17 octobre 2013
L’Amérique peut repasser

L’appel de l’Amérique. Après Mathieu Almaric et son Jimmy P. , Patrice Leconte et sa Promesse présenté à la Mostra de Venise, voilà Jean-Pierre Jeunet qui sort son dernier film L’extravagant voyage du jeune et audacieux T. S. Spivet- en anglais, avec une distribution n’incluant aucun acteur français à l’exception de son acteur fétiche, Dominique Pinon. On flaire derrière cette nouvelle tendance, une affaire de gros sous avec des producteurs qui poussent désormais les réalisateurs à viser l’international coûte que coûte, histoire de prendre de moins en moins de risque. Voilà donc avant que ne sorte la très ennuyeuse reconstitution historique de Patrice Leconte s’inspirant d’une nouvelle de  Stefan Zweig, le père d’Amélie Poulain qui nous emmène dans une Amérique de carte postale, qui n’est pas sans rappeler les films de Wes Anderson et des trouvailles visuelles avec un sacré air de déjà vu. Magnifiques paysages américains colorisés, esthétisme léché, personnages doux-dingues, les ingrédients sont les mêmes que pour notre Amélie nationale, avec à l’arrivée un gâteau sans saveur qui nous fait suivre un petit garçon surdoué à la bouille irrésistible de sa ferme à Washington mais qui nous laisse définitivement sur le bord de la route. Dommage, un bon film en ce moment, ça aurait fait du bien.

AW

L’extravagant voyage du jeune et audacieux T. S. Spivet de Jean Pierre Jeunet

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