9 décembre 2013
Eternels ados

Les critiques sont partagés: pour les suites, on est toujours plus difficile… Surtout lorsqu’on retrouve la bande de l’Auberge espagnole quinze ans après. De quoi faire sa vie comme Xavier, marié à Wendy, père de deux enfants. Pour que le film existe, il ne faut pas, vous l’aurez deviné, qu’il reste longtemps dans cette situation bourgeoise -donc ennuyeuse. Non, sa femme le quitte et part vivre à New York, emmenant enfants avec elle. En bon père et écrivain dont le Macbook fait office de bureau, Xavier décidera de les suivre, devenant un de ces pères “warrior du XXIème siècle“,  surtout qu’Isabelle-Cécile de France vit déjà là-bas. L’homoparentalité, la famille recomposée, la filiation, Cédric Klapish ratisse large pour s’assurer le succès avec ce troisième épisode; où Hegel et Schopenhauer sont avec humour convoqués, et qui devrait remporter un joli succès. On ne voit en effet pas passer les deux heures du film avec des acteurs qui ont de toute évidence retrouvé leurs personnages avec plaisir sans trop souffrir du temps qui passe. Alors, bien sûr, tout cela reste une gentille comédie assez superficielle mais il en faut bien de temps en temps, n’est-ce pas?

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