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	<title>Thomas Sondergard | Jim le Pariser</title>
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		<title>Printemps orchestral hors des sentiers battus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 03:25:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Watts]]></category>
		<category><![CDATA[Lili Boulanger]]></category>
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		<category><![CDATA[Project 19]]></category>
		<category><![CDATA[Prokofiev]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-40677" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-107x60.jpg 107w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-249x140.jpg 249w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-150x84.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY"><u><b>Printemps orchestral hors des sentiers battus</b></u></p>
<p align="JUSTIFY">Sous le mandat de Jaap van Zweden, qui arrive à la direction musicale du Philharmonique de Radio France, le New York Philharmonic a élargi son répertoire, et s&rsquo;est à nouveau ouvert à la création, sans oublier un calibrage de la sonorité qui lui a permis de retrouver sa légitimité parmi les « Big Five » d&rsquo;outre – Atlantique, mise en valeur par les derniers travaux de rénovation du David Geffen Hall. Le programme dirigé en mi-avril par Thomas Songergard, qui fait ses débuts avec la phalange américaine, illustre la versatilité esthétique maîtrisée par les pupitres new-yorkais.</p>
<p align="JUSTIFY">Donné en ouverture, le court poème symphonique de Lili Boulanger, <i>D&rsquo;un matin de printemps</i>, qui est l&rsquo;une des dernières pages de la main de la compositrice disparue prématurément en 1918 à seulement vingt-cinq ans, condense des évocations impressionnistes avec des alchimies de timbres nourries et souples à la fois, en constante évolution au fil de cette pièce brève. Les chatoiements des bois, couvrant toute l&rsquo;étendue des tessitures, du piccolo au sarrusophone – partie généralement confiée comme ici au contrebasson – et les arpèges de la harpe, façonnent un ondoiement de couleurs et de mélodies dans la lignée d&rsquo;un Debussy, voire d&rsquo;un Ravel, qui permet, comme c&rsquo;est le cas ce soir au Lincoln Center, de mesurer l&rsquo;excellence d&rsquo;une formation symphonique – même si, en se reposant sur la densité orchestrale, le chef danois alourdit parfois un peu l&rsquo;allant de la partition.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Une création éclectique</b></p>
<p align="JUSTIFY">Avec la co-commande réalisée avec les Berliner Philharmoniker, le Royal Stockholm et la BBC, la première américaine par le New York Philharmonic de <i>Keyframes for a hippogriff – Musical calligrams in memoriam Hester Diamond</i> de Olga Neuwirth s&rsquo;inscrit dans le Project 19 de dix-neuf créations de dix-neuf compositrices, initié sur plusieurs saisons – en 2023-2024, il y en a deux autres, une de Melinda Wagner le 7 avril et une de Mary Kouyoumdjian le 10 mai. Figure majeure de la scène musicale germanique, et plus largement européenne, l&rsquo;Autrichienne – qui a vu, en 2014, une des œuvres jouée par la formation new-yorkaise au Museum of Modern Art, <i>Piazza dei numeri</i>, et, en 2019, la création, à la Staatsoper de Vienne, de son opéra Orlando – se distingue par son travail sur l&rsquo;hétérogénéité musicale, voire sonore, à la manière de ce que faisait Mahler il y a un peu plus d&rsquo;un siècle. Sur un canevas de mots et de phrases puisé chez une dizaine de poètes, de l&rsquo;Arioste à Walt Whitman, et aux graffitis urbains, cette mosaïque associant l&rsquo;orchestre symphonique avec les sonorités électroacoustiques et rock célèbre un irrésistible élan vers la liberté, jalonné par les psalmodies du contre-ténor Andrew Watts et les interventions des voix d&rsquo;enfants du Brooklyn Youth Chorus. Cette succession d&rsquo;épisodes musicaux aux allures de patchwork révèle une cohérence au cœur d&rsquo;un foisonnement qui se veut celui de la vie même. Dans une réinvention contemporaine du geste mahlérien, la beauté que défend Olga Neuwirth assume la trivialité du monde qu&rsquo;elle transforme en une fresque sans doute moins métaphysique que dans les grandes symphonies romantiques, mais non moins idéaliste.</p>
<p align="JUSTIFY">Après cette démonstration magistrale que la musique contemporaine peut, sans renoncer à son exigence, toucher le public, la<i> Symphonie n°5 </i>de Prokofiev, à l&rsquo;issue de l&rsquo;entracte, confirme l&rsquo;équilibre du New York Philharmonic, entre puissance et émotion, dans un opus où les thèmes évoquent les grands ballets <i>Cendrillon</i> ou <i>Roméo et Juliette</i>. Le phrasé large et intense de l&rsquo;<i>Andante</i> fait place à l&rsquo;irrésistible vitalité rythmique de l&rsquo;<i>Allegro marcato</i>, ponctuée par un trio à la tonalité plus élégiaque que l&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;<i>Adagio</i>. Quant au finale, il referme une soirée placée sous la polyvalence expressive – une des pierres de touche de l&rsquo;excellence d&rsquo;un orchestre.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY">New York Philharmonic, avril 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/printemps-orchestral-hors-des-sentiers-battus/">Printemps orchestral hors des sentiers battus</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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