3 mars 2017
La marche de l’empereur, plongée en Terre Adélie

Malgré la présence des studios Disney, il faut reconnaitre que la suite de La Marche de l’Empereur a peu bénéficié de salles pour sa sortie. Le genre documentaire serait-il boudé? Voilà qui est dommage car c’est une merveille de prises de vue que celles qui ont amené Luc Jacquet et son équipe en Terre Adélie pour suivre ce que devenait ses oisillons qui avaient su conquérir les spectateurs il y a quelques années. Du blanc, du noir, les couleurs sont rares dans cette banquise qui, lorsqu’elle vient à fondre, oblige une migration sans précédent, des colonnes de milliers d’oiseaux les uns derrière les autres pour atteindre cet océan que les petits empereurs, encore vêtus de leur duvet doivent pour la première fois affronter. Sans rien en connaitre, ils doivent plonger, nager, désormais séparés de leurs parents dont ils deviendront les dignes successeurs gracieux sous l’eau dans quelques années. Les plans sous-marins sont somptueux, accompagnés par le commentaire discret et inspiré de Lambert Wilson qui nous ramène dans cette contrée où il peut faire moins 40 degrés et où toute erreur peut être fatale. Comment le père reconnait-il le cri de son petit au milieu de la multitude après des semaines de marche depuis cet océan nourricier, qu’est-ce qui portent un mâle et une femelle l’un vers l’autre, le mystère reste entier et le spectacle de toute beauté de cet animal qu’il est urgent de protéger afin que les prochaines générations ne regardent pas ce film comme un hommage à ce qui fut et n’est plus. 

AW

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