<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Théatre | Jim le Pariser</title>
	<atom:link href="https://www.jimlepariser.fr/tag/theatre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.jimlepariser.fr</link>
	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Mar 2023 15:05:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>L&#8217;amour mis en lettres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/lamour-mis-en-lettres-cher-menteur-bruyere-marechal-berge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 15:17:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[bergé]]></category>
		<category><![CDATA[bruyère]]></category>
		<category><![CDATA[campbell]]></category>
		<category><![CDATA[cher]]></category>
		<category><![CDATA[cocteau]]></category>
		<category><![CDATA[marechal]]></category>
		<category><![CDATA[menteur]]></category>
		<category><![CDATA[shaw]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=21356</guid>

					<description><![CDATA[<p>On le sait depuis Love letters de A.R. Gurney-actuellement joué au Lucernaire, les échanges épistolaires peuvent faire merveille au théâtre-à condition que les comédiens s&#8217;emparent de leurs personnages et les fasse vivre pleinement à travers leurs mots. Traduite par Jean [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/lamour-mis-en-lettres-cher-menteur-bruyere-marechal-berge/">L’amour mis en lettres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/lamour-mis-en-lettres-cher-menteur-bruyere-marechal-berge/36021_5/" rel="attachment wp-att-21358"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21358" title="36021_5" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5.jpg" alt="" width="640" height="480" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5.jpg 640w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-620x465.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-186x140.jpg 186w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-100x75.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/36021_5-150x112.jpg 150w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p>On le sait depuis<em> Love letters</em> de A.R. Gurney-actuellement joué au Lucernaire, les échanges épistolaires peuvent faire merveille au théâtre-à condition que les comédiens s&#8217;emparent de leurs personnages et les fasse vivre pleinement à travers leurs mots. Traduite par Jean Cocteau, <em>Cher Menteur</em> relate l&rsquo;histoire d&rsquo;amour à travers quarante ans de correspondance entre Bernard Shaw, dramaturge londonien adulé du XXème siècle et à l&rsquo;humour décapant, avec la grande actrice anglaise Béatrice Stella Campbell- sorte de Sarah Bernhardt locale&#8230;Et pleine d&rsquo;humour, elle même, n&rsquo;hésitant pas à lui écrire, qu&rsquo;on aurait dû lui dire quand il était petit garçon <em>« une fois, une seule : stop! &#8230; »<strong></strong></em><br />
Marcel Maréchal, grand comédien s&rsquo;il en est et Francine Bergé parviennent au travers d&rsquo;un jeu plein d&rsquo;émotions, à recréer la complicité quasi fraternelle des deux amants qui se cherchent, se fuient, et jouent continuellement à un cache-cache des plus juvéniles. Entre lectures, déclarations, passion, jalousie et ironie, voilà leur intimité livrée sur scène, qui pourrait bien être la nôtre&#8230; Un amour impossible mais pas question ici de faire pleurer sur leur histoire ; s&rsquo;ils convoquent eux-même les références des couples maudits comme <em>Roméo et Juliette</em> ou <em>Tristan et Iseult</em>, c&rsquo;est toujours avec détachement, même si le spectateur n&rsquo;est pas dupe&#8230;<br />
<strong></strong></p>
<p><strong>Le manque de l&rsquo;autre</strong></p>
<p>Le décor est sobre et unique mais traduit bien le paradoxe amoureux des deux personnages : une distance physique évidente et douloureuse qui contraste avec cette proximité spirituelle et intellectuelle qui fut la leur. L&rsquo;échange entre les acteurs est naturel et synchronisé à la perfection, on les croirait au cœur d&rsquo;une discussion qui se déroule devant nos yeux. La pièce mêle humour, engueulades, crises passionnelles du manque de l&rsquo;autre, désir et regrets à l&rsquo;image du texte prétexte à la pièce qu&rsquo;ils répètent ensemble, <em>le Pygmalion</em>. Et si <em>« l&rsquo;on ne badine pas avec le théâtre »</em> comme le dit Miss Campbell,  force est de constater avec cette jolie pièce que l&rsquo;on ne badine pas non plus avec l&rsquo;amour&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Marie Fouquet</h6>
<p>Cher Menteur au <a href="http://www.theatrelabruyere.com">Théâtre de La Bruyère</a> jusqu&rsquo;au 3 novembre</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/lamour-mis-en-lettres-cher-menteur-bruyere-marechal-berge/">L’amour mis en lettres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La dame du théâtre</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/la-dame-du-theatre-beart-colline-pirandello-se-trouver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 04:08:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[béart]]></category>
		<category><![CDATA[pirandello]]></category>
		<category><![CDATA[se trouver]]></category>
		<category><![CDATA[stanislas nordey]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=14623</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; La salle est pleine, comme bien souvent au Théâtre de la Colline; les abonnements, plus Emanuelle Béart- audience assurée. Le metteur en scène, Stanislas Nordey la retrouve après les très beaux « Justes » de Camus sur la scène de ce [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-dame-du-theatre-beart-colline-pirandello-se-trouver/">La dame du théâtre</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14627" title="setrouverimages" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages.jpg" alt="" width="275" height="183" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages.jpg 275w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages-60x39.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/setrouverimages-210x140.jpg 210w" sizes="(max-width: 275px) 100vw, 275px" /></a></p>
<p>La salle est pleine, comme bien souvent au Théâtre de la Colline; les abonnements, plus Emanuelle Béart- audience assurée. Le metteur en scène, Stanislas Nordey la retrouve après les très beaux « Justes » de Camus sur la scène de ce théâtre à la programmation inventive et variée, pour « Se Trouver », une pièce âpre du dramaturge italien Luigi Pirandello, écrite en 1932 pour son actrice fétiche, mais qui ne la joua jamais. L&rsquo;histoire tourne autour d&rsquo;une comédienne, <em>« qui vit sur scène et joue dans la vie</em> » , vêtue de vert-la couleur qui porte malheur sur scène- et des ravages que peut faire le regard des autres sur elle. Béart est là, fragile et forte à la fois-vivante plus que tous les autres dans sa carapace d&rsquo;étoffes puis dans une simple combinaison pour donner chair à cette femme qui brûle.<em> « Je crois à l&rsquo;acharnement »</em>. Ainsi porte- t&rsquo;elle tout du long cette pièce qui s&rsquo;inspire de<a href="http://https://www.jimlepariser.fr/la-sirene-norvegienne-bouffes-du-nord-camille-claude-basque-henrik-ibsen-la-dame-de-la-mer-marion-bottollier-paris-theatre/"> » La dame de la mer » </a>d&rsquo;Ibsen, jouée quasi en même temps aux Bouffes du Nord, avec  la chanteuse Camille tout de rouge vêtue dans le rôle d&rsquo;Ellida. Deux femmes qui doivent renoncer à leur essence,<em> « abandonner (leur) vie comme ça, comme si elle ne (leur ) avait rien couté »,</em> pour vivre leur passion avec un homme. Les comédiens sont là, souvent en rang comme dans le théâtre antique, face au public, pour déclamer leur texte; il reste ainsi peu de place à la fraicheur ou la passion. Et les décors magnifiques comme ce hall Art Déco, peinent à occuper l&rsquo;espace de ce qui devrait être une pièce intimiste. De là nait  l&rsquo;impression de comédiens qui semblent avant tout « se chercher ». Alors, même <em>« s&rsquo;il faut se trouver dans la vie comme cela, sans chercher »</em>, pas sûr que cela soit possible pour le public qui rit de temps en temps comme s&rsquo;il voulait tromper son ennui, malgré la générosité évidente de la troupe, Emanuelle Béart en tête.</p>
<p>LM</p>
<p>Se trouver-<a href="http://www.colline.fr/">Théâtre de la Colline </a>jusqu&rsquo;au 14 avril</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-dame-du-theatre-beart-colline-pirandello-se-trouver/">La dame du théâtre</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les eaux ennuyeuses</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/la-sirene-norvegienne-bouffes-du-nord-camille-claude-basque-henrik-ibsen-la-dame-de-la-mer-marion-bottollier-paris-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 21:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bouffes du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Camille]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Basqué]]></category>
		<category><![CDATA[Henrik Ibsen]]></category>
		<category><![CDATA[La Dame de la mer]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Bottollier]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=14128</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Audrey Tautou dans » la Maison de poupée », le dramaturge norvégien Henrik Ibsen a donné envie à la chanteuse Camille de monter sur scène,  les pieds dans l’eau. « La Dame de la mer « est une pièce où l&#8217;on retrouve ces [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-sirene-norvegienne-bouffes-du-nord-camille-claude-basque-henrik-ibsen-la-dame-de-la-mer-marion-bottollier-paris-theatre/">Les eaux ennuyeuses</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14131" title="La Dame de la mer, de Henrik Ibsen, avec Camille, Marion Bottollier, mise en scène Claude Basqué, au Bouffes du Nord,  jusqu'au 17 mars" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c.jpg" alt="" width="480" height="720" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c.jpg 480w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c-200x300.jpg 200w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c-40x60.jpg 40w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c-60x90.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1884243_54900394-6329-11e1-861c-00151780182c-93x140.jpg 93w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></p>
<p>Après Audrey Tautou dans » la Maison de poupée », le dramaturge norvégien Henrik Ibsen a donné envie à la chanteuse Camille de monter sur scène,  les pieds dans l’eau. « La Dame de la mer « est une pièce où l&rsquo;on retrouve ces femmes à la fois libres et assujetties aux hommes, avec des relents de féminisme avant l&rsquo;heure. Illeda, après un premier amour impossible, demeuré comme un songe, a fait un  mariage de raison avec un homme bien plus âgé qu&rsquo;elle, le docteur Wangel. Les gens du pays la surnomment « la dame de la mer », plus heureuse dans les flots que sur terre. De temps en temps, elle chante, en norvégien, allant et venant au gré d&rsquo;un carré d&rsquo;eau posé sur la scène comme unique décor. Camille lui prête sa voix, accompagnée de deux cors et d&rsquo;un tuba ou a capella, avec un aplomb certain dans sa robe rouge. La diction est précise, le jeu aussi. La mise en scène de Claude Baqué lui offre  un décor sombre mais enluminé d&rsquo;ondes, de reflets aquatiques. Deux heures durant, les personnages marchent ainsi dans l&rsquo;eau tandis que dans la salle,   le public  baille. Aucune émotion ne parvient en effet à sortir des personnages, qui ne semblent pas  fait de chair, à l&rsquo;exception peut-être de ce vieux professeur qui n&rsquo;hésite pas à demander sa main à son ancienne élève. Ibsen parle d&rsquo;amour, de la mer mais malgré toute l&rsquo;eau qui coule sur la scène, on ne parvient jamais à plonger dans cette histoire d&rsquo;un autre âge, où ne demeure au final, que l&rsquo;ennui.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au Théâtre des <a href="http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:130941691935">Bouffes du Nord</a>, à Paris, jusqu&rsquo;au 17 mars</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-sirene-norvegienne-bouffes-du-nord-camille-claude-basque-henrik-ibsen-la-dame-de-la-mer-marion-bottollier-paris-theatre/">Les eaux ennuyeuses</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Théâtre Nô à Bastille</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/theatre-no-a-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 00:41:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bastille]]></category>
		<category><![CDATA[Debussy]]></category>
		<category><![CDATA[Mélisande]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Pelléas]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=14320</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des pans noirs, une lumière bleue, Robert Wilson remplit le vide. La musique de Debussy s&#8217;élève pour du récitatif, qui pour les novices parait bien ennuyeux. Il faut parait-il quatre ou cinq fois écouter Pelléas et Mélisande pour y gouter&#8230; [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/theatre-no-a-bastille/">Théâtre Nô à Bastille</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14234" title="Pelléas et Mélisande, de Debussy,  à l'Opéra de Bastille, Paris" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01.jpg" alt="" width="594" height="365" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01.jpg 594w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01-300x184.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01-97x60.jpg 97w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01-60x36.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Pelleas-Melisande01-227x140.jpg 227w" sizes="auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px" /></a></p>
<p>Des pans noirs, une lumière bleue, Robert Wilson remplit le vide. La musique de Debussy s&rsquo;élève pour du récitatif, qui pour les novices parait bien ennuyeux. Il faut parait-il quatre ou cinq fois écouter Pelléas et Mélisande pour y gouter&#8230; A l’origine, une pièce de théâtre symboliste créée en 1893 par Maurice Maeterlinck. Un drame intemporel, avec une atmosphère de légende, des personnages sans histoire et sans passé, une transposition du mythe de Tristan et Yseult. Debussy a cherché depuis longtemps à faire de la musique pour le théâtre. C’est dans le cadre de son 150<sup>ème</sup> anniversaire que l’Opéra National de Paris reprend cet opéra refermant tout l’univers d’absence et d’incommunicabilité du dramaturge belge pour inspirer au metteur en scène américain une scénographie aussi froide que le château d’Allemonde, où vivent reclus Golaud et sa famille. La célèbre gestuelle nô qui est la marque de fabrique du style Wilson semble aller ici d’évidence, tout comme la pureté des tableaux,  <em>« la musique, c’est du rêve dont on écarte les voiles ! » </em>écrivait Debussy, avec un Philippe Jordan à la tête de l’Orchestre de l’Opéra, qui confirme un talent et une étendus de repertoire assez surnaturelle.  A la fois précis et délicat, il sait distiller l’inimitable et subtile poésie de la musique de Debussy<em> </em>et peut compter sur un plateau vocal remarquable, avec Stéphane Degout – justement récompensé d’une Victoire de la musique – en Pelléas tout en sensibilité inquiète et âpre, à côté du Golaud robuste de Vincent Le Texier, Mélisande à la voix cristalline d’Elena Tsallagova ou encore Arkel à la paternelle tendresse de Franz-Josef Selig.<br />
S’il a ses admirateurs et ses inconditionnels, ce théâtre raffiné peut en tous cas dérouter, voire faire fuir par son absence apparente de mélodie –  un siècle que ça dure… mais qui a aussi ces inconditionnels dans une salle pleine à craquer et retenant son souffle.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jusqu&rsquo;au 16 mars, à l&rsquo;<a href="http://www.operadeparis.fr/Saison_2011_2012/Operas/Pelleas-et-Melisande/detail/">Opéra de Bastille</a>, à Paris</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/theatre-no-a-bastille/">Théâtre Nô à Bastille</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le chant du cygne</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/beckett-beaux-jours-frot-catherine-madelaine-le-chant-du-cygne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 16:12:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Frot]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Madeleine Renault]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de l'Odéon]]></category>
		<category><![CDATA[Winnie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=13655</guid>

					<description><![CDATA[<p>Madeleine Renault avait crée le rôle de Winnie au Théâtre de l&#8217;Odéon. Catherine Frot s&#8217;y attaque cinquante ans plus tard, avec cette assurance joyeuse qui n&#8217;appartient qu&#8217;à elle. La salle est pleine pour la voir, engoncée dans un monticule qui [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/beckett-beaux-jours-frot-catherine-madelaine-le-chant-du-cygne/">Le chant du cygne</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13659" title="frot" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/frot.jpg" alt="" width="212" height="238" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/frot.jpg 212w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/frot-53x60.jpg 53w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/frot-60x67.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/frot-124x140.jpg 124w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /></p>
<p>Madeleine Renault avait crée le rôle de Winnie au Théâtre de l&rsquo;Odéon. Catherine Frot s&rsquo;y attaque cinquante ans plus tard, avec cette assurance joyeuse qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;à elle. La salle est pleine pour la voir, engoncée dans un monticule qui occupe toute la scène, lui faisant une jupe monstrueuse, prison à laquelle son frêle buste tente de résister. D&rsquo;un grand sac à coté d&rsquo;elle, elle sort quantité d&rsquo;objets telle Mary Poppins. Elle est gaie, se brosse les dents, et tente de parler avec son mari, Willy, plongé dans son journal. Parler pour briser le silence, se sentir vivante; les banalités sont enfilées telles des perles jusqu&rsquo;à l&rsquo;absurde.<em> « Met ta toque, il n&rsquo;y a plus que cela à faire ».</em> Winnie lutte, seule, face aux spectateurs. <em>« Mais qu&rsquo;est ce que je vois là? On dirait de la vie! Une fourmi vivante! »</em>. Beckett s&rsquo;amuse avec le rien, le vide et cette femme qui fait de son mieux pour s&rsquo;en sortir, qui joue le jeu, avec un entrain désabusé que Catherine Frot rend merveilleusement palpable. Le noir se fait. La salle se rallume et là, seule la tête est encore à l&rsquo;air libre. Winnie a cherché à tuer le temps mais celui ci est en train de l&#8217;emporter. Elle a perdu ; sa voix s&rsquo;élève alors, une dernière fois:</p>
<p><em>« Heures exquises qui nous grise lentement!<br />
la caresse la promesse du moment!  »<br />
l&rsquo;ineffable étreinte de nos désirs fous<br />
tout dis:gardez-moi puisque je suis à vous »</em></p>
<p>LM<em></em></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/beckett-beaux-jours-frot-catherine-madelaine-le-chant-du-cygne/">Le chant du cygne</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pile ou face</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/biyouna-simpatico-marigny-theatre-pile-ou-face/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 10:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Biyouna]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Nebout]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Emma de Caunes]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Petit Marigny]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Shepard]]></category>
		<category><![CDATA[Simpatico]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12349</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ça commence par une erreur d&#8217;horaire. Et une affiche alléchante, la jolie Emma de Caunes, avec un titre énigmatique, Simpatico. De plus en plus de salles de théâtre proposent deux soirées, 19 heures-on est encore en forme mais il faut [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/biyouna-simpatico-marigny-theatre-pile-ou-face/">Pile ou face</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13158" title="sympatico" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/sympatico.jpg" alt="" width="274" height="184" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/sympatico.jpg 274w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/sympatico-89x60.jpg 89w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/sympatico-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/sympatico-208x140.jpg 208w" sizes="auto, (max-width: 274px) 100vw, 274px" /></p>
<p>Ça commence par une erreur d&rsquo;horaire. Et une affiche alléchante, la jolie Emma de Caunes, avec un titre énigmatique, Simpatico. De plus en plus de salles de théâtre proposent deux soirées, 19 heures-on est encore en forme mais il faut pouvoir quitter son travail tôt et 21 heures, là on a le temps de rentrer se changer mais la fatigue guette. Donc, ce jour là, au Petit Marigny, à 19 heures, ce n&rsquo;était pas la fille d&rsquo;Antoine de Caunes dans la pièce de l&rsquo;auteur américain Sam Shepard mais Biyouna, une artiste-chanteuse, danseuse et actrice- une star en Algérie,  qui fait salle comble. La méprise passée, le hasard à qui l&rsquo;on dit d&rsquo;accord, et nous voilà assis dans une salle survoltée avec des youyous et des rires à l&rsquo;envi. Bienvenu à bord d&rsquo;Air le Bled avec la voix gouailleuse de Biyouna <em>« qui parle, qui parle, c&rsquo;est ma spécialité »</em>. Il faut dire qu&rsquo;elle en a bavé pendant ces<em> « années noires, des années de cris sans bruit,  toutes ces insultes et cette colère stockées »</em>, mais pas le temps de s&rsquo;apitoyer. Biyouna est du genre heureuse et cela est communicatif. <em>« En France vous râlez trop. La crise économique? Nous, en Algérie, on la connait depuis qu&rsquo;on est né; c&rsquo;est comme une tante, elle rentre dans la maison quand elle veut! ».</em> De temps en temps, des phrases en arabe, bientôt une scène de ménage avec sa voisine, ou une soirée improvisée avec des diapositives hilarantes, que ce soit clair,  Biyouna nous reçoit ici dans son salon. D&rsquo;ailleurs, elle s&rsquo;en grille une, tranquillement installée dans son canapé,  en s&rsquo;excusant pour les non fumeurs, les fumeurs et les asthmatiques. <em>« Et qu&rsquo;est ce que je m&rsquo;en fous alors! Je suis chez moi ».</em> La salle est conquise; les visites imposées par sa mère chez le gynécologue rappellent alors, toujours sur le ton humoristique,  qu&rsquo;être une femme musulmane- l&rsquo;actrice a joué dans le très beau « la Source des femmes »- n&rsquo;est pas chose évidente. D&rsquo;un coup, la terreur surgit, l&rsquo;espace d&rsquo;un instant,  avant que le rire ne triomphe à nouveau et que cette heure passée ne paraisse si courte, trop courte. Une heure plus tard et dans la même salle-cette fois clairsemée- voilà ce qui ne risque pas de vous arriver avec Simpatico, cette pièce qui porte le nom d&rsquo;un cheval de course. <em>« Une heure trois quart, je n&rsquo;aurai jamais du prendre le risque si j&rsquo;avais su »</em> dira en sortant  une spectatrice. On applaudit tout de même, sensible à la performance des acteurs qui n&rsquo;ont pas démérité, mais quel ennui! L&rsquo;histoire? Deux hommes ont monté un sale coup en échangeant un champion et un tocard sur les hippodromes dans le passé; ils sont liés par ce secret, l&rsquo;un d&rsquo;eux a les preuves et la pièce entière tourne autour du rapport de force entre eux, lequel s&rsquo;inverse selon les moments choisis. Les femmes elles, Emma de Caunes et Claire Nebout font ce qu&rsquo;elles peuvent pour pimenter l&rsquo;intrigue qui ne parvient jamais à captiver. Sur scène, l&rsquo;on passe des menaces aux supplications le tout en buvant beaucoup de whisky avec cette idée que les parieurs sont toujours les perdants. En tous cas, en l&rsquo;espèce, ceux qui avait choisi cette pièce là et raté Biyouna, étaient effectivement de ceux là&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/biyouna-simpatico-marigny-theatre-pile-ou-face/">Pile ou face</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Initiales S.B.</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/sarah-biasini-theatre-sweig-mathurins-initiales-s-b/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 10:42:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Biasini]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12797</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Elle est là dehors, malgré le froid polaire, coiffée d&#8217;une toque, prête à griller une cigarette. Souriante, les yeux brillants comme lorsqu&#8217;elle joue la passion sur la scène du théâtre des Mathurins. Sarah Biasini, les mêmes initiales que Sarah [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/sarah-biasini-theatre-sweig-mathurins-initiales-s-b/">Initiales S.B.</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/sarah-biasini-theatre-sweig-mathurins-initiales-s-b/1zdnbs2bup2q2sud/" rel="attachment wp-att-17423"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-17423" title="1zdnbs2bup2q2sud" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud.jpg" alt="" width="420" height="259" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud.jpg 420w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-300x185.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-60x37.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-97x60.jpg 97w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-227x140.jpg 227w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-100x61.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/1zdnbs2bup2q2sud-150x92.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 420px) 100vw, 420px" /></a></p>
<p>Elle est là dehors, malgré le froid polaire, coiffée d&rsquo;une toque, prête à griller une cigarette. Souriante, les yeux brillants comme lorsqu&rsquo;elle joue la passion sur la scène du théâtre des Mathurins. Sarah Biasini, les mêmes initiales que Sarah Bernhardt,&nbsp; joue Zweig et ça lui va drôlement bien- donner vie aux mots de cet auteur qui décrivit mieux que quiconque les destins d&rsquo;hommes et de femmes. De ceux qui vous broient comme dans la nouvelle adaptée au théâtre par Christophe Lidon<em>, Lettre à une inconnue</em>. Une passion pour un homme jamais avouée, une amoureuse oublieuse d&rsquo;elle-même qui enfin, lui raconte, dans une lettre, son amour pour lui, magnifique et secret; et qu&rsquo; elle vient de perdre leur unique et jeune enfant. Sarah, elle, a perdu sa mère à quatre ans et demi. Une mère qui s&rsquo;appelait Romy Schneider et à laquelle le haut de son visage rend merveilleusement hommage. La mâchoire elle, est plus carrée, volontaire, et semble taillée pour mordre dans la vie. Ce dont elle ne se prive pas, jouant sur les planches après avoir longtemps hésité à être comédienne- <em>« pas vraiment convaincue »</em> que ce serait une bonne idée. A la voir s&rsquo;abandonner et nourrir son personnage de sa propre fêlure qu&rsquo;elle semble avoir si&nbsp; bien apprivoisée, on est heureux qu&rsquo;elle ait fait ce choix. Et d&rsquo;être là, dans ce café de l&rsquo;autre côté du Théâtre des Mathurins, face à elle, pour profiter de cette énergie solaire mais délicate qu&rsquo;elle dégage, une petite heure avant la représentation du soir.</p>
<p><strong>Comment vous sentez-vous&nbsp; avant d&rsquo;entrer en scène?</strong></p>
<p>Un quart d&rsquo;heure avant, le trac arrive; j&rsquo;écoute alors de la musique live pour me mettre dans l&rsquo;énergie. Je trouve ça inspirant pour être ensuite prête.</p>
<p><em>La musique du café, justement, couvre notre conversation. Elle me demande alors si je veux que l&rsquo;on baisse la musique, un peu chez elle dans ce café où elle tutoie le serveur</em>.<em> Et éclate de rire devant mon hésitation.</em></p>
<p>La lassitude? <em>(elle joue la pièce depuis l&rsquo;an dernier)</em> Non, parce que c&rsquo;est un texte magnifique; il y aura toujours des femmes qui aimeront en cachette un homme à la folie, il y aura toujours malheureusement des femmes qui perdront un enfant, donc c&rsquo;est universel. C&rsquo;est la troisième fois que je travaille avec ce metteur en scène et au départ, je me suis dit que ce n&rsquo;était vraiment pas gai et puis finalement ça c&rsquo;est fait et je suis très contente.</p>
<p><strong>Quel est votre rapport à l&rsquo;image?</strong></p>
<p>Ça ne m&rsquo;intéresse pas, je m&rsquo;en fous. Maintenant voir les gens les larmes aux yeux au salut quand on a finit de travailler, j&rsquo;adore. Non, c&rsquo;est vrai que je l&rsquo;ai cherché, personne ne m&rsquo;a obligé à monter sur scène; il y a plein de moments où je me dis que j&rsquo;aurai pu faire autre chose comme restaurer des tableaux, être antiquaire, peintre. Femme au foyer ça me va bien aussi, je pourrais très bien rester à m&rsquo;occuper de chez moi. Et puis, je ne veux pas trop savoir quelle image j&rsquo;ai, en fait, certainement cela me fait un peu peur, ça m&#8217;empêcherait de faire des choses.</p>
<p><strong>Vous a -t&rsquo;on déjà interviewé sans évoquer votre mère?</strong></p>
<p>Si vraiment je n&rsquo;avais pas voulu qu&rsquo;on m&rsquo;en parle, il ne fallait pas que je fasse ce métier! Personne ne m&rsquo;a forcé, c&rsquo;est moi qui ai voulu y aller, et puis c&rsquo;est bien normal que l&rsquo;on me parle d&rsquo;elle. De toutes les façons, vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, je verrai bien ce que je vous répond! Je ne laisserai pas d&rsquo;affect passer.</p>
<p><strong>Vous avez fait l&rsquo;Actor&rsquo;s Studio à Los Angeles, quels souvenirs en gardez vous?</strong></p>
<p>La théorie sur le théâtre ça n&rsquo;existe pas. En tout cas, je suis bien meilleure maintenant que lorsque j&rsquo;ai commencé! Ça m&rsquo;a appris à utiliser « qui on est » pour jouer quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, mais tout ça, en fait&nbsp; c&rsquo;est très mystérieux. Il faut avant tout bien se connaitre, savoir où aller chercher dans les moments où on allait pas bien, même si je suis persuadée qu&rsquo; il faut aller bien, pour bien jouer. Le truc d&rsquo;aller très mal, ça peut marcher mais les moments de pur bonheur sont tout aussi inspirants que le caniveau.</p>
<p><strong>Vous voyez le danger dans cela?</strong></p>
<p>Dans cette pièce, c&rsquo;est vrai que je pense à des choses pas gaies, forcément;&nbsp; hier, par exemple pendant dix minutes j&rsquo;aurai pu continuer à pleurer. Mais bon, tout va bien dans ma vie! Et puis je fais exprès de désacraliser-le seul truc, c&rsquo;est qu&rsquo;il faut être sincère. Il faut croire en ce que vous dites, c&rsquo;est ça la méthode.</p>
<p><strong>Et vous trouvez cela plus facile au théâtre qu&rsquo;au cinéma?</strong></p>
<p>Pour moi, c&rsquo;est plus facile. La caméra me fait peur car je n&rsquo;en ai pas l&rsquo;habitude. Au théâtre, vu que je joue tous les soirs, je suis plus à l&rsquo;aise. Et puis surtout, il y a l&rsquo;adrénaline et le plaisir de jouer chaque soir une heure sans s&rsquo;arrêter. D&rsquo;autant que le public est à chaque fois différent; on ne joue jamais de la même façon, on fait à chaque représentation des micro-différences qui auront été pour nous énormes. Mon partenaire, Thomas Cousseau,&nbsp; est totalement dans le jeu, alors c&rsquo;est très agréable. Pour le cinéma, il faudrait que je trouve un metteur en scène très patient car&nbsp; j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le moindre mouvement de sourcil va dire quelque chose alors,&nbsp; moi qui bouge beaucoup ! Je m&rsquo;entraîne certains soirs à ne plus bouger. Quoiqu&rsquo;il en soit, vous dépendez du désir des autres, ce n&rsquo;est donc pas très facile&#8230;être là, à attendre et se dire que l&rsquo;on ne vaut rien ; ce n&rsquo;est que vous que vous vendez, votre savoir faire, c&rsquo;est vous.</p>
<p><strong>Quelle est votre relation avec cette idée de destinée chère à Stefan Zweig?</strong></p>
<p>Pour moi, il n&rsquo;y a rien après la vie, mais c&rsquo;est joli de se laisser tenter. J&rsquo;aime bien y croire, c&rsquo;est plus sympa. Du coup, on essaye de ne pas trop banaliser les choses comme par exemple, monter sur scène. Il n&rsquo;y a rien de plus important pendant une heure. En plus, mon personnage donne à tout une saveur exceptionnelle puisque c&rsquo;est la dernière fois. C&rsquo;est pour cela que j&rsquo;en profite, un texte comme cela, je n&rsquo;en aurai pas tous les jours! En début de semaine, il y a un peu moins de monde, mais ce n&rsquo;est pas grave. C&rsquo;est moins excitant mais il faut jouer, les gens ont payé. Du coup, comme on a moins peur, on essaye plus de trucs. Mais ça ne rend pas la chose moins importante. On se délecte par ailleurs avec Thomas du silence qui est très perceptible et de l&rsquo;attente. Quand j&rsquo;ai commencé à voir ça, j&rsquo;avais encore plus de plaisir à prendre des temps. Une, deux, trois secondes de silence au théâtre, ça parait très long. On a alors vraiment l&rsquo;impression que le public est là, que l&rsquo;on pourrait rester encore plus longtemps dans le silence et ça c&rsquo;est génial. On vous tient dans la main. Maintenant, même si j&rsquo;ai vu beaucoup d&rsquo;hommes qui pleurent dans la salle, il y a aussi ceux qui ont été trainés là par leur femme. Ou les gens qui veulent prendre un bonbon là tout de suite.</p>
<p><em>Elle regarde tout d&rsquo;un coup son portable. « Ouh la la mais il faut que j&rsquo;y aille!</em>  » <em>me dit-elle gaiement</em>.<em> La toque est oubliée. Elle revient. Puis disparait.<br />
</em>Sarah est partie en scène, rire et pleurer une heure durant. Et sans doute vivre un peu plus intensément, avec l&rsquo;idée que brûler les planches peut se faire sans que le prix en soit exorbitant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/sarah-biasini-theatre-sweig-mathurins-initiales-s-b/">Initiales S.B.</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Discours musical d’un philosophe</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 14:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[André Wilms]]></category>
		<category><![CDATA[Heiner Goebbels]]></category>
		<category><![CDATA[Max Black]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des Bouffes du Nord]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=13138</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des sons sortent de partout, des lumières, des flammes. André Wilms, grand comédien que l&#8217;on peut toujours voir dans le très beau film Le Havre est en scène,  se parlant à lui-même ou à un oiseau empaillé, plongé dans sa [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/">Discours musical d’un philosophe</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-13144" title="Max Black de Heiner Goebbels avec André Wilms Mario Del Curto" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-199x300.jpg 199w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-620x930.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-39x60.jpg 39w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-60x90.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-93x140.jpg 93w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto.jpg 1181w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /></p>
<p>Des sons sortent de partout, des lumières, des flammes. André Wilms, grand comédien que l&rsquo;on peut toujours voir dans le très beau film Le Havre est en scène,  se parlant à lui-même ou à un oiseau empaillé, plongé dans sa propre réflexion qui ne s’arrête jamais. Le Théâtre des Bouffes du Nord offre un voyage sonore et visuel dans le monde mystique de Max Black, un philosophe anglo-américain. Un jeu sur les mots, un jeu sur les sons, où tous les sens sont requis.  Il expérimente le feu tel Prométhée, puis prend son café et réfléchit à la manière dont un incendie se propage. La salle s’enflamme sans qu’il ne s&rsquo;en rende compte. Il allume puis éteint sans arrêt un disjoncteur, mettant en lumière la scène comme bon lui semble. On passe d’une époque à une autre. Tout ceci est rythmé par une musique électronique produite par Heiner Goebbels, inventeur du concept très sophistiqué du théâtre musical. Son laboratoire ressemble à un espace de jeu pour scientifique, au sol un parquet clair, carré, une grille de lasers verts. Au dessus, une série d&rsquo;aquariums rectangulaires sont suspendus, où reposent des animaux empaillés ou baignant dans du formol. Le Théâtre lui-même ajoute une atmosphère vieillie et poussiéreuse au décor de la pièce, matérialisant l’antre du savant Frankenstein. Tout s’enchaîne dans une cohérence surprenante. On ne voit que du feu.</p>
<p><strong>Enchantement visuel</strong></p>
<p>Mais qui était Max Black ? Né en 1909 à Bakou, mort à Ithaca aux États-Unis en 1988, il travaillait sur les mathématiques, l&rsquo;art et le langage.<strong> </strong>Il était aussi un passionné de violon et du piano. C’est dans ses pensées que l’on navigue durant le spectacle. Des chiffres récités comme un poème, des textes extirpés de grands esprits comme Ludwig Wittgenstein, Paul Valéry et lui-même. Notre philosophe, en chemise blanche, cravate noire et lunettes, se met à jouer avec les objets de son bureau couverts d&rsquo;outils, du violon avec le frottement d&rsquo;un archet sur un disque 78 tours à la verticale accroché au pieu d’une machine factice. Il exécute mille et une tâches et provoque mille et uns effets qui se répètent et disparaissent comme par enchantement. Tous les gestes effectués sur scène ont une traduction sonore, grâce à un traitement électronique en direct. Puis derrière un rideau de tulle métallique, il part jouer du piano, qui continue à jouer tout seul. L’espace-temps est confus, nous aussi. Max Black se change au fur et à mesure, une image du temps qui s’écoule dans le voyage qu’il nous fait parcourir. Il faut suivre le lapin blanc comme dans Alice au pays des merveilles. Vous vous réveillerez comme par enchantement. Le temps s’était arrêté.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Max Black, au <a href="http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:130935445117">Théâtre des Bouffes du Nord</a>, jusqu&rsquo;au 19 février</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/">Discours musical d’un philosophe</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Français, hors les murs</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-francais-hors-les-murs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:42:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Françon]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie Française]]></category>
		<category><![CDATA[Goldoni]]></category>
		<category><![CDATA[Palais Royal]]></category>
		<category><![CDATA[Trilogie de la Villégiature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12454</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est un clin d’œil qui ne s’invente pas : pour donner la Trilogie de la Villégiature de Goldoni, dans la version qu’en propose Alain Françon, la Comédie Française sort de ses murs, pour élire domicile dans le jardin du Palais Royal, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-francais-hors-les-murs/">Le Français, hors les murs</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12470" title="Villégiature @-Christophe-Raynaud-de-Lage" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Vill%C3%A9giature-@-Christophe-Raynaud-de-Lage.jpg" alt="" width="450" height="225" /></p>
<p dir="ltr">C’est un clin d’œil qui ne s’invente pas : pour donner la Trilogie de la Villégiature de Goldoni, dans la version qu’en propose Alain Françon, la Comédie Française sort de ses murs, pour élire domicile dans le jardin du Palais Royal, juste derrière les colonnes de Buren. Cette pièce rappelons-le, emmène ses personnages  à la campagne… Pour compléter le tableau, il faut ajouter que Françon s’est illustré par sa mise en scène de la Cerisaie de Tchekhov, et que le « Théâtre éphémère » qui a été construit tout de bois en quelque mois pour pallier l’indisponibilité de la salle Richelieu a des airs de datcha russe… Et comme dans une datcha l’atmosphère de cette salle temporaire est à la fois chaude et douce. On la découvre en entrant sous les gradins dont on aperçoit la charpente de pin brut, avec encore une légère odeur de résine. On s’attendrait presque à s’asseoir au coin du poêle. Ceux qui s’étaient demandé, en arrivant, s’il ferait chaud dans cette « baraque en bois », sont vite rassurés. Et le velours rouge des fauteuils fait en quelque sorte le trait d’union avec le passé de Richelieu… On se sent bien là, et la fête peut commencer. Car le public ne sera pas déçu !</p>
<p dir="ltr">Jouer sans compter et payer plus tard, douloureusement. Voilà bien ce qui résume cette élégante Trilogie, écrite par Carlo Goldoni en 1761. L’auteur abandonnera bientôt l’Italie pour venir s’installer en France. Sans doute a-t-il bien des reproches à adresser à la société qu’il va bientôt laisser derrière lui, car sur la scène, c’est un monde finissant qu’il dépeint quittant Livourne pour aller passer une partie de l’été à la campagne. Pour ses personnages, il n’y a plus que cela qui compte : se montrer là-bas, dans l’oisiveté, le luxe, les plaisirs, le jeu, rivaliser de dépenses, de parures, de bons mots, de vacheries enrobées de sucre, de mépris, de faux-semblant, et finalement d’insouciance. Tout commence Allegro, tambour battant, dans le rire et l’espièglerie, tout finira dans un lent Adagio, tout en amertume et tristesse. Giacinta et Vittoria qui ne songeaient qu’à l’éclat de leur parure au début de la pièce finiront en noir sans plus de colifichets. Ce qui avait démarré comme une plaisanterie s&rsquo;achèvera dans une atmosphère d’amour en  berne. Et la comédie qui a fait vibrer et rire la salle laisse place à une tragédie mélancolique assez poignante. Dans la douceur du lieu, l’émotion n’en est que plus sensible.</p>
<p dir="ltr"><strong>Des échos très contemporains</strong></p>
<p>C’est dans une nouvelle traduction, confiée à Myriam Tanant, qu’Alain Françon qui avait donc présenté La Cerisaie, mais aussi Les Trois Sœurs de Tchekhov, en 2009 et 2010, au Français (il devrait poursuivre avec Oncle Vania, cette année), s’est attaqué à Goldoni qu’il n’avait jamais monté. Entre le monde tchekhovien à celui du dramaturge italien, il y a certes la parenté des fins de règne, des généalogies épuisées et de l’essoufflement d’un monde. Mais là où Tchekhov tempère son amertume de nostalgie, là où il garde de la tendresse pour ses personnages, Goldoni joue du sarcasme et du ridicule. Françon, non sans les marier un peu, est admirablement passé de l’un à l’autre. La réussite est totale, pour quatre heures de bonheur, faisant passer le spectateur d’un état de jubilation comique à la fin des Manies de la Villégiature, à une tristesse douloureuse lorsque se clôt le Retour, après avoir goûté l’acidité des Aventures. Si les trois parties forment un tout, La Trilogie est rarement jouée dans son intégralité. À Paris, Georgio Strelher s’y était risqué avec succès, et quelques coupes importantes, notamment les scènes de domestique. C’était à l’Odéon, en 1978 !</p>
<p dir="ltr">Toute cette compagnie soucieuse de son paraître et de son plaisir est en réalité l’esclave des apparences, des convenances et des habitudes, si bien que les uns et les autres se piègent eux-mêmes tout en se croyant les plus fins. La vanité et la fatuité règnent, comme les petites lâchetés… La Trilogie se déroule dans l’Italie du XVIIIème siècle, mais elle résonne d’échos étrangement contemporains : d’une Europe en faillite l’autre… Alain Françon n’a pourtant pas cherché à jouer de la transposition facile et il s’est employé à garder une forme classique – qui n’est sage qu’en apparence. Fin de règne, ruine, dette, tout cela nous parle furieusement. Sera-t-il vraiment temps de payer plus tard ?</p>
<p dir="ltr"><strong>Une mécanique sociale implacable</strong></p>
<p dir="ltr">La pièce présente un bel éloge de la vivacité féminine, dans le personnage de Giacinta -Georgia Scalliet, superbe; même Vittoria -Anne Kessler, formidable dans les caprices de la jeune femme qui semble particulièrement légère va croître en gravité. Pourtant l’agilité d’esprit de la première, qui mène tout son monde, à commencer par son père, le mou Filippo -Hervé Pierre, ne lui sera d’aucun secours, car son attachement au paraître, aux convenances, au devoir, à l’honneur, la conduira à se fermer elle-même la porte de l’amour. Faute de franchir ces limites, son intelligence la condamne. Chacun s’en tient au rôle assigné par la mécanique sociale, véritable éteignoir des passions. Ce petit monde est finalement trop raisonnable, trop calculateur pour être heureux. Mais le plus tragique se joue à l’arrière-plan, du côté des domestiques. Car si l’on trouve chez eux les personnages les plus doués de sagesse – celle qui fait tant défaut aux maîtres –, ils sont prisonniers de leur condition sociale. Ainsi, le malheureux Paolo joué par Éric Ruf, finit-il en prison, payant la légèreté d’un maître, Leonardo -Laurent Stocker qu’il aura pourtant maintes fois averti du danger, mais dont la seule constance est la jalousie.</p>
<p dir="ltr">La leçon est terrible, finalement. Pour avoir voulu s’élever au-dessus de leur condition, Leonardo et sa sœur tombent de haut, tandis que le plus cynique de la bande, l’horrible Fernandino -Michel Vuillermoz, plus gredin que nature trouve sa récompense en épousant une riche veuve. La morale que prétend incarner Fulgencio, vestige aristocratique dont Goldoni porte la nostalgie, ne sauve rien de vrai…</p>
<p dir="ltr">Amère leçon donc d’une Trilogie jouissive qui entre ainsi au répertoire de la Comédie française, par la grâce d’Alain Françon et d’une brochette de comédiens impeccables. Un plaisir de l’esprit, plein de toute la subtilité de la société du XVIII ème siècle, dont la pièce nous dit qu’elle court à sa ruine. Un miroir de l’Europe d’aujourd’hui ?</p>
<h6 style="text-align: right;" dir="ltr">Par Jean-François Bouthors</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Trilogie de la Villégiature, La Comédie Francaise au Théâtre Éphémère de Paris jusqu&rsquo;au 12/03/2012.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-francais-hors-les-murs/">Le Français, hors les murs</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le corps du père</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-corps-du-pere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 17:10:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Saint-Omer]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Le corps de mon père]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Onfray]]></category>
		<category><![CDATA[résumé]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre le passage vers les étoiles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12096</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a quinze ans, le comédien Bernard Saint-Omer a découvert « Le corps de mon père », texte intimiste et méconnu du philosophe Michel Onfray, dans une émission de Bernard Pivot. «Un des plus beaux livres jamais écrit sur l&#8217;amour filial », [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-corps-du-pere/">Le corps du père</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quinze ans, le comédien Bernard Saint-Omer a découvert « Le corps de mon père », texte intimiste et méconnu du philosophe Michel Onfray, dans une émission de Bernard Pivot. <em>«Un des plus beaux livres jamais écrit sur l&rsquo;amour filial »</em>, disait le journaliste. Intrigué, Saint-Omer a couru l&rsquo;acheter. Il ne s&rsquo;en est jamais remis. <em>« Bouleversé, qu&rsquo;il était »</em>, dirait Beckett, tant ce bocage normand où Onfray grandit lui rappelait son Nord natal. Un texte brut et sec, comme le corps de ce père dont il est uniquement question. Pas théâtral pour un sou. Peu importe, ce texte fort, Saint-Omer le porterait à la scène. L&rsquo;année dernière, le comédien également sculpteur avait invité les spectateurs dans son atelier au milieu duquel, parmi ses sculptures composées d&rsquo;anciens abreuvoirs et autres outils, il disait le texte d&rsquo;Onfray. Gros succès. Il le reprend aujourd&rsquo;hui au Théâtre le passage vers les étoiles. Et le spectacle ne perd pas de son charme. L&rsquo;atmosphère est entièrement récréée. Car la force de la mise en scène de Saint-Omer est là : pendant une heure et quart le comédien est tout le temps en action. Il fabrique un pain, soude des tiges d&rsquo;acier, bricole, s&rsquo;habille, se déshabille. Saint-Omer donne corps à ce récit, tour à tour narrateur, père ou fils. Et le texte, pourtant très sobre, prend vie. A l&rsquo;image du style d&rsquo;Onfray, ou plutôt de son non-style, le comédien joue sans effets. On dirait même qu&rsquo;il ne joue pas. Comme pour rendre hommage à ce père austère et taiseux, piétiné par la rudesse du travail et des heures supplémentaires. Un père adulé par son fils. En découvrant cet écrit du philosophe, on comprend tout. L&rsquo;université populaire, la haine qui l&rsquo;anime souvent, le pamphlet anti-Freud aussi. Et Onfray, soudain, nous semble plus doux. Saint-Omer en tout cas, l&rsquo;aura rendu sympathique&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Gandillot</h6>
<p>Le corps de mon père, <a href="http://www.le-passage-vers-les-etoiles.abcsalles.com/">Théâtre le passage vers les étoiles</a>, 17 cité Joly, 75011. Du lundi au mercredi</p>
<p><iframe loading="lazy" src="http://www.youtube.com/embed/ceEmA1T45jY" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-corps-du-pere/">Le corps du père</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Colline se transforme en cave</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/la-colline-se-transforme-en-cave/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:40:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[Arne Lygre]]></category>
		<category><![CDATA[cave]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[pièce]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Braunschweig]]></category>
		<category><![CDATA[Tage unter]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de la colline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12456</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Des applaudissements. Encore et encore. Au théâtre de la colline,  Stéphane Braunschweig a une fois encore, avec la pièce « Tage unter », gagné son pari de mettre en valeur cet auteur norvégienne. Pas étonnant. Le spectateur confortablement installé est rapidement [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-colline-se-transforme-en-cave/">La Colline se transforme en cave</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12462" title="tage unter theatre colline" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tage-unter-theatre-colline1.jpg" alt="" width="275" height="183" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tage-unter-theatre-colline1.jpg 275w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tage-unter-theatre-colline1-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tage-unter-theatre-colline1-60x39.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 275px) 100vw, 275px" /></p>
<p>Des applaudissements. Encore et encore. Au théâtre de la colline,  Stéphane Braunschweig a une fois encore, avec la pièce « Tage unter », gagné son pari de mettre en valeur cet auteur norvégienne. Pas étonnant. Le spectateur confortablement installé est rapidement transporté au fond d’une cave sombre –le décor se limitant à un renfoncement dans un grand mur d’agglos ainsi que deux chaises sur la scène- grâce à jeu d’acteur grandiose. Pourtant, l’histoire de la séquestration d’une fille et de son kidnappeur aurait pu être glauque, pénible voire ennuyeuse- même si le sujet semble en ce moment « à la mode ». Sans oublier les sous titrages pour traduire l’allemand. Mais, on se laisse avec plaisir embarquer dans un dialogue enlevé et pertinent. <em>« Nous avons notre relation, une maison, des principes, une glace sans tain et un bunker »</em> se répètent sans arrêt les protagonistes. Lui, c’est un homme bedonnant, le crâne dégarni, l’air autoritaire -appelé « Propriétaire ». Ce kidnappeur enlève tour à tour des personnes et les séquestre. Elle, -nommée « Femme »- est une jeune fille aux longs cheveux roux, qu’il explique avoir sauvée pour « l’aider ». Suivra une autre « Fille » et un « Garçon » qui évolueront dans cette cave vide –décor épuré. C’est alors là que ce fait le plus beau tour de force. Chaque émotion des personnages est à la fois exprimée par la parole, la gestuelle, mais aussi le cadre. En parlant d’eux même à la troisième personne, &#8211;<em> » il frappe la Femme »</em>, dit’il sans la toucher- les acteurs deviennent narrateur tout en jouant leur texte, recréant cette distance et solitude qui caractérisent leurs personnages.</p>
<p>De quoi, dans « ces jours souterrains » –traduction de Tage unter- réfléchir sur certaines questions existentielles. De la perception de soi par rapport aux autres, ainsi l’une des kidnappée ne pense plus que par les consignes et la volonté du « Propriétaire », à l’imagination qui n’est qu’un jeu à travers lequel chacun tire son propre profit, sans oublier la notion de bien et de mal. Le tortionnaire enlève les autres pour leur « bien », tandis que lorsqu’un des personnages tue par légitime défense, on s’interroge sur la frontière fragile avec le « mal ». Comme le garçon prisonnier du bunker, on en vient à manquer d’air, suffoqué par l’atmosphère de cette pièce où nous nous sentons prisonnier tout comme eux dans la cave, en quête de réponses. Sorte de thriller psychologique et en même temps de récit philosophique, l&rsquo;’impatience gagne alors le public de connaître l’issue de la pièce. Elle est surprenante et cinglante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Tage Unter » au théâtre de la Colline jusqu’au 12 février.</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-colline-se-transforme-en-cave/">La Colline se transforme en cave</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De la vie, que diable!</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/de-la-vie-que-diable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 17:06:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[plaisir]]></category>
		<category><![CDATA[sortir]]></category>
		<category><![CDATA[spectateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12343</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Ce soir la salle avait du talent ». On prête l&#8217;expression à Sacha Guitry mais elle pourrait être de n&#8217;importe quel artiste qui, sur scène, vient, jour après jour, y exercer son métier. Celui de donner à voir, à vivre, chanter, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/de-la-vie-que-diable/">De la vie, que diable!</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Ce soir la salle avait du talent ».</em> On prête l&rsquo;expression à Sacha Guitry mais elle pourrait être de n&rsquo;importe quel artiste qui, sur scène, vient, jour après jour, y exercer son métier. Celui de donner à voir, à vivre, chanter, danser pour que le spectacle vivant comme on l&rsquo;appelle naisse devant les yeux de ceux qui ont bravé fatigue, embouteillage et- froid en ce moment- pour ce supplément de vie qu&rsquo;offre l&rsquo;art. Oui, mais voilà, à cela point de garantie. Être là sans y être; nous avons tous connu cela, sauvé par un fauteuil moelleux, les yeux mi-clos en attendant que ça passe,  les pensées se bousculant dans la tête, répétant l&rsquo;échange avec un collègue ou se souvenant que l&rsquo;on a pas encore posté le dernier tiers provisionnel. De là nait l&rsquo;ennui, les concerts de toux et les fauteuils qui grincent. Alors on culpabilise en oubliant que le spectacle réussi est celui qui vous fait sortir de vous, quel que soit l&rsquo;état dans lequel vous êtes arrivé. Soyons clair, ils sont rares. Dans la multitude des sorties proposées dans une capitale comme Paris, le miracle ne se trouve pas au coin de chaque rue. Prenez l&rsquo;Opéra de Paris. Avec des tarifs qui,  s&rsquo;ils ont peu augmenté sur le papier-plus discret, les places les moins chères ont été « surclassées »- les productions proposées, avec une moyenne de 70 euros la place pour un opéra, vous offrent assurément un retour sur investissement tout à fait honorable. Décors, distribution, direction musicale sont toujours d&rsquo;une qualité impeccable et lorsque vous avez en plus le privilège de déambuler dans les couloirs de l&rsquo;Opéra Garnier, voilà qui fait de vous un spectateur « honoré ». Reste la magie, celle des grandes productions où pendant une soirée entière, vous avez le sentiment d&rsquo;avoir été amené ailleurs et touché par ce que d&rsquo;aucun appelle la grâce. De celle qui vous fait oublier le prix de la place, que vous êtes mal garé et que vraiment votre vie en ce moment, n&rsquo;a rien de réjouissant. Certains artistes sont capables de cela, à condition que l&rsquo;auteur, le metteur en scène, le chorégraphe leur donnent les clés qui vont toucher le » coeur » du spectateur. Car, il n&rsquo;est ici point question de cérébral, de réflexion- de jeu intelligent, de voix bien placée, d&rsquo;entre-chat réussi, non, c&rsquo;est de ventre à ventre que le dialogue s&rsquo;établit, que la salle respire à l&rsquo;unisson, qu&rsquo;elle porte celui en scène et est portée par lui. Et qu&rsquo;en sortant dans la rue, nous sommes encore en lévitation, les mains brulantes d&rsquo;avoir applaudi trop fort pour dire merci à celui qui vous a donné quelques heures confiance pour la suite. Amen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/de-la-vie-que-diable/">De la vie, que diable!</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jamais sans ma mère</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/theatre-gary-aube-jamais-sans-ma-mere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 16:41:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[La promesse de l'aube]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du petit saint martin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=11949</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; « J&#8217;ai eu un zéro en maths » dit-il à sa mère. » Ils ne te comprennent pas «  lui répond-t&#8217;elle. Voilà, Romain Gary et sa mère , c&#8217;était cela. Une histoire d&#8217;amour unique que » la Promesse de l&#8217;aube » donne à voir [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/theatre-gary-aube-jamais-sans-ma-mere/">Jamais sans ma mère</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/theatre-gary-aube-jamais-sans-ma-mere/la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682/" rel="attachment wp-att-11973"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11973" title="la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682.png" alt="" width="243" height="165" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682.png 243w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682-88x60.png 88w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-promesse-de-l-aube-theatre-du-petit-saint-martin-4140682-60x40.png 60w" sizes="auto, (max-width: 243px) 100vw, 243px" /></a></p>
<p><em>« J&rsquo;ai eu un zéro en maths »</em> dit-il à sa mère.<em> » Ils ne te comprennent pas « </em> lui répond-t&rsquo;elle. Voilà, Romain Gary et sa mère , c&rsquo;était cela. Une histoire d&rsquo;amour unique que » la Promesse de l&rsquo;aube » donne à voir sur scène, adaptée et jouée par Bruno Abraham-Kremer qui, après le succès de la pièce d&rsquo;Eric-Emmanuel Schmidt<em>, « </em> Mr Ibrahim et les fleurs du Coran », revient sur la scène, avec cette fois l&rsquo;écrivain deux fois prix Goncourt, Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew. Déjà ce nom, il aurait aimé Charles de Gaulle, mais c&rsquo;était déjà pris et une particule, <em>« c&rsquo;était dangereux, imagine s&rsquo;il y avait encore une révolution! »</em>. L&rsquo;acteur est seul en scène, pour jouer le fils et la mère, cette femme qui lui donna de si mauvaises habitudes en l&rsquo;aimant si fort, première femme et peut être la seule&#8230;<em>« La prochaine fois qu&rsquo;on insulte ta mère, tu reviens en sang »</em>. Exigeante, elle voulait pour lui le meilleur, lui fait quitter la Pologne et qu&rsquo;il devienne un homme, et en prime, ambassadeur. Qu&rsquo;il assassine Hitler et sauve à lui l&rsquo;Europe toute entière. Engagé dans la guerre, il continuera à lui envoyer des lettres et à en recevoir d&rsquo;elle- découvrant après qu&rsquo;elle était morte depuis longtemps. Oui, mais voilà, son fils chéri, elle n&rsquo;allait pas le lâcher si vite; le comédien donne une chaleur bienvenue au texte et ne ménage pas sa peine. Le tout est agréable même si la profondeur de Gary ne ressort pas avec autant de talent qu&rsquo;avec Jacques Gamblin (voir article). Il faut dire que cette » nuit calme » donné au 104 en décembre dernier était du domaine de l&rsquo;unique et de l&rsquo;insaisissable.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Promesse de l&rsquo;aube au <a href="http://www.petitsaintmartin.com/soiree-theatre-paris/programmation-theatre-paris.php">Théâtre du Petit Saint-Martin</a>, depuis le 12 janvier, 20h45</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/theatre-gary-aube-jamais-sans-ma-mere/">Jamais sans ma mère</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Katia en toute intimité</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/katia-en-toute-intimite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 18:25:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[1921]]></category>
		<category><![CDATA[Abbaye de Royaumont]]></category>
		<category><![CDATA[André Engel]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Laly]]></category>
		<category><![CDATA[Elena Gabouri]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Billy]]></category>
		<category><![CDATA[Kabanicha]]></category>
		<category><![CDATA[Katia Kabanova]]></category>
		<category><![CDATA[Kelly Hodson]]></category>
		<category><![CDATA[La Petite Renarde]]></category>
		<category><![CDATA[Leoš Janácek]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Glauger]]></category>
		<category><![CDATA[RIchard Shroeder]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des Bouffes du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Varvara]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=10338</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Réduire l’orchestre à un piano, tenir l’opéra dans un mouchoir de poche, jouer et chanter au raz du public…. André Engel avait mis la barre très haute. Il avait joliment réussi la mise en scène de La Petite Renarde [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/katia-en-toute-intimite/">Katia en toute intimité</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10461" style="width: 309px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.jimlepariser.fr/katia-en-toute-intimite/katia-kabanova/" rel="attachment wp-att-10461"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10461" class="size-medium wp-image-10461 " title="Katia Kabanova, photo © Richard Schroeder, Kelly Hodson (Katia) à droite et Céline Laly (Varvara)" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/019-199x300.jpg" alt="" width="299" height="400" /></a><p id="caption-attachment-10461" class="wp-caption-text">© Richard Schroeder</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réduire l’orchestre à un piano, tenir l’opéra dans un mouchoir de poche, jouer et chanter au raz du public…. André Engel avait mis la barre très haute. Il avait joliment réussi la mise en scène de La Petite Renarde rusée de Leoš Janácek, pour l’Opéra de Paris, en 2008. Le voilà donc qui revient avec succès au compositeur tchèque avec Katia Kabanova, dont il présente aux Bouffes du Nord, une version opéra de chambre, pour ne pas dire en effet, « de poche ». Le terme n’a rien de méprisant. Avec leur charme si particulier, les Bouffes s’y prêtent à merveille et donnent à l’œuvre une intimité émouvante qui transfigure un argument sommaire : une jeune femme mal mariée, écrasée par une belle-mère haineuse et castratrice, se donne à un beau jeune homme. Mais prise de remords, elle choisit de mourir. Rappelons que Katia Kabanova fut créée en 1921.<br />
La réussite d’Engel tient à deux choses. La théâtralisation de l’opéra et la belle complicité des interprètes. Ce que l’on découvre sur scène est l’aboutissement d’un travail entrepris en 2010 à l’Abbaye de Royaumont, dans le cadre d’une master class, sous la direction musicale d’Irène Kudela. On sent que tous se sont engagés passionnément dans une aventure où ils livrent le meilleur d’eux-mêmes avec une fraîcheur que l’on ne trouve pas toujours chez les vedettes.</p>
<p><strong>Dans le piège de la folie</strong></p>
<p>Engel explique qu’ils ont beaucoup joué avant de chanter. De fait, le jeu marie la finesse de l’émotion avec juste ce qu’il faut de caricature. Elena Gabouri campe la belle-mère, Kabanicha, dans une raideur ridicule qui lui sied à merveille, dans cette posture de reine sadique. La voix de Jérôme Billy apporte une touche de velours, pour incarner une sagesse qui ne sera pas écoutée. Céline Laly donne à Varvara la belle-sœur une perversité presque enfantine et innocente. Paul Glauger est criant de vérité en Boris jeune homme sincère mais dépassé. José Canales se glisse – plus en comédien qu’en chanteur – dans la lâcheté du fils et mari, Tichon, dont il fait une sorte d’ours en peluche pathétique. Enfin, Kelly Hodson traduit à merveille le piège de la folie dans laquelle est prise la douce et poétique Katia, oiseau mystique en cage qui rayonne d’un désir d’amour pur et se brise sur un mur d’hypocrisie. Le piano, tenu en alternance par Nicolas Chesneau et Martin Surot (au clavier ce soir-là, avec une belle finesse), porte le tout par une présence qui sait se faire discrète, permettant au jeu des chanteurs/acteurs de se déployer sans chercher le tour de force. À l’opposé de mises en scène tapageuses, l’alchimie dont André Engel s’est fait le serviteur sonne juste. Ce subtil équilibre permet au metteur en scène d’investir l’œuvre de Janácek de nos passions modernes. On y entre de plain-pied et on en sort avec cette sorte de ravissement qui sublime le drame auquel on a assisté. Cela s’appelle l’expérience de la beauté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Jean-François Bouthors</h6>
<p style="text-align: left;">Au <a href="http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:130935251474">Théâtre des Bouffes du Nord</a>, jusqu’au 5 février.</p>
<div id="attachment_10474" style="width: 630px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.jimlepariser.fr/katia-en-toute-intimite/katia-kabanova-2/" rel="attachment wp-att-10474"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10474" class="size-large wp-image-10474" title="Katia Kabanova, Kelly Hodson (Katia) à droite et Céline Laly (Varvara), au Théatre des Bouffes du Nord,photo © Richard Schroeder " src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Katia-Kabanova-de-Janacek-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Katia-Kabanova-de-Janacek-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Katia-Kabanova-de-Janacek-300x199.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Katia-Kabanova-de-Janacek-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Katia-Kabanova-de-Janacek-103x68.jpg 103w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a><p id="caption-attachment-10474" class="wp-caption-text">© Richard Schroeder</p></div><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/katia-en-toute-intimite/">Katia en toute intimité</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un bourgeois gentilhomme un peu trop bonhomme</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/un-bourgeois-gentilhomme-un-peu-trop-bonhomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 10:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[bourgeois gentilhomme]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Hiegel]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie Française]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[François Morel]]></category>
		<category><![CDATA[Jourdain]]></category>
		<category><![CDATA[molière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=10637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout s&#8217;annonçait bien pourtant. Une belle affiche &#8211; François Morel dans le rôle-titre, Catherine Hiegel à la mise en scène &#8211; mais voilà, ce Bourgeois Gentilhomme déçoit. Bien sûr, Morel est parfait pour le rôle. Avec sa puissance comique, sa [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-bourgeois-gentilhomme-un-peu-trop-bonhomme/">Un bourgeois gentilhomme un peu trop bonhomme</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/un-bourgeois-gentilhomme-un-peu-trop-bonhomme/attachment/2959876/" rel="attachment wp-att-11083"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-11083" title="François Morel, dans le Bourgeois Gentihomme" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876-300x148.jpg" alt="" width="300" height="148" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876-300x148.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876-620x307.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876-120x60.jpg 120w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876-103x51.jpg 103w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/2959876.jpg 645w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Tout s&rsquo;annonçait bien pourtant. Une belle affiche &#8211; François Morel dans le rôle-titre, Catherine Hiegel à la mise en scène &#8211; mais voilà, ce Bourgeois Gentilhomme déçoit. Bien sûr, Morel est parfait pour le rôle. Avec sa puissance comique, sa générosité, sa naïveté et son bagout authentique, il a tout pour faire un Monsieur Jourdain convainquant. Celui qu’il propose est juste plaisant… au risque d’être lassant. Le personnage de Molière se réduit-il à ce bourgeois imbécile, sans aspérité ni relief, qui n’a d’autres attraits qu’une énergie burlesque ? Car tout au long du spectacle, le comédien ne quitte pas ce registre. Monsieur Jourdain est ici un ersatz du monsieur Morel des Deschiens. Si bien que ce bourgeois gentilhomme ne s’élève jamais au-dessus de la farce, et reste au degré zéro de la satire sociale. Molière se joue à merveille des travers de l’âme humaine. Il y avait tant à faire sur le thème du travestissement de soi.<br />
C’est Morel qui a sollicité Catherine Hiegel pour la mise en scène. L’ancienne sociétaire de la Comédie-Française n’en est pas à son coup d’essai. Voilà plus de trente ans qu’elle joue, monte et met en scène des pièces de Molière. Elle a accepté ce projet à la condition de revenir à la comédie-ballet, d’associer Molière à Lully, comme ils le firent eux-mêmes lorsque Louis XIV leur commanda la pièce. A cet égard, le spectacle est réussi. D’un point de vue formel, tout fonctionne à merveille : les décors sont beaux, les costumes aussi ;  chanteurs, musiciens et comédiens jouent avec talent et plaisir. Hiegel propose un travail fouillé, basé sur une relecture exigeante du texte de Molière. Et il est probable que la version proposée ici soit très proche de celle d’origine, et le résultat est à la hauteur des moyens financiers mis dans le spectacle. C’est propre, précis, rigoureux, travaillé dans les moindres détails. Voilà d&rsquo;ailleurs ce qui manque à ce spectacle : ce je-ne-sais-quoi d’inabouti, cet espace infime laissé vacant et qui donne au théâtre son supplément d’âme.</p>
<p>JC<br />
Le bourgeois gentilhomme, de Molière, mis en scène par Catherine Hiegel, avec François Morel, actuellement au <a href="http://www.portestmartin.com/">théâtre de la Porte Saint-Martin.</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-bourgeois-gentilhomme-un-peu-trop-bonhomme/">Un bourgeois gentilhomme un peu trop bonhomme</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
