5 février 2015
Le prix à payer/ La mort de l’Etat providence
leprixapayer

L’évasion-optimisation ou évitement fiscal selon de quel côté on se place- c’est la mort à long terme de la démocratie. Voilà le constat alarmant que dresse dans son documentaire Le prix à payer, le réalisateur canadien Harold Crooks, avec cette idée que l’on assiste aujourd’hui à la mort de l’Etat Providence. Le résultat? Une situation pré Révolution française: des très riches qui ne payent plus d’impôts tandis que la classe moyenne-jadis le Tiers Etat croule sous les taxes. 21 000 milliards de dollars partent ainsi chaque année dans les paradis fiscaux, permettant aux multinationales qui utilisent pourtant les infrastructures  des pays lésés d’éviter tout impôt. Un constat et une révélation:  le premier de ces paradis fiscaux n’est n i les Bahamas, ni le Luxembourg mais la City de Londres!

D’autres pays comme l’Irlande offrent une taxation minime afin d’attirer des multinationales comme Apple qui créent certes des emplois mais ne manquent pas de repartir ensuite vers un pays plus offrant. Dans ce combat, on a tôt fait de comprendre que les Etats n’ont aucun poids et que seule une entente commune, selon l’avis des nombreux acteurs conviés dans ce documentaire, pourrait sauver ce qui peut l’être encore; autre solution, la taxe Robin des bois qui s’appliquerait aux transactions des traders. Mais le chemin est long pour trouver un garde fou à ce qui ressemble fort au hold-up du siècle, avec des conséquences dont on a pas finit de découvrir les effets.

AW

 

Articles similaires



Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs