18 mars 2022
Le feu, chapitre II selon Saint Jean Jacques Annaud

Voilà une seconde Guerre du feu pour Jean Jacques Annaud qui signe avec Notre Dame brûle une mise en scène très-trop?- efficace pour rappeler ce terrible jour 15 avril 2019 où la cathédrale, monument le plus visité au monde a perdu sa « forêt » datant de 1200 sous les yeux des parisiens puis du monde entier, tandis que le beffroi Nord fut sauvé in extremis près de quatre heure après le départ du feu. Il est 18h17 en pleine messe du vendredi Saint quand une cigarette, un court circuit- qu’en sait-on- fait un départ d’incendie. L’alarme fonctionne mais l’inimaginable se produit: personne dans les combles de la sacristie ne voit la fumée. Travelling arrière, la peur et l’effroi gagne le spectateur impuissant tandis qu’une demi heure après, un unique camion de pompiers arrive sur place; Gros plans sur les visages des soldats du feu, Paris est bloqué, le film donne dans le thriller avec une question à laquelle nous avons déjà tous la réponse: qui va l’emporter? Le président Macron arrive sur place, on manque de ne pas parvenir à sauver la couronne d’épines du Christ, principale relique à cause de Velib en panne-très bien vu – et voilà les pompiers transformés en héros prêts au sacrifice de leur vie. Quid de la réalité, quid de la fiction? Le film financé par François Pinault et Jérôme Seydoux devrait faire un carton (il y a même eu des applaudissements à la fin dans la salle ce qui est rarissime et révélateur de l’émotion de nouveau palpable après cet incendie) et « Notre Drame » comme le titrait le lendemain Libé a été sauvée comme chacun sait – c’est tout ce qui compte.

AW

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