<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Rungis | Jim le Pariser</title>
	<atom:link href="https://www.jimlepariser.fr/tag/rungis/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.jimlepariser.fr</link>
	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
	<lastBuildDate>Tue, 15 Nov 2022 00:32:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Rungis, la soif de curiosité à quatre mains et deux pianos</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/rungis-la-soif-de-curiosite-a-quatre-mains-et-deux-pianos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 00:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Piano Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Rungis]]></category>
		<category><![CDATA[Taara Tal & Andreas Groethuysen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=47126</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rungis, ce n&#8217;est pas que le marché de gros, transféré depuis les Halles en 1969, avant la démolition des pavillons Baltard. Initié en 2020 par Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle dans une commune aux ressources culturelles et musicales méconnues, le [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/rungis-la-soif-de-curiosite-a-quatre-mains-et-deux-pianos/">Rungis, la soif de curiosité à quatre mains et deux pianos</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rungis, ce n&rsquo;est pas que le marché de gros, transféré depuis les Halles en 1969, avant la démolition des pavillons Baltard. Initié en 2020 par Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle dans une commune aux ressources culturelles et musicales méconnues, le Festival Piano-Piano a été voulu pour combler une lacune dans le paysage musical&nbsp;: il n&rsquo;existait jusqu&rsquo;alors aucune manifestation dédiée au répertoire pour quatre mains et deux pianos, qui recèle pourtant des trésors cachés. Les co-directeurs artistiques, en couple sur scène comme à la ville, et qui viennent de ressusciter le concerto de Victor Babin, ne diront pas le contraire. Dans une édition 2022 qui, libérée des contraintes sanitaires, a pris son rythme de croisière, Yaara Tal et Andreas Groethuysen, l&rsquo;un des grands duos à quatre mains et deux pianos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, à la tête d&rsquo;une très vaste discographie, illustre cette belle curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Grange Sainte-Geneviève, aux dimensions intimistes idéales, les deux solistes ouvrent la soirée avec les <em>Huit Variations sur Ein Weib ist das herrlichteste Ding</em> – un air de l&rsquo;opéra <em>Le jardinier stupide</em> de Schack et Schikaneder, l&rsquo;auteur du livret de La flûte enchantée –, page des derniers mois de la vie de Mozart, transposée au dix-neuvième siècle pour deux pianos par Rheinberger. La mélodie porte l&#8217;empreinte de son inspiration populaire, et assume une fonction d&rsquo;abord apéritive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beethoven et Bach réinventés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le talent des interprètes se trouve mieux mis en valeur dans les <em>Variations sur un thème de Beethoven op.35</em> de Saint-Saëns – celui du <em>Trio </em>du <em>Menuet </em>de la <em>Sonate n°18</em> de Beethoven. Le génie du compositeur français est d&rsquo;avoir réussi à reconstituer, en développant les potentialités de ce motif simple, une sonate beethovienne posthume en quatre mouvements, apocryphe dans les faits mais pas dans les procédés d&rsquo;écriture du maître allemand, repris avec une exquise alchimie de déférence et d&rsquo;humour qui culmine dans un finale enlevé où l&rsquo;énergie du Romantisme allemand se colore d&rsquo;une légèreté brillante, idiomatique de Saint-Saëns. Dans cette réinvention de l&rsquo;histoire de la musique, le duo israélo-germanique distille un délicieux mélange de clarté formelle et d&rsquo;aisance concertante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réécriture du patrimoine, une des sources significatives du répertoire à quatre mains et deux pianos, s&rsquo;affirme jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui avec les <em>Dix-huit études d&rsquo;après L&rsquo;art de la fugue de Bach</em> que Reinhard Febel a composées en 2013 et 2014. Du recueil sont proposés sept numéros de ces variations sur l&rsquo;oeuvre du Cantor de Leipzig, donnant un aperçu de cette mosaïque qui dépasse le simple exercice de style et sait atteindre une saisissante profondeur de sentiment, dans une sorte de fidélité par la trahison vis à vis de l&rsquo;opus source, entre dilatation du discours et recomposition rythmique. L&rsquo;ultime étude, <em>Maestoso ma molto calmo</em> reproduit l&rsquo;interruption du manuscrit que la mort n&rsquo;a pas permis à Bach d&rsquo;achever, prolongée dans l&rsquo;écho d&rsquo;un postlude dans les graves. Un moment d&rsquo;intense recueillement qui confirme qu&rsquo;au Festival Piano Piano de Rungis, les sommets de la musique peuvent en cacher d&rsquo;autres.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Par Gilles Charlassier</p>



<p class="wp-block-paragraph">Festival Piano Piano, Rungis, Grange Sainte-Geneviève, concert du 30 septembre 2022.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/rungis-la-soif-de-curiosite-a-quatre-mains-et-deux-pianos/">Rungis, la soif de curiosité à quatre mains et deux pianos</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le ventre disparu de Paris</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Emile Zola]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Hotel de ville]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Prévert]]></category>
		<category><![CDATA[Les Halles]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Photograhie]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Doisneau]]></category>
		<category><![CDATA[Rungis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=12267</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; « La musique des Halles, c’est le fracas de tous les diables dans l’opéra de tous les jours.»  Jacques Prévert Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’évite de passer par les Halles. Le lieu ne m’attire pas, bondé [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/">Le ventre disparu de Paris</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12269" title="La marchande de fleur, 1968, Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg" alt="" width="347" height="463" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-225x300.jpg 225w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-60x80.jpg 60w" sizes="(max-width: 347px) 100vw, 347px" /></a></p>
<p><em>« La musique des Halles, c’est le fracas de tous les diables dans l’opéra de tous les jours.»</em>  Jacques Prévert</p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’évite de passer par les Halles. Le lieu ne m’attire pas, bondé de monde, des flics qui contrôlent des jeunes de banlieues, un centre commercial sans aucun charme. Pourtant jusqu’à la fin des années 60, les Halles étaient le cœur vivant de Paris avec son marché couvert, ses étalages de fleurs, de légumes, les bistros où tout le monde se retrouvait. Une vie se déroulait à l’intérieur et autour des Halles. Les jeunes y trouvaient du travail à transporter des cageots de fruits et légumes, le chasseur du coin ramenait son gibier pris la veille ou au matin, les fêtards y venaient manger un morceau. Robert Doisneau était un amoureux de ce quartier, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là qu&rsquo;il fit sa toute première photo, en 1933. Une histoire d’amour entre un photographe comme le confirme son ami Pierre Delbos, <em><em>«</em>il y avait une ambiance fabuleuse, et lui, il avait du flair, vous auriez vu sa façon de les regarder, il les aimait!</em><em>»</em> et un lieu de vie que retrace cette exposition-au total 200 photos dont fait rare, quelques unes en couleur, le tout présenté à l’Hôtel de Ville à partir du 8 Février. Un plongeon dans la vie des années 50 et 60, et de quoi donner envie d’aller acheter des fleurs  fraichement cueillies, de prendre des légumes de marché et  de discuter autour d’un bon verre de vin rouge avec le boucher qui vous offre quelques morceaux de viandes non vendus. Un Paris de jadis sous l&rsquo;objectif d&rsquo;un des plus grands photographes du siècle-on fêtera en avril le centenaire de sa naissance-et l&rsquo;occasion de faire découvrir  les Halles de demain qui, si vous ne l’avez pas remarqué, sont en travaux depuis un an. Un projet ambitieux qui verra sa livraison en 2016 après moult controverses- on nous promet une clairière au milieu de la ville et une canopée <em>«immense feuille translucide ondoyant à la hauteur de la cime des arbres<em>»</em>.</em></p>
<p>Ce retour dans le passé permet en tous cas de comprendre ce lieu, autrefois le « ventre » de Paris, si bien décrit par Emile Zola. Le premier marché, les Champeaux, fut construit en 1135. Puis c’est en 1543 que François 1<sup>er</sup> décida de construire ce qu’on appelle encore aujourd’hui Les Halles et dont l&rsquo;activité -plus de 5000 personnes y travaillaient- fut transférée à Rungis en 1969. Autre photographe du courant humaniste et de la même génération que Doisneau, Sabine Weiss était présente au vernissage à l’Hôtel de Ville, regardant avec nostalgie les photos de ce dernier, se souvenant sans doute que pour  beaucoup, la fermeture du marché des Halles a été vue comme <em>« un assassinat » </em>, ainsi que pour de nombreux intellectuels. <em>« Il y a eu une mobilisation énorme pour sauver le marché des Halles »</em> explique d&rsquo;ailleurs Annette Doisneau, la fille du photographe. En vain<em>. « Le lieu préféré de Doisneau » </em>qu&rsquo;il venait photographier une fois par semaine, se levant à 3 heures du matin, avec ses « forts  » des Halles, capable de soulever 200 kilos sur leur dos a bien disparu dans le béton de Rungis.<em> «Je savais que cela allait disparaitre, je voulais absolument en fixer le souvenir<em>»</em>.</em> Voilà qui est réussi et à ne pas manquer&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Doisneau, Paris Les Halles, jusqu&rsquo;au 28 avril, exposition gratuite à la Mairie de Paris, de 10h à 19 h, sauf le dimanche et jours fériés.</p>
<p>A découvrir aussi des photos de Doisneau sur les murs de la station de métro Hôtel de Ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-12356" title=" Les Halles printemps 1964 © Atelier Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg" alt="" width="434" height="568" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-60x78.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg 1090w" sizes="(max-width: 434px) 100vw, 434px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/">Le ventre disparu de Paris</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
