12 décembre 2013

Cinq euros de plus chaque mois. Pas cher payé pour avoir une quarantaine de chaînes de plus avec trois nouvelles chaînes pour les enfants qui tentaient de voir deux dessins animés perdus dans un tunnel de pub sur Gulli. Ah bon, le père Noël a la télé? Bref, le numéro de Numéricable composé, le décodeur sera livré samedi. L’hôtesse au téléphone est particulièrement aimable, avec l’explication plus tard: un questionnaire sur sa prestation à la fin de l’appel. La livraison, samedi à un relais. Voilà qui évite l’attente interminable en boutique avec celui qui devant vous choisit ses chaînes sous un néon agressif et une odeur de cigarette laissant croire que les vendeurs ici fument en cachette. Car malheureusement, la boutique, on n’y échappera pas. En ayant donné la note maximum au téléphone, on n’avait pas compté avec les “aléas” du service de nos jours et à la déception des enfants le dit samedi car les livraisons ne se font qu’en semaine! Heureusement qu’on avait reçu un mail de Chronopost annonçant que le paquet était arrivé! Direction alors la boutique, histoire de sauver le week-end, froid et gris, bref un temps de télé. Ah, mais si vous avez commandé au téléphone, on ne peut rien faire. Début d’énervement qui ne saurait cesser avant le jeudi dernier, soit une semaine après la commande. Car, dans cette boutique, le sort s’acharnant, il fallut revenir. Au bonheur d’avoir réussi à configurer l’appareil succéda… la panne. Plus rien. Ni images, ni chaînes, même les gratuites. On essaye d’abord Emilie sur Internet, une gentille conseillère virtuelle qui demande de rester polie quand on la traite d’ordinateur de m… Il faut dire que les réponses sont au niveau du logiciel, capable au demeurant de comprendre toutefois les insultes… Donc, on zappe Emilie et on poireaute pour avoir un vrai homme ou une vraie  femme au téléphone qui finit par répondre en vous faisant débrancher et rebrancher. Miracle, c’est reparti, grâce à une manipulation de “rebootage” – mise à jour du décodeur à distance. Et si ça recommence? demande-t’on prudent. Vous refaites pareil. Ni une ni deux, le lendemain, après avoir découvert en zappant que la quantité ne fait pas la qualité, rien ne s’allume. Pas inquiet, on débranche prise et peritel, sûre de soi. Et… rien ne se passe. On rapelle, un peu énervée d’autant qu’on nous propose un technicien pour 50 euros afin de réparer un matériel neuf défaillant. Bientôt, une seule issue s’impose: retourner en boutique changer le décodeur. Rebonjour donc l’attente, le néon affreux et le vendeur qui vous dit qu’à chaque fois que vous venez, c’est pour râler. Les fesses sur une galette verte, inconfortable et cheap, le tout face à une chaîne sport, on attend. Les clients d’avant hésitent. On a bien essayé de passer avant – juste un changement standard de décodeur mais c’est plié, on va payer. En temps, en nerfs, en confiance dans l’humanité. De longues minutes à se dire qu’au final, le décodeur sera revenu à très cher…

Par Laetitia Monsacré

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