10 juin 2012
L’ego s’en va en guerre

Depuis 1997, et son navet intersidéral- cela tenait même du comique-, Le Jour et la nuit, mettant en scène la plastique parfaite deson épouse Arielle Dombasle aux prises d’un Dom Juan joué par  Alain Delon, BHL se tenait loin du grand écran. Mais son égo, tel un monstre tapi en lui même avait besoin de se rassasier à nouveau; déplaçant des montagnes pour débloquer la situation en Libye, enfin, c’est ce qu’il prétend dans ce Serment de Tobrouk, il revient au long de ce documentaire pompeux pas le commentaire et épuisant par le satisfecit de montrer comment, lui BHL et son nouveau copain, Sarko ont  débarrassé le pays de  de son tyran, et sauvé sa population en déclencahnt l’ intervention de  l’OTAN. Ainsi, la mise en scène de ses exploits, cette autosatisfaction permanente-mettant bout à bout des extraits où l’un des vrais protagonistes le compare à Voltaire, lui même faisant le parallèle avec Malraux ou avec les Français Libres;  se baladant sur la ligne de front en costume, chemise blanche impeccable et lunettes de soleil-la scène d’archive avec Massoud est édifiante-, organisant ses réunions avec les chefs de guerre à l’hôtel Raphaël ou au café de Flore et enfin, réconfortant en faisant “tutut” un homme qui a vu son frère se faire exploser la tête par un sniper- on n’en croit pas ses yeux. Ni ses oreilles devant Schubert qui s’élève en fond sonore ou sa voix en off,  rappelant celle de Frédéric Mitterrand sauf que là, on ne parle pas d’un destin de star mais de gens qui meurent. La dernière fois que BHL avait osé faire un film, cela avait été un outrage au cinéma. En voilà désormais un de fait au documentaire.

LM

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