26 avril 2017
La fille de neige, Bastille à l’heure russe

Presque quatre heures, lorsque l’on est pas Wagner cela peut paraitre long…Une mise en scène soignée 100 % russe, quelques ratés comme Lel, le chéri de ces dames transformé en Brice de Nice, La fille des Neiges, opéra préféré de Rimski-Korsakov se donne devant une salle comble à Bastille. Le plateau vocal est de qualité avec une Fleur de Neige parfaite en la personne de la soprano Aida Garifullina tout comme Lel chanté par le contre ténor Yutiv Mynenko tandis que l’on entend à peine le baryton basse Thomas Johannes Mayer dans le rôle du riche marchand Mizguir. Et c’est là où sans doute le bas blesse, le livret d’après Alexandre Ortrovski est en effet assez indigent, contant les amours contrariés d’une paysanne Koupava qui se voit rejetée face à la belle Fleur de neige, fille de Dame Printemps et de Père Gel. Reste toutefois l’occasion de voir avec de très beaux décors de Dimitri Tcherniakov la magnifique machine qu’est l’Opéra de Paris, à retrouver dans ses coulisses dans le formidable documentaire de Jean Stéphane Bron, L’Opéra, actuellement dans tous les bons cinémas.

LM

La fille de neige, jusqu’au 3 mai 2017 à l’Opéra Bastille

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