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	<title>Théâtre de la Monnaie | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Un Crépuscule des dieux pour l&#8217;orchestre à La Monnaie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 23:14:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Altinoglu]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Bryan Register]]></category>
		<category><![CDATA[Ingela Brimberg]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Audi]]></category>
		<category><![CDATA[Ring des Nibelungen]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Monnaie]]></category>
		<category><![CDATA[Wagner]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48437" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-1536x1024.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/12/center-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Avec <i>Le Crépuscule des dieux</i>, le Théâtre de La Monnaie referme le Ring que l&rsquo;institution bruxelloise avait initiée la saison dernière, avec Romeo Castellucci, auquel a succédé Pierre Audi, cette année à partir du troisième volet, <i>Siegfried</i>. Pour la conclusion du cycle, la partie la plus conséquente avec quatre heures et demie de musique – et avec deux longs entractes, cela fait six heures de spectacle –, on retrouve les grandes lignes scénographiques de l&rsquo;actuel directeur artistique du festival d&rsquo;Aix-en-Provence. Comme dans<i> Siegfried,</i> la mosaïque mobile de Chris Kondek à partir d&rsquo;éléments vidéos d&rsquo;un atelier pédagogique d&rsquo;enfants s&rsquo;identifiant aux héros de la geste des Nibelung meublent le <i>Prélude,</i> crochet avec la transmission du patrimoine légendaire qui ne subit pas plus de traitement dramaturgique singulier que les éléments symboliques du décor dessiné par Michael Simon – la seule idée vraiment originale du spectacle est l&rsquo;évocation de la gémellité incestueuse entre Gutrune et Gunther, comme un miroir à celle de Siegmund et Sieglinde, sacrifiées l&rsquo;une et l&rsquo;autre, mais sans tirer de parti au fil d&rsquo;une narration d&rsquo;images. Restent les lumières évocatrices par Valerio Tiberio, même si l&rsquo;anneau irradiant comme la suggestion de quelque horizon eschatologique ne présente pas plus d&rsquo;innovation que les costumes sans époque de Petra Reinhardt.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Une magistrale direction orchestrale</b></p>
<p align="JUSTIFY">Avouons cependant que ce n&rsquo;était de toute façon pas dans la proposition scénique que les attentes étaient placées. Du plateau vocal, c&rsquo;est sans doute la Brünnhilde d&rsquo;Ingela Brimberg, dont l&rsquo;éclat s&rsquo;est enrichi depuis <i>La Walkyrie</i> qui donne le meilleur de son incarnation wagnérienne dans cet ultime épisode. Malgré une direction d&rsquo;acteurs minimale, elle rend perceptible, particulièrement au dernier acte, l&rsquo;intelligence d&rsquo;un personnage qui a traversé les turpitudes humaines. Bryan Register ne manque pas d&rsquo;héroïsme en Siegfried, tandis qu&rsquo;Andrew Foster-Williams met en valeur la vaillance hésitante de Gunther, attaché à sa sœur Gutrune, dont Anett Fritsch réveille un peu de personnalité lors de son ultime apparition. Ain Anger impose la brutalité de Hagen, que tenaille l&rsquo;ombre d&rsquo;Alberich portée par le mordant émérite de Scott Hendricks. Nora Gubisch réveille les inquiétudes prophétiques de Waltraute. Marvic Monreal, Iris van Wijnen et Katie Lowe forment une complémentaire triade de Nornes, à l&rsquo;instar de celle formées par les trois filles du Rhin – Tamara Banjesevic, Jelena Kordic et Christel Loetzsch. Préparés par Emmanuel Trenque, les choeurs font résonner l&rsquo;entrain et la violence de la foule.</p>
<p align="JUSTIFY">Mais c&rsquo;est indubitablement pour la direction d&rsquo;Alain Altinoglu qui motivait de traverser la frontière – et qui confirme, comme on l&rsquo;a déjà dit, qu&rsquo;il est l&rsquo;une des meilleures baguettes wagnériennes du moment. La lourdeur récapitulative du récit au <i>Prologue </i>et au premier acte n&rsquo;est pas toujours aisée à équilibrer, de même que la puissance massive des débats à la cour de Hagen, où la densité de la palette doit composer avec le risque de la saturation. C&rsquo;est, à l&rsquo;évidence, dans le dernier acte, que la générosité du chef français s&rsquo;épanouit le mieux, en faisant chatoyer la richesse suggestive des couleurs et des textures d&rsquo;une partition qui se referme sur un épitomé des grands thèmes traversant une fresque, dont Alain Altinoglu met à jour les rouages avec un exemplaire sens de la vitalité théâtrale. A La Monnaie, la vérité wagnérienne rayonne depuis la fosse.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Le Crépuscule des dieux</i>, Théâtre de La Monnaie, Bruxelles, février-mars 2025.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-crepuscule-des-dieux-pour-lorchestre-a-la-monnaie/">Un Crépuscule des dieux pour l’orchestre à La Monnaie</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La Walkyrie à La Monnaie ou l&#8217;épure et le néant selon Romeo Castellucci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 00:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Altinoglu]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[La Walkyrie]]></category>
		<category><![CDATA[Romeo Castellucci]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Monnaie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47898" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/02/walkyrie-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/02/walkyrie-300x203.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/02/walkyrie-620x419.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/02/walkyrie-768x518.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/02/walkyrie.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Après<i> L&rsquo;Or du Rhin</i> en octobre, le Théâtre de la Monnaie poursuit le cycle wagnérien mis en scène par Romeo Castellucci avec la première journée de <i>L&rsquo;Anneau du Nibelung</i>. L&rsquo;inspiration plastique de l&rsquo;artiste italien avait réservé des images fortes et évocatrices lors du <i>Prologue</i>, à l&rsquo;exemple des Filles du Rhin émergeant d&rsquo;une obscurité légèrement mordorée, d&rsquo;Alberich renversé sur une croix ou de la maculation d&rsquo;un œil de Wotan avec une pâte couleur pétrole pour révéler l&rsquo;avidité qui causa, suivant le texte, sa demi-cécité.</p>
<p align="JUSTIFY">Le lever de rideau sur un corps trempé de boue sinon de sang qui, en fuite sous une cascade d&rsquo;eau, se heurte à une bâche plastique translucide, à l&rsquo;heure de la tempête qui ouvre le premier acte, affirme une semblable puissance littérale du visuel. Mais la scénographie de la demeure de Hunding où le héros, Siegmund a trouvé refuge, semble bien encombrée d&rsquo;un débarras mobilier en lente rotation pendulaire, dans les interstices duquel se glissent les jumeaux incestueux, suggérant quelque oppression du destin. L&rsquo;épée sortie du giron de Sieglinde est ensuite placée, pour y être conservée, dans un réfrigérateur avec la porte ouverte qui est aussi celle du printemps chantée dans le livret – l&rsquo;effet d&rsquo;élan et de surprise héroïque, souligné par la musique, s&rsquo;en trouve dilué. Un message avant le deuxième acte rappelle le traitement respectueux accordé aux animaux sur scène&nbsp;: le chien de Hunding ou les colombes dont Fricka noue les ailes au fil de son tenace réquisitoire composent une ménagerie naturaliste d&rsquo;abord illustrative avec laquelle contrastent les sabots fantômes du destrier de Brunnhilde lors de la chevauchée.</p>
<p align="JUSTIFY">Sans doute l&rsquo;hétérogénéité des caractères du récit, plus marquée que dans <i>L&rsquo;Or du Rhin,</i> appelle-t-elle celle de la symbolique déployée par le spectacle, au prix d&rsquo;une cohérence narrative ramenée à une série de tableaux. Celle du troisième acte, plus décantée, dans les deux dernières scènes en particulier, s&rsquo;avère la mieux inspirée. La nudité de l&rsquo;écrin anthracite sur lequel Wotan et sa walkyrie préférée s&rsquo;affrontent restitue la quintessence du débat qui est en réalité intérieur entre le dieu et l&rsquo;incarnation de sa volonté, avant le rocher sacrificiel aux allures de catafalque ceint de néon qui se referme sur la fille rebelle, en une sorte d&rsquo;épure aux confins du néant. Sur les traces d&rsquo;un astre rougeoyant dans ce finale s&rsquo;enflamme, après l&rsquo;écho des derniers accords, le cercle du bûcher allumé par Loge&nbsp;: la dernière impression se veut plastique.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>La musique d&rsquo;abord</b></p>
<p align="JUSTIFY">Peut-être finalement en symbiose avec les intentions wagnériennes, le théâtre se trouve d&rsquo;abord dans la musique, et en particulier la fosse. Le sens alerte du drame porté par la baguette d&rsquo;Alain Altinoglu, applaudi dans<i> L&rsquo;Or du Rhin</i> – avec quelques choix à rebours de certaines traditions ou pentes instinctives de la partition, si l&rsquo;on pense au climax de l&rsquo;entrée des dieux au Walhalla dans une mise en espace sonore qui en révèle le lointain plus que la solennité triomphante – se confirme dans une<i> Walkyrie</i> où rugissent la menace pesant sur Siegmund ou les hordes cavalières, mais aussi se déploie l&rsquo;intensité des sentiments. La générosité de la pâte, équilibrant densité homogène et clarté de la mise en place, fait chanter les couleurs et les timbres comme une véritable fresque orchestrale, qui, sans renier sa prééminence dans la vigueur suggestive, ne cherche pas l&rsquo;ascendant sur le plateau vocal.</p>
<p align="JUSTIFY">De celui-ci se détache le Wotan de Gabor Bretz. Plus encore que dans <i>L&rsquo;Or du Rhin</i>, le baryton-basse hongrois se distingue par l&rsquo;humanité de son incarnation. Il n&rsquo;accuse jamais l&rsquo;autorité du souverain des dieux. Celle-ci s&rsquo;exprime avec un naturel qui n&rsquo;a nul besoin de forcer et laisse la place à la vulnérabilité secrète du personnage. Au-delà d&rsquo;une tessiture maîtrisée, cet instinct expressif fait rayonner une profondeur du sentiment façonnant la magnifique singularité de ce Wotan que l&rsquo;on peut sans hésiter compter parmi les meilleurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, et indéniablement l&rsquo;un des plus émouvants. Face à cette figure habitée, Ingela Brimberg affirme une Brunnhilde d&rsquo;une vaillante pureté, dans la lignée d&rsquo;une tradition wagnérienne portée par l&rsquo;éclat d&rsquo;un chant sans lourdeur. On retrouve la Fricka à l&rsquo;émission à la fois ample et focalisée de Marie-Nicole Lemieux, qui détaille avec une précision saisissante la détermination de la gardienne des liens matrimoniaux – sans doute peut-on interpréter en ce sens son geste de lier les ailes des colombes pendant sa harangue devant son époux aux désirs indociles. Ante Jerkunica, Fasolt pas entièrement monolithique dans le premier épisode, fait valoir ici un Hunding robuste, au diapason d&rsquo;un chef de clan étranger à la compassion. Après une entrée un peu fragile, la Sieglinde sensible de Nadja Stefanoff sauve le duo gémellaire qu&rsquo;elle forme avec le Siegmund de Peter Wedd, ignorant la diction germanique et à l&rsquo;intonation parfois plus gauche que nécessaire pour le rôle. Quant au choeur des walkyries, les interventions de chacune sont habilement identifiées, et s&rsquo;inscrivent dans une lecture musicale à la fois énergique et soignée, dont on attend la suite, la saison prochaine, avec les deux derniers volets du <i>Ring </i>wagnérien, le premier dirigé par Alain Altinoglu.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>La Walkyrie,</i> Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, du 21 janvier au 11 février 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-walkyrie-a-la-monnaie-ou-lepure-et-le-neant-selon-romeo-castellucci/">La Walkyrie à La Monnaie ou l’épure et le néant selon Romeo Castellucci</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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