24 avril 2017
La Seine musicale, du béton et des notes

“Un mur monumental”. Ce dimanche, le visiteur est appelé à se pâmer devant un mur en béton froid, poupe pas des plus inspirée du nouveau vaisseau qui a remplacé les usines Renault. Il ne faut pas désespérer Billancourt….En prenant un architecte de l’urgence- le japonais Shigeru Ban associé au français Jean de Gastines, La Seine musicale vient de s’ouvrir ce week-end avec un concert inaugural dans l’auditorium de son orchestre à résidence, l’Insula Orchestra dirigée par la très énergique chef d’orchestre Laurence Equilbey. Bob Dylan a, lui, fait le service minimum comme à son habitude sur la Grande scène vendredi soir tandis que cette nouvelle adresse musicale propose dans son oeuf recouvert d’une voile censée suivre le soleil-pour l’instant ça marche pas- posé sur un jardin où pour l’instant seules des herbes folles ne poussent, quelques 1150 sièges à ajouter aux 6000 places pour la grande salle dédiée à la musique amplifiée. On pourra y voir Sardou, Alvin Ailey en juillet, le Requiem de Mozart avec Bartabas et les Musiciens du Louvre en septembre et West side story en octobre. Le tout devra être rentable, l’argent public se faisant rare. C’est d’ailleurs avec trois années de travaux et un coût de seulement 170 millions d’euros à comparer aux 789 de la Philharmonie de l’Elbe à Hambourg que ce nouvel espace s’ouvre en espérant pour 2020 une liaison avec le réseau du Grand Paris qui rompra son accès un peu difficile d’île située au milieu de nulle part. Souhaitons lui bon vent!

AW

Très beau canvas de bois pour les murs de l’auditorium

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