24 avril 2017
La Seine musicale, du béton et des notes

“Un mur monumental”. Ce dimanche, le visiteur est appelé à se pâmer devant un mur en béton froid,  pas des plus inspiré, à la poupe du nouveau vaisseau qui a remplacé les usines Renault. Il ne faudrait pas cependant désespérer Billancourt….En prenant un architecte connu pour ses réalisations effectuées pour des situations   d’urgence- le japonais Shigeru Ban- associé au français Jean de Gastines, la Seine musicale vient de s’ouvrir ce week-end avec un concert inaugural dans l’auditorium de son orchestre à résidence, l’Insula Orchestra, dirigé par la très énergique chef d’orchestre Laurence Equilbey. Bob Dylan a, lui, fait le service minimum comme à son habitude dans l’autre salle dédiée à la variété, la Grande scène ce vendredi 21 avril 2017. Cette nouvelle adresse musicale propose, dans son oeuf recouvert d’une voile censée suivre le soleil-pour l’instant ça ne marche pas- lequel est posé sur un jardin où seules des herbes folles ne poussent, quelques 1150 sièges à ajouter aux 6000 places de la Grande scène. On pourra y voir Sardou, le danseur Alvin Ailey en juillet puis le Requiem de Mozart revu par l’artiste Bartabas et ses chevaux laissés libres sur la scène recouverte de sable ainsi que West side story en octobre. Le tout devra être rentable, l’argent public se faisant rare. C’est d’ailleurs avec trois années de travaux et un coût de seulement 170 millions d’euros à comparer aux 789 millions d’euros de la Philharmonie de l’Elbe à Hambourg que ce nouvel espace s’ouvre en espérant pour 2020 une liaison avec le réseau du Grand Paris qui rompra son accès un peu difficile d’île située au milieu de nulle part. Souhaitons lui bon vent!

Par April Wheeler

Très beau canvas de bois pour les murs de l’auditorium

La Grande scène pour la musique “variété”

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