5 juillet 2013
La quarantaine courageuse

Il est souvent plus estimable de partir que de rester… Delphine Batho n’a rien d’un Talleyrand. Cette native du bélier a choisi de s’offrir pour ses 40 ans de claquer la porte avec énergie. De ne pas cautionner plus longtemps quelque chose qui lui déplaisait profondément et de partir la tête haute afin de ne pas passer pour une ministre de plus qui n’aurait eu qu’un mot fâcheux. Non, elle a persisté et signé en bonne ex-militante qu’elle fut, dès ses 15 ans, pour la cause étudiante au Lycée Henry IV puis à SOS Racisme. Née de parents photographes, tous deux de gauche, elle a de toutes les façons déjà morflé… Et sait ce que c’est que de partir avant la fin, avec sa mère qui est morte lorsque Delphine n’avait que 8 ans. De quoi expliquer la dureté de son visage et cette force qui lui a permis quasiment sans faire d’études à se hisser au rang de ministre ainsi que de député. Sur sa route, il y eut Coluche, Balavoine -pas vraiment du genre à se taire; puis Julien Dray et Ségolène Royal, tous deux désormais black listés. Tout d’abord à la justice avec un bout de portefeuille, elle en avait enfin un vrai, à l’écologie depuis les dernières législatives. Il n’aura pas duré jusqu’aux municipales. Dommage car elle devait y être bien à sa place, le respect de l’environnement étant le seul vrai sujet pour une idéaliste. Malheureusement la politique y a bien peu sa place… Pensez-vous, demander à tous ces chômeurs et futurs retraités de penser aux générations futures…

Par Laetitia Monsacré

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