17 mai 2017
De Arles à la rue de Valois

 

Le 23 mars dernier, elle était là, disponible et souriante, recevant écrivains, journalistes et invités en ce soir de vernissage du salon du livre. A la tête d’Actes sud, sur un stand coincé entre celui du Seuil et de Gallimard, Françoise Nyssen commentait encore le succès du dernier best-seller de sa maison d’édition, Le Charme discret de l’intestin de  l’Allemande Giulia Enders. Près de deux mois plus tard, la voilà qui arrive au Ministère de la culture où son portrait en noir et blanc “carré- lunettes” viendra s’ajouter à ceux de Frédéric Mitterrand, Fleur Pellerin ou encore Audrey Azoulay. Emmanuelle Macron l’avait promis, il y aurait des ministres venus de la société civile. Voilà donc cette éditrice respectée et ô combien respectable- Actes Sud ne cesse depuis sa création en 1978 d’éditer de grands auteurs comme Paul Auster et Nina Berberova ainsi que trois Goncourt avec Mathias Enard, Jérôme Ferrari et Laurent Gaudé- qui arrive à la tête d’un Ministère dont l’essentiel des communications est devenue les nécrologies…Premier tapis rouge hier soir, et pas les moindres, celui de Cannes, si loin de son univers arlésien d’où elle gérait sa maison d’édition et a créé avec son mari en 2015, après le suicide de leur fils Antoine, le Domaine du Possible, un lieu qui sous l’égide d’Edgar Morin et de Pierre Rabhi, propose une alternative aux enfants qui ont besoin d’autre chose que l’école classique. Femme de mots, mère courage, bonne chance à vous Madame Nyssen.

LM

 

 

 

 
 

 

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