9 septembre 2016
Deauville, les films bof d’oncle Sam

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Si Deauville n’est pas le seul lieu en cette rentrée pour voir des films- la moisson de septembre dans les salles est riche avec les très beaux Eternité, fable méditative autour de la maternité ou Le fils de Jean, sur la paternité-la station balnéaire reste un lieu fort agréable pour découvrir chaque mois de septembre les films d’outre Atlantique. Agréable mais ô combien concurrencée par la Mostra de Venise ou le Tiff, festival de Toronto et marché du film US qui réunit pas moins de 296 films venus de 83 pays diffusés sur 28 écrans-bref, impossible de lutter. D’ailleurs les stars américaines se font plus que rares sur les planches avec Michael Moore qui n’est pas venu au dernier moment. Et de ne présenter son dernier documentaire coup-de poing-Where to invente next, sortie le 14 septembre 2016- que le premier week-end, offrant pour cette fin de semaine des films déjà vu aux scénarios des plus lénifiants.

Des films sans intérêt 

Le cinéma américain serait-il en panne? Après les blockbusters de l’été et les Monde de Dory et autres Age de glace III pas très inspirés qui ont néanmoins cartonné, pas un des films d’auteur américain présentés-peut être est-ce car ils sont désormais tous produit par les grands studios US- ne méritait d’y passer une heure trente avec le magnifique soleil dehors qui leur faisait plus que concurrence. Teenage Cocktail, un teenager movie faisait regretter amèrement le choc de Divines pour un improbable duo de filles prêtes à tout pour aller à New York, War for everyone, vouloir revoir Starky et Hutch face à ce duo de flics véreux et vulgaires. Enfin, un film mollasson Brooklyn Village, toujours pas démarré dans l’histoire après une petite heure, a achevé de nous convaincre que ce festival est décidément plus que jamais en perte de vitesse dans une ville qui, à l’initiative de son maire Philippe Augier, se tourne heureusement pour elle vers d’autres univers que le cinéma avec la photo- on attend avec hâte Planche(s) Contact en novembre (dont les très beaux clichés hippiques d’Emmanuel Scorcelleti donne un bel avant goût, à voir devant le Normandy hôtel- et la culture en général avec l’aménagement du bâtiment des Dominicaines qui devrait être un centre culturel des plus attrayants. En attendant, on peut se consoler à la Villa Kielh’s- marque de cosmétiques du groupe L’Oréal luxe qui anime les soirées du festival avec du champagne Roederer coulant à flot et les sons d’une DJ dans un dance floor tout noir pour attirer des people comme Vincent Lindon, Laurent Guerra ou Fleur Pellerin, des journalistes-Stéphane Guillon, Patrick Cohen, Audrey Pulvar jusque tard dans la nuit.

Par Laetitia Monsacré

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Il y a 120 ans, en janvier 1898, Zola écrivait son "J'accuse". Journalistes, avocats, universitaires, écrivains, nous sommes les Stylos Noirs, rdv sur Twitter et Facebook @Stylosnoirs