22 décembre 2014
La grande bouffe

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Un billet de 500. Pas un Pascal comme celui brûlé par Gainsbourg mais rose et plutôt moche, euros oblige. Voilà le budget moyen des ménages français pour leurs dépenses de Noël avec pour le repas, une enveloppe d’un peu moins de 200 euros pour acheter foie gras, saumon et autres huîtres. On ne s’attarde pas sur les pauvres oies- animal sacré pour les Indous, Vhinois et  dans la Rome Antique- gavées à l’aide d’aspirateurs pour que leur foie-malade- se retrouve sur des toasts d’une cuisinière en mal d’inspiration ou du saumon que les éleveurs en Norvège refusent de consommer eux-mêmes, ni sur ces huîtres transgéniques qui ne se reproduisent plus, non on va vous parler du caramel dans toutes sa splendeur avec le livre de Christophe Adam, du terroir revisité avec une 304 rouge grâce à Julie Andrieu ou encore de Yannick Alléno qui s’offre Ledoyen à moins que ce ne soit le contraire, offrant aux plus riches l’occasion de se retrouver dans un grand restaurant, Louis de Funès en moins. Et parce que la bouffe n’est pas tout dans la vie, on n’ oublie pas de vous dire que le chef d’oeuvre de cette fin d’année c’est Timbuktu, parti bredouille de Cannes malgré le buzz, confirmant que le palmarès de ce festival est bien souvent un objet non identifié. A découvrir dans notre newsletter

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs