adrénaline qui vous porte jusqu’au bout de la nuit” comme le commente le pilote Mark Webber de l’écurie Porsche. Moulé dans sa combinaison blanche hyper saillante, il compte bien réitérer sur le prototype Ligier hybride la victoire de Porsche qui, avec Audi truste les premières places à la faveur de changement de pneu moins nombreux que dans les autres écuries.

On gagne au temps passé au garage

Car si l’opération est ultra rapide avec une team au taquet dans les stands, la moindre seconde compte lorsque l’on sait que sur 24 heures, quatre secondes font la différence sur la ligne d’arrivée comme il y a deux ans, avec cette idée que “celui qui passe le moins de temps au garage gagnera”. 61 concurrents, une seule femme Ines Taittinger chez Pegasus Racing (structure Morgan, moteur Nissan), des centaines de mécaniciens tels des chirurgiens qui s’activent sur la Pitlane, le sport est plutôt réservé aux mâles même si contrairement au salon de l’auto, les femmes sont loin d’être ici réduites au rang de potiches plus ou moins déshabillés posant lascivement à côté des voitures. L’organisation a d’ailleurs prévu pour une seconde année un pavillon des femmes où les hommes sont proscrits qui permet de se faire faire brushing, maquillages, massages, soins et poses de vernies à ongle, le tout gratuitement en non stop jusqu’à deux heures du matin ce samedi. Les hommes peuvent eux profiter de la Virtual Room avec jeux vidéos, simulateurs et animations en tous genre tandis qu’un écran géant, Euro 2016 oblige permet de suivre les matchs. Sept euros le demi-litre de bière dans des verres recyclés, dix euros le sandwich pour ceux qui ne sont pas venus avec leur tente et leurs provisions comme ces journaliste anglais qui, en salle de presse dominant la ligne d’arrivée, ont tout prévu pour tenir 24 heures avec leurs paquets de thé anglais, leur bouilloire tandis que les italiens ont installé leur machine à expresso ou que les petits malins vont à la loge Michelin VIP.

50 litres au cent, voire plus

“C’est votre première année, on se fait toujours avoir!” plaisante un collègue lorsque je m’étonne que toute les consignes soient prises d’assaut. Des écrans partout permettent de suivre la course avec des caméras embarquées sur chaque pilote, équipé de capteurs tout comme son bolide pour que des stands les mécaniciens sachent quelle durite, quels pneus risque de lâcher. Leur durée de vie est ici proche de celle d’un nouveau né au Moyen Age-45 minutes, tandis qu’à raison de 50 litres au cent, pas plus de quatre heures de tours ne vident le réservoir. Avec deux moteurs, dont l’électrique qui “donne une pêche d’enfer en sortie de virage”,  dixit les pilotes Porsche (qui va sortit l’an prochain la mission E, 100 % électrique) réunis autour d’un briefing presse avec de la bière venue d’Allemagne dans une structure aussi belle que leurs voitures, les hybrides dominent ainsi la course, avec une constante, les pneus Michelin ultra lisses, autre gros sponsor des 24 heures du Mans. Alors, le drapeau baissé, que le meilleur gagne, la fête sera belle.

Par Laetitia Monsacré

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Enfants avec casques anti-bruit bienvenus…

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Campeurs aussi…

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Votre dévouée aux pavillon des femmes et  sur le circuit Bugatti

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La nuit tombe, la magie monte

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Dans les stands on s’affaire

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