16 janvier 2016
L’Alcazar se refait une beauté

Alcazar restaurant

C’est une jeune décoratrice de 27 ans, Laura Gonzalez qui signe un des événements de cette rentrée 2016, en donnant des habits neufs à l’Alcazar ouvert il y a presque vingt ans en plein Saint Germain des Près. Trois mois ont suffit à éclairer ce grand espace imaginée par la pape du design Terence Conran, avec des plantes vertes, des tables en marbre et autres banquettes recouvertes de coussins. Une rénovation réussie pour un restaurant qui fait, depuis un mois, à nouveau le plein, avec aux cuisines, un chef inchangé, Guillaume Lestard proposant une nouvelle carte ambitieuse; du cabillaud, du tournedos, de la canette ou encore des ravioles s’accompagnant de truffes et de champignons qui, à l’image de l’oeuf poché avec cèpes et châtaignes en entrée, offrent un condensé de forêt dans l’assiette. Pas question ici de trouver en effet steak tartare et autres plats “passe partout” avec, il est vrai, une addition qui tourne autour de 60 euros par personne. Les saveurs en bouche sont, à ce prix-là, garanties tandis que le service se fait à la fois présent et discret, et la chose est rare, des plus souriants. Bref, une sorte de Dream team qui s’est  par ailleurs offert les services de Pierre Le-Tan, illustrateur de génie qui signe les menus d’un dessin original.

Un passage à l’étage, avec fauteuils en cuir et esprit vintage, s’impose pour tous ceux qui auront envie de découvrir sur les cimaises de l’escalier  la plastique parfaite de Madonna, photographiée en noir et blanc dans son plus simple appareil lorsqu’elle était jeune par Martin Schreiber. Dès le mercredi soir avec la soirée les Filles de Berlin, l’ambiance musicale est assurée par des DG qui sous la houlette de Patrick Vidal, quarante ans de nuits parisiennes à son actif, animent aux platines les afters au balcon- comptez 16 euros le cocktail, tous exclusifs et directement inspirés de la mixologie, cet art de mélanger des alcools et autres gingembre et jus de fruits. Une play list qui avec Bowie, Daho, Minelli ou du disco a fait la réputation de ce lieu jusque tard dans la nuit pour un mélange des âges et des styles. L’esprit de Saint Germain des Près en somme avec le standing qui sied aux happy fews.

LM

L’Alcazar, 62 rue Mazarine, Paris 6ème, voir site

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Une des ravissantes illustrations créée par Pierre Le Tan pour l’Alcazar

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