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	<title>télévision | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Pour briser le silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 11:49:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[double peine]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/pour-briser-le-silence-viol-double-peine-france5/viol-double-peine1/" rel="attachment wp-att-22211"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-22211" title="VIOL--DOUBLE-PEINE1" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1.jpg" alt="" width="598" height="422" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1.jpg 598w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-300x211.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-60x42.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-85x60.jpg 85w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-198x140.jpg 198w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-100x70.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/VIOL-DOUBLE-PEINE1-150x105.jpg 150w" sizes="(max-width: 598px) 100vw, 598px" /></a></p>
<p><em>Viol : double peine</em>, de la réalisatrice Karine Dusfour, c&rsquo;est cinq femmes, cinq histoires différentes, et une même douleur insoutenable. Une même honte, aussi. Des mots qui reviennent sans cesse et une seule question : <em>« Qu’ai-je fait pour que ça m’arrive à moi ? ».</em><br />
Parce que le viol est le seul crime dont la victime se sente coupable, parce que le tabou est si fort que l’entourage le plus proche n’ose même pas en parler, à peine demander si ça va, Eve, Marion, Clothilde, Lisa et Audrey ont accepté de briser la loi du silence. Voyage au pays de l’indicible où nous emmènent ces femmes avec une force et une pudeur des sentiments qui n’ont d’égal que le courage dont elles doivent faire preuve au quotidien et pour s’ouvrir à nous.<br />
Inconnus, seuls ou en groupe, ou pire, membres de l’entourage, ces hommes ont en commun d’avoir par la force, l’intimidation et/ou l’abus de faiblesse, réduit leurs victimes à l’état d’objet, leur faisant porter le joug d’une culpabilité qu’ils ne ressentent pas mais imposent.</p>
<p><strong>Dénoncer pour se réparer</strong></p>
<p>Et c’est de cette culpabilité, entretenant la terreur et le silence de la société, dont il est urgent de sortir en s’associant autant que possible aux associations et initiatives personnelles comme celle de ce père d’une jeune victime de viol collectif, qui se rend auprès d’élèves de collèges et de lycées. L’éducation comme arme contre l’horreur, mais aussi une façon pour lui de ne pas sombrer, que cette disparition n’ait pas été inutile.<br />
<em>« Plus un combat qu’un drame intime ».</em> C’est ainsi que nous parle une de ces femmes. Combat pour sortir de la sidération, accepter de parler, de dénoncer, combat à mener pendant les années interminables que durent les procès, et toujours se battre pour tenir debout, refuser la déshumanisation et enfin essayer de se reconstruire.</p>
<p>Et c’est à ce combat que s’associe France Télévision dans le cadre de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes le 25 novembre prochain, en nous proposant ce second opus qui aurait peut-être gagné en force à être un peu plus épuré et avec moins de commentaires narratifs; le pari est toutefois  réussi puisque l’on sort de ce documentaire avec le besoin irrépressible de faire changer les mentalités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Marie-Jeanne Kimberley</h6>
<p>« Viol : double peine » sur France 5 le mardi 20 novembre 2012 à 20h40<br />
(Premier volet à retrouver dès à présent sur internet « Viol, les lois du silence », puis diffusion le 25 novembre sur France 2 du dernier opus, intitulé « Viol : elles se manifestent »)</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/pour-briser-le-silence-viol-double-peine-france5/">Pour briser le silence</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Curé des temps modernes</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/cure-des-temps-modernes-france2-dans-les-yeux-dolivier-olivier-delacroix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 15:51:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les yeux]]></category>
		<category><![CDATA[émission]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Delacroix]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13857" title="olivier delacroix" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/od.jpg" alt="" width="273" height="185" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/od.jpg 273w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/od-88x60.jpg 88w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/od-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/od-206x140.jpg 206w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /></p>
<p><em>« Tout me va moi</em>« . Olivier Delacroix est là, dans le café d&rsquo;Amélie Poulain, rue Lepic. Il est assis face à moi, exactement comme il est à la télé, avec ses dreadlocks, toute en présence, à la fois douce et rassurante. On est souvent étonné entre l&rsquo;image et l&rsquo;homme, mais là, nul décalage, pas de triche. L&rsquo;attachée de presse de France 2 l&rsquo;accompagne, <em>« pour arriver à le voir , c&rsquo;est si rare »</em> dit-elle, les yeux brillants.  Huit semaines durant, Olivier Delacroix est allé à la rencontre des gens, chez eux pour qu&rsquo;ils racontent  leurs histoires, yeux dans les yeux, sans applaudissements, sans public, sans maquillage, sans projecteurs. Olivier Delacroix, c&rsquo;est la télévision qui file à l&rsquo;anglaise, s&rsquo;échappant des studios, et qui redonne du sens aux paroles des gens, leur offre un moment de partage avec le téléspectateur au point d&rsquo;avoir devant son écran l&rsquo;impression de faire partie d&rsquo;une discussion entre amis. L&rsquo;espace d&rsquo;une émission, il sait créer mieux que quiconque une sorte de communion avec celui qui raconte, au point de faire penser à ces curés de campagne qui autrefois prêtaient, sans jugement ni volonté rédemptrice, une oreille attentive à leurs ouailles. Des hommes rares, aujourd&rsquo;hui disparus. Il aura fallu deux coups du destin pour frapper ce natif d’Évreux qui était parti pour divertir en prime time, acolyte à ses débuts de Christophe Dechavanne sur ces émissions imaginées pour  vous faire rire et oublier une journée difficile.  Deux évènements qu&rsquo;il garde pour lui,  pour qu&rsquo;il soit désormais là chaque mercredi sur France 2, résilient parmi les siens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment choisissez-vous les personnes qui apparaissent dans votre émission?</strong></p>
<p>Je les rencontre tout d&rsquo;abord, pour savoir si on a envie de faire quelque chose ensemble. Il arrive que ça ne passe pas, pour eux ou pour moi. Là, je vais en rencontrer cinquante sur les huit émissions donc il y a une équipe dont le métier est d&rsquo;enquêter, chercher les meilleurs histoires, en tous cas des histoires qui ne sont pas encore passées et qui sont emblématiques, en dégageant des problématiques différentes. Ensuite, je me déplace pour voir la personne, pour que lorsque l&rsquo;on va arriver avec l&rsquo;équipe de tournage, on se connaisse déjà. Je viens de province, alors je pense avoir conservé ce côté accessible, capable de faire tomber la timidité des gens. Je reste deux jours avec chacune des quatre personnes qui témoignent. C&rsquo;est long; on déjeune ensemble, témoins et équipe, on passe un maximum de temps pour parvenir à cette qualité dans le rapport qui doit s&rsquo;installer. Et comme ce sont des gens dont la nature est douce&#8230;tout se passe bien.</p>
<p><strong>Quel a été le point de départ pour vouloir une émission différente de celles que l&rsquo;on pouvait voir jusqu&rsquo;à présent?</strong></p>
<p>Je  pense que les gens ont envie de parler de leur vie; tout est ensuite une question de paramètres. Une certaine uniformité s&rsquo;est installée dans les émissions avec cette idée de faire peur, de montrer une société en crise. Mon idée, c&rsquo;était de préférer avoir une ambiance plus proche de ce qui se passe autour de cette table que de balancer des images de flics  ou de décoration.</p>
<p><strong> Vos histoires sont pourtant souvent inquiétantes d&rsquo;autant qu&rsquo;on s&rsquo;identifie facilement à vos témoins comme dans votre émission sur les personnes « accusées à tort ».</strong></p>
<p>C&rsquo;est surtout violent ce qui arrive à ces gens et pourtant, il y a quelque chose au final de lumineux chez eux. Ce sont souvent des gens qui ont été puiser des forces incroyables en eux, du coup ça donne la banane à la fin, même si ça fait flipper en même temps. C&rsquo;est ce que j&rsquo;essaye de mettre en valeur à contrario de ce que l&rsquo;on peut vous apprendre dans les écoles de journalisme. Je me souviens que lorsque j&rsquo;y étais, j&rsquo;avais décidé qu&rsquo;il y a des choses que l&rsquo;on ne me ferait pas faire. Ça m&rsquo;amuse car l&rsquo;an dernier,  mon ancienne école-l&rsquo;Institut Pratique de journalisme- d&rsquo;où j&rsquo;avais failli me faire virer, m&rsquo;a demandé d&rsquo;être leur invité d&rsquo;honneur pour le diner annuel! Aujourd&rsquo;hui, je représente une certaine diversité alors qu&rsquo;avant on me prenait pour une espèce d&rsquo;ovni; il y avait une approche un peu simpliste, un peu caricatural sur mon look. Il y avait pourtant une vraie attente de la part des téléspectateurs: que ceux qui sont à l&rsquo;antenne puissent être comme eux. Sans compter que le plateau, les studios télé, ce n&rsquo;est pas pour moi.</p>
<p><strong>Comment avez vous réussi à convaincre un directeur de chaine de se lancer dans cette approche inédite?</strong></p>
<p>Cela s&rsquo;est fait progressivement. Au départ, il y a eu les deux documentaires pour Canal Plus dont « les supermarchés de la défonce » dans lesquels j&rsquo;ai pris des risques. J&rsquo;étais souvent en caméra cachée mais on m&rsquo;entendait beaucoup parler. Bruno Gaston de France 4 a voulu me rencontrer et m&rsquo;a demandé si j&rsquo;avais une idée à lui proposer. On débutait par un gros plan puis ensuite j&rsquo;interviewais le personnage en question. Ça a bien marché et France 2 m&rsquo;a demandé de venir faire « Dans les yeux d&rsquo;Olivier ».</p>
<p><strong> Qui a trouvé ce très bon titre?</strong></p>
<p>C&rsquo;est France 2. Au début, ça m&rsquo;a fait peur, je me suis dit je vais en prendre plein la gueule, je ne voulais pas que ce soit perçu comme quelque chose de prétentieux mais miracle, je n&rsquo;en ai pas entendu du tout parler! Maintenant, c&rsquo;est devenu « Dans les yeux », tout court quand les gens en parlent. J&rsquo;ai réussi à créer une différence et que l&rsquo;on ne m&rsquo;impose rien, je travaille dans une grande liberté et ça c&rsquo;est vraiment bien.</p>
<p><strong> Vous gérez comment l&rsquo;après, une fois que vous avez écouté ces histoires dont certaines sont vraiment « lourdes »?</strong></p>
<p>J&rsquo;ai déjà ramassé pas mal dans ma propre vie, avec deux missiles que la vie m&rsquo; a envoyés-terribles. Donc du coup, j&rsquo;ai pas mal encaissé, c&rsquo;était il y a une dizaine d&rsquo;année. Je suis sorti autrement, en étant un autre mec après tout cela, donc je pense que je suis plus à l&rsquo;aise, plus apte à écouter. Sans cela, je n&rsquo;aurais sans doute pas les mêmes capacités que j&rsquo;ai aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Comment envisagez vous la suite?</strong></p>
<p>Il y a déjà des choses prévues qui seront dans la continuité de ce que je fais déjà; il y aura sans doute une troisième saison, et après, on verra. Il reste encore des thématiques qui me tiennent à cœur, des choses qui m&rsquo;interpellent. Les sujets, c&rsquo;est moi qui les choisis, je suis curieux. Et puis j&rsquo;aime les gens. Mais, la vérité, c&rsquo;est qu&rsquo;on passe toujours à coté de quelque chose, heureusement d&rsquo;ailleurs, ça nous permet de recommencer. Dans mes interviews, j&rsquo;ai sans doute l&rsquo;instinct du silence mais pas sa maîtrise&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est alors que le silence s&rsquo;installe. Un vrai beau silence partagé, apprécié entre deux personnes qui aiment poser les questions avec cet espoir à chaque fois renouvelé de recueillir une réponse-une vraie. Il se met alors lui même à poser des questions, intéressé comme le sont rarement les interviewés, qui selon les cas, demandent à relire ou plus rare, vous remercient après publication&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les yeux d&rsquo;Olivier-« Accusés à tort » diffusé ce soir à 22heures sur France 2 puis tous les mercredis soir</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/cure-des-temps-modernes-france2-dans-les-yeux-dolivier-olivier-delacroix/">Curé des temps modernes</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Plateau télé</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/plateau-tele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 17:45:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12640" title="tvimages" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tvimages.jpg" alt="" width="256" height="197" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tvimages.jpg 256w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tvimages-77x60.jpg 77w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/tvimages-60x46.jpg 60w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" /></p>
<p>Un vendredi soir sur terre, le vent sibérien en plus, les températures proches de zéro. Opéra, cinéma, théâtre, diner au restaurant, bien peu tentants&#8230;La télévision est là, au garde à vous, prête à inonder d&rsquo;images sur un simple clic. Sur TF1, France 2, on mise sur le  rire, les filles maquillées, les jeux et les couleurs criardes, CSP- et cerveaux endoloris. Quelques chaînes plus loin, bienvenu à Wenzhou; là, pas question de rigoler. De cette ville chinoise de 7,5 millions d&rsquo;habitants, sortent chaque jour des millions de chaussures, celles que l&rsquo;on trouve chez nous pour moins cher qu&rsquo;une entrecôte. Les employés dorment à six dans des dortoirs mais sont devenus trop chers-il y a dix ans, c&rsquo;étaient dix par pièce et par terre. Alors le patron qui roule en Mercedes avec chauffeur et dont la femme tient une de ses usines à Shangaï-ne voyant ses jeunes enfants que le week-end- délocalise déjà  en Afrique.</p>
<p><strong>Bidonvilles et alcoolisme</strong></p>
<p>De quoi gagner encore plus d&rsquo;argent pour envoyer sa fille étudier aux États-Unis pour qu&rsquo;elle apprenne à baisser encore plus les coût de fabrication; 5 euros aujourd&rsquo;hui pour des chaussures revendues 100 euros chez nous et ainsi avec la marge, s&rsquo; acheter des sacs Vuitton qui ici, coutent beaucoup plus cher qu&rsquo;en France- ce qui en fait toute leur valeur. A la périphérie de la ville, une famille avec huit enfants vit dans un bidonville, triant les déchets industriels, le plus souvent toxique et les rejettent dans la rivière tout proche. La mondialisation en trois leçons. Zap, zap,  France 3, voilà la fin de  Thalassa- en Australie; terre volée aux aborigènes tout comme l&rsquo;Amérique aux Indiens. Massacrés, ceux qui restent ont été parqués dans des no man&rsquo;s land où l&rsquo;on a veillé à leur fournir de l&rsquo;alcool pour les rendre inoffensifs. Résultat 80 % de chômage mais le gentil homme blanc est prêt à les aider, en tous cas le reportage se conclut sur cette note optimiste, émission familiale oblige. Zap, zap, nous voici sur les routes de France avec ceux qui les parcourent à longueur de temps, les chauffeurs routiers. Ils trichent avec leurs disques pour tenir les délais imposés par leur transporteur; pris par la Police, l&rsquo;amende est, de fait,  pour eux. Alors pour se remettre de cette vie si dure et si injuste, il s&rsquo;arrêtent dans les routiers où le vin est à volonté. Oui, oui, vous avez bien lu, à volonté. Une tradition qui n&rsquo;est pas prête de changer vu que jamais aucun restaurateur n&rsquo;a été inculpé. Pourtant,  ivre mort en sortant de l&rsquo;un d&rsquo; eux, un chauffeur a parcouru avec son semi remorque 45 km avant de traverser l&rsquo;autoroute et de finir dans les vignes, sans tuer personne.</p>
<p><strong>Bakchich et cannibalisme</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire finit donc bien, ce qui est logique pour  un documentaire, sinon  ça devient un fait divers au journal télévisé. Autre semi remorque, cette fois ci remplis de vaches; 29 heures de route pour arriver à la frontière Biélorusse. Là en comptant huit heures d&rsquo;attente et des backchich,-environ 300 euros- on passe en Russie où les routes sont pleines de trous et de fous qui doublent- le routier passe à coté d&rsquo;une voiture fumante, un sac plastique renferment un corps sans même s&rsquo;émouvoir, la routine. Il faut dire qu&rsquo;il lui reste encore 15 heures de route et qu&rsquo;il fait 30°. On imagine l&rsquo;état des vaches&#8230;En conclusion on apprend qu&rsquo;un routier fait environ 46 heures par semaine. Merci de nous avoir regardé. Zap, zap, pitié un peu de détente&#8230;Les nouveaux chefs sont cumulards-Gordon Ramsay, tyran en cuisine a 25 restaurants et dix étoiles à lui tout seul; il est anglais, assisté par un italien et c&rsquo;est désormais lui qui officie au Petit Trianon, de quoi faire découvrir aux Versaillais que la gastronomie française, c&rsquo;est dépassé. Question? Servent-ils des crabes d&rsquo;Alaska, ces géants dont le programme de real Tv « Péril en haute mer « nous montre les conditions effroyables de pêche, en mer démontée de Beiring, de nuit sur des chalutiers où les hommes manquent à chaque seconde de glisser? Black out total, panne d&rsquo;électricité à bord, il fait nuit, on tremble pour eux, un court circuit, le feu pourrait se déclarer, les lampes torches sont introuvables- publicité. Rezap, France 5, les enfants mineurs incarcérés-<em> « tu voudrais faire quoi dans la vie? »  &#8211;</em>Être riche. »<em>Tu voudrais travailler alors? « </em>. -Non<em>. » Tu aimes quoi?</em> « -Rien. L&rsquo;un d&rsquo;eux a commencé à 11 ans. La délinquance est-elle dans les gènes? En attendant, il ira en cellule d&rsquo;isolement pour avoir insulté une éducatrice. <em>« Je deviens fou là- bas, le problème est dans ma tête »</em>. Et le restera, la prison n&rsquo;est pas là pour cela. Il est presque deux heures, l&rsquo;heure des documentaires animaliers. Un léopard attaque un bébé babouin. Sa mère veillera le cadavre trois jours durant avant de comprendre que c&rsquo;est fini. Plus loin, les crocodiles mangent leurs petits et du coté du lion, les lionceaux sont servis en dernier et doivent une fois grandis quitter la fratrie, le lion dominant ne supportant pas la concurrence. Voilà, c&rsquo;était une soirée sur terre et des échantillons de la douceur d&rsquo;y vivre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/plateau-tele/">Plateau télé</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La dame de pouvoir</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/thatcher-margarethla-dame-de-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 14:21:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle est partout; sur les bus, les affiches et dans le petit écran. Maggie et son brushing impeccable sont à retrouver sur Histoire, pour une fiction où Lindsay Duncan, une habituée des fictions TV, prête ses traits à la dame [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12699" title="margaret thatcher1" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/margaret-thatcher1.jpg" alt="" width="284" height="178" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/margaret-thatcher1.jpg 284w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/margaret-thatcher1-95x60.jpg 95w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/margaret-thatcher1-60x37.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 284px) 100vw, 284px" /></p>
<p>Elle est partout; sur les bus, les affiches et dans le petit écran. Maggie et son brushing impeccable sont à retrouver sur Histoire, pour une fiction où Lindsay Duncan, une habituée des fictions TV, prête ses traits à la dame de fer dans  « La dernière bataille », ou comment cette femme au caractère ferme et audacieux a tenté jusqu’au bout de diriger le parti conservateur-dont elle était à la tête depuis 1975- tout en gérant le pays. Très convaincante dans son rôle de leader, l&rsquo;actrice offre un visage froid et impassible à « la dame de fer ». Si la réputation de Margaret Thatcher n’est plus à faire –elle a marqué l’histoire politique de l’Angleterre par sa fermeté face aux grèves des mineurs de 1984-85, et son inflexibilité dans la guerre des Malouines- le film dresse le portrait réussi d’une femme portée par ses convictions, seule dans un monde d’hommes sans pitié. Alors que croît un certain désaveu pour le  Premier Ministre, Margaret Thatcher se bat pour conserver la loyauté et le soutien de son parti. Nous sommes plongés au cœur de l’univers cruel de la politique et des manigances dont Thatcher n&rsquo;est pas épargnée. Rythmé par sa course à la réélection en tant que présidente du Parti Conservateur, le film dépeint les mesquineries et les complots qui font le jeu de la politique. Intraitable, Margaret Thatcher écrase quiconque se dresse sur son passage. Elle renvoie dans les cordes d’une simple phrase les ministres en désaccord avec elle, balaye d’un geste de la main les conseils qu’on lui donne, sourit froidement face aux critiques. Avec ou contre elle, c’est ainsi qu’elle fonctionne.</p>
<p>Par moment, cette vision d’une femme sans cœur est nuancée et nous attendrit sur le destin de la politicienne sans scrupule. Quelques séquences auprès de son mari, Denis, laissent entrevoir ses peurs et  doutes; des larmes de colère face au désaveu de son propre camp à ses confidences sur son enfance -son père l’a éduqué comme le garçon qu’il souhaitait avoir- en passant par ses coups de fatigue qui ne l’arrête pas pour autant. Elle reste avant tout une femme qui fait le choix d’être ministre avant d’être mère, de faire <em>« le sale boulot de l’homme »</em>. C’est<em> « la loi de la jungle »</em> se remémore-t-elle souvent, comme pour ne pas perdre de vue dans quel <em>« monde bizarre »</em> elle vit. Après onze années passées au pouvoir, son échec face à la désunion de son parti constitue une défaite amère pour cette femme qui  est<em> « la seule capable de diriger le pays »</em>. Unique femme à avoir occupé le poste de Premier Ministre en Angleterre, Margaret Thatcher reste également celle qui a brigué le plus longtemps cette fonction. <em> « En politique si vous voulez des discours demandez à un homme, si vous voulez des actes demandez à une femme »</em> expliquait la dame de fer. Une chose qu’on ne peut lui enlever était cette volonté d’agir, parfaitement retracée dans le film. On en oublierait presque, le temps de cette fiction, les conséquences dévastatrices du thatchérisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>Margaret Thatcher, « la dernière bataille » diffusé sur la chaîne Histoire le 14 février à 20h35</p>
<p>Bande annonce</p>
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<div class="watlinks" style="width: 480px; font-size: 11px; background: #CCCCCC; padding: 2px 0 4px 0; text-align: center;"><a class="waturl" title="Vidéo Margaret la dernière bataille sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/video/margaret-derniere-bataille-4u46l_2fqwb_.html" target="_blank"><strong>Margaret la dernière bataille</strong></a> Vidéo <a class="waturl altuser" title="Retrouvez toutes les vidéos histoire-videos sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/histoire-videos">histoire-videos</a> sélectionnée dans <a class="waturl alttheme" title="Toutes les vidéos Replay TV sont sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/guide/tv">Replay TV</a></div><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/thatcher-margarethla-dame-de-pouvoir/">La dame de pouvoir</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Tintin au pays de notes</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/zygel-musique-tintin-au-pays-de-notes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 15:31:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[animateur]]></category>
		<category><![CDATA[Jean François Zygel]]></category>
		<category><![CDATA[musicien]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[pianiste]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
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<p><em>« Certains essayent de vous vendre l&rsquo;intelligence sans avoir d&rsquo;échantillon sur eux ».</em> Jean François Zygel ne risque pas d&rsquo;entrer dans cette catégorie que Coluche avait épinglée. Chez lui tout transpire la musique, y compris son appartement où les CD et partitions occupent le moindre espace. Un bordel très organisé et joyeux, tout comme lui, perfectionniste jusqu&rsquo;au bout des doigts, ce qui tombe bien pour un pianiste. Avec lui, il faut trouver le mot juste à l&rsquo;instar de la note sur le clavier. Et ne pas vouloir savoir trop vite le pourquoi du comment, non, il faut prendre le temps comme le thé qu&rsquo;il sert et dont il respecte religieusement la durée d&rsquo;infusion. <em>« Vous avez une tête à aimer le thé »</em> m&rsquo; a-t &lsquo;il dit après après avoir disparu dans sa cuisine, me laissant le temps de parcourir sa collections de livres allant d&rsquo; Apollinaire à Whitman en passant par Rimbaud, avec en  haut de la bibliothèque, un disque trophée, le Choc de l&rsquo;année 2011 , récompense ultime pour son album « Double Messieurs », où il improvise avec son ancien camarade du conservatoire, le pianiste Antoine Hervé.</p>
<p><strong>Comment expliquez vous votre aisance sur scène et à la télévision?<br />
</strong></p>
<p>Mais je ne suis pas un animateur! Je suis un musicien.</p>
<p><em>S&rsquo;ensuit une longue discussion où il refuse d&rsquo;être qualifié comme animateur, malgré son Wikipédia qui reprend l&rsquo;ensemble des émissions auxquelles il a prêté son talent</em> <em>et dont il réfute le contenu</em>.</p>
<p><strong>Votre biographie, alors?</strong></p>
<p>Je suis contre &#8211; ça fait généraux soviétiques. On se présente à quelqu&rsquo;un pour le faire rêver, pour lui apporter de la lumière,  pas pour se faire engager!  Savoir le temps qu&rsquo;on a mis au 50 mètres nage libre quand on avait onze ans, je ne vois pas bien l&rsquo;intérêt. Non, la seule chose qui compte à mes yeux, c&rsquo;est mon projet artistique. Je suis un artiste ; Sainte Beuve disait que la vie d&rsquo;un artiste éclairait son oeuvre,  Proust, lui pensait l&rsquo;inverse. Ce qui m&rsquo;intéresse, moi, ce sont les oeuvres de Brahms, pas sa vie. En plus, en musique, les biographies sont toujours fausses, on invente des légendes&#8230;Simplement, je pense que dans un concert, il y a de nouvelles formes à inventer;  notamment qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de raison de ne pas pouvoir parler au public, ni de ne pouvoir s&rsquo;occuper des lumières et de mélanger les différents types de musiques sans oublier l&rsquo;improvisation, laquelle, ne l&rsquo;oublions pas était au coeur de la musique classique du XVIIIème ou XIXème siècle.</p>
<p><strong>Quel a été le déclic dans votre carrière? </strong></p>
<p>Vers 26 ans, ça marchait bien pour moi, il y avait tous ces petits concours de toutous,  ces concerts classiques où personne ne se demande pourquoi on fait les choses, comme saluer à la japonaise et  à la fin faire semblant de sortir. Je n&rsquo;ai pas été satisfait par le fonctionnement de cette musique classique, par cette façon dont on affiche son appartenance à une classe sociale. La musique classique m&rsquo;apparaissait comme une chose morte, une reproduction, de la conservation, et non pas comme de la création et du partage. La plupart de ces artistes jouent pour eux-mêmes ou pour être dans des gazettes et les journaux.  J&rsquo;ai voulu sortir de ce salon.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;avez vous fait alors?</strong></p>
<p>Il fallait d&rsquo;abord changer de lieu, aller dans des salles modernes comme internet ou la télévision; je n&rsquo;ai pas eu l&rsquo;intention de devenir un homme de média mais d&rsquo;aller tout comme Glenn Gould ou Bernstein essayer d&rsquo;autres endroits. Ensuite, il a fallu réintroduire l&rsquo;improvisation, un moment très vivant, très original,  qui rend le concert créatif et très original. Pourquoi ne pas collaborer aussi avec les autres arts? La danse, le cinéma et ne pas mettre fin à cette distinction entre les genres musicaux? On est tellement fier de notre musique classique  que l&rsquo;on ne peut pas y ajouter du slam, de la musique électronique? Et enfin pourquoi pas la parole? Liszt n&rsquo;hésitait pas à présenter certaines de ses pièces. Cela dit,  parler pour moi est juste un élément du spectacle , ce n&rsquo;est pas l&rsquo;objet principal, je ne suis donc pas un animateur. <em>Le clou est enfoncé.</em> Ma grande angoisse d&rsquo;ailleurs, lorsque je finis un spectacle comme le dernier au Châtelet sur Schubert, c&rsquo;est avant tout de savoir si j&rsquo;ai bien joué, improvisé au piano. En tout cas, je ne voulais ni dépendre de l&rsquo;argent avec une carrière commerciale ni de la reconnaissance de mes pairs.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est ce qui vous attire aujourd&rsquo;hui?</strong></p>
<p>Ce qui est nouveau;  Mozart et Schubert ne m&rsquo;intéressent aujourd&rsquo;hui que comme musiciens contemporains. J&rsquo;écoute d&rsquo;ailleurs très peu de  musique classique. J&rsquo;aime la faire, c&rsquo;est tout. Je pense que je suis très attiré par l&rsquo;immatériel. La musique, contrairement aux autres arts, n&rsquo;est pas un commentaire du monde- elle ne le décrit pas, elle en donne l&rsquo;essence.</p>
<p><strong>Je vous vois entouré de livres. Vous lisez pour vous détendre?</strong></p>
<p>Pourquoi faut il se détendre? Je ne trouve pas que ce soit un bien d&rsquo;être détendu. Je dirais même que le bien, c&rsquo;est d&rsquo;être tendu. Et puis, je suis comme tous les créateurs donc plutôt préoccupé ou inquiet. Je pense que que l&rsquo;angoisse fait partie de l&rsquo;acte créateur. Je me souviens avoir entendu Thomas Bernhard dire « <em>parfois je me lève tout va bien, il fait beau:  voilà une journée de perdue8&Prime;</em>. C&rsquo;est court la vie, j&rsquo;ai encore plein de choses à faire. En fait,  c&rsquo;est l&rsquo;intensité qui m&rsquo;intéresse pas la détente. Moi, je voudrais des massages non pour détendre mais pour tendre! Ce n&rsquo;est pas parce que j&rsquo;ai un personnage de scène ludique que je le suis réellement! Dans la vie, je suis d&rsquo;ailleurs plutôt quelqu&rsquo;un d&rsquo;inquiet, parfois même  désagréable!</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est ce que l&rsquo;exposition médiatique a changé pour vous?</strong></p>
<p>Le fait que mon nom devienne synonyme de « la salle va être remplie »  m&rsquo;a permis de faire des spectacles très contemporains, parce qu&rsquo;au fond, c&rsquo;est ça ce que je suis, un compositeur, un créateur. J&rsquo;adore le surréalisme et Dada,  j&rsquo;aime me jouer des codes. Dans chaque spectacle, je m&rsquo;amuse de cela, le mélange des genres, le kitch, le pop art- de quoi dérouter le public bourgeois.  Mon but à moi, c&rsquo;est aussi d&rsquo;inventer de nouvelles formes de concert, de nouvelles manières de faire de la musique.</p>
<p><strong>Vous aimeriez créer un opéra?</strong></p>
<p>Beaucoup, mais voilà qui passe par l&rsquo;écrit et c&rsquo;est une vrai vie de moine que de composer; je n&rsquo;en suis pas encore capable  . Ce que je fais aujourd&rsquo;hui, créer, interpréter, improviser, c&rsquo;est  être comme un directeur de cirque-on parcourt le monde, et j&rsquo;aime trop beaucoup ça. En ce moment, je donne plusieurs concerts par semaine, un peu partout en France.</p>
<p><strong>Vous faites quoi entre les concerts, dans le train par exemple?</strong></p>
<p>Je travaille, je lis les partitions, je regarde par la fenêtre. Ou je parle avec les gens. J&rsquo;adore depuis que je suis tout petit parler avec des inconnus,  vous savez comme dans les romans de Stefan Zweig.</p>
<p><em>Je lui fait alors remarquer que lui, Jean François Zygel,  est une personne connue&#8230;</em></p>
<p>Oui, c&rsquo;est le défaut, sauf que ça me permet d&rsquo;engager la conversation!  Ce n&rsquo;est pas une bénédiction d&rsquo;ailleurs d&rsquo;être connu, ça isole beaucoup, disait Madame de Stäel. En revanche, cela permet de faire des choses. C&rsquo;est un de mes moteurs je ne peux pas le nier, mai c&rsquo;est une faiblesse aussi. Je n&rsquo;en suis pas très fier.</p>
<p><em>Nous parlons alors de ses parents, anciens communistes, et de cette musique qui était une » ombre » dans son enfance, de cette drogue que sont les journaux pour lui et de ces petites obsessions qui le cadrent- sorte de « religion privée ». La « biographie » finit donc par s&rsquo;ébaucher,  avec cette idée qui lui est chère, que l&rsquo;enfant saisit et capte le désir de ses parents- pour lui, des intellectuels immigrés polonais auxquels la musique résistait tout en les fascinant.<br />
</em></p>
<p>Pour conclure, je veux que les gens en veulent encore et encore. Je crois que je dois ma survie au fait que j&rsquo;ai réussi à capter l&rsquo;attention. Donc, je fais partie des gens qui, lorsqu&rsquo;ils arrivent sur scène ont ce qu&rsquo;il est convenu du charisme. A partir de là, tout le problème est de savoir ce que j&rsquo;en fais et  que je fasse en sorte de produire des belles choses avec. L&rsquo;important c&rsquo;est la flamme, ce n&rsquo;est pas le bois qui l&rsquo;alimente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le thé est maintenant froid. Deux heures ont passé, la discussion devient religieuse, puis philosophique; il pourfend l&rsquo;intellectuel pur mais également le ressenti pur, à la recherche du juste milieu. A le voir sur scène ou à l&rsquo;écouter jouer, il semble qu&rsquo;il l&rsquo;ait trouvé&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;"><em><br />
</em>Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p> » Double messieurs », disponible chez Naïve avec DVD inclus</p>
<p>Prochain Concert de l&rsquo;improbable au Théâtre du Châtelet le 20 mars à 20 heures 30 avec « Tais-toi et Brahms » et le 11 février à 18 heures les Clefs de l&rsquo;Orchestre- Serge Prokofiev</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Molières : les trois coups de grâce ?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/molieres-les-trois-coups-de-grace-theatre-television/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:56:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[cérémonie]]></category>
		<category><![CDATA[direct 8]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Molières]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[théâtres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui prendra donc la responsabilité de « tuer » la soirée des Molières à quelques mois de la Présidentielle ? Risqué. Le patron de France Télévisions refuse d’être tenu responsable d’un éventuel fiasco et renvoie les adversaires de la profession [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/molieres-les-trois-coups-de-grace-theatre-television/moliere-lexpress-fr-2/" rel="attachment wp-att-11405"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11405" title="Molières, Théatre, Statuettes, cérémonie" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/Moli%C3%A8re-@lexpress.fr_1.jpg" alt="" width="450" height="298" /></a></p>
<p>Qui prendra donc la responsabilité de « tuer » la soirée des Molières à quelques mois de la Présidentielle ? Risqué. Le patron de France Télévisions refuse d’être tenu responsable d’un éventuel fiasco et renvoie les adversaires de la profession dos à dos. Ira-il jusqu’au bout en laissant pourrir le conflit, en renonçant à une retransmission peu suivie par les téléspectateurs ? Ou veut-il sauver un évènement sévèrement brocardé pour son manque d’audace et d’audience, mais incontournable pour une chaine de service public chargée de populariser la culture ? Frédéric Mitterrand, le Ministre de la Culture se garde bien, de faire connaitre sa position…Dilemme : affronter la colère de Line Renaud et Claude Brasseur ou les critiques de Pierre Lescure et de Bernard Murat ? Désagréable, délicat et dangereux… Ne dit-on pas le Ministre déjà en train de penser à son prochain film et à sa nouvelle émission de télé, pour après?<br />
En attendant l’oukase des puissants, ce n’est plus du théâtre, c’est la guerre sur les scènes parisiennes. Un conflit dévastateur pour l’image des gens de théâtre déchirés entre les « pros » et les « anti » Molières.</p>
<p><strong>Pétition qui circule<br />
</strong></p>
<p>D’un côté les  » dissidents », une vingtaine de directeurs de salles privées, puissants et sans merci, « frustrés » de ne pas avoir été dans le passé primés, si l’on en croit l’entourage du Ministre de la Culture. De l’autre l’Académie qui regroupe les théâtres publics et une vingtaine de privés, quelques 1800 membres, autour d’une présidente Myriam Feune de Colombi, Directrice du Montparnasse, fatiguée d’être contestée. Hélas cela n’a rien d’une grande bataille d’Hernani ! C’est une guerre picrocholine, très parisienne, dont l’enjeu n’est pas seulement la retransmission par France 2 de la soirée de remise des statuettes le 1er avril prochain aux Folies Bergères; c&rsquo;’est une partie de l’avenir du théâtre en France qui se joue!<br />
De grandes figures de la scène ont signé la pétition qui a été adressé à Frédéric Mitterrand. Que dit l’appel ? Qu’il faut sauver les Molières ! <em>« La cérémonie est la vitrine de notre profession et de notre travail. Tous les professionnels du théâtre, artistes, auteurs, metteurs en scène, techniciens, sont profondément attachés à ce qui est devenu au fil des années une institution, dont le seul but est de servir le théâtre et sa renommée. »</em></p>
<p>Les premiers signataires ?  Geneviève Casile,  Zabou Breitman, Isabelle Carré, Patrick Chesnais, Michel Duchaussoy,Myriam Boyer, Jean-Loup Dabadie, Claude Brasseur, Zabou Breitman, Isabelle Carré, Patrick Chesnais, Michel Duchaussoy, Anny Duperey, André Dussollier, Thierry Frémont, Michel Galabru et Line Renaud. Du beau monde. Line Renaud, par ailleurs grande animatrice avec Pierre Bergé du Sidaction qui a lieu justement le 1er avril&#8230; Myriam de Colombi et les Molières proposent ainsi à France Télévisions que, durant la soirée du théâtre, le montant des sommes collectées soit régulièrement annoncé. France Télévisions n’a pas encore répondu. Rémi Pflimlin, le Président de France Télévisions, demande d’abord aux théâtres ennemis de se réconcilier. En attendant, la décision de retransmettre ou non la soirée est suspendue. Dangereux, encore une fois, car le temps presse…<em> « Les Molières appartiennent aux artistes. Personne n’a le droit de prendre en otage l’ensemble de la profession »</em>, s’indigne  la Présidente des Molières dans une lettre adressée aux comédiens et que « The Pariser » a pu consulter. Elle propose un <em>« rassemblement des forces,  avec l’ensemble du secteur public, les directeurs de théâtres privés qui n’ont pas souhaité se retirer de l’association »</em> et <em>« dans l’espoir que les directeurs encore dissidents la rejoignent »</em>. Myriam de Colombi joue son va tout.</p>
<p><strong>Manœuvres et intoxications</strong></p>
<p>Les rebelles sont plus que déterminés, eux, à crever l’abcès : ils se disent <em>« consternés »</em> par les appels de Myriam de Colombi. Ils affirment que cela les renforce<em> « dans la conviction qu&rsquo;il faut, effectivement, tourner la page des Molières, à la fois dans leur forme, et dans leur nouvelle organisation décidée par les actuels dirigeants »</em>. Ils dénoncent <em>« un climat détestable, fait de manœuvres et d’intoxications, comme s’il faillait à n’importe quel prix sauver les Molières 2012 »</em>. En clair, ils veulent la chute du Conseil d’Administration des Molières et de sa Présidente,  qui pourrait en retour citer le dramaturge et leur rappeler que<em> « les langues ont toujours du venin à répandre »</em>…<br />
<em>« Nous confirmons plus que jamais notre refus de participer à d&rsquo;improbables Molières  en 2012 et d&rsquo;y présenter nos spectacles »,</em> affirment les mutins dans un  texte remis au Pariser. De grands noms, là aussi : Pierre Lescure, ex Président des Molières &#8211; c’est sa démission qui a tout déclenché- et Directeur du théâtre de Marigny, Bernard Murat, Directeur du théâtre Édouard-VII, Jean-Pierre Bigard de la Comédie de Paris et du Palais des glaces, Jean-Claude Camus, Directeur du théâtre Saint-Martin et surtout Francis Nani. Le directeur du Palais-Royal mène le combat. Pour lui, la cérémonie doit être entièrement repensée, redevenir <em>« une grande fête »</em> donnant l&rsquo;envie du théâtre au public le plus large. Comme<em> « lorsque le spectacle était dans la salle autant que sur scène, lorsque les spectateurs applaudissaient Poiret ou Serrault »</em>. <em>« Aujourd&rsquo;hui, la cérémonie est beaucoup trop longue,</em> lâche-t-il aux journalistes<em>. Il faudrait arrêter de la diffuser en direct, pour pouvoir couper au montage les discours qui emmerdent le monde. Et faire participer les spectateurs aux votes ! »</em> Peut-être, mais sans direct, qu’est donc la télévision, où se retrouve l’émotion et la communion du public?</p>
<p><em>« Nous sommes conscients que les Molières doivent se moderniser », </em>réplique de Colombi aux privés des tréteaux.<em> « Nous comptons sur vous et sur votre soutien pour nous aider à faire progresser les Molières et à les pérenniser »</em>, leur dit-elle. C’est niet ! Le Fonds de soutien au théâtre privé a d’ailleurs annoncé qu&rsquo;il retirait sa subvention de 50 000 euros à l&rsquo;association des Molières. <em>« Mais au nom de quoi priver cette année de Molières les gens de théâtre ? Et pourquoi ? Pour créer une soirée à seule destination des grandes salles privées ?</em>, s’indigne encore la Présidente des Molières.<em> « De qui se moque-t-on ?</em> « lui répondent les « dissidents » qui exigent<em> « que la raison reprenne le dessus et que l’on profite de 2012 pour marquer une pause salutaire »</em> pour <em>« se donner le temps de refonder vraiment une manifestation à la hauteur de ce que mérite le théâtre ».</em></p>
<p>Leur ambition,  c’est de proposer <em>« un événement culturel, moderne et festif, capable de redonner aux téléspectateurs le goût, l&rsquo;envie, la curiosité de venir au théâtre, sans se cantonner dans le registre de la remise des prix et des discours convenus. »</em> Pourtant l’an dernier, Laurent Lafitte avait insufflé du punch à la soirée. Rien à faire, le boycott des privés continue. Que diable ! Est-on incapable en France de trouver un grand réalisateur de télévision, un grand acteur et une illustre comédienne pour redonner du souffle aux Molières ? Faudra-t-il aller les chercher à Broadway ? Non, bien-sûr. Querelles et déchirements… Molière mérite mieux ! Hélas, me confie une amoureuse du théâtre désolée du gâchis,<em> « les Molières ont trop d’ennemis : ceux qui n’ont jamais été nominés, ceux qui l’ont été mais n’ont pas eu la statuette, et ceux qui redoutent de ne jamais l’avoir »</em>… Comme dirait Molière, le vrai, <em>« tout le secret des armes ne consiste qu&rsquo;en deux choses, à donner et à ne point recevoir.  »</em></p>
<h6 style="text-align: right;">                                                                                                                                                                                                                                                       Par Ulysse Gosset</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/molieres-les-trois-coups-de-grace-theatre-television/">Molières : les trois coups de grâce ?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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