2 juin 2017
Ah les beaux jours, mais pas pour les migrants

Sa mort a fait à peine de bruit. Pendant le Festival de Cannes, un migrant syrien a été retrouvé dans la gare de Cannes. Pas de quoi gâcher la fête du cinéma et l’obscénité de notre continent qui évoque désormais en fin de journal, et encore,  le décompte macabre qui se passe au large des côtes lybiennes. Entre le 22 et 28 mai, c’est près de 10 000 hommes, femmes et enfants qui ont été secourus avec une soixantaine de morts et plus d’une centaine disparus. Des noyés en mer, des asphyxiés ou écrasés au fond des canots, pour les moins chanceux, d’autres survivants s ‘accrochant sur des canots dérivants dans une Méditerranée où les conditions climatiques rendent à nouveau “alléchante” la traversée. A cela, les attaques à armes à feux et les vols en mer s’ajoutent-comme le moteur des canots, l’horreur ne semblant plus avoir de limites. Ce qu’ils fuient? Nous ne le savons que trop bien: la guerre, la faim, les attentats comme celui qui vient de faire 90 morts à Kaboul. Notre réponse? Suspendre les vols charters pour l’Afghanistan-pays réputé sûr-comme Angela Merkel qui vient donc de décider d’ éviter à certains d’être renvoyés là où ils n’ont aucun futur que celui de trouver là aussi la mort. Quant à ce week end de Pentecôte, malgré une météo maussade, il risque d’être très chargé sur les routes.

LM

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