3 avril 2014
Into the Woods, se perdre en forêt

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Le théâtre du Châtelet avait bien besoin de toute la profondeur de sa scène pour offrir à la comédie musicale de Steven Sondheim un décor capable d’accueillir les principaux personnages des contes de fées qui ont bercé l’enfance des jeunes enfants: Cendrillon, Jack et les haricots magiques, Raiponce, ou encore Le petit Chaperon rouge. Les voilà s’enfonçant comme un seul homme dans les bois, à la recherche de leur destinée, laquelle n’est pas forcément la même que celle que leur réservèrent Charles Perrault ou les frères Grimm. D’autant que le compositeur, à qui l’on doit les lyrics de West Side Story, mais également Sweeney Todd, A little night music ou encore Sunday in the park with Georges, autant de comédies musicales qui ont eu les honneurs du théâtre du Châtelet ces dernières années, a rajouté ses personnages à lui-un boulanger et sa femme victime d’une sorcière leur ayant jeté un sort les empêchant d’avoir des enfants. L’occasion de mélanger les histoires, non sans humour, voire les réécrire comme lorsque Cendrillon se cache sciemment du Prince qui n’a pas l’air de lui faire plus d’effet que cela. Le second acte part ensuite dans tous les sens avec des rebondissements à n’en plus finir pour une happy end fort relative… Et cette impression que la soirée était au final un zapping entre une multitude d’histoires qui s’entrechoquent sans queue ni tête, où petits et grands se perdront aussi surement que dans une forêt profonde. Quant à la musique, si vous retenez une mélodie, toutes nos félicitations…

LM

Into The Woods, au Théâtre du Châtelet jusqu’au 12 avril, à 20 heures

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs